Depuis que j’ai commencé mon journal, je me demandais comment je pourrais l’utiliser et à quoi surtout ? J’ai un blog sur un autre site, dans lequel je passe





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C'EST LE RECIT D' UNE EXPERIENCE ORIGINALE QUI SE POURSUIT
ENCORE,REDIGE D UNE MANIERE SINCERE PAR CELLE QUI L 'A VECUE.
CELA DONNE UNE IDEE DES DIFFICULTES QU 'AFFRONTENT TOUS CEUX  
QUI VIENNENT EN ISRAEL AVEC LE DESIR DE CHANGER DE VIE
ET AUSSI DE SERVIR. (note de l'éditeur - année 1981)


Débarquer, comme ça, un jour en Israel pour tenter de s'y installer quand on
est non-juive, que l'on a 42 ans, que l'on ne connait pratiquement personne,
que l'on ne parle pas l'hébreu et très mal l'anglais, c'est soit de la folie
soit de l'idéalisme. C'est pourtant une histoire qui existe : c'est la mienne.

La réalisation de mon rêve vieux de 20 ans prend naissance le 7 Mars 1981
quand je descends de l'avion et pose pour la deuxième fois de ma vie le
pied sur la terre d'Israel.

Trois jours après, suite à l'intervention d'une famille d'Ashdod avec laquelle
je corresponds depuis 2 ans, je me retrouve à Nir-Am (sillon du peuple),
Kibboutz situé à l'entrée du Néguev, à 25 kms d'Ashkélon et qui comprend
environ  180 familles.

Même si l'on ne sait pas qu'il y a quelques dizaines d'années, cet endroit
n'était qu'un désert, on est forcé de tomber en admiration devant cette
nature luxuriante qui vous souhaite la bienvenue.

Devant vos yeux défilent des haies d'ibiscus, s'enchevètrent des branches
de bougainvillers, le sol est recouvert de fleurs de frangipaniers et
chaque maison  est entourée de roses, d'oeillets et de plantes grasses.

Frédéric est le responsable des volontaires. Agé de 30 ans, barbu, sympa-
tique et parlant français, il me confie très vite que ma venue pose
un problème. En effet, les 40 volontaires actuellement au kibboutz
sont agés de 18 à 25 ans et ne parlent qu'anglais; dans cette ambiance
qui n'est absolument pas la mienne, je risque d'être très déçue et de
repartir avec une mauvaise impression.

La chance, qui se manifestera d'ailleurs souvent sur mon chemin, va
jouer une première fois : une jeune française est arrivée la veille et il
y a une place dans sa chambre. C'est grâce à cet arrangement qu Frédéric
m'acceptera à Nir-Am et me conduira, séance tenante à mes nouveaux
"appartements" situés à une extrèmité du Kibbouts appelée "ghetto".

La pièce dans laquelle je pénêtre fait partie d'un bloc en fibro-ciment
de 5 chambres en alignement. L'intérieur est sombre malgré les
deux fenêtres auxquelles pend, un restant de moustiquaire.Deux lits
sur lesquels nous apprendrons à nous asseoir avec précaution, des
couvertures qui en ont vu de toutes les couleurs, une armoire sans
porte, une table de cuisine en formica rouge et une chaise. Par contre,
pour les murs, nous sommes gâtées puisque nous avons hérité de
tous les fantasmes des précédents locataires

Je digère assez bien ce premier choc et mon "aventure" commence.
Les deux premiers jours sont consacrés à la reconnaissance des lieux
et au choix de nos tenues de travail qui se composeront de chemises
d'hommes, de pantalons trop grands et de vieilles chaussures dans
lesquelles mes pieds crieront grâce!

Je suis affectée à l'usine qui fabrique des couverts de table.

Les trois premiers jours, je travaille de 6h du matin à 14h dans une
salle de tri ,réservée en général aux personnes âgées;  nous manipulons
pendant des heures, cuillères  fourchettes et couteaux que nous sortons
des caisses pour les ranger dans d'autres afin qu'ils subissent les
dernières retouches de chromage et polissage.

Un matin, je suis envoyée directement devant les machines. C'est une
salle immense dont les murs et le sol sont recouverts de projection
d'huile et de limaille ; le bruit est infernal car douze machoires tournent
en cadence régulière au-dessus d'immenses rouleaux de polissage.
J'ai le coeur qui se serre car je pense que je ne vais pas tenir le coup.
Pourtant, après deux jours passés dans cette ambiance, je demande
à rester dans la salle des machines et mon choix me surprend.

Moi qui, en France ,était attachée de direction, toujours tirée à quatre
épingles et ne recevant que sur rendez-vous, comment puis-je trouver
un intérêt quelconque à ce travail d'usine d'ou l'on sort taché de
graisse et rompu de fatigue? Pourtant, j'aime ce que je fais parce que
je me mesure à des éléments nouveaux en ce qui me concerne.
Avant, je travaillais avec mon cerveau, maintenant, j'utilise mes mains ;
j'étais assise huit heures par jour dans un bureau confortable, je dois
me tenir six heures debout, face à des engins bruyants et sales et de
surcroit, il y a cette ambiance muette, du fait du bruit, où nous devons
nous comprendre uniquement par gestes.

Alors que je travaille depuis plus de deux mois dans le cadre que je viens
de décrire, je suis brutalement affectée aux champs car la période des
melons vient de commencer et nous sommes tous réquisitionnés.pour
ce travail.

Le choc est rude pour moi car je me sens parfaitement intégrée à l'équipe
et je n'ai pas envie de la quitter. Mais dans un kibboutz, il n'existe pas de
décision personnelle ; seul, l'intérêt de la communauté prime; cela aussi
est difficile à admettre pour un esprit français, donc indépendant.

C'est un peu la mort dans l'âme que je pars pour les champs tous les
matins à 5 heures, persuadée que cette fois, je vais flancher, d'une
part parce que je pense  que physiquement ce sera trop pénible et
d'autre part parce que durant tout ce temps passé au kibboutz, mon moral
n'a pas toujours été bon. Les premiers temps, j'avais tout à découvrir, ce
qui occupait mes moments de loisirs,mais dans un cercle aussi fermé
que peut l'être un kibboutz, on parvient très vite à une sorte de routine ;
on voit pratiquement toujours les mêmes  personnes on tient à peu près
toujours les mêmes conversations, ce dont je me suis finalement lassée.

Quant à mes rapports avec les volontaires, ils étaient excellents mais je
commençais à être fatiguée de ces nuits sans sommeil dûes aux
nombreuses fêtes données par les uns et les autres à grand renfort de
cris et de musique et ce, jusqu'à l'aube.

Pourtant j'ai, là aussi, tenu le coup, soulevant durant des heures des seaux
remplis de fruits murs et pesant entre 10 et 15 kgs, trié des tonnes de
melons en fonction de leur couleur, de leur forme, de leur grosseur.
Moshé, membre du kibboutz, responsable de ce travail, m'a beaucoup épaulée,
pétillant d'intelligence et de dynamisme, on ne peut imaginer le potentiel
de facultées qu'il possède.C'est chez Olga d'origine roumaine, arrivée à
Nir-Am il y a près de 40 ans, au début de la création de celui-ci, que
j'étais invitée à tout moment, d'autant plus qu'elle raffolait converser
en français.C'est Stéphen, ce jeune volontaire allemand qui se posait
beaucoup de questions sur le rôle que son pays a joué voici 40 ans et qui
est venu ici pour mieux comprendre ce peuple qui a été opprimé par le sien
et peut-être aussi pour demander pardon.?

Au mois de juin, j'ai eu la désagréable surprise d'apprendre que je ne
pourrais pas apprendre l'hébreu dans l'oulpan se trouvant dans un kibboutz
voisin et en moins de trois semaines j'ai dû trouver une solution.

Ceci m'a conduite à Tel-Aviv où j'étudie depuis deux mois.

De nouvelles aventures et découvertes m'attendaient et m'attendent encore et
si aujourd'hui je ne sais pas  de quoi est fait demain, je suis par contre
certaine que je vais continuer sur le chemin que j'ai choisi afin que
mon rève devienne réalité. 16/04/2008 les 2 + 20/09/2012
http://ts2.mm.bing.net/th?id=I.4573629806412057&pid=1.9 nouv. Illustr. Debut de texte livre ouvert

http://ts2.mm.bing.net/th?id=I.4740222993105753&pid=1.9 nouvel illustr. Fin de texte pot de fleur

21 EME PARTIE
Pendant mon séjour au kibbutz, j’avais droit, comme tous les volontaires, à un jour de congé par semaine. Je me rendais donc à chaque fois à Tel-Aviv, d’abord pour mieux connaître la ville, ensuite pour me pénétrer de la vie quotidienne des israëliens. Lorsque j’ai appris que je ne pourrais pas suivre des cours d’hébreu au kibbutz voisin de celui dans lequel je me trouve, je cherche aussi comment étudier cette langue en ville. Je me rends  au ministère de l’intégration qui me donne  une adresse d’oulpan (école pour nouvel arrivant) L’école est prête à m’accueillir dès l’ouverture de la prochaine cession mais je dois faire face à tous les frais, étant touriste.

Il me reste donc un seul problème à régler : comment me loger ? L’hôtel, impossible car trop cher, une location oui, mais comment trouver quand on ne lit par correctement l’anglais et pas du tout l’hébreu.

Un jour, je vois une parfumerie et j’entre pour demander l’adresse d’une esthéticienne. Il y en a une à deux pas et je m’y rends. Première surprise, la personne qui m’ouvre la porte, parle français, deuxième surprise, une cliente vient de se décommander et elle peut me prendre tout de suite.

Durant les soins nous parlons, je lui explique ma venue, mes démarches et aussi mon problème de logement et là, troisième surprise, Gisèle a une chambre dont elle ne se sert pas dans le même immeuble que son salon, elle m’offre de m’y loger pendant la durée de mes cours et ne me demande qu’un demi loyer.

Dans la même journée j’ai trouvé, une école, un toit et une amie. Durant les 5 années qui vont suivre, il en sera toujours ainsi : je trouverai sans chercher travail, ami, logement.

L’école ouvre 6 jours par semaine, 4 heures chaque matin pendant 5 mois.

Les enseignantes sont extraordinaires car très habituées aux élèves venus de toute part et des problèmes inhérants à chaque nationalité. Les cours nous sont donnés uniquement en hebreu avec force gestes et dessins au tableau si nécessaire.Nous entendons environ 35 mots nouveaux à chaque jour, nous devons en savoir 15 par cœur pour le lendemain.

Le gros avantage que j’ai par rapport aux autres élèves, c’est qu’étant venue seule,  je n’ai personne avec qui parler ma langue en dehors de l’oulpan, je vais donc très vite mettre en pratique les mots appris et au bout de 3 mois je serai la seule de la classe capable de parler dans cette langue.

L’hébreu n’est pas une langue difficile, du moins la langue de tous les jours et je comprends très vite que si je veux assimiler rapidement les règles de grammaire, les constructions de phrases etc.. je dois oublier le français et surtout ne pas faire de comparaison entre les deux langues.

Ces 5 mois d’étude seront pour moi une période merveilleuse, avide d’apprendre, avide de savoir, avec parfois  peur de ne pas y parvenir et en même temps, la sensation d’être portée par les évènements, par une force invisible qui me dirige  et quand je regarde un peu derrière moi, je vois que ce n’est pas nouveau car ces deux places trouvées sans problème et dans lesquelles je ne vais pas faire l’ affaire, cette carte postale tombée par hasard dans la boite d’une autre personne, ce kibbutz qui au début ne peut pas me recevoir, ces adresses que je trouvent facilement, Gisèle, le logement tous ces enchainements positifs, on peut appeler cela le hasard mais moi, il me semble que c’est autre chose, seulement, je ne sais pas quoi.

Pourtant, j’ai aussi souffert dans cette chambre dans laquelle j’habitais car je n’avais rien. Trois grands morceaux de tissu me servaient de drap. J’avais si froid que je dormais avec mon manteau et mes chaussettes. Je mangeais dans des assiettes en carton avec couverts en plastic. C’est que les frais d’école, le loyer et tout le reste commençaient à faire un trou dans l’argent dont je disposais et je devais faire très attention pour pouvoir tenir le coup coûte que coûte. J’avais aussi fait la connaissance de Fortuné, une française qui travaillait dans une librairie et qui me fournissait à petit prix et parfois gratuitement, stylo, cahier etc.. et un jour elle m’avait  offert un dico Français-hébreu qui m’aidera énormément.

J’ai terminé les 5 mois de cours, j’ai eu mon diplôme et je vais devoir rentrer en France quelques temps car un étranger se voit remettre un visa tous les trois mois à condition de pourvoir justifier de sa présence en Israël. Tout le temps que j’étais à l’école, je fournissais un certificat scolaire qui me permettait de renouveler mon visa. Lorsque je reviendrai, j’aurai de nouveau le droit d’étudier en deuxième année ce qui me donnera une fois encore et pour une durée de 15 mois l’autorisation de résider dans le pays.

De retour à Asnières, chez Linda, Alexandre descend à Paris et vient passer quelques jours avec moi. Il a grandi, il me paraît en forme et nous sommes très heureux de nous revoir. David a quitté l’armée. Il a, là-bas aussi, fait quelque chose de mal ce qui ne lui a pas permis de rempiler comme il le souhaitait, mais je n’ai jamais su ce qu’il avait fait. Il est maintenant avec Guy et travaille pour lui. D’après ce que je comprends, il y a des hauts et des bas .

Voilà, les vacances sont finies, je dois retourner en Israël car les cours de la deuxième cession vont commencer, je retrouve  la chambre de Gisèle. toutefois un peu anxieuse, sachant que je ne pourrai pas passer ma vie à étudier, puis partir, puis revenir or pour pouvoir rester dans le pays sans toutes ces tracassseries il faut être juif et je ne le suis pas.les 2 + 21/09/2012

http://ts2.mm.bing.net/th?id=I.4573629806412057&pid=1.9 nouv. Illustr. Debut de texte livre ouvert

http://ts2.mm.bing.net/th?id=I.4740222993105753&pid=1.9 nouvel illustr. Fin de texte pot de fleur
23EME PARTIE (22)
Lors de mon passage à Paris, Guy m’a demandé de récupérer l’autorité parentale sur Alex car, m’explique-t-il,  il pourra ainsi toucher les allocations familiales et déduire une part de ces impots. De plus, il veut vendre l’appartement et me demande mon accord.
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