Depuis que j’ai commencé mon journal, je me demandais comment je pourrais l’utiliser et à quoi surtout ? J’ai un blog sur un autre site, dans lequel je passe





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titreDepuis que j’ai commencé mon journal, je me demandais comment je pourrais l’utiliser et à quoi surtout ? J’ai un blog sur un autre site, dans lequel je passe
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Oh oui !     je vous aime, vous qu’on appelle « homme » et que l’on  ne différencie que par le prénom.

Oh oui ! je vous haïs, vous que l’on appelle « mâle » et que l’on ne reconnaît que par leurs mensonges.

Oh oui !     Je me joue de vous lorsque je passe de bras en bras, vous faisant croire que vous êtes « unique »

Oh oui !     Je me joue de moi lorsque je dis ne point vous aimer et que pourtant je vous attends

Oh non !     Messieurs, vous ne me posséderez pas plus que je ne le veux, mais vous croirez que je suis entièrement à vous et je le serai, mais seulement l’espace d’un instant.

Ce que je suis devenue, c’est ce que vous avez fait de moi : une femme trompée, une femme blessée et qui ne vivait que pour un seul d’entre vous qu’elle voulait aimer jusqu’à en mourir.

Cette femme d’alors croyait en l’amour vrai, en la passion, à la fidélité, au dévouement, à l’amitié, au don de soi.

Elle voulait tout TE donner,

Elle VOUS a tout donné

Et vous avez tout pris, toutes ses plus belles années, sans même dire merci.

Je me suis réveillée, au seuil de la vieillesse et je n’ai pas voulu mourir avant d’avoir connu, à mon tour, tous les plaisirs dont vous vous étiez rassasiés.

La fleur fanée que j’aurais dû être s’est brusquement épanouie, elle s’est parée de dentelles et de fard à paupières, puis elle s’est promenée au hasard des rues et vous a regardés droit dans les yeux ; et vous êtes alors entrés dans sa vie, les uns derrière les autres, les uns avec les autres, chacun apportant avec lui, sa maladresse, son orgueil, son impuissance, sa douceur, sa beauté, sa fraîcheur.

Je vous ai acceptés tels que vous étiez car consciente que pas un seul d’entre vous ne pourrait combler toutes mes exigences, j’ai pris chez chacun ce qu’il y avait de meilleur, fermant les yeux sur ce qu’il y avait de pire.

ET COMME JE NE SUIS PAS UNE INGRATE,  JE VAIS, MOI  VOUS DIRE MERCI .

Ensuite j’ai écrit à ceux qui le « méritaient » une lettre personnelle qu’hélas je n’ai pas envoyée ; un jour que je serai en panne d’inspiration pour continuer, je les incluerai dans ce livre.

Cette même année, Alexandre a terminé ses études. Il a aussi fait un stage dans une grande Société qui, ayant vu en lui un bon élément, veut l’engager. Il y travaillera plusieurs années, sera envoyé à l’étranger, en Malaisie. Comme son père, il saura se faire apprécier de ses patrons et ce travail sera un tremplin important pour son avenir.

Plusieurs années passent sans apporter beaucoup de changement ; des petites vieilles succèdent aux petits vieux et en 1995, pour mes 55 ans,  après un chomage de quelques mois dû au décès de mon dernier patient, (que je n’ai pas tué), je peux bénéficier d’une aide, car les services du ministère du travail estiment qu’à mon âge il est de plus en plus difficile de trouver un emploi, surtout que dans ma branche, il faut parfois une certaine force physique que je n’ai plus. Cela va me permettre de quitter le privé et de m’inscrire dans une société, genre « manpower »installée dans mon quartier et qui me trouvera du travail, dans la même branche, mais près de chez moi et adapté à mes possibilités.

Ma jambe gauche recommence à me faire mal, le cartilage de la tête de fémur s’amenuise et le docteur me laisse entendre qu’il faudra prévoir assez vite, la pose d’une prothèse.

En 1995, Alexandre est venu me voir avec sa future femme. Il m’avait parlé d’elle avant car il la connaît depuis un certain temps. Ce qu’il ressent pour elle n’est pas l’amour fou qu’il a connu deux fois quand il était plus jeune mais plutot un amour réfléchi, basé sur une appréciation mutuelle et de la confiance. Anne est plus agée que lui d’environ 5 ans, Divorcée avec un enfant de 11ans ce qui ne me dérange pas mais il n’en est pas de même pour les « parents de France »  qui espéraient mieux pour le fils pour qui ils ont tant fait.

Nous allons passer une dizaine de jours formidables, rire comme des fous ; avant leur départ, je remettrai à ma future belle-fille mon solitaire, seul bijou qui m’a été « offert » par Guy au moment de notre rupture, bague qui a été jetée sur la table avec ces mots :

« tiens ! j’avais acheté ça pour toi, prends le et si un jour tu as faim, tu pourras le revendre pour t’acheter des beefsteaks. »…..

Comment pouvais-je prévoir ce qui arriverait quelques années plus tard ?????les 2 + 07/70/2012

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32eme partie. (31)

L’année 1975 se termine, les enfants se sont mariés. Lorsqu’ils étaient chez moi ils m’avaient dit combien ils étaient tristes que je ne puisse venir pour la cérémonie mais ils savaient aussi que ma présence ne pourrait que nuire à son bon déroulement  à cause de Guy et Nelly.

Alors, je leur avais parlé d’une chose très belle qui existe dans la religion juive : lors de certaines fêtes, on rajoute une assiette  au nombre de convives pour l’éventuel voyageur ou mendiant qui viendrait à passer. Ce qu’ils pouvaient faire, c’était de mettre un couvert supplémentaire tout en racontant qu’il s’agissait d’un rite de Malaisie, mais eux, dans leur cœur, penseraient que je suis là. L’idée leur avait bien plu, mais pourtant j’apprendrai ensuite, qu’on n’avait pas pu faire ce petit geste car au dernier moment un invité réel s’était rajouté et « il n’y avait plus de place sur la table !!! » « on » aurait pu éviter de me le dire car je n’avais rien demandé, comme « on » aurait pu ne mettre qu’une soucoupe si on avait vraiment voulu faire ce geste, c’est du moins ce que j’aurais fait si j’avais été à leur place.

Mais pour moi l’essentiel c’est de les savoir heureux. Je n’ai jamais été ce genre de femme qui croit qu’une belle-fille lui pique automatiquement son fils et que par la suite, tout ce qui arrive est de sa faute ; j’ai toujours pensé au contraire que du moment que mon fils est heureux, c’est l’essentiel.

Nous allons d’ailleurs correspondre elle et moi quand Alexandre sera envoyé une autre fois à l’étranger. Elle me dira combien elle souffre de cette séparation et je lui écrirai des mots d’apaisement pour l’aider à patienter.

En 1996, Alexandre revenu en France est muté à Marseille pour s’occuper d’un chantier pendant plusieurs mois et Anne part le rejoindre.

C’est cette année là aussi que je vais faire la connaissance de Mirana.C’est une femme de mon âge, mariée, un grand fils, mais d’un milieu totalement différent de celui auquel j’appartiens car elle fait partie de l’élite intellectuelle, très aisée, connaissant beaucoup de monde, mais cette femme a su rester simple et pendant des années nous serons en contact régulier car nous partageons une même passion : les chats.

C’est par elle que je vais devenir bénévole à la «  LLV »(laissez-les vivre) l’équivalent de la S.P.A. Ce genre d’association ne vit que grâce aux dons qui hélas ne suffisent pas alors, les bénévoles prennent les chatons non encore sevrés lorsque la mère est morte ou dans l’incapacité de les allaiter. Une annonce en permanence dans les journaux donne nos noms et téléphones et c’est par ce moyen qu’on arrive, quand tout va bien, à trouver des familles pour les petits lorsqu’ils arrivent à l’âge de 6 semaines.

Souvent ça marche très bien mais quelquefois, pas d’appels téléphoniques ou s’il y en a les gens n’ont pas les qualités requises pour adopter, alors les bébés grandissent chez le bénévole et ….. y restent.  C’est comme cela que j’ai eu jusqu’à 32 chats à la maison. Et c’est beaucoup mais c’est aussi ce qui va me permettre   d’apprendre comment soigner les bêtes car lorsqu’il y a un problème, la LLV envoie les « malades » chez le vétérinaire et quand les petits reviennent à la maison, avec un traitement, je serai très souvent en contact avec les différents soigneurs, je poserai beaucoup de questions concernant les maladies, les médicaments et les soins, je serai amenée à faire des piqures ce qui aura pour conséquence, lorsque je ne serai plus bénévole, de soigner mes bêtes sans trop de problèmes.mais aussi me permettre de faire face aux évènements qui vont survenir et dont je n’ai toujours pas compris la raison.

Cette même année, j’apprendrais aussi la mort de ma mère par un coup de téléphone de Bernard et je comprendrais aussi pourquoi elle à coupé les ponts avec mes enfants.

Bernard est un cousin que je ne connais pas. C’est l’un des fils de ma tante Marcelle, la sœur de ma mère retrouvée après 50 ans de séparation et que j’ai vue une fois. C’est elle aussi qui m’a incitée à me faire opérer puisqu’elle a la même chose que moi aux hanches.

Je ne sais pas comment les choses ont commencé, mais toujours est-il que Bernard s’est occupé de ma mère, d’abord en lui rendant visite, puis en  lui rendant de petits services, et lorsque ma mère n’a plus été capable de vivre seule chez elle, c’est lui qui s’est occupé de vendre son appartement et de lui trouver une maison de retraite qui lui plaise.

Jusqu’ici il n’y a rien à redire, mais quand on apprend que 1) c’est lui qui a acheté l’appartement en viager et 2) qu’il a été couché sur le testament à part égal avec moi, on comprend que ma mère a certainement eu peur de mes réactions et à préféré couper les ponts y compris avec mes enfants de façon à ce que je ne découvre la vérité que lorsqu’elle ne serait plus.

je suis pas quelqu’un d’ intéressé. Elle avait parfaitement le droit de disposer de ses biens comme elle l’entend et si la loi fraçaise l’avait permis, elle aurait pu même me déshériter entièrement et je n’aurais rien dit et rien fait. Mais comme à ses yeux j’ai tous les défauts……

Nous approchons de 1997, cette année maudite. Si je pouvais la rayer du calendrier, je le ferais sans hésiter.les 2 + 02/10/2012
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33eme partie (32)
Ce qui va suivre sera peut-être très différent, dans la lecture, de ce que j’ai pu écrire jusqu’à présent. C’est tout simplement parce que même après 12 ans, je n’ai toujours pas compris comment et pourquoi les choses en sont arrivées là. Qu’ai je fait ? que n’ai-je pas fait ? une chose pour moi est certaine ce sont les « nondits » qui ont tout gâché . Cet épisode sera long, fatiguant pénible à lire comme il le sera à écrire, expliquera-t-il quelque chose ? je n’en suis pas sure mais j’essaye.

Fin 1996 la grande nouvelle arrive : je vais être grand-mère. Les enfants habitent encore à Marseille mais comme le chantier se termine bientôt, ils comptent s’installer dans un autre  département et ils cherchent un coin qui leur plait mais une autre bonne nouvelle s’est ajoutée à la première: mon fils m’a dit : « tu sais maman, Anne et moi, nous pensons beaucoup à toi, tu es seule en Israël et nous, nous ne pouvons pas venir te voir souvent, alors il faut que tu saches que si un jour tu décidais de revenir en France, nous sommes là ; nous n’habiterons pas ensemble mais dans les débuts nous t’aiderons dans tes démarches et à t’installer ; nous ne te demandons pas de le faire, nous te demandons juste d’y penser.

Lorsque j’ai raccroché, j’étais très très heureuse ; c’était bon de savoir quemes enfants s’inquiètaient pour moi. Et puis je n’y ai plus pensé.

Malheureusement je crois que dans mon subconscient, l’idée se frayait un chemin et tissait sa toile. Plus tard mon fils m’a dit aussi : «  l’enfant devrait naitre en Mai 97, nous voudrions que tu sois là pour l’accouchement. » puis une autre fois : « tu sais maman, si tu ne viens pas nous voir, nous serons très fâchés après toi, nous t’offrons le voyage ».

Et c’est là je pense que ce qui se tramait en moi a commencé à faire surface. Partir en Mai ce n’est pas une bonne date pour moi car les vacances d’été, ici, s’étalent de juillet à septembre, par contre, rentrer définitivement en France me tente assez car maintenant que je suis juive, je peux l’être dans le monde entier, par contre pour remplir mon rôle de grand-mère il n’y a qu’auprès de mes enfants que je peux le faire. Peut-être auront-ils besoin de moi de temps en temps pour garder le bébé s’ils sortent le soir, ou s’ils veulent prendre quelques jours de vacances. Bien sûr je n’envisage pas de vivre chez eux, je suis trop indépendante pour cela mais dans leur ville oui, alors j’en parle à Alex qui semble très heureux.

Mon projet prend corps : je vais faire un petit saut en Aout, commencer à poser des jalons auprès des organismes pour voir comment je pourrai me réinsérer dans la société puis je rentrerai en Israël pour régler mes affaires. Quand je reviendrai en France, je serai à la retraite ; ici je peux revendre mon « pas de porte » mes meubles, je n’ai pas touché au petit pécule que ma mère m’a laissé en héritage, tout cela représente une somme qui devrait me permettre de m’installer modestement.

A chaque fois qu’Alex m’appelle, je lui fais part de l’avancement de mon projet.

Il y a des moments où je sens que quelque chose cloche un peu comme si disant à mon fils : » quel jour sommes nous ? » il me répondait : « il est 12 heures » et puis à chaque conversation il me répète : « …..mais nous ne vivrons pas ensemble » pourquoi répète-t-il toujours la même chose ?

C’est là que j’aurais dû réfléchir, poser des questions et je ne l’ai pas fait, trop occupée par mon merveilleux projet.Pourtant il n’est pas facile à mettre sur pied ; j’ai 6 chats à la maison et je dois trouver quelqu’un qui viendra habiter chez moi et s’occuper d’eux pendant mon absence ; je dois renouveler mes deux passeports,

Quand on n’a pas voyagé depuis 15 ans, chaque voyage ressemble à une expédition dans le grand Nord. Enfin c’est décidé, je ne peux plus reculer.

…….Ma belle fille est venue me chercher à l’aéroport et me conduit chez elle. J’arrive dans une belle villa avec un grand jardin, ma petite fille a 2 mois ½ et est très belle, il y a Muffy aussi, un grand chien tout fou de 7 mois qui ne demande qu’à jouer, et puis Yann,11 ans, le fils d’Anna . Alex arrivera plus tard  car il est encore au travail mais le soir même il est en vacances pour 3 semaines.

Je suis assez fatiguée mais plus encore dépaysée, tout est beau, tout est grand, tout est neuf, tout est moderne et cela me change de mon logis modeste situé dans un vieil immeuble ; on s’asseoit dans le jardin, j’ouvre ma valise pour en sortir toutes les petites choses que j’ai tricotées pour « Anaelle », ma belle fille qui est assise à deux mètres de moi ne s’intéresse pas à ce que je lui montre et me dit du bout des lèvres : « d’aller mettre tout ça dans la pièce de repassage » !!!!!!

Mon fils arrive un peu plus tard, et tout semble rentrer dans l’ordre. Nous dinons, puis tous fatigués, nous allons nous coucher.

Les deux jours qui vont suivre, j’essaye de me familiariser avec toutes ces nouveautés, j’essaye aussi de me rendre utile mais la vaisselle ? pas la peine il y a la machine. Préparer à manger ? pas la peine c’est fait. Mon fils lui, profite de ses congés pour ranger le garage et installer une armoire dans la réserve car ils viennent d’arriver dans la villa depuis peu et il y a encore beaucoup de petites choses à jeter, ranger, remonter….

Et puis il y a bébé, et là je suis en admiration devant Alexandre qui sait tout faire, la changer, préparer les biberons et les lui donner,Cette petite fille à cette époque, n’a pas un père et une mère mais deux mamans et c’est beau à voir ; quand plus tard un des reproches que l’on m’adressera sera que je ne me suis pas intéressée au bébé, que je n’ai pas demandé de la prendre, de la nourrir, bien sûr que non ! c’était tellement beau ce que je voyais que je ne voulais  m’en priver pour rien au monde.

Une autre bonne nouvelle est venue égayer cette morosité ambiante : David sera avec nous pour le week-end, faire la connaissance de sa nièce, voir la nouvelle maison, cela fait 12 ans que nous ne nous sommes pas vus. D’après ce que je sais, il s’est stabilisé, travaille toujours dans la même boite apprécie son patron qui le lui rend bien.

Enfin une autre visite est prévue, un couple d’amis d’Anna passera deux jours avec nous, pour eux aussi, découvrir la belle maison et surtout le petit bébé. Je suis heureuse de ces nouvelles car j’espère que cela va mettre un peu d’ambiance dans ce lieu triste. Même le chien ne semble pas heureux car en dehors de remplir sa gamelle de croquettes une fois par jour et de le faire vacciner quand c’est nécessaire, tout le reste n’est qu’interdiction : de venir dans la maison, d’être dans la cuisine, quant aux caresses, elles sont absentes du programme.

Oui, j’ai constaté Qu’il n’y a pas de vie dans ce couple, chacun vaque à ses occupations, à déjeuner ou à diner, on ne parle de rien de drôle, d’important, d’étrange. J’ai bien essayé de faire une soirée « numérologie » mais Anna a tout gaché, car elle ne comprenait pas les questions posées, répondait de travers, en bref, elle s’emmerdait.

Un soir Alex a évoqué mon retour me demandant comment je l’imaginais et c’est là que je lui ai parlé de « mobile-home », en effet,  renseignements pris, cela semble du moins au départ, la meilleure solution. Dans un premier temps, habiter dans un mobile-home dans un camping pour voir ce que c’est et si cela me plait, en acheter un, et soit louer un terrain aménagé en eau et électricité ou encore l’acheter si ce n’est pas trop cher.

Durant toute la conversation, ma belle fille ne dit rien et n’y participe pas, sur le coup je n’y prête pas attention, pourtant voila encore un élément de réflexion. Les 2 + 03/10/2012
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34eme partie (33)
Et puis un petit truc aussi dont je me souviens : Peu avant de venir en France en visite, j’avais demandé à Alex s’il pouvait mettre un peu d’argent sur mon compte car celui-ci était presque vide il me fallait attendre quelques mois avant de pouvoir débloquer un peut d’argent d’un autre compte et je comptais bien sûr le rembourser dès mon arrivée. Je rappelle ici que mon billet d’avion aller-retour m’était offert par mes enfants mais que c’était moi qui l’avais acheté.
Or un soir que nous étions tous les deux, deux jours après mon arrivée, mon fils me dit, ou plutôt me murmure : pourrais tu me rembourser assez vite l’argent que j’ai mis sur ton compte parce que tu sais……..c’est dur pour nous en ce moment !!!!!! ironiquement, je pense qu’en ce qui concerne mon voyage, on en parlera surement plus tard !!!! …….. mais il n’en sera plus jamais question.

Depuis que je suis arrivée, je me suis toujours demandé ce que je pouvais faire pour ne pas déranger ; le matin par exemple, dois-je attendre que l’on me prie de venir déjeuner ou bien me lever et me préparer mon café seule ? mais je vais peut-être faire du bruit ? il en est de même pour la salle de bains.

 

Ce matin là, quand enfin je me lève car j’ai faim, je trouve Alex déjà installé, entrain de déjeuner. Après m’avoir servi mon café il me dit :

« je ne sais pas si tu verras Anna aujourd’hui ? »

« Pourquoi elle est déjà partie et pour où ? »

 « Non, elle a pleuré toute la nuit »

« Pourquoi ? »

 « Oh ! je ne sais pas, je ne comprends plus rien, je ne sais pas ce qu’elle veut exactement d’ailleurs, avant que tu n’arrives, j’ai bien crû que j’allais te recevoir tout seul »

« mais que s’est-t-il passé ? »

«  oh j’en sais rien, elle est bizarre, elle a des réactions étranges 

Et là il me raconte quelque chose qui est arrivé avant leur départ de Marseille :

 Ils avaient sympatisés avec un couple de voisins et allaient de temps en temps les uns chez les autres. A la veille du départ, Alex et ma belle fille vont chez eux pour dire au revoir. A peine arrivée, Anna prétexte qu’elle a encore des trucs à faire à la maison et qu’elle ne peut pas rester longtemps, leur dit au revoir et retourne chez elle accompagnée de son fils Yann. Alex lui, reste un peu avec eux et au moment de prendre congé, les voisins lui disent : « écoute ! ta femme est partie un peu brutalement aussi, on va t’accompagner chez toi pour lui dire au revoir une dernière fois. »

Quand ils arrivent à la maison grande surprise ! Anna, au lieu d’être occupée à « boucler les valises » est installée confortablement avec Yann dans le salon,  avec un plateau-télé sur les genoux et ensembles, ils regardent un film.

Anna est prise au piège de son mensonge et au lieu de faire comme si de rien était, ou de tourner la situation à la rigolade, elle se fâche :

« Oui, et alors ! de toute façon je ne bois pas avec les cons ! »

Les voisins bien gentils ont dit qu’ils comprenaient qu’elle était fatiguée et sont repartis.

Je viens de découvrir là un pan du caractère de ma belle-fille : elle a des problèmes de communication, elle ne dit pas ce qu’elle pense quand les choses n’en sont encore qu’à leurs débuts, par timidité, par manque de courage que sais-je, elle garde tout pour elle et quand elle n’en peut plus, elle explose. Mais comment la comprendre si elle ne parle pas ? si elle ne dit pas ce qu’elle veut? ce qu’elle n’aime pas? à moins que…… elle ait parlé à son mari, à mots couverts et Alex qui pour cela aussi ressemble trait pour trait à son père, n’a pas entendu parce qu’il n’a pas écouté !!!

je commence à comprendre que les phrases répétées par mon fils tout au long des derniers mois sont le résultat de ce qu’elle lui serine sans cesse.

Alors je dis : « mais je ne comprends pas, c’est vous qui m’avez dit de venir, c’est vous qui m’avez invitée, je sens bien que je gène, je ne suis pas à l’aise chez vous, je sens une ambiance lourde qui ne vient pas de moi, ta femme serait-elle possessive au point de ne pouvoir supporter quiconque entre elle et toi ? »

« oui ! elle est possessive d’une façon maladive et je le lui ai dit plusieurs fois, pour elle il y a sa maison, son mari, ses enfants et c’est tout ; même sa propre mère quand elle vient, Anna est contente mais quand elle part, elle ne l’est pas moins. »

Là, je dois dire que je saisie par ce que je viens de découvrir mais à ce stade là, je ne renonce pas pour autant à revenir en France, seulement je pense que quand j’arriverai, au lieu de venir chez eux quelques temps jusqu’à ce que je m’organise, j’irai à l’hôtel ou en pension de famille.

Dans la journée, Anne apparaît, moi je pars dans ma chambre faire des mots croisés et jouer au game-boy, jeu que je viens de découvrir et auquel je suis déjà accro. Comble de bonheur pour moi et d’horreur pour les autres, Muffy le chien, saute sur mon lit et se colle à moi (mais comme j’ai besoin d’un peu de chaleur humaine pour me remonter le moral je laisse faire).Un nouveau reproche est en route.

Le jour même Alex conduit Yan à la gare car il part en vacances un mois chez son père puis lui et moi continuons  et il m’emmène à quelques kilomètres de chez lui sur un immense terrain où sont exposés des caravanes et des mobile-home ; je suis emballée par ce que je vois et aussi par les prix qui me conviennent et je m’y vois déjà. De retour nous passons à table pour le diner, Anne est présente et nous discutons de notre promenade.Encore une gaffe de plus, c’est un peu comme enfoncer un couteau dans son cœur, ça confirme aussi que j’ai bien l’intention de revenir en France mais ça, je l’ai compris beaucoup plus tard.

La fin  de la première semaine est arrivée, Alex et moi allons chercher David à l’aéroport pendant qu’Anna reste à la maison préparer le repas.

Quand  nous revenons, la maison est plongée dans le noir. Alex se précipite à l’intérieur craignant…. Anna est assise sur la terrasse, telle qu’elle était quand nous sommes partis deux heures auparavant, elle n’a rien fait. Mon fils fait comme si de rien était, montre sa chambre à son frère puis nous nous retrouvons tous sur la terrasse où ma belle-fille a quand même servi l’apéritif.

Deux heures durant, dans une atmosphère à couper au couteau, David va nous parler de son travail, de son permis moto qu’il vient de passer puis ne sachant plus quoi dire, il va reparler de son boulot pour revenir sur son permis de moto le tout arrosé de nombreux apéritifs .

Brutalement, Anna se lève ; au bout d’un moment elle revient avec un seau à la main et nous dit, se voulant très drôle : « je viens de dégobiller et j’ai ramené le seau avec moi dans le cas où j’aurais encore envie de dégueuler » (fin de citation)

Quand je pourrai enfin regagner ma chambre je me sentirai lourde lourde et triste…. Triste…et le pire est à venirles 2 + 04/10/2012

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35eme partie(34)

Impossible de dormir. Tout ce que j’ai vu, entendu, compris, se mélange dans ma tête et j’ai mal. Que se passe-t-il ? un couple si mignon, qui s’aime (ou qui s’aimait ???), un adorable bébé, un bon travail, une belle maison toute équipée, deux voitures, de l’argent, l’avenir devant eux, brillant comparé à d’autres qui sont chômeurs ou criblés de dettes, une bonne santé. Que leur faut-il de plus pour être heureux ?????

Vers deux heures du matin, des claquements de portes, des éclats de voix, j’entends mon fils dire : eh bien c’est ça, fous le camp connasse ! des bruits de pas dehors, une voiture qui démarre et puis…. Plus rien. Dois-je me lever pour aller vers mon fils, le laisser seul ? encore une fois je ne sais pas quoi faire ; quant à ces mots insultants, les mêmes que ceux qui pouvaient être prononcés par son père à notre époque, je les déplore car ils sont pour moi, la preuve de la faiblesse de celui qui les prononce, un manque total de respect mais aussi démontre la fragilité de l’amour qui unit ce couple.

Le matin au petit déjeuner David s’est joint à nous, lui aussi a entendu les même bruits que moi, je demande ce qui s’est passé, réponse :

«  oh qu’elle aille se faire foutre, j’en ai marre je peux aussi très bien vivre sans elle.

« mais où est-elle ? » 

« j’en sais rien et je m’en fous » et ajoute pour son frère,

« Mon pauvre David tu n’as pas de chance, à chaque fois que tu viens et ce n’est pas souvent, tu tombes toujours dans un moment de crise. .

Encore une phrase qui laisse présumer que le problème actuel n’est pas nouveau qu’il y a un malaise depuis longtemps et là, je retrouve le caractère de mon fils, ce que je lui reprocherai toujours : au lieu de s’expliquer, de crever l’abcès, de réagir, il fait le dos rond et attend que cela passe alors oui, ça passe ….. pour rebondir un peu plus loin et le problème grossit jusqu’au prochain éclat encore plus fort. Ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre voilà sa devise à laquelle on peut ajouter : ne rien faire.

Le lendemain dimanche, les amis attendus arrivent. Ils sont en fin de vacances et avant de reprendre le collier sont venus rendre visite. Elle, est l’amie d’enfance d’ Anna. En aparté, Alex leur explique ce qui est arrivé, puis dans la soirée, le téléphone sonne, C’est ma belle-fille qui sachant que son amie est arrivée demande à lui parler. Nous ne saurons rien de ce qui s’est dit car Anna a demandé qu’elle garde le secret mais nous apprenons qu’elle est retournée chez sa mère, dans la ville de Guy et Nelly soit  600 kms parcourus en pleine nuit, n’étant pas au mieux de sa forme et ayant laissé derrière elle : son mari, sa fille, sa belle mère, son beau-frère et ses amis. L’amie en question dont j’ai oublié le nom va retourner en train chercher Anne et la ramener chez elle, le mari lui, restera avec nous jusqu’à leur retour.

Quand ma belle fille revient, elle passe tête baissée devant nous tous, va dans la chambre de sa fille, je profite alors de la situation pour me préparer un sandwich et prétextant que je ne me sens pas bien, je dis au revoir au couple qui s’apprète à repartir et je vais dans ma chambre que je ne quitterai plus jusqu’au lendemain très tard.

David lui aussi est reparti. Pendant ces deux jours nous avons parlé comme si nous ne nous étions jamais quittés, Lorsqu’il  entend parler du mobile home il propose de m’en trouver un pas cher qu’il pourrait tracter avec son camion, de chercher pour moi un terrain aménagé dans mes prix ; moi, je me demanderai toujours quel problème j’ai avec mon ainé ? je n’en sais rien.Toutefois il dira, lors d’une conversation quelconque : « moi je n’aurai jamais d’enfants car je ne voudrais pas qu’ils souffrent comme moi »

Lui non plus ne s’expliquera pas.

Pendant deux jours, Alex va déserter la chambre conjugale et dormira dans le salon, et puis en fin d’après midi il me dit « écoute maman, ce qui s’est passé est moche mais c’est avec elle que je vis, je ne peux pas continuer comme ca, je vais aller la voir et essayer d’arranger les choses, ne m’en veux pas si je ne réapparai que demain matin, tiens j’ai ici « la liste de Shindler », un très bon film tu veux le voir ? »

le lendemain matin très tard, il refait surface, pas besoin d’expliquer quoi que ce soit, la paix est faite, mais sur le dos de qui ?

Or nous sommes à la veille de mon départ Alexandre veut que nous allions faire un tour à la plage que je n’ai pas vue (je n’ai rien vu) et je propose d’emmener le chien : « Refus du maitre, pourquoi ?parcequ’il est foufou et que quand il est dehors il faut toujours lui courir après. J’insiste et en fin de compte nous l’emmenons avec nous.

En route je sens que mon fils veut me parler alors il commence :

« tu sais maman, je ne dis pas qu’Anne à raison dans ce qu’elle à fait, mais je dois reconnaître que tu as beaucoup changé tu es devenue très égoïste,

je lui demande de s’expliquer :

 «   tu as fait très peu de cas de la petite, tu n’as pas demandé à la prendre, à lui donner au moins un biberon, un jour Anna a voulu parler avec toi mais comme tu étais occupée avec le game boy tu ne t’es même pas rendue compte qu’elle te disait quelque chose.

Et là enfin ! je vais pouvoir exploser et sortir tout ce que j’ai sur le cœur depuis le début.

« Moi égoiste ? alors parlons de vous. Vous m’invitez, vous me mettez dans la tête de rentrer en France, et c’est l’accueil que vous me faites quand j’arrive. ! »

« Moi égoiste ? quand j’ai apporté tout ce que j’ai tricoté, des choses que j’ai faites avec amour, quelqu’un a pris la peine de regarder , de dire un mot gentil ?, non »  

« . Moi égoïste, ? tu ne penses pas que pour me faire plaisir ta femme aurait pu porter au moins une fois le solitaire que je lui ai offert ? »

« Moi égoïste ? c’est vrai que je ne me suis pas occupée de la petite car je t’admirais de le faire si bien mais par contre, je me suis occupée du chien car en dehors de le nourrir, vous n’avez aucune affection pour lui, la preuve, si je n’avais pas insisté pour qu’il vienne avec nous il serait à la maison et sous prétexte que vous avez un grand jardin, pas besoin de vous embêter à le promener.

« Alors Alex écoute-moi bien : personne ne me dira jamais ce que je dois faire ; si je décide malgré ce qui s’est passé de revenir en France, je m’installerai où bon me semblera mais une chose est certaine, ce sera le plus loin possible de vous. Tu peux rassurer ta femme j’ai compris.

Je rentre demain en Israël, je déciderai la bas où je veux continuer de vivre ma vie mais si tu veux avoir de mes nouvelles tu écriras ou téléphoneras  car étant donné que je suis indésirée et indésirable chez toi, mes lettres ou coup de fils le sont tout autant. Quant à ma petite fille, je l’ai perdue car elle n’entendra jamais parler de moi comme il le faudrait pour qu’elle sache qu’elle a une mamie au loin qui l’aime. »

Deux grosses larmes coulent sur les joues de mon fils. Au retour nous passons à la banque pour que je puisse lui donner procuration au cas où., C’était prévu bien avant tout ce qui est arrivé.

……Le lendemain je suis enfin chez moi, en Israël. Lorsque j’ouvre ma porte, une très forte odeur d’eau de javel et d’urine m’accueille. La personne qui devait « bien » s ‘occuper de mes bêtes les a nourries certes mais en dehors de ça n’a rien fait sauf de tout nettoyer au dernier moment.

Mais comme mes bêtes semblent en forme et surtout, je le verrai quelques jours après, n’ont pas souffert du tout de mon absence, je m’en fous, je paye la fille. Le contre coup va me frapper de plein fouet quelques jours après mon retour. Les 2 + 05/10/2012
36eme partie (35)

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J’ai complètement oublié les premiers jours de mon retour, je sais seulement que j’ai nettoyé ma maison de fond en comble, j’ai dû aussi faire quelques courses, je n’ai appelé aucune de mes connaissances, ce sont elles qui se sont manifestées les premières et là ! impossible de parler, de raconter. Elles ont fini par comprendre que quelque chose de grave était arrivé et m’ont laissée tranquille. C’est seulement deux ans après que j’ai enfin pu raconter, par bribes d’abord, je ne pouvais pas aller bien loin dans mes explications car je ne comprenais toujours pas pourquoi de telles choses étaient arrivées. Je sais aussi que pendant ces deux ans, je n’ai pas cessé de revoir le film de mes 15 jours passés en France et qu’en fonction de mon humeur du moment, j’ai imaginé toutes sortes de réactions possibles : écrire, questionner, haïr, pardonner et je n’ai rien fait de tout cela. J’ai écrit une lettre de 10 ou 15 pages à mon amie Yvonne mais je ne l’ai jamais envoyée.

Pendant les 11 ans à venir Alexandre me téléphonera 1 fois tous les deux mois, trois mois, quatre mois ; nous parlerons de choses sans importance, j’apprendrai que ma petite fille se porte bien, qu’elle grandit, puis qu’elle va à l’école, qu’elle travaille bien, qu’elle fait du cheval. Je recevrai des photos d’elle ainsi que du voyage qu’ils feront tous les trois au Kenya.Par la même occasion, je demanderai à chaque fois des nouvelles de David qui semble aller bien.

La plaie a fini  par se cicatriser ; il reste un grand vide et une colère sourde qui sommeille au fond de mon ventre et de mon cœur et puis, deux décisions sont sorties de toute cette tristesse. C’est fini, plus personne ne me fera jamais du mal ;Egoîste je ne l’étais pas mais je vais le devenir, ce qui m’importe maintenant ce sont mes bêtes et moi, le reste est très relatif et doit le rester.

Je n’ai pas de haine envers mes fils, ma belle-fille qu’au fur et à mesure je considère comme une malade et une pauvre malheureuse qui fait le vide autour d’elle, ce que je ressens c’est une indifférence totale ; nous ne sommes pas de la même génération, pas du même monde, nous n’avons rien à nous dire et rien à espérer des uns et des autres. La deuxième : lorsque je le jugerai utile, je dirai ce que j’ai sur le cœur sans me soucier de ce que cela pourra entrainer comme conséquence, les non-dits, c’est fini pour moi.

Maintenant que mon esprit s’est libéré de ce carcan qui l’étouffait, je regarde de nouveau autour de moi. Deux ans ont passé, je suis à la retraite, heureuse d’avoir cessé, enfin, de travailler pour les autres, pour tous ces vieillards qui ne savaient faire qu’une chose : se plaindre, le café était trop chaud ou trop froid ou trop sucré ou pas assez. Auprès d’eux j’ai appris comment il ne faut pas être si on veut profiter de ce troisième âge que certains redoutent tant et que moi j’attendais avec  d’impatience. On est en janvier 1999, mon temps est à moi et je vais essayer d’en faire quelque chose de bien mais surtout quelque chose qui me plait.

J’ai remarqué depuis longtemps déjà que les chats de la rue sont très malheureux, maigres, pleins de plaies, infection dans les yeux, les oreilles, c’est aussi l’époque ou beaucoup de nouveaux-nés naissent aveugles ou le deviennent très jeunes et étant incapables de se nourrir ou de se protéger contre toutes sortes de dangers, les voitures par exemple, meurent et très souvent dans des conditions affreuses.

J’ai commencé à les nourrir, mais de façon épisodique, et je décide de le faire tous les jours, et comme je sais que cela ne plaira pas à tout le monde, je m’arrange pour déposer la nourriture dans des assiettes en plastic, d’attendre qu’ils aient fini de manger pour m’en aller non sans avoir « débarrassé la table » et nettoyer les quelques croquettes qui trainent encore ça et là, et nous allons ainsi mieux nous connaître ; de trois au début, ils seront cinq ensuite et pour finir une vingtaine ; certains se laisseront caresser immédiatement d’autres attendront de mieux me connaître, certains refuseront tout contact.

Maintenant que je suis volontaire à la « LLV » j’ai appris à soigner toutes les plaies et bosses et je vais donc pouvoir agir et en même temps voir si j’ai bien compris ce que l’on m’a enseigné et effectivement, après un certain temps, les plaies ont cicatrisé, les oreilles ne coulent plus, les yeux sont bien propres et quelques fois on a pu en sauver deux, des fois seulement un, la fourrure est plus fournie, le poil est plus soyeux, les puces sont chassées grace à un peigne spécial qui fait également office de caresse dont les chats raffolent, et moi, je suis aux anges, un vrai plaisir que les retrouver tous les matins, de voir qu’ils m’attendent, qu’ils semblent heureux.

Cela ne plait pas à tout le monde bien sûr, il y a les étonnés qui s’arrêtent, regardent, haussent les épaules et s’en vont.

Il y a les mêmes mais qui parlent, et qui demandent pourquoi je fais cela ? pourquoi je dépense mon argent à « ca ! » alors qu’il y a tant de gens malheureux dans le monde ?

Ils y a les virulents qui m’accusent d’apporter dans le quartier, puces, saletés, maladies. Parmi eux, certains lèveront la main sur moi mais comme je les regarderai bien droit dans les yeux sans cesser pour autant, ils baisseront la main et s’en iront en grommelant.

Mais il y aura aussi ceux qui s’arrêteront et qui reviendront le lendemain avec un appareil photo, des journalistes qui passeront un article dans leur journal, des religieux qui me diront que D-ieu doit beaucoup m’aimer puisque je l’aide dans son travail.

Après réflexion je déciderai que ce qui compte c’est ce que moi je pense et que je continuerai tout le temps que j’aurai la force de le faire.

Entre temps ma maison se remplit de minous qui sont arrivés chez moi agés de deux jours, de 10, de trois semaines de 4, de 5, de 6 et qui n’ont pas été adoptés. Bien sûr je peux les rendre à «  LLV » mais je me suis attachée à eux et je n’ai pas le courage de m’en séparer. Aux 6 que j’avais avant mon départ pour la France se sont ajoutés 3 puis 10 puis 20 et nous sommes arrivés au nombre de 32.

Quel boulot ! distribution des repas deux fois par jour, vaisselle, changement de 6 litieres je ne parle pas des calins qui eux sont distribués à profusion.

En connaissance de cause, je peux affirmer ici que les bêtes valent mille fois plus que les hommes, ils ne mentent pas, ne trompent pas, ne trahissent pas, ils sont reconnaissants de la moindre caresse prodiguée, n’ont pas de rancune et ils valent le coup qu’on s’occupent d’eux et qu’on les aime, c’est tellement facile !.

Les années vont passer toutes semblables et en même temps toutes différentes. Les gens que je connais ici ont tous des animaux qui sont notre principal et quelquefois seul sujet de conversation. En dehors de ça, j’ai les cables donc la télé française, les mots croisés que j’adore, mes journées sont bien remplies, j’aime ma vie et j’espère qu’elle va durer le plus longtemps possible.les 2 + 06/10/2012
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37eme (36)

Janvier 2002, j’ai un peu plus de 63 ans. Ma jambe me fait de plus en plus souffrir, le cartilage de la tête du fémur est à vif, occasionnant des douleurs intenses. Les démarches et examens ont été faits, l’opération est prévue pour le début Mars.

Depuis longtemps, je veux arrêter de fumer mais à chaque fois que j’ai essayé, je n’ai pas tenu le coup plus de 3 semaines. Or, aux raisons que j’ai déjà d’arrêter : la dépendance, le coût, les dégats sur la santé, s’ajoute le fait qu’une fois hospitalisée et clouée dans un lit pour une dizaine de jours, le manque de nicotine viendra s’ajouter aux raisons déjà exposées. Comment faire ?

Je suis croyante, à ma façon bien sûr. Je suis certaine qu’au dessus de nous, quelque chose de grand, d’impossible à définir existe, nous guide et nous protège. Peu importe si on appelle cela D-ieu, esprit, entité, moi je l’appelle D-ieu mais les autres définitions ne me dérangent pas. Il m’est arrivé plusieurs fois dans mon existence de demander à D-ieu son aide et à chaque fois il m’a entendue.

Vendredi 18 Janvier 2002, fin d’après-midi je regarde la télé en fumant une cigarette. Sans savoir pourquoi à ce moment là et non à un autre, je m’adresse à lui en ces termes : « j’ai besoin de votre aide, sans vous je n‘arriverai à rien, s’il vous plait aidez-moi » J’oublie ce cours instant et je continue ma soirée comme j’ai l’habitude de le faire et rien ne se passe. Le samedi non plus pas plus que le dimanche du moins jusqu’à 16 heures.

Dimanche 20 Janvier 2002, à 16 heures, toujours assise devant la télé j’attrappe la dernière cigarette qui se trouve dans un paquet ouvert sur le bureau et là, j’entends, je sens, je ne sais pas comment expliquer exactement, disons que j’entends à l’intérieur de moi une voix qui dit de façon tonitruante  : « c’est …..la…..dernière….cigarette. »

Un peu désarçonnée tout de même je retrouve mes esprits et … j’oublie ces instants bizarres. Mais le soir je constate que depuis, je n’ai fumé aucune cigarette, pendant le film non plus. Le lendemain, pas une fois je n’ai eu envie de fumer, ni après le petit déjeuner, ni après le déjeuner, ni pendant le film.

Je n’ai jamais plus fumé, je n’ai jamais eu de manques, de crampes d’estomac, je n’ai pas grossi ; on interprête ce qui vient d’être dit comme on veut, moi je vois une seule chose : j’ai demandé, j’ai été entendue.

7 Mars 2002 opération. Prothèse de la tête du fémur. Deux jours après je descends du lit, deux jours encore, je marche avec un déambulateur, 17 mars je rentre à la maison. Bien sûr il y a des tas de choses que je ne peux pas faire, me baisser, porter un poids, aussi Edna, une voisine est venue m’aider. C’est elle qui est venue chez moi pendant mon absence pour nourrir les bêtes, nettoyer la maison, et là se trouve le problème.

Edna est une femme adorable, serviable, un peu plus jeune que moi, Elle a eu la polio à l’âge de 5 ans et est donc restée handicapée mais malgré tout, elle se débrouille très bien et peut faire énormément de choses, le seul problème c’est qu’elle est sale et sur elle, et chez elle et elle est tellement habituée à mal faire qu’on peut lui dire ce que l’on veut, elle dit « oui » et repart dans ses habitudes.En dix jours la maison est devenu une vraie fosse d’aisance, bien qu’elle prétende qu’elle ne sent rien ; aussi cela va m’obliger à prendre certains risques, à reprendre mes gestes habituels plustôt que permis ; heureusement il n’y aura aucune séquelle pour moi.

Etant donné que ce livre a pour but d’expliquer comment j’ai vécu tout ce qui est arrivé, je suis obligée de parler de moi, de ce que je suis, comment je réagis. Si je devais me définir je dirais ceci :

-J’ai un caractère très fort, (cela gêne souvent mon entourage)

-je ne cède que si j’ai tort (on dit que je suis entêtée)

-je ne suis pas diplomate (c’est pour moi souvent de l’hypocrisie)

-je dis ce que je pense (je blesse)

-Je suis très indépendante (impossible pour moi de travailler en groupe)

-je suis responsable de ce que je dis, pense et fais,(je veux commander tout le monde)

-je suis une perfectionniste (les autres disent « tatillon »)

-je ne mens pas (il paraît qu’il existe des mensonges blancs qui comprennent tous ceux que l’on a dit et qui n’ont paraît-t-il pas d’importance !!!!!)

Tout cela fait de moi une personne pas très facile à vivre et qui veut toujours avoir raison.

C’est pour cela que  je suis très malheureuse quand je suis dépendante des autres et j’essaye d’y être le moins souvent possible mais il y a des situations qui obligent à composer et ça, j’ai beaucoup de mal à le faire.

Un mois plus tard, je marche seule, je n’ai plus mal, c’est presque une nouvelle vie qui commence pour moi, mais cela ne va pas durer longtemps.

En juin 2002 je suis malade, j’ai de très fortes diarrhées, puis la fièvre qui va monter jusqu’à près de 42. Je suis hospitalisée en urgence, presque inconsciente, deux jours après je suis opérée en pleine nuit : colostomie, ablation de 60 cms d’intestin, aspiration d’un énorme abcès qui se promenait dans l’abdomen en bousculant tout sur son passage.

Dix jours après, je suis de retour à la maison, j’ai maigri de 16 kgs, je ne peux plus manger ; les services sociaux m’octroient une aide ménagère 2 heures par jour qui vient de 8h à 10h mais comme je suis seule ou presque le reste de la journée, je n’ai pas la force de me trainer jusqu’à la cuisine et encore moins de faire réchauffer mon repas. J’ai en provisoire un sac sur le ventre pour les selles, je fais une allergie à la colle qui lui permet d’adhérer à la peau, je perds le sac plusieurs fois dans le lit ; je suis en pleine dépression et personne ne le sait pas même moi.

Ce qui va me sauver c’est une «  purée ».Mon amie Florence est venue me voir et sans rien dire elle me prépare à manger, une purée carotte avec un morceau de beurre. Quand elle apporte l’assiette elle me dit simplement : « maintenant mange » et moi, la têtue, je m’exécute et…… c’est bon, si bon…. Ce qui s’est passé c’est que comme j’avais toujours des nausées, cela voulait dire pour moi que si j’avalais quelque chose j’allais le vomir, or j’avais des nausées parce que j’avais très faim. Mon cerveau n’avait pas bien traduit les signaux envoyés.

Je vais me remettre tout doucement, mais 4 mois après, j’aurais une deuxième opération qui consistera à retirer le sac, à recoudre les intestins, pour permettre de nouveau une vie normal. Comme un malheur ne vient jamais seul. Peu de temps après ma ceinture abdominale va céder et il faudra donc, quelques mois plus tard, repasser sur le billard pour en poser une artificielle.

Depuis, je n’ai plus été la même qu’avant ; je me suis laissée envahir par une sort de fatalisme, mon rythme de vie à terriblement ralenti, je me suis cloitrée dans ma maison, avec ma télé, mes chats et je n’ai plus rien voulu savoir. Les 2 + 07/10/2012

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