12 Expliquez le rôle des banques commerciales dans le recyclage de l’épargne, ainsi que les notions d’intermédiation et de désintermédiation





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Sujet 12 : Expliquez le rôle des banques commerciales dans le recyclage de l’Epargne, ainsi que les notions d’intermédiation et de désintermédiation.

Intro : L’intermédiation : c’est le financement direct de l’économie par la création monétaire. La banque sert d’intermédiaire entre l’emprunteur et le prêteur (pas de rencontre entre l’offre et la demande).

L’intermédiation  a longtemps été la principale activité de la banque grâce sa rentabilité. Depuis le développement de la concurrence et la baisse des taux d’intérêts, elles connaissent une désintermédiation.



  1. Le rôle d’intermédiation 




    1. Recyclage de l’épargne en assurant la garantie des dépôts, distribution des crédits.

    2. La création monétaire : financement de l’économie.




  1. L’évolution de ce rôle, la désintermédiation financière




    1. La loi bancaire de 84, ouverture du marché des capitaux, les entreprises peuvent directement aller se financer sur ce marché. → perte de rentabilité pour les banques.

    2. Repositionnement sur de nouveaux métiers sur ce même marché → Gains de commissions : (ex : l’Etat se finance par des TCN, ce sont les banques qui vont s’occuper de l’emission, idem pour un particulier qui veut acheter 1 SICAV)


Conclusion :

Aujourd’hui les banques commerciales ont un paysage financier qui a évolué au cours de ces dernières années. La désintermédiation signifie que le rôle d'intermédiation classique des banques (récolter des dépôts, octroyer des crédits) diminue . la plupart des opérations financières sont organisées malgré tout grâce à leur intervention. Leur connaissance des marchés leur permet de mettre en relation les emprunteurs et les prêteurs.
12) Expliquez le rôle des banques commerciales dans le recyclage de l’épargne, ainsi que les notions d’intermédiation et de désintermédiation.
INTRODUCTION

  • Les fonctions de base des banques (intermédiation, création monétaire et fonctionnement des systèmes de paiement)

  • Distinction entre intermédiation et désintermédiation (la négociabilité des titres) remise en question par la titrisation


PARTIE 1 : L’INTERMEDIATION BANCAIRE

  • Sert au financement de l’économie (la transformation des informations, des échéances et des risques)

  • Favorise la vitesse de circulation de la monnaie (P.Y= M.V)


PARTIE 2 : LE FINANCEMENT DIRECT

  • La « Marchéisation » croissante implique un rapprochement direct entre l’épargnant et l’investisseur (actions, obligations)

  • Le développement de l’activité des fonds de pension et OPCVM favorise la désintermédiation


CONCLUSION : La désintermédiation bancaire peut être perçue comme une menace mais n’est-elle pas une nouvelle opportunité pour les banques avec l’émergence de nouveaux métiers et de nouvelles sources de commission (courtage, droits de garde,…) ?
12) Expliquez le role des banques commerciales dans le recyclage de l’épargne ainsi que les notions d’intermédiation et de désintermédiation.
Introduction

Jusque dans les années 70, l’intermédiation financiére et l’intermédiation bancaire était indissociable du role des banques dans le recyclage de l’épargne dans l’économie et de la création monétaire. Cela était considéré comme un préalable à la croissance . Le développement de la finance directe a remis en cause et favorisé l’ermergence de nouveaux instruments acteurs et marchés tout en élargissant la gamme des métiers bancaires.


  1. La place et le role de l’épargne dans le circuit économique.

Au sens courant épargner consiste à mettre de l’argent de coté, a faire des économies. La notion économique d’épargne rejoint en partie le sens courant car l’épargne représente la partie du revenu qui n’est pa destiné à une consommation .


  • épargne nationale

Pour la comptabilité nationale, l’épargne est un flux et non un stock. On distingue en outre l’épargne brute et l’épargne nette. L épargne nationale est la somme de l’ensemble des agents économiques. Il y épargne nationale lorsque la balance des paiments courant dégage un exedent. Cela signifie que l’épargne de tous les agents économiques ne trouve pas à s’employer dans l’économie nationale.

  • épargne des ménages

part des revenus ne correpondant pas à la consommation.

Epargne contractuelle ( remboursement d’un prêt habitat)

Epargne non financiére

Epargne financiére

épargne des entreprises.

Correpond à l’autofinancement . A l’inverse de l’ensemble des ménages, les entreprises ont un besoin de financement puisque l’épargne qu elles dégagent est insuffisante pour couvrir leur dépenses d’investissement.

  • le role économique de l’épargne

En permettant de financer l’investissement, l’épargne assure le maintient et la croissance du niveau de la production. Le role de l’épargne dans le circuit économique est ambigu et incontournable . Ambigu car plus le revenu est épargné moins il est consomméet donc moins les entreprises sont incités à investir.. Incontournable car l’épargne permert aux entreprises de financer leur production 
Les intermédiaires financiers interviennent donc à deux niveaux, le recyclage de l’épargne et l’anticipation de celle ci.


  1. L’intermédiation un outils de recyclage de l’épargne.

En europe, les banques commerciales se sont rapidement ouverte à une nouvelle forme d’intermédiation en achetant des intermédiaires d’actifs, en créant elles memes des produits de marché en élargissant leurs activités .
La multiplication des interveants et des supports d’intermédiation brouille le mécanisnme d’intermédiation financiére en provoquant un décloisonnement des metiers et fonctions. Elle a accrue la fluidité de l’épargne d’un point de vue mondial .
Dans l’explosion de la finance directe on parle de désintermédiation. Ce qui est désintermédié est moins le systéme bancaire que le bilan des banques.
Conclusion :

A travers les mutations des dernières décennies, les banques générent de plus en plus de profits à travers leur commissions qu’à travers leur marge d’intermédiation. Méme si elles sont soumises à une concurrence de plus en plus vive de la part d’intervenants non bancaire sur certains de leurs métiers ; elles leur ont répondu en élargissant gammes de métiers et fonctions.

Sujet 12 : Expliquez le rôle des banques commerciales dans le recyclage de l’épargne, ainsi que les notions d’intermédiation et de désintermédiation.
Introduction :
A ce jour (en 2006) les Banques en France sont dépositaires de 70 millions de comptes ordinaires. Fortes des encours de cette fonction « dépôts » s’est greffée la fonction crédits véritable recyclage de l’argent dormant des uns au profit de ceux à besoin de financement.

La banque permet de faire coïncider l'argent disponible et les besoins en argent des ménages, des entreprises et des états en somme elle transforme l’épargne.

La Banque se situe au cœur de l’économie de part son rôle d’intermédiaire, mais de plus en plus les acteurs ont accès à d’autres moyens de se financer.

I Rôle d’intermédiation
L’intermédiation est une mise à disposition de capitaux par banque interposée, e, recourant essentiellement à la création monétaire.


  1. Epargne


Les déposants peuvent ainsi mettre leur épargne dans les banques en toute sécurité grâce aux Fonds de Garantie des Dépôts.

Les Etablissements de crédits créent de la monnaie à partir des dépôts bancaires.


  1. Crédits


Les banques octroient des crédits à moyen et long terme grâce aux dépôts précédemment récoltés à court et moyens terme. C’est ce qu’on appel communément la transformation bancaire. Elle créée de la monnaie en faisant un crédit à un agent économique en créditant son compte de la somme empruntée.


  1. La mise à disposition et la gestion des moyens de paiements.


La notion d’intermédiation s’oppose à celle de l’offre directe de capitaux.
II La désintermédiation


  • Loi bancaire de 84 avec l’ouverture des marchés de capitaux et également grâce aux trois D :

  1. Déréglementation

  2. Décloisonnement

  3. Désintermédiation




  • La marchéisation : rôle des marchés financiers dans le financement de l’économie


Marchés financier où se rencontrent les offres et les demandes de l’épargne à long terme.

Positionnement en bourse. Le marché de l’action ou des Fonds propres et celui des obligations qui est un marché de la dette.

A savoir que les banques sont également présente sur les marchés financiers car elles sont détentrice de la majorité des SICAV. Ce qui leur permet de toucher des commissions même quand nous ne passons par directement par eux.

Conclusion :
Aujourd’hui les banques commerciales ont un paysage financier qui a évolué au cours de ces dernières années. La désintermédiation signifie que le rôle d'intermédiation classique des banques (récolter des dépôts, octroyer des crédits) diminue. La plupart des opérations financières sont organisées malgré tout grâce à leur intervention. Leur connaissance des marchés leur permet de mettre en relation les emprunteurs et les prêteurs.
Peut-on se passer du marché financier ?

12) Expliquez le rôle des banques commerciales dans le recyclage de l’épargne, ainsi que les notions d’intermédiation et de désintermédiation.
Introduction : Le recyclage de l’épargne fait intervenir les « intermédiaires financiers », c'est-à-dire le rapprochement entre agents à capacités de financement et ceux en besoin de financement.

Il assure ainsi la circulation et la création monétaire.

I/ L’importance de l’épargne dans l’économie

A / Définition et rôle de l’épargne

Définition épargne: Partie du revenu qui n’est pas consommée. On distingue l’épargne nette et l’épargne brute (remboursement des emprunts respectivement déduits et non déduits). On mesure l’épargne des ménages, des entreprises ou de la nation entière, soit en valeur absolue, soit en " taux d’épargne " (pourcentage du revenu qui lui est consacré).

Le rôle de l’épargne dans l’économie est complexe et incontournable. En effet, plus le revenu est épargné, moins il est consommé, par conséquent les entreprises sont moins envieuses d’investir.

Parallèlement à cela, dans la dynamique du processus « production-revenu-dépenses », l’épargne permet aux entreprises, au-delà de l’autofinancement de financer leur production.

Les intermédiaires financiers interviennent à deux niveaux : d’une part en favorisant le recyclage de l’épargne et d’autre part en anticipant l’épargne future par la création monétaire.

1) Un peu d’histoire

Dès la fin du XIXème siècle, les grands chantiers à travers le monde étaient financés par des appels à l’épargne publique sous forme d’actions et d’obligations.

Deux grands modèles cohabitaient ;

d’un coté le modèle américain qui imposait un cloisonnement de la banque commerciale (dépôts et prêts) et le métier de la banque d’investissement, banque spécialisée dans le rapprochement direct, limité aux actions et obligations de l’Etat.

De l’autre le modèle européen (banque universelle) qui permettait en principe toute forme d’intermédiation bancaire. Ce modèle se réduisait en pratique à des participations bancaires dans les entreprises (métier de banque d’investissement : la banque de financement et d'investissement apporte des services sophistiqués à des grandes entreprises dans une logique d'un sur mesure partiel ou total. Elle offre entre autres des services liés à l'accès aux marchés actions / obligataire/taux (émission, transaction, couverture..), aux conseil en fusions et acquisitions, à l'accès aux financements bancaires plus ou moins complexes…) et à l’intermédiation plus traditionnelle (dépôts, prêts, moyens de paiement).

2) La crise

Ce système s’est écroulé dans les années 80-90 sous l’influence combinée d’une cascade de facteurs : durcissement des politiques monétaires après les dérapages inflationnistes des années 70 ; faillites retentissantes des banques commerciales américaines (crise de l’immobilier aux USA).

Les banques d’investissement avaient été protégées des faillites par leur interdiction règlementaire d’intervenir dans les métiers de la banque commercial: déréglementation …

B/ Des banques de détail réactives

1) Nouvelle banque de détail

Après cette crise, les banques de détail se sont ouvertes à cette nouvelle forme d’intermédiation, en élargissant leur champs d’activité aux activités para bancaires (gestion de fortune et d’assurance, d’où l’apparition du concept banque assurance), en rationalisant leurs activités traditionnelles, voire en étant présentes sur tous les métiers. De fait ; l’explosion de la bulle boursière « Internet »  a redoré le blason commercial traditionnel, notamment dans le domaine de la banque de détail.

La multiplication des intervenants et des supports d’intermédiation financière brouille le mécanisme d’intermédiation financière, en provoquent un décloisonnement des métiers et fonctions, elle a incontestablement accru la fluidité de l’épargne.

Les banques, a travers les mutations des dernières décennies, génèrent de plus en plus de profits à travers leurs commissions qu’à travers leur marge d’intermédiation en augmentant leurs activités de hors bilan.

2) Différents supports d’épargnes

A côté de la thésaurisation (monnaie conservée par-devers soi) et les comptes à vue non rémunérés, l’épargnant dispose d’une grande diversité de produits financiers pour "placer" son encaisse, c’est-à-dire la mettre à disposition d’autrui moyennant rémunération : d’autrui moyennant rémunération :

- les titres mobiliers "traditionnels" que sont les actions, les obligations, les titres participatifs, les certificats d’investissement ;
- les parts des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.), c’est-à-dire les sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et fonds communs de placement (F.C.P.)
- les bons à terme des banques (somme placée pendant une période donnée moyennant taux d’intérêt) ;
- les divers types de comptes d’épargne tenus par les établissements de crédit offrent des avantages variés (facilités d’emprunt ultérieur, exonération fiscale des rémunérations...)
- les plans d’épargne contractuelle comportent des engagements précis de la part du bénéficiaire (fonds bloqués sur une période donnée, versements réguliers...) ; on connaît par exemple les plans d’épargne-logement (P.E.L.) destinés à financer un investissement immobilier et les plans d’épargne populaire (P.E.P.) ainsi que les asuurances-vie qui permettent de préparer un revenu additionnel futur.

II/ Notions d’intermédiation et de désintermédiation

A/ Quelques raisons.

1/Définition

- La notion d'intermédiation bancaire s'oppose à celle de "l'offre directe de capitaux" qui a lieu, soit sur le marché des fonds propres (marchés des actions), soit sur le marché de l'emprunt (marchés monétaire et obligataire).

L'offre directe de capitaux est la mise à disposition directe de capitaux (apports d'associés, prêts directs, titres de créances...). Il s'agit du concept de désintermédiation.

- A l'inverse, l'intermédiation bancaire est une mise à disposition de capitaux par banque interposée.

2/ Raisons du développement de l’intermédiation bancaire

- Le besoin ressenti, tant par le prêteur que par l'emprunteur, est de ne traiter qu'avec un seul interlocuteur.

- Un interlocuteur professionnel prendra à sa charge les risques, et assurera la régularité et la bonne fin des opérations dont il prend la responsabilité (les risques sont supportés par les seuls épargnants lorsqu'il s'agit d'une opération désintermédiée sur les marchés financiers).

- Raisons historiques :

du fait du phénomène de l'intermédiation bancaire, les établissements de crédit ont toujours créé de la monnaie (multiplicateur du crédit) à partir des dépôts bancaires ;

du fait du phénomène de la transformation, les établissements de crédit financent les besoins macro-économiques à long terme par des dépôts à court et moyen terme.

B/ L’intégration des systèmes financiers

1/ L’intermédiation bancaire et l’intermédiation financière

L’éclatement des frontières entre marchés, participants et instruments rend de plus en plus caduque la distinction fondamentale entre intermédiation bancaire et intermédiation financière (on parle d'intermédiation financière lorsque le monde financier sert d'écran entre demandeurs et pourvoyeurs de capitaux, c'est-à-dire lorsque les intermédiaires financiers achètent les titres émis par les entreprises et, pour se financer, émettent eux-mêmes des titres placés auprès des épargnants ou collectent des fonds sous forme de dépôts ou de livrets).

La banque est devenue le principal intervenant sur le marché des capitaux. Aussi, les nouvelles normes comptables et prudentielles ainsi que l’innovation financière tendent à privilégier l’essor des instruments négociables au détriment des prêts taditionnels. .

2/Une nouvelle donne pour les banques

Dans ce schéma, on peut s’interroger sur ce qui reste des spécificités bancaires traditionnelles.

Les banques conservent tout de même une situation de monopole dans trois domaines :

- le relais de la politique

- leur rôle de clé de voûte au sommet de la pyramide des paiements

- le privilège du réseau qu leur permet une couverture large en termes de couverture géographique et sectorielle.

Conclusion :

La loi du marché qui s’est imposé au sein du système financier de plus en plus globalisé, n’a-t-elle pas réduit la transparence te la maîtrise de l’intermédiation financière ?

Sujet 12 : Expliquez le rôle des banques commerciales dans le recyclage de l’Epargne, ainsi que les notions d’intermédiation et de désintermédiation
Introduction

En 2006, les Banques en France sont dépositaires de 70 millions de comptes ordinaires. Fortes des encours de cette fonction « dépôts » s’est greffée la fonction crédits véritable recyclage de l’argent dormant des uns (épargne) au profit de ceux à besoin de financement  La banque permet de faire coïncider l'argent disponible et les besoins en argent des ménages, des entreprises et des états  en somme elle transforme l’épargne.

La Banque se situe au cœur de l’économie de part son rôle d’intermédiaire, mais de plus en plus les acteurs ont accès à d’autres moyens de se financer.
I / Le rôle d’intermédiation

  1. Recyclage de l’épargne

Les banques sont des intermédiaires financiers

L’activité principale des banques consiste à exercer, à leur propre risque, le rôle d’intermédiaire entre les agents économiques qui disposent d’un surplus financier et ceux qui ont besoin d’un financement. Les premiers prêtent leur argent à la banque qui s’en sert pour financer les seconds. Les banques récoltent l’argent sous forme de dépôts de leurs clients : particuliers/ménages, entreprises. Les banques transforment ces dépôts en crédits pour le financement des besoins des particuliers/ménages, des entreprises et des pouvoirs publics  l’intervention des banques a pour effet d’optimiser l’utilisation des ressources en rapprochant l’offre et la demande et d’augmenter ainsi l’efficience de l’économie.


  1. Récolter des dépôts

Les clients qui souhaitent placer leur argent en toute sécurité et pouvoir en disposer au moment voulu peuvent le "déposer" à la banque. Ce faisant, ils prêtent en quelque sorte leur argent à la banque. En échange, ils reçoivent de la banque des "intérêts"ou des services divers. L’argent déposé par les clients n'est pas celui de la banque. Car, à tout moment, les déposants peuvent réclamer leur dû. Il existe différentes formes de dépôt: les dépôts à vue, les dépôts d’épargne, les dépôts à terme … . Chaque type de dépôt a des caractéristiques propres pour le retrait, les intérêts bonifiés, etc. Les dépôts de la clientèle représentent la principale ressource des banques, soit un peu moins de la moitié de leurs moyens d’action.

  1. Octroyer des crédits

La banque utilise l’argent déposé par ses clients en le prêtant à d’autres clients qui en ont besoin. Isolément, l’argent des milliers d’épargnants n’aurait pas d’utilité économique. Il ne pourrait rien leur rapporter. C’est en les rassemblant que la banque peut transformer cette épargne en crédits, pour rencontrer les besoins financiers des emprunteurs, particuliers, entreprises ou pouvoirs publics

  1. La valeur ajoutée de l’intermédiation

L’intermédiation financière produit une importante valeur ajoutée :

- la banque fait fructifier l’épargne des déposants et peut ainsi leur accorder un intérêt ou offrir des services de paiement en dessous de leur prix de revient.

- la banque assure la sécurité des fonds déposés

- l’emprunteur n’a pas de coût de recherche de capitaux

- l’emprunteur peut compter sur la confidentialité de sa banque

  1. Le rôle de transformation des banques

Il n'existe que très rarement une correspondance parfaite entre les dépôts et les crédits. Les dépôts subissent une transformation avant de devenir des crédits, transformation pouvant porter sur différents aspects :

La transformation d’échelle : regrouper les petits dépôts de manière à offrir des "gros"crédits. Isolément, les petits dépôts n’auraient pas d’utilité économique, ils ne pourraient rien rapporter aux épargnants. C’est en les rassemblant que la banque peut transformer cette épargne en crédits, pour rencontrer les besoins financiers des emprunteurs.

La transformation de terme : financer des crédits à long ou moyen terme au moyen de dépôts à court terme. La durée moyenne des crédits octroyés est fréquemment supérieure à celle des dépôts : un crédit hypothécaire peut porter sur 20 ans, alors que les comptes à vue peuvent être vidés à tout instant; un prêt à la consommation (par exemple, pour l’achat d’une voiture) porte souvent sur plusieurs années, alors que « les dépôts sur carnets d’épargne » n’ont guère d’échéance

La transformation de devise : convertir les dépôts dans une monnaie en crédits dans une autre monnaie.

  1. L’épargne et les placements

Les banques proposent de nombreuses manières d'épargner ou de placer l'argent que l'on ne dépense pas immédiatement. Les principales formes, qui concernent un grand nombre d'épargnants, sont notamment: le carnet de dépôt, le compte à terme, le bon de caisse, l'obligation, l'action, les fonds communs de placement, les sicav (sociétés d'investissement à capital variable), le dossier titres … .


  1. La création monétaire

La création de monnaie par les banques

  1. Comment se fait la création de monnaie par les banques

Par l’octroi de crédit et la récolte de dépôts à vue, les banques participent au processus de création de monnaie : elles créent la monnaie scripturale. C’est en faisant du crédit que les banques créent de la monnaie. La banque centrale prête aux banques commerciales, en fonction notamment de la demande de billets, et celles-ci prêtent à leur clientèle. Cette clientèle redépose en banques une partie de l’argent emprunté, dépôts qui peuvent être utilisés pour de nouveaux crédits. Cet effet multiplicateur est à la base de la création de monnaie par les banques. Le rapport entre la masse monétaire finale et la masse monétaire initiale est appelé multiplicateur monétaire. Lorsque les banques reçoivent des dépôts de leurs clients, elles doivent cependant être en mesure de faire face à leurs demandes de retraits. La loi des grands nombres leur permet de constater qu’une partie importante des dépôts reçus reste inutilisée. De ce fait, elles peuvent accorder des crédits, tout en conservant de quoi faire face aux retraits de leur clientèle. Ce qu’elles gardent à cette fin est appelé "coefficient de réserve ".

  1. Qu’est-ce que la masse monétaire

La masse monétaire est composée aujourd’hui de pièces, de billets et, dans une proportion croissante, de dépôts à vue auprès des banques commerciales. Mais d’autres avoirs des entreprises et des particuliers auprès des banques commerciales, comme les dépôts d’épargne, peuvent être convertis assez rapidement et sans grands frais en moyens de paiement (on dit qu’ils sont liquides).

C’est pourquoi on définit aussi des « masses monétaires » plus larges.

M1 = masse monétaire au sens strict, comporte les billets et pièces, les dépôts à vue et les avoirs en « porte-monnaie électronique »

M2 = comprend M1 + l’ensemble des dépôts d’épargne et des dépôts à terme d’une durée inférieure ou égale à deux ans.

M3 = comprend M2 ainsi que divers autres passifs bancaires à court terme. L’analyse du passé a fait apparaître que M3 était l’agrégat monétaire le plus approprié pour servir de guide dans la conduite de la politique monétaire.

  1. Freins à la création de monnaie par les banques

Comme on le voit ci-dessus, la monnaie ne se multiplie pas indéfiniment. Le coefficient de réserve et la proportion de billets détenus par les agents économiques constituent des freins à la création de monnaie. Plus leurs valeurs est élevée plus faible sera la monnaie créée par le mécanisme du crédit bancaire.

Pour mieux contrôler la création de monnaie, la banque centrale peut imposer des réserves obligatoires aux banques. Celles-ci sont alors obligées de déposer auprès de la banque centrale une partie de leurs dépôts. En augmentant le coefficient de réserve, la banque centrale freine ainsi la création de monnaie. En diminuant le coefficient, elle facilite les opérations de crédit par les banques et favorise la création de monnaie.
II / L’évolution de ce rôle, la désintermédiation

  1. La loi bancaire de 1984

    1. Les mutations de l’environnement du banquier

Le cadre économique, institutionnel et juridique dans lequel travaille le secteur bancaire s’est profondément modifié ces dernières années sous l’influence de plusieurs phénomènes.

    1. La désintermédiation

La désintermédiation signifie que le rôle d’intermédiation classique des banques (récolter des dépôts, octroyer des crédits) diminue. Elle apparaît lorsqu’une part croissante de l’épargne ne fait plus l’objet de dépôts auprès des banques mais est placée dans des titres que les entreprises émettent directement sur les marchés des capitaux, plutôt que d’emprunter auprès de leur banquier. On parle aussi de “modèle de marché” : les moyens d’action sont rassemblés via le marché pour être dirigés ensuite vers les entreprises ou les pouvoirs publics qui ont besoin de capitaux. La désintermédiation s’est développée avec l’ouverture et la modernisation des marchés financiers et se renforce encore avec l’intégration financière et monétaire européenne. La Loi Bancaire de 1984 : ouverture du marché des capitaux principe des 3 D (désintermédiation, décloisonnement, déréglementation)


  1. Repositionnement des banques sur de nouveaux métiers




    1. Quel est l’impact de la désintermédiation pour les banques

La nature de leurs activités évolue : dans le modèle de marché, les banques jouent de moins en moins leur rôle classique d’intermédiaires transformateurs. Elles ne sont cependant pas totalement hors jeu : la plupart des opérations financières sont organisées malgré tout grâce à leur intervention. Leur connaissance des marchés leur permet de mettre en relation les emprunteurs et les prêteurs. Exemples : les banques jouent un rôle important dans la commercialisation et la gestion des organismes de placement collectif (OPC); elles ont un accès direct à la bourse; elles développent leurs activités hors bilan.

La composition de leurs revenus change aussi : les banques cessent de jouer le rôle d’intermédiaires transformateurs, ce qui fait disparaître une partie de leurs ressources d’intermédiation. Les banques essaient de trouver de nouvelles sources de revenus en augmentant les commissions (fee business = Revenus de commission des banques, issus de leurs activités autres que l’intermédiation financière (voir activités hors bilan)

    1. La déspécialisation (le décloisonnement)

La déspécialisation signifie que tous les établissements financiers sont libres d’exercer l’ensemble des activités financières. Autrefois, le marché était extrêmement cloisonné : les banques d’épargne se spécialisaient dans le crédit hypothécaire, les banques commerciales dans le crédit aux entreprises, les agents de change ne s’occupaient que de la bourse. Aujourd’hui, tout le monde fait de tout. Avec le statut bancaire unique instauré en 1993 tous les établissements de crédit peuvent exercer les mêmes activités et services financiers. Cela veut dire qu’il y a beaucoup plus d’acteurs sur le terrain, et donc une concurrence plus intense.

    1. La déréglementation et la dérégulation

Depuis la fin des années ’70, tout en restant contrôlées très étroitement sur le plan prudentiel, les banques ont été libérées d’une série de réglementations et de contraintes qui limitaient leurs possibilités d’action. Leur efficacité s’en est trouvée accrue, mais la concurrence entre elles aussi.
Conclusion

Les banques commerciales ont aujourd’hui un paysage financier qui a évolué au cours de ces dernières années notamment à travers son rôle d’intermédiation qui a évolué. Ouverture possible sur :

  1. Perspectives d’avenir du métier de banquier

Les banques développent de plus en plus d’activités hors de l’intermédiation classique. Du fait de la désintermédiation, les banques pratiquent moins leur métier de base d’intermédiaire financier. Elles développent de nouvelles activités moins traditionnelles, qui répondent aux besoins des clients et tiennent compte des évolutions du marché. Elles se créent ainsi de nouvelles sources de revenus, hors de l’intermédiation classique.

Quelques exemples :

- développement de nouveaux produits et services pour les clients - activités sur les marchés financiers - activités de gestion de risques - activités de gestion de fonds communs de placement - activités de bancassurance.

  1. Les banques développent des réseaux alternatifs de distribution

De nouveaux canaux de distribution ont connu ces dernières années et connaîtront dans le futur un succès grandissant  Ces nouveaux canaux de distribution auront un impact sur les activités du réseau d’agences : de plus en plus de transactions se feront autrement que par l’intermédiaire des agences.

Quelques exemples :

• Le "phone banking", le "PC banking" se sont vite implantés chez les particuliers, surtout auprès des jeunes

• L’Internet banking, qui n’en est qu’à ses débuts, jouera un rôle croissant dans le futur, non seulement au niveau des paiements, mais aussi dans une série d’autres aspects de l’activité bancaire, comme l’octroi de crédits, les produits d’épargne ou les placements. Il deviendra possible de créer des banques "virtuelles".

  1. Les banques essaient d’atteindre une taille optimale : fusions et concentrations dans le secteur bancaire

L’ouverture des marchés européens et les progrès technologiques ont des répercussions sur la taille optimale des banques. Un nouvel élargissement d’échelle est inévitable pour les banques : une certaine envergure est indispensable pour prendre part à certaines activités (par exemple, les services aux multinationales). ANNEXES :

Selon les directives européennes, les banques établies dans l’Union, sont autorisées à exercer les activités suivantes1 sur l’ensemble du territoire européen :

  • Réception de dépôts

  • Prêts (notamment crédit à la consommation, crédit hypothécaire, affacturage avec ou sans recours, et financement de transactions commerciales)

  • Crédit-bail

  • Opérations de paiement

  • Émission et gestion de moyens de paiement, octroi de garanties et souscription d’engagements

  • Transactions pour compte propre ou pour compte de la clientèle sur les instruments du marché monétaire, les marchés des changes, les instruments financiers à terme et options

  • Les instruments sur devises ou sur taux d’intérêt et les valeurs mobilières

  • Participations aux émissions de titres et prestations de services y afférents

  • Conseil aux entreprises en matière de structure du capital, de stratégie industrielle et des questions connexes et conseils ainsi que services dans le domaine de la fusion et du rachat d’entreprises

  • Intermédiation sur les marchés interbancaires, gestion ou conseils en gestion de patrimoine

  • Conservations et administration de valeurs mobilières

  • Renseignements commerciaux

  • Location de coffres


Sources :

http://www.abb-bvb.be/edu/fr/mod001/files/WF-fichebank-tekst-fr.pdf

http://www.abb-bvb.be/edu/mod003/fr/crediteco_A_2.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Interm%C3%A9diation

http://www.abb-bvb.be/edu/mod003/fr/crediteco_A_2.html ==> définition intermédiation et désintermédiation.
Les banques jouent le rôle d'intermédiaires de crédit. Elles empruntent des fonds auprès des déposants (ou éventuellement sur le marché) et re-prêtent cet argent aux agents qui ont besoin de financement. Il n'y a aucun contact ni aucun lien juridique entre les prêteurs et les emprunteurs. La banque assume tous les risques liés au crédit. Les opérations de crédit passent par le bilan de la banque : les dépôts sont inscrits au passif (dettes à l'égard des déposants) et les crédits à l'actif (créances sur les emprunteurs). Depuis une trentaine d'années, certains agents économiques parviennent à diminuer leurs coûts de financement en s'adressant directement au marché sans passer par l'intermédiation bancaire. C'est le phénomène de la "désintermédiation". Il s'agit surtout des grandes entreprises dont la taille et la renommée inspirent confiance. Les PME qui ne peuvent que difficilement accéder au marché continuent à dépendre davantage du crédit bancaire. La désintermédiation – qui implique que les opérations ne passent plus par le bilan des banques – ne signifie pas que les banques n'ont plus aucun rôle à jouer. Au contraire, lorsque de grandes entreprises veulent placer des titres sur le marché, elles font le plus souvent appel à leur(s) banquier(s) pour les conseiller quant aux conditions (taux d'intérêt, prix d'émission, timing) et les aider à écouler leur papier sur le marché.
http://geronim.free.fr/ecogene/bts1/pdf/modalitefinancementeco.pdf2
S'il n'y avait pas de banques ? Que feraient les petits épargnants ? Où placeraient-ils leur argent en toute sécurité ? Comment pourraient-ils trouver des emprunteurs dignes de confiance susceptibles de leur payer régulièrement un intérêt ? Et que feraient les entreprises ? Où trouveraient-elles les sommes parfois considérables dont elles ont besoin pour financer le développement de leurs activités ? Et à qui s’adresseraient les ménages, jeunes ou moins jeunes, qui souhaitent acheter une voiture ou construire une maison mais qui ne disposent pas de l’argent nécessaire?



1 Cette liste n’est pas exhaustive. Les établissements de crédit peuvent encore effectuer d’autres opérations auxquelles ne s’applique toutefois pas la reconnaissance mutuelle.

2 => définition du financement direct et indirect

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