De 478 à 88 av. J. C. les contextes géographiques, politiques et institutionnels (les cadres généraux de l’histoire de la période). Utm





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Approches tranversales séance 4 :

De 478 à 88 av. J.-C. les contextes géographiques, politiques et institutionnels (les cadres généraux de l’histoire de la période). UTM.
Introduction
Il s’agit d’étudier les rapports entre l’économie et les sociétés. Des deux dates définissant la période : 478 at 88 av. J.-C. proviennent les difficultés majeures de la longue durée et de la diversité des sociétés grecques, ceci en raison du changement des puissances dominantes, des activités politiques et institutionnelles. [Il est nécessaire de présenter dans sa diversité et son unité cette période tout en maîtrisant les cadres généraux]. On passe d’une structure dominante la cité à une autre les royaumes hellénistiques pour finir par la dernière Rome. Mais dans cela il y a une omniprésence de la cité grecque, même Rome ne cherche pas à briser ce cadre elle se contente de le contrôler.
1. Les facteurs de l’unité méditerranéenne égéenne
Ils sont de trois ordres : géographiques, politiques et culturels. Le premier est que la Méditerranée est une entité maritime. La mer est un facteur de lien vital entre les territoires. Cependant les terres ont leurs caractéristiques propres. La limité du monde méditerranéen est celle de l’olivier et de la vigne. La division de la Méditerranée en plusieurs aires découle de la finalité assigné à l’histoire économique des sociétés anciennes au 19e s. l’histoire économique doit être étudiée à différentes échelles. On en distingue trois : la Méditerranée dans son ensemble, le niveau régional et la cité. Il est important de tenir compte de l’histoire politique un élément essentiel pour appréhender la construction et la disparition des réseaux et des régions en Méditerranée ainsi que la motivation des acteurs.

On constate l’omniprésence d’une forme originale la cité1 la polis, définissant toute communauté souveraine de citoyens, entièrement indépendante et régie par des lois. Par polis on désigne la cité-Etat en Grèce antique, c'est-à-dire une communauté de citoyens autonomes, de métèques et d'esclaves. Pour les grecs, la cité préexiste à l'homme. À titre d'exemple, la cité d'Athènes n'existe pas en tant que telle : c’est la cité des Athéniens, tout comme Sparte est la cité des Lacédémoniens. La notion de polis recouvre trois réalités superposables. C’est une donnée sociale, comprise comme une communauté d'ayant droits, libres et autonomes, fortement structurée : le corps des citoyens. Une donnée spatiale, un site qui noue de manière insécable une ville à son territoire et un écosystème. Un État souverain, doté de pouvoirs régaliens, qui joue un rôle sur la scène internationale. La première des caractéristiques de la cité réside dans la souveraineté partagée par l’ensemble de tous les citoyens2, réunis à intervalles réguliers en une assemblée3, qui désigne les magistrats de la ville, décide de la paix et de la guerre et fournit les membres du conseil1 chargé d’expédier les affaires courantes. La cité se caractérise également par son souci d’indépendance, aucun lien politique de subordination à l’égard d’un autre État n’est en effet admis. Cette exigence absolue d’indépendance a empêché toute union durable au sein d’une fédération permettant de réaliser l’unité du pays. L’émiettement politique est la règle dans le monde grec antique. La défense de l’indépendance exige. C’est là une troisième particularité de la cité antique, la soumission totale des citoyens, la cité antique est une fin en soi qui ne signifie pas pour autant arbitraire, l’obéissance que doit le citoyen est celle qui est dictée par les seules lois de la cité. La cité grecque, par l’estime dans laquelle elle tient l’activité politique, par le souci de son indépendance, et par le dévouement exigé de ses citoyens, a exercé sur la pensée politique une fascination constante. Le gouvernement de la cité est aux mains des citoyens à qui la constitution a donné le pouvoir de l'exercer. La cité est là ou se trouvent les citoyens comme à Salamine ou à Samos quand les citoyens refusent un coup d’état et déclarent constituer la cité. Comme le formule Aristote dans La Politique, la cité est groupe d'animaux politiques réunis par un choix2 de vie commune. Cette vie commune est assurée et consolidée par la référence à un même passé mythique, à des héros communs, à des rites et des lois intégrées et partagées. L'organisation de la cité est diverse, mais relève de trois principaux types de constitution : l'Oligarchie, la Tyrannie et la Démocratie, par ordre d'apparence. Ceux-ci évoluent, le but étant pour les Grecs de définir la meilleure politeia, concept qui allie la citoyenneté au mode d'organisation de la cité, deux choses sensiblement liées pour les Grecs.

Les cités se construisent lentement, par synœcisme3. L'évolution est différente selon chaque cité. Petit à petit, la transmission par héritage du terroir provoque des inégalités, des tensions, dans un modèle encore peu affirmé. C'est une des causes du mouvement de colonisation qui apparaît au milieu du 8e siècle av. J.-C. Des grecs partent d'Eubée, puis de l'ensemble de l'espace grec, pour aller fonder des cités, comme à Marseille ou Cyrène. À chaque fois, un centre urbain émerge. Le territoire était divisé en trois entités : l’astu, avec les édifices publics et l'habitat, la chôra, qui réunissait les villages nommés komai ainsi que les terres arables. La troisième et dernière unité est l'eschatia, région couvrant les montagnes et les terres de faible rapport. Les remparts marquaient la limite entre agglomération et campagne. Ils avaient une valeur symbolique de puissance et d'indépendance. Dans les cités a proximité de la mer, il y a aussi parfois la paralia4. L'ensemble constituait le territoire poliade. À noter qu'une cité n'a pas toujours de centre urbain, comme Sparte. Celui-ci est souvent établi selon des axes de circulation, comme à Megara Hyblaea, voire selon un plan en damier au Pirée, plus évolué et plus tardif, que la tradition attribue à Hippodamos de Milet. Il contient une forteresse ou acropole parfois à l'extérieur et une place du marché l’agora. Cette dernière est le centre de la cité, y concentre tous ses caractères : politiques, religieux et commerciaux, à tel point que son absence marque pour Aristote un trait de barbarie. L'Acropole a une fonction religieuse, elle est fortifiée, mais n'est plus le siège du pouvoir politique depuis le 6e  siècle av. J.-C. Au 5e siècle av. J.-C., certaines sont abandonnées, transformées en poste de garde.

La philosophie antique a cherché à définir les critères auxquels devait satisfaire la cité idéale : une grande partie de l’œuvre de Platon ou d’Aristote est consacrée à cette réflexion politique. Marqué par les turbulences politiques de son temps et par la condamnation à mort de Socrate dont il avait été l’élève, Platon expose dans la République les moyens d’atteindre la cité idéale. Selon lui, la cité idéale est la cité juste, c’est-à-dire celle qui attribue les statuts sociaux en fonction des compétences propres aux individus, chacun selon sa nature doit s’acquitter d’une tâche unique : l’individu chez Platon est au service de la totalité. Par un système d’éducation étroitement codifié, il convient de sélectionner les individus en fonction de leurs qualités et de les ranger en trois classes différentes : les artisans, en charge des problèmes économiques, les guerriers, responsables de la défense de la cité, et les classes supérieures, dotées d’une sagesse qui les rend aptes à gouverner. Afin de constituer une grande famille unie, les membres de ces classes supérieures doivent vivre sans travailler et en communauté complète de biens, de femmes et d’enfants : par le communisme des femmes, des enfants et des biens, Platon espère détruire cet écran qui se dresse entre la famille, le citoyen et l’État. Cet ordonnancement idéal de la cité, tel que l’imagine Platon, n’est que la projection dans l’ordre social de la structure de l’âme : de la même manière que l’âme se divise en trois parties, qui correspondent à autant de vertus, la cité doit être divisée en trois classes : alors seulement l’équilibre de l’âme trouvera son équivalent dans l’équilibre de la cité. Aristote définit la cité comme la communauté qui apporte le bonheur aux citoyens, qui permet d’obtenir le bien commun. Mais, à la différence de Platon, Aristote, pourtant son élève, estime dans la Politique qu’il n’existe pas de système politique parfait en soi ni de règles optimales de vie en société. Alors que Platon définit sa cité par référence au monde des Idées, Aristote considère qu’il n’y pas lieu de séparer forme et matière. Il récuse également le communautarisme platonicien : la famille notamment, lieu de production et d’éducation, cellule de base de la société, doit être maintenue dans son intégrité.

Les cités sont totalement indépendantes, mais se reconnaissent d'une même culture. Cette lente formation est restituée par les récits homériques, qui ont évolué à travers le temps et renvoient à un cadre matériel mycénien, et des structures politiques des siècles obscurs. Chaque grec défend son territoire, sa cité mais en même temps se ressent en tant qu’hellène issu d’une même origine et parlant la même langue. A l’époque hellénistique celle-ci se confond avec le dialecte attique et devient une langue commune la Koné. Les hellènes ont les mêmes dieux reconnus et vénérés dans les sanctuaires panhélleniques. Ils ont des mœurs et des coutumes identiques. On est grec ou hellène par antinomie avec les barbares. Le barbare c’est celui qui ne parle pas grec. Cette opposition est une conséquence des guerres médiques, elle n’existait pas avant. Elle est due à l’idéologie athénienne qui ainsi justifie son hégémonie. Elle est de nature culturelle et non raciale. Tout barbare peut devenir grec s’il le désire et se conforme aux usages et à la langue grecque. Dans leur propre langue, les grecs ne se sont jamais appelés eux-mêmes "grecs" ce mot vient du nom que les Romains leur donnèrent : graeci. A l’époque homérique, ils sont connus comme Achéens, nom qu’ils portent dans les poèmes homériques. A l’époque hellénistique, le terme "hellènes" devint le nom collectif désignant les grecs.  Ce qui fit dire à Hérodote : Nous appartenons à la même race, nous parlons la même langue et nous honorons les mêmes dieux, avec les mêmes autels et les mêmes rituels et nos coutumes se ressemblent. Civilisation commune ne veut pas dire identité absolue mais quelle que soit la période historique, le monde grec fut uni par les coutumes, la religion, la langue, l’athlétisme et la culture et c’est dans ces domaines que l’on peut parler d’un panhellénisme authentique existant dès l’époque archaïque. Certes, il existait des différences de dialectes, d’organisation politique, de culture ou de morale mais aux propres yeux des Grec ces différences étaient mineures comparées au substrat commun dont ils étaient conscients. Dans la Grèce classique, le terme de culture1 avait une connotation à la fois morale, sociale et politique. Cette éducation impliquait un même idéal de perfection et d’émulation, au physique comme au moral. Cet idéal était commun à toutes les cités, sauf à Sparte et en Crète, où la paideia comportait des particularités. Du point de vue politique, cette paideia aboutissait à la reconnaissance de valeurs acceptées par tous les Grecs : l’égalité2, la justice1, l’indépendance2. L’égalité des droits est apparue en plusieurs points du monde grec, depuis la seconde moitié du 6e s, par exemple à Argos, à Corinthe, dans l’Athènes de Clisthène et dans celle de Périclès. Peu d’ouvrage ont eu une telle emprise pendant des siècles sur une nation que les récits homériques sur les Grecs. Platon se plaignait qu’il y eût des Grecs pour croire qu’Homère a été l’instituteur de la Grèce. Selon Hérodote, c’est Homère qui a fixé pour les Grecs une théogonie, qui a attribué aux dieux leurs qualificatifs, partagé entre eux les honneurs et les compétences, dessiné leurs figures.
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