Association Française d’Histoire Economique





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Lettre d'information

Association Française d’Histoire Economique

AFHE, 54 bd Raspail 75006 Paris, Tel 01.49.54.22.84 – http://afhe.ehess.fr

Hiver 2008 N° 28


SOMMAIRE

A la mémoire de Gérard Gayot , p.1 La vie de l’association internationale, p.17

Assemblée générale, p.2 Congrès 2009 de l’AIHE, p.18

Statuts, p.6 HDR et thèses soutenues, p.21

Séminaires, p.8 Publications des membres, p.23

Journées d’études, p.12 Autres informations, p.26

Colloques et congrès, p. 14

A la mémoire de Gérard Gayot
Malade depuis quatre mois, Gérard Gayot est décédé le 10 janvier à l’âge de 67 ans. La disparition de ce professeur exceptionnel qui a marqué des générations d’étudiants, de ce chercheur passionné qui n’a eu de cesse d’explorer de nouveaux objets, de ce collègue généreux et chaleureux, représente une grande perte pour notre Association et, au-delà, pour la communauté des historiens français. Les témoignages d’amitié et de tristesse qui ont afflué après l’annonce de sa mort, l’hommage que lui ont rendu les associations sœurs d’Espagne et d’Italie et l’assistance très nombreuse à ses obsèques donnent la mesure de l’émotion générale.

Ancien élève de l’Ecole normale d’instituteurs de Charleville (Ardennes), dont il était sorti major, avec le premier prix d’orthographe, une des choses dont il était le plus fier, il a parcouru successivement tous les échelons de la carrière universitaire. Après l’agrégation d’histoire en 1966, il est entré à l’université de Lille comme assistant en 1968, avant d’y être nommé maître-assistant (1972), puis maître de conférences (1985). Ayant brillamment soutenu sa thèse de doctorat d’Etat en 1993, il a été élu professeur à l’université de Valenciennes en 1994, avant de rejoindre celle de Lille III en 1999. Parallèlement, il a dirigé l’URA CNRS 1020 « Territoires, marchés, cultures, XVIe-XXe siècles » (1996), puis a été responsable de l’équipe « Histoire économique et sociale des mondes du travail » au sein de l’UMR 8529 CERSATES (1998), avant de devenir directeur de l’IFRESI (Institut fédératif de recherche sur les économies et les sociétés industrielles) (2002). Le séminaire du samedi matin qu’il y animait avec Jean-Pierre Hirsch était un lieu de réflexion féconde et joyeuse d’où sont sorties beaucoup d’idées nouvelles. Elu sur une liste SNESUP au CNU (22e section) en 2003 et 2007, il y était apprécié de tous pour son équité, son honnêteté intellectuelle et son humour décapant qui faisait souvent merveille pour dénouer des situations difficiles. Enfin, de 2004 à 2007, il a présidé l’AFHE avec bonhommie et efficacité dans une période difficile pour l’histoire économique, organisant avec succès son dernier congrès en 2007.

Après un DES consacré à la franc-maçonnerie (Les francs-maçons à l’Orient de Charleville, 1774-1815), Gérard Gayot s’est tourné vers l’histoire de la draperie de Sedan à laquelle, sous la direction de Pierre Deyon, il a consacré une très belle thèse intitulée De la pluralité des mondes industriels. La manufacture royale de draps de Sedan (1646-1870) (publiée en 1998 aux Editions de l’EHESS sous un titre abrégé : Les draps de Sedan, 1646-1870). Il a multiplié les travaux sur la proto-industrialisation, faisant revivre avec beaucoup de science et de sensibilité aussi bien les grands fabricants, tels Neuflize ou Ternaux, que le travail, les peines et les luttes des tondeurs. Intéressé depuis toujours par le sauvetage, l’étude et la valorisation du patrimoine industriel, il a été nommé membre en 2003 de la Commission régionale du patrimoine et des sites du Nord-Pas-de-Calais. Ayant noué un improbable dialogue avec les grands patrons de l’industrie lainière de Verviers, il s’est attaché à étudier les débuts de la révolution industrielle dans ce centre majeur de l’industrie lainière européenne. Avec Giovanni Luigi Fontana, il a su réunir un grand nombre de chercheurs européens travaillant sur l’histoire de la laine pour organiser une vaste enquête collective sur les produits, les marchés et les territoires de l’industrie lainière dans la longue durée dont les résultats ont été présentés à une session du XIIIe Congrès de l’Association internationale d’histoire économique (IEHA), à Buenos-Aires en 2002, qui a débouché sur la publication en 2004 d’un gros et bel ouvrage qui dit tout (ou presque) de ce tissu: Wool : Products and Markets (13th to 20th Century) (Padoue, CLEUP, 2004). Tout en restant fidèle à la laine et au drap, il a progressivement diversifié ses curiosités pour étudier les foires de Leipzig, la formation de la classe ouvrière, les territoires de l’industrie, le rôle des institutions dans leur coagulation, ou plus récemment les inégalités dans la consommation. Fidèle à la leçon de ses maîtres, Jean Bouvier et Pierre Deyon, il n’a jamais séparé l’histoire économique de l’histoire sociale, ne cessant de plaider pour une union dans laquelle il voyait avec raison une source d’intelligibilité accrue.

Tant à Valenciennes qu’à Lille, il a su attirer à lui beaucoup de jeunes chercheurs, dirigeant un grand nombre de mémoires de maîtrise, de DEA et de master, ainsi que cinq thèses de doctorat. A tous, il a prodigué son enthousiasme, son attention et ses conseils, les aidant ainsi à faire mûrir ce qu’ils portaient en eux. Tous ont gardé de cette rencontre un souvenir heureux qui, parfois, les a marqués pour la vie.

Gérard Gayot a fortement contribué au rayonnement de l’histoire économique française à l’étranger, s’appliquant notamment à tisser des liens étroits de coopération et d’amitié avec les chercheurs allemands, italiens et espagnols. Avec l’Allemagne, c’était une vieille histoire puisqu’il avait obtenu en 1988 une bourse du Max Planck Institut fûr Geschichte (Göttingen) et y avait séjourné comme maître de conférences associé à l’université de Bielefeld en 1989, puis de nouveau comme professeur associé à l’université de Halle-Wittenberg en 2001. Désireux de voir se renforcer les liens avec l’association allemande, il a contribué à la mise sur pied d’un atelier de recherche commun à nos deux associations. Il a également joué un rôle éminent dans le rapprochement avec l’association italienne, participant à plusieurs rencontres tant en Italie qu’en France sur la question du luxe. Plus récemment, il s’était investi dans le développement des relations avec l’association espagnole et avait animé avec Antonio Escudero un workshop sur les niveaux de vie et la consommation dans la longue durée qui a eu lieu en juin 2008 à Aix-en-Provence. Il rêvait d’ailleurs que cet atelier se prolonge par une session au prochain congrès international d’Utrecht, ce qui malheureusement ne se fera pas.

Epris de justice, Gérard Gayot est resté jusqu’au bout fidèle à ses idéaux de jeunesse. Il aimait à chanter à la fin des repas et même de certains de ses cours les chansons révolutionnaires dont il conservait avec soin dans son portefeuille les paroles recopiées de son écriture appliquée. C’était là bien sûr l’expression de son engagement politique, mais il y avait aussi de la part du chercheur de l’empathie pour ces femmes et ces hommes dont le travail enrichissait les puissants de ce monde mais dont les révoltes faisaient briller l’espoir qu’un autre était possible.

Au-delà d’une œuvre scientifique dont la lecture n’a pas fini de nous enrichir, ses amis et ses collègues garderont de Gérard Gayot le souvenir d’un homme qui savait mettre de la chaleur et de l’humour dans les rapports humains.

Jean-Claude Daumas, Président de l’Association française d’histoire économique

Procès-verbal de l’assemblée générale de l’AFHE, 5 décembre 2008
La première partie de l’Assemblée générale est consacrée à une conférence de Michel Margairaz, professeur à Paris 8 et membre de l’IDHE, sur « L’histoire économique et les sciences sociales ». La conférence est suivie d’une discussion très large. Etant donné l’intérêt de la question, le Président propose que cette discussion sur la place et l’évolution de l’histoire économique soit reprise et poursuivie, le CD de l’Association devant chercher un cadre adéquat. La proposition est acceptée.

Après avoir remercié Michel Margairaz pour sa très intéressante conférence qui a suscité un riche débat parmi les membres présents, Jean-Claude Daumas ouvre la seconde partie de l’Assemblée générale qui est consacrée à l’examen de l’activité de l’Association. Il présente les excuses de quelques collègues, relève la liste des procurations puis donne lecture du rapport moral.

« Je vais essayer de rendre compte de l’activité de l’Association depuis son dernier congrès en novembre 2007. Le nouveau CD élu à cette occasion s’est efforcé de mettre en œuvre le programmé présenté par le Président dans la Lettre de l’Association :

1/ Des contacts ont été pris avec les associations représentant les disciplines voisines et avec l’APHG avec laquelle deux questions sont en cours de négociation : la mise en ligne sur le site de l’Association des textes réunis dans les deux numéros de la revue Historiens-géographes « Où va l’histoire économique ? », et la possibilité de publier ponctuellement des nouvelles de l’histoire économique dans la revue de l’APHG. Il reste à s’entendre sur les détails pratiques.

2/ Les relations avec les associations sœurs italienne et espagnole ont été poursuivies. Avec les Italiens, une journée d’études a été organisée en Italie sur le luxe. Cette journée sera prolongée par un colloque en juin organisé à l’université de Neuchâtel par Nadège Sougy en collaboration avec les deux associations. Avec les Espagnols, un atelier a été organisé à Aix sur la consommation et les niveaux de vie. En revanche, le projet de session commune au congrès d’Utrecht sur ce thème a avorté en raison du forfait des collègues espagnols. Par contre, le projet d’éditer en Espagne les actes de l’atelier d’Aix est maintenu.

3/ Les possibilités d’action de l’Association sont limitées par l’assèchement de ses ressources par la publication des actes de ses deux congrès précédents, « Monnaie » et « Fraude », qui nous ont coûté 14 000 euros, et 16 000 euros avec les frais d’expédition. La caisse étant pratiquement vide et nos ressources ne se reconstituant que très lentement en raison de la lenteur du mouvement de ré-adhésion, nous ne pouvons agir qu’à la condition de trouver des partenaires.

C’est ce que nous avons fait pour la publication des actes du dernier congrès – « Lunettes » – qui doivent paraître en février dans la série Réalités industrielles des Annales des Mines. Le coût de la publication des actes est entièrement pris en charge par l’éditeur et nous devrions avoir gratuitement environ 160 exemplaires. Dés lors, nous n’aurons à financer que les exemplaires manquants et les frais de port. Cette publication s’inscrit dans un rapprochement avec les gestionnaires. Les contacts que j’ai eus avec C. Riveline et M. Berry me semblent de ce point de vue prometteurs. Ils devraient notamment déboucher à terme sur une participation institutionnalisée des historiens économistes aux séminaires de l’Ecole de management de Paris.

L’idée d’opérer des rapprochements avec les disciplines voisines, notamment l’économie, et de remobiliser les collègues des périodes peu présentes dans notre Association, antiquisants et médiévistes, a conduit à lancer le projet d’une journée d’étude sur la croissance médiévale qui sera organisée de concert avec la revue Histoire et mesure et financée par le RTP d’histoire économique. Cette journée dont l’organisation pratique est prise en charge par Laurent Feller aura lieu à Paris 1 en avril prochain.

Enfin, afin d’éviter la répétition des difficultés qui ont accompagné la préparation du dernier congrès, le CD a commencé à réfléchir à l’organisation du prochain congrès qui est prévu à l’automne 2010. Il est envisagé d’organiser les travaux du congrès autour de la question : « où en est l’histoire économique aujourd’hui ? » en l’articulant autour d’un petit nombre d’ateliers thématiques. D’autre part, le CD a pensé à le délocaliser dans une ville de province. Sophie Chauveau a proposé Lyon. Contactés, les collègues lyonnais s’étant portés volontaires, la proposition a été retenue. Par ailleurs, j’ai pris des contacts avec le Lahrha, l’ISH et l’ENS LSH qui ont promis de participer au financement ou de fournir des prestations gratuites. Avec l’aide de Sophie Chauveau, je suis en train de monter un tour de table élargi aux collectivités territoriales. Par ailleurs, le moment venu, il nous faudra faire des demandes de subventions au CNRS et au Ministère. Enfin, par rapport au format envisagé, il pourrait être nécessaire d’inviter un historien européen en vue afin de faire une grande conférence qui donnerait plus d’éclat à notre congrès aux yeux des financeurs locaux.

4/ Je voudrais maintenant en venir à la vie intérieure de l’Association.

- Le CD vous propose de discuter un projet de nouveaux statuts qui répond à une double nécessité : se mettre en accord avec la législation et mieux répondre à la situation actuelle de l’Association. La principale modification concerne le nom de l’Association qui, si les nouveaux statuts sont adoptés, deviendra : Association française d’histoire économique.

- Etant donné la situation financière critique qui est celle de l’Association, le CD vous propose d’augmenter la cotisation, en la portant de 25 à 30 euros pour les membres ordinaires et de 15 à 20 pour les jeunes chercheurs.

- Enfin, de manière à éviter les difficultés qui ont émaillé le mandat de Gérard Gayot, le CD a cherché à mieux organiser le travail administratif en précisant les responsabilités respectives du secrétariat général, du secrétariat administratif et de la webmaster. Parallèlement, le travail du secrétariat s’étant sensiblement réduit au cours des dernières années, le CD a pris la décision de réduire l’indemnité que l’Association versait à Mme Barré en la ramenant de 1066 euros à 660 euros. Mme Barré, qui je crois n’a pas digéré l’épisode douloureux d’il y a deux ans au cours duquel elle avait déjà remis sa démission, n’a pas souhaité poursuivre sa collaboration aux nouvelles conditions que je lui proposais. C’est une décision que, naturellement, je regrette car Mme Barré a accompagné avec efficacité le développement de l’AFHE au cours des dernières années (les anciens présidents présents, P. Fridenson, D. Barjot et G. Béaur, déclarent qu’ils déplorent également cette situation). L’Association s’est donc retrouvée sans secrétaire pendant plus d’un mois. Avec l’aide de nos collègues de l’EHESS, G. Béaur et P. Fridenson, nous avons cependant pu trouver une nouvelle secrétaire, Florence Delteil, qui assure le secrétariat du Centre de recherches sur l’Allemagne à l’EHESS.

- Dernier point, tout récent, la question des Archives historiques de Paribas. Le président évoque rapidement la destruction des archives du CNEP réalisée au nom de la réduction des coûts et de la préservation du secret bancaire. Il donne ensuite la parole à Laure Quenouelle pour faire un bref historique de la question et décrire la situation actuelle. Enfin, il se réjouit que la mobilisation individuelle et collective ait débouché sur la décision de la banque d’arrêter la destruction de ses archives historiques, décision qui lui a été communiquée par Antoine Sire, directeur de la communication de BNP-Paribas, qui promet également une réflexion sur le devenir de ces archives à laquelle les historiens seront associés. Le Président donne lecture de la lettre d’A. Sire et de la réponse qu’il propose de lui faire  ».

Au fil de son rapport, JC Daumas a fait adopter les nouveaux statuts (changement du nom, limitation du nombre des mandats…), la décision d’organiser le prochain congrès à Lyon, l’augmentation de la cotisation, et le projet de réponse à A. Spire. Par ailleurs, Patrice Baubeau – seul candidat – est élu contrôleur aux comptes. L’ensemble est adopté à l’unanimité, sauf le rapport moral adopté avec une abstention.

Hubert Bonin, trésorier de l’Association, présente le rapport financier. Il insiste sur le fait que l’exercice 2007 a cumulé les dépenses de 2 Congrès (Monnaie et fraude) ce qui explique le déficit. En outre, les congrès avaient bénéficié de peu de subventions ce qui accentue les problèmes. La question a été réglée par un prélèvement sur le compte épargne. Pour l’exercice 2008 (en cours) les dépenses sont, de nouveau, supérieures aux recettes, pour les mêmes raisons qu’en 2007. Toutefois, les dépenses du Congrès de 2007 sont relativement réduites car l’ancien Président en a fait prendre une partie en charge par son Laboratoire de recherche. En conséquence, les disponibilités actuelles sont très réduites, mais il n’y a pas de dépenses importantes en vue.
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