Depuis que j’ai commencé mon journal, je me demandais comment je pourrais l’utiliser et à quoi surtout ? J’ai un blog sur un autre site, dans lequel je passe





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-REVERIE-

 

 

Je me suis vue, dans bien des années devant un piano que vous m’aviez offert, jouant pour vous, rien que pour vous tout ce que nous aimions.La maison est grande, claire et propre

 

 Depuis longtemps déjà, nous sommes ensemble et chaque matin, nous lisons dans les yeux l’un de l’autre, le même élan d’amour et de tendresse qui nous fait vivre intensément.

 

 

  C’est que nous avons tout partagé, les durs moments et les meilleurs. Rappelez-vous nos débuts, ces premières années si difficiles. Jamais vous n’avez douté et moi, j’étais fière d’être auprès de vous. Je vous ai vu travailler sans ménager votre peine et dans ces moments là, j’aurais voulu être homme pour mieux vous aider.

 

Mais quand arrivait le soir, harassée de fatigue, j’étais heureuse d’être femme car malgré tous nos soucis, vous trouviez encore le moyen de vous occuper de moi, de me faire rire, de m’émouvoir et dans notre maison, aussi pauvre fut-elle, c’était le bonheur qui scintillait partout.

 

 

Ce vieux meuble bancal qui était dans un coin, nos yeux le transformaient en un bahut rustique fleurant bon la cire et notre vieux réchaud devenait cheminée ; là où le sol s’effritait, nous mettions un tapis. Notre vaisselle ne valait guère mieux mais là aussi nous avons fait des prouesses : l’assiette ébrêchée devenait porcelaine de Saxe et le verre à moutarde, flûte de cristal.

 

 

  Bien souvent, nous avons bu le champagne du puits, chaque jour plus frais et plus limpide, puis nous nous inventions des rêves, mélant tous deux notre imagination.

 

 

 

La nuit tombait alors sur notre beau château et chaque soir je vous ai retrouvé plus prévenant et plus tendre, cherchant par tous les moyens à me faire plaisir.
« Voilà mon doux cœur où mes rêves m’ont conduites

 Aimeriez-vous vivre cette vie que je vous ai décrite ? « 

 

Guy est parti pour l’Afrique, seul pour les trois premiers mois et si tout va bien pour lui, nous le rejoindrons après cette période.
Très vite, je me sens libérée d’un poids que je ne mesurais pas lorsqu’il était là : plus de tension, plus de disputes, des soirées telles que nous les aimons, les enfants et moi, quelquefois nous prenons un petit plateau télé devant un bon film, enfin la paix et les lettres de Raymond vont devenir alors, non pas un palliatif à une vie chargée de problèmes, mais un cadeau qui s’ajoute au simple bonheur de se sentir bien chez soi.

 

 

Il y a longtemps déjà que David sait que Guy n’est pas son père ; les psychologues consultés m’avaient dit que de telles révélations devaient être faites, soit avant l‘âge de 8 ans, soit après la puberté. Lorsque je le lui avait parlé, Il n’avait eu aucune réaction spéciale et était retourné à ses jeux.

 

 

Ce soir là, nous dinons ensemble, l’ambiance est comme à l’habitude bonne et détendue et alors, sans crier gare David me dit : » Maman, est-ce que tu peux me dire le nom du Monsieur qui m’a fait ? »je suis abasourdie, car cela veut dire que durant tout ces mois, il n’a pas cessé de penser à cela alors que je croyais qu’il n’y avait prêté aucune attention.

 

Je lui explique que cela ne servirait à rien de le savoir maintenant car il ne pourrait rien faire de ce renseignement mais que quand il sera plus grand, je le lui dirai. Et tout rentre dans l’ordre…. Comme avant, du moins je le crois.

 

 

Plus le temps passe et plus je réalise que je n’ai aucune envie de rejoindre mon mari en Afrique, je voudrais rester en France avec les enfants et que lui continue sa carrière là-bas mais ce n’est pas possible, sa société ne l’accepterait pas, c’est du moins ce qu’il me dit lorsque je lui en parle au téléphone et en guise de conclusion il ajoute : « arrête tes conneries et envoie les cantines »alors, la mort dans l’âme, je prépare le départ mais avant je voudrais voir Raymond au moins une fois. Renseignements pris au près de son avocat, je fais ce qu’il m’a conseillé bien qu’il m’ait prévenue qu’il y a peu de chance que ma demande aboutisse car seuls, les proches ont ce droit.

 

 

  Le D-ieu Eros étant avec nous, j’obtiendrai 3 permis de visite. Je n’ai pas prévenue Raymond pour lui faire la surprise et lorsque enfin nous sommes l’un devant l’autre, séparés par une vitre en plexiglass, c’est très émus que nous nous regardons ; nous essayons de parler mais les mots ne passent pas, alors nous restons là, nous dévorant des yeux et le silence devient notre complice. Les deux autres visites elles, seront plus animées car nous savons qu’il n’y en aura pas d’autres, mon départ pour la Côte d’Ivoire étant imminent.

 

 

 Et Alexandre comment va-t-il ? Il n’a pas encore 4 ans et autant son frère était facile à vivre, autant « Bichon » est très difficile.

 

 

  Il y a eu la période des « pourquoi ?» qui semblait vouloir durer éternellement, et puis celle des « non ! » et là, il fallait s’ccrocher pour obtenir quelque chose du petit monstre. Et quoi donc ? ah oui, les doigts dans les prises de courant, ça ! c’est fait. Passer par la fenêtre ça aussi (presque) de plus il mange très mal il n’aime rien sauf…. Les carambars et les frites, c’est très peu pour varier les menus, mais pourtant, tous les examens pratiqués prouvent qu’il n’y a aucune carence et qu’il se porte comme un charme.
Nous sommes arrivés au 5 juin 1973, l’appartement est vide car tout a été vendu et les nouveaux locataires prendront possession des lieux pour un an le lendemain donc, quoi qu’il arrive, impossible de faire marche arrière.

 

Je me suis souvent demandé quelle vie j’aurais eue si, au dernier moment, j’avais refusé de partir, nul ne le sait et c’est peut-être mieux comme ça ……….les 2 + 09/09/2012


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10eme partie

L’avion vient d’atterrir, la porte s’ouvre et une odeur de moisi nous enveloppe tandis que nos habits commencent à nous coller à la peau et il n’est que 5h30 du matin. L’Afrique nous dit bonjour.

 

Guy, le visage encore tout boursoufflé de sommeil, nous attend et nous conduit à la villa dans laquelle il habite déjà.

 La «  zone  3 » est habitée uniquement par des blancs et les seuls africains que l’on y croisent sont les boys ou les gardiens. Bien que les enfants aient dormi dans l’avion, ils tombent de sommeil et vont se coucher immédiatement.

 Le salon-salle à manger est une vaste pièce bien meublée, puis un couloir au bout duquel la chambre à coucher et sur les côtés, une autre chambre pour les enfants ;  en face, salle de bains, cabinet de toilette, et w.c.

 De l’autre côté du salon,  la cuisine bien agencée par laquelle on accède à une arrière- cour, le domaine du « serviteur ». Sur le devant, un très beau jardin garni de palétuviers, d’ibiscus, de cannas et encore bien d’autres plantes, plus belles les unes que les autres.

 Mamadou vient de servir le petit déjeuner, et Guy prend la parole : « je serai correct avec toi, durant ces trois mois, j’ai rencontré une femme, elle est jeune, belle, intelligente et fait très bien l’amour ; je voulais que tu l’apprennes par moi ». Sur ce, il regarde sa montre, il est l’heure d’aller au bureau et il me plante là, avec les valises, et ma stupeur.

 J’ai eu 4 heures pour réfléchir, et lorsqu’il revient pour le déjeuner et que les enfants, réveillés, jouent dans le jardin, c’est à moi de parler :

« je t’avais dit que je voulais rester en France et vu la situation, c’était le mieux qu’il y avait à faire, mais pour une raison que je ne comprends pas, tu m’as dit de venir, tu m’as demandé de mettre des locataires dans notre appartement, fermant ainsi la porte à un éventuel retour en France, je suis donc obligée de rester, du moins pour l’instant. Je ne sais pas ce que tu as prévu pour nous mais moi j’ai décidé ceci : jusqu’à ce que nous trouvions une solution, aux yeux des enfants nous vivrons comme si de rien n’était ; seulement, tes nuits t’appartiennent, tu pourras quitter la maison le soir lorsque les enfants seront couchés et tu repasseras le matin avant d’aller au bureau de façon à ce que les gosses pensent que tu as dormi à la maison. Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve mais une chose est sûre, un jour je te rendrai la pareille et pour ce que tu viens de faire,  et pour l’épisode de Nantes que je n’ai pas oublié  et j’espère que tu as compris que nous deux, c’est fini  »

 Nous allons vivre ainsi un an, et lorsque Guy annoncera notre séparation, presque tous les gens qui nous connaissent seront très surpris et diront que pourtant, nous formions un beau couple.

 La vie en Afrique est très différente de ce que les français connaissent ; les femmes, n’ayant plus de corvées ménagères, n’ont plus qu’à s’occuper d’elles, de leur garde robe, de leur coiffure et de leurs ongles manucurés.

Les soirées succèdent aux soirées et ces dames papillonnent et discutent de sujets futiles comme elles le sont elles-même. Les hommes eux, discutent de chasse, du bungalow acheté pour une bouchée de pain et bien sûr ….. de la connerie des nègres. Le racisme, ce n’est plus le fouet ou les chaines, c’est le mépris. Les boys et les gardiens sont payés un salaire de misère, travaillent sans contrat, autant d’heures par jour que le patron le décide, sans être plus payés pour autant.

 Dans un tel contexte j’ai vite fait d’en avoir marre et je décide de ne plus aller à ce genre de soirée qui m’écoeure.
Après 15 jours, j’ai trouvé une place de secrétaire. Je resterai dans cette société 4 ans, de plus en plus mal vue car mon comportement envers les africains déplait à la race blanche, on me fera les mille misères pour que je parte, on me supprimera le chauffeur pour aller chercher mes enfants à l’école, on me  refusera toutes les primes et augmentations données aux autres secrétaires, on s’arrêtera de parler sur mon passage,et pire encore on me fermera les portes de toute la société bien pensante surtout quand on apprendra que j’ai un amant noir. Et je résisterai à tout cela, non pas parce que je suis courageuse et extraordinaire, mais tout simplement parce que je suis prise dans un engrenage dont je ne peux me sortir.

 les enfants eux, se sont très vite habitués à leur nouvelle vie, surtout bichon qui adore le boy avec qui il joue tout le temps et dans l’assiette de qui il adore manger le poisson au manioc, au grand damne du père qui non seulement méprise le personnel, mais en plus, pense qu’il est syphilitique alors….

 Guy sort le soir, mais depuis notre explication ne reste jamais toute la nuit dehors il rentre vers les 1 h du matin ;  Bien sur je ne comprends pas pourquoi car nous ne nous parlons pas ou si peu…. Par moments aussi, Guy joue les « père fouettard » et donne des punitions à l’ainé pour des broutilles.

 David se comporte normalement. A l’école, cela ne peut pas être très bien car il a accumulé en France beaucoup de retard et sa dyslexie est toujours présente mais à part cela, rien à signaler, du moins au début parce que petit à petit on va découvrir pas mal de choses.

Un jour, je ne sais plus comment, il a trouvé un haras et on lui a proposé de faire un tour à cheval. Lorsque David est sur  l’animal pour la première fois, il devient un autre enfant il n’a pas besoin d’apprendre quoi que ce soit, il sait !

 Le propriétaire des lieux est très impressionné par ce talent et l’invite à venir quand il le voudra. Le problème c’est qu’en afrique il n’y a pas d’autobus pour les blancs et comme il ne nous parle pas de sa nouvelle passion de peur qu’on lui interdise de continuer, il faut trouver de l’argent pour prendre le taxi. D’abord, il vend sa montre pour une bouchée de pain car il n’en connaît pas le prix, ; il racontera qu’il l’a perdue, nouveau mensonge, nouvel engrenage ; ensuite  il vole l’argent qu’il trouve à la maison, y compris celui donné au Boy pour aller faire les courses, quitte à faire accuser le boy de vol et lui faire perdre son travail. Et voilà, on est reparti pour un tour.

 

 

David a maintenant 12 ans, l’âge de la puberté mais chez lui aucun indice qui laisse supposer qu’il le vit mal. Pourtant un jour, nous frisons la catastrophe : je reviens du travail, Alexandre joue dans le jardin et David est enfermé dans sa chambre ce qui me met la puce à l’oreille car quand il fait quelque chose il « disparaît » de la circulation. Bichon m’accueille avec joie et quand je lui demande ce qu’il a fait dans la journée il me dit : « tu sais maman, la petite africaine qui habite chez les gens d’en face est venue jouer avec nous ; je ne sais pas ce qui s’est passé, mais à un moment David l’a enfermé avec lui dans la chambre, la petite fille a pleuré et quand elle est sortie, elle avait du mal à marcher. »

 

 C’est tout simplement d’un viol ou d’une tentative de viol qu’il vient de me parler là ! je rentre dans la chambre et là, pas de question, pas de conciliabule, pas de psychologie je dis à David « qu’as tu fait à la petite ? il s’apprête à mentir mais déjà les larmes lui montent aux yeux et il avoue : « c’est à cause des copains, ils ont tous une copine et se moquent de moi qui n’en ai pas, alors je voulais pouvoir leur dire demain que moi aussi j’en ai une ». Je suis effondrée.

 La petite voisine est africaine, adoptée par un couple de blancs dont le mari est « Pasteur » elle a environ 5 ans. Que faire ? aller en parler et risquer de déclancher la colère de ces gens, suivie de plainte, police, procès ; se taire et porter ma vie entière le poids d’une culpabilité énorme et du fait que je ne sais pas jusqu’où David est allé, imaginer que la petite a subi un traumatisme qu’elle gardera imprimé dans son corps toute sa vie m’est insupportable.

 Dans la villa avoisinant la mienne, il y a un couple de jeunes français, lui est prof et ne sachant à qui me confier (il n’est pas question que je raconte cela à Guy qui dans ce domaine est coincé) je leur raconte et leur demande « quoi faire ? » Le mari, après avoir réfléchi quelques minutes me répond, « à votre place, je ne dirais rien, car d’une part je ne pense pas que votre fils ait pu la violer elle est trop petite pour qu’il ait pu arriver à ses fins, d’autre part, c’est une petite africaine, ce n’est pas comme si….. » et il ne termine pas sa phrase.

 De retour chez moi, j’analyse la réponse reçue qui déjà me dégoute : parce que c’est une petite africaine c’est moins grave que si c’était une blanche ? quelle horreur ! et c’est, je crois, ce qui va me décider à parler.

 

 Je demande à être reçue chez ces parents que je ne connais pas. Ils ont déjà un certain âge, vivent dans un lieu très modeste et qui respire la religion à plein nez, des cierges, des bougeoirs, des photos de Jésus  et autres saints…. Et ce qui va suivre est inimaginable. Très mal à l’aise je commence à parler : « votre petite fille est venue jouer chez moi pendant mon absence et mon plus jeune fils m’a dit que mon ainé n’avait pas été très gentil avec la petite ». Comme ils ne réagissent pas, je continue : »je ne sais pas exactement ce qu’il lui a fait mais elle est partie en pleurant ».

A ce stade j’espère qu’ils vont me poser des questions, qu’ils vont réagir ce qui va me permettre de développer un peu ma pensée, car je suis venue pour dire la vérité, mais une vérité si difficile à dire qu’il faut m’aider un peu, mais rien, pas de commentaires, pas de questions et puis, l’homme se lève, part dans une autre pièce et revient avec un livre de prières qu’il ouvre à une page bien précise pour lui et commence à lire. Je n’arrive pas à me rappeler du texte, mais ce dont je suis sûre c’est qu’il s’agissait de l’histoire d’une pécheresse à qui D-ieu pardonne sa conduite, je suis certaine que ces gens avait parfaitement compris ce que j’étais venue dire mais leur conception de la vie était telle, qu’ils se refusaient de juger et s’en remettaient à D-ieu.  Je sors de chez eux éblouie de tant d’abnégation.

 

 11eme partie
Voici un an que nous sommes arrivés à Abidjan les enfants et moi. Dans le contrat des expatriés, il est prévu de fournir un billet d’avion aller et retour pour chaque membre de la famille après 15 mois de séjour, Guy étant arrivé en Mars de l’année précédente, rentre un jour à la maison avec 4 billets qu’il jette sur la table. Les enfants vont partir pour deux mois chez les grands- parents paternels, les deux billets restants sont rangés, celui du mari dans l’armoire, et le mien déposé à la banque dans un coffre ouvert à mon nom.

Car j’ai un plan. Je veux que Guy parte afin que je me retouve seule, comme je l’étais en France, ceci afin de réfléchir à la meilleure décision à prendre pour mettre fin à cette situation qui a suffisamment duré.

 Il est arrivé parfois, durant les derniers mois, que le mari volage fasse des petits travaux d’approche, un sourire, une main sur l’épaule quand il passe auprès de moi. Lui aussi a un plan : ce que je découvrirai plus tard, c’est que sa maitresse, n’ayant pas supporté de partager son amant avec la légitime, a préféré quitter l’Afrique et est partie en Angleterre, ce qui explique que Casanova, n’ayant plus personne à qui faire la cour, rentrait si tôt dans la nuit et essayait de temps en temps de se rapprocher, espérant peut-être recoller les morceaux. Aussi un soir, il me demande : « Où veux-tu aller en vacances ? »

 « tu vas où tu veux, moi je reste »

 voilà le dernier round vient de démarrer.

 Je ne partirai pas avec lui,

 je veux me retrouver seule pour prendre ma décision en toute tranquilité à savoir : divorcer, et là, Monsieur se fache ; il a oublié tout le passé, tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a dit pour ne se rappeler que de l’instant présent et de ce qu’il désire, Lui , alors je lui explique qu’en plus de ce que je viens de lui dire, je veux profiter de ces deux mois durant lesquels les enfants ne sont pas là, je veux m’amuser, sortir et si je rencontre des hommes qui me plaisent, passer un moment avec eux et là, il explose le «  macho »-

« et j’aurai l’air de quoi moi quand je reviendrai de congés ? »-

« d’un cocu comme je l’ai été moi-même, cela fait mal mais crois -moi, on n’en meurt pas. »

Il est dingue, je crois qu’il va me frapper mais il se retient et garde ses gnons pour celle qu’il épousera plus tard, sa maitresse actuelle.

 

 Le ballon de baudruche s’est dégonflé comme quoi, une grande gueule oui, mais à part ça……...

 Il est de coutume, dans presque toutes les familles, qu’avant le départ de l’épouse et des enfants, le couple invite les amis et connaissances afin de fêter l’évènement. Après le départ de la marmaille, et comme il reste des plats à finir, le nouveau célibataire invite à son tour copains et copines et la soirée se termine généralement en boite de nuit et comme à Abidjan tout le monde connaît tout le monde  il se trouve que Guy et moi, nous nous retrouvons chez la même personne, invités par des amis différents.

Plus tard, nous allons en boite ; cela fait des lustres que je n’ai pas dansé, que je ne me suis pas amusée, alors quand on me tape discrètement sur l’épaule, j’accepte l’invitation. Un Ivoirien vient de m’inviter, habillé avec élégance, excellent danseur, je passe un très bon moment puis je regagne ma place et lorsque un peu plus tard, le même homme vient à nouveau pour m’inviter et que j’accepte, à peine levée de mon siège, j’entends dans mon dos un « NON » crié à tue tête. C’est Guy qui n’en peut plus. Comme tous les petits blancs, il déteste les noirs, alors devant un tel tableau (son épouse dans les bras d’un nègre) il hurle.

 De retour à la maison, il m’insulte comme il sait si bien le faire : salope, vicieuse, connasse mais moi je m’en fous, sans le vouloir je viens de me venger (de commencer seulement) et…. Je jubile.

L’homme qui va occuper ma vie pendant des années s’appelle « PAULIN »

 

 Guy est parti en vacances, seul ; il recevra chez ses parents une lettre de moi lui faisant part de mon intention de divorcer, je lui préciserai également que je reste dans la villa jusqu’à son retour et que dès qu’il sera revenu, je partirai habiter ailleurs, j’ai d’ailleurs trouvé un petit 2 pièces qui fera très bien l’affaire.Sans l’avoir prémédité, Paulin qui a eu des ennuis et à perdu son logement viendra habiter chez moi, afin de le dépanner.

 

 Guy est revenu, un mercredi (comme moi) à 5h30 du matin (comme moi) je suis allée le chercher à l’aéroport et de retour à la villa, je prends ma valise et m’apprête à partir, c’est alors qu’il m’annonce que les enfants restent avec lui. Ca ! je ne l’avais pas prévu, Guy n’ayant jamais été un père attentif je croyais qu’il était plus que normal de penser que les enfants venaient avec moi. C’est en fait un moyen pour me retenir mais je ne cède pas, je pars.

 Très vite le père est dépassé par les évènements, Alexandre à recommencé à faire pipî au lit, il refuse de manger, il hurle et se roule par terre et un jour, n’y tenant plus, Guy me rend les gosses qui iront déjeuner chez leur papa, car l’école est à côté de la villa et viendront le soir chez moi. Les week-end seront partagés entre nous. 

J’entame la procédure de divorce. En quelques mois, l’affaire est réglée, Guy « hérite » de l ‘autorité parentale pour David et moi d’Alexandre qui n’a que 4 ans.

 David va de plus en plus mal et maintenant qu’il se partage entre deux maisons il peut jouer sur deux tableaux et raconter ce qu’il veut quand il veut, comme il veut. J’ai parmi mes connaissances, une femme graphologue et je lui demande un jour d’analyser l’écriture de l’enfant. Le verdict est sévère : paranoïa, début de schizophrénie, tendance au mensonge, affabulation, dissimulation et en résumé, elle nous conseille, du fait que nous n’avons pas été capables de lui donner une famille qui lui convienne, de le placer chez des étrangers, éducateurs, pour qu’il commence ailleurs une nouvelle vie sur des bases plus stables, ; c’est ainsi que David va partir dans une famille suisse, trouvée par cette même graphologue qui connaît bien ce pays.

 Que croyez-vous qu’il arrivât ? très simple, le temps de plaire, de s’habituer aux lieux, aux habitants, aux habitudes de chacun et le cirque va recommencer mais là certainement encore plus grave car David sera envoyé dans une école, toujours en suisse qui reçoit des enfants dont les parents sont à l’étranger, et cela sans même nous avertir du changement. Nous le saurons quand le directeur de ladite école nous enverra la facture.

 Qu’est-ce que David à fait ? pourquoi ne nous a-t-on pas prévenus ? …….

 Et dans cette école pourtant spécialisée, pensez-vous que cela ira mieux ? faut pas rêver……

 

Alexandre lui, ça va, ce n’est pas un génie en ce qui concerne les études mais passée la période des « pourquoi » et des « non », il est très gentil et surtout serviable, mais plus que tout, il fait tout son possible pour être bien avec tout le monde, très conciliant trop même, il ne faut pas se fâcher, il ne faut pas faire de vagues et c’est hélas un trait de caractère qui va se renforcer en grandissant jusqu’à, dans certaines circonstances, en faire une sorte de pantin dans les mains de celui ou celle qui tire les ficelles. Mais on n’en est pas encore là.LES 2 + 11/09/2012
12EME PARTIE


Il faut que je vous parle de l’Afrique. C’est bien sûr le dépaysement total pour un européen : la nature luxuriante, des plantes, fleurs et arbres que l’on ne connaît pas ; la latérite, sorte d’argile qui recouvre les rues lorsque celles-ci ne sont pas asphaltées, le rythme de vie aussi plus lent, peut-être à cause de la chaleur. la vie facile enfin, dans laquelle toute corvée ménagère est  « confiée » au personnel que l’on exploite sans même s’en rendre compte.

A la maison, la plupart des boys et gardiens sont Voltaïques (originaires de la Haute-Volta qui maintenant s’appelle je crois ; le Burkinafasso) Dans les bureaux, le personnel est ivoirien (aux postes subalternes car aux postes clés, du blanc ! rien que du blanc !)

Toute nouvelle et cocue de surcroit, je me suis dit que je devais profiter de la chance qui m’était donnée de découvrir des horizons nouveaux, pour visiter ce pays, le pays profond, retouner aux racines de ces gens, là où est la vérité.

 Dès que j’ai mieux connu mes collègues africains j’ai demandé leur aide pour m’emmener le week-end visiter leur village, découvrir leurs coutumes. Je n’étais pas la première blanche à vouloir faire cela mais j’étais la première à le  faire de cette façon. j’ai demandé ce qu’il était habituel d’apporter en cadeau on m’a répondu : de l’alcool, apéritif, liqueur, digestif, bières etc… et quand j’ai fait savoir que moi je comptais apporter quelque chose qui donne la vie et non la mort à savoir ; cahiers, crayons, douceurs et médicaments, le collègue consulté à viré au gris (c’est la couleur que prend un noir lorsqu’il se sent mal).

 Il faut comprendre que depuis des décennies, les européens qui visitent les villages le font pour pouvoir ramener de leur séjour des clichés, films et diapos prouvant les grands aventuriers qu’ils ont été. Les chefs africains dans leur naïveté ont cru qu’il s’agissait de cadeaux royaux puisque utilisés par les blancs et coutant des fortunes. Alors ! amener quelque chose de différent, c’est prendre le risque de déplaire au chef et encore plus au sorcier qui lui, peut se venger en jetant un sort au pauvre guide qui a fait entrer au village quelque chose d’inconnu donc, de dangeureux.

 Pourtant tout s’est bien passé. Les cadeaux ont été appréciés les médicaments ont très souvent été enterrés pour qu’ils soient possible de les déterrer lors de la visite d’un chef des villages alentours afin de montrer l’honneur extrême qui avait été rendu par cette blanche qui……

 Les mêmes médicaments me rendront un jour un fier service mais ça, c’est une autre histoire.

 Mais c’est aussi ce genre de comportement qui va me fermer les portes de la bonne société blanche car il est indispensable, pour que les choses continuent à bien tourner de ne créer aucun précédent et de faire en sorte que chacun occupe la place et le rang qui lui reviennent, sans faire d’amalgame. C’est ainsi que cela fonctionne depuis des lustres, il n’ y a pas de raison de changer quelque chose et ce n’est pas cette petite dinde qui va leur donner des leçons.

Moi, je n’ai rien vu de tout cela car non seulement le coup qui m’a été donné à mon arrivée n’est pas encore tout à fait digéré, la rencontre de Paulin, la perte momentannée de mes enfants puis les retrouvailles m’occupent plus l’esprit que les périgrinations mentales de mes semblables et supérieurs.

 D’un côté c’est dommage parce que, si j’avais compris dans quel engrenage je m’étais fourrée, j’aurais peut-être pu atténuer les dégats, mais d’un autre côté, c’est tant mieux car cette aventure aussi douloureuse soit-elle m’a forgé le caractère et surtout m’a appris des choses essentielles à savoir que 1) quand on a la conscience tranquille il faut aller jusqu’au bout quelque soit le prix à payer car on en sort vainqueur 2) que les épreuves aussi dures soient-elles sont enrichissantes donc valent le coup.

 Les nouvelles de David sont mitigées mais les frais scolaires ont tellement augmenté que Guy ne peut plus les assumer. Je vais donc devoir revenir en France, pour y ramener David, lui faire passer les tests nécessaires à définir ses problèmes et handicaps qui ont grandi avec lui, essayer d’obtenir une aide auprès des organismes sociaux et surtout, lui trouver une famille d’accueil.les 2 + 12/09/2012

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14EME PARTIE (13)
Lorsque je me suis mariée une première fois en 1956, mon père avait dédoublé son appartement de façon  à me donner 2 pièces.

C’était paraît-il ma dot. Bien sûr, rien n’avait été fait par écrit  mais j’y avais crû.J’avais également hérité de meubles tels qu’un lit, une armoire,puis récupéré mon piano et une lampe de chevet reçue en cadeau d’anniversaire pour mes 12 ans. Mais comme tous les jeunes de l’époque, mon mari et moi avons voulu un mobilier plus moderne ; nous avons donc acheté à crédit une banquette-lit, une armoire bibliothèque-secrétaire et nous avons revendu à ce même magasin, les meubles que mes parents m’avaient donnés et qui ont été achetés à bon prix car ils étaient en bois massif.

 Mes parents qui ne s’étaient jamais entendus, n’étaient restés ensemble que pour moi et ça ! je le sais car on me l’a reproché pendant des années, mais maintenant que j’ai quitté la maison paternelle, il n’y a plus de raison de sauver la face, surtout que mon père a rencontré une jeune femme, mère de deux enfants qui lui plait beaucoup et à qui il n’est pas indifférent. Il va donc se partager pendant un certain temps entre la maison et sa maitresse.Entre temps je divorce mais je continue d’habiter « chez moi » jusqu’au jour où, rentrant de mon travail, j’arrive dans un appartement vide ; plus aucun meuble, mes affaires étant éparpillées sur des chaises ou dans des cartons. Tout a disparu y compris mon piano et ma lampe de chevet. Je questionne ma mère que était chez elle toute la journée, donc dans la pièce attenante : elle n’a rien vu, elle ne sait rien, oui ! elle a entendu du bruit, une sorte de déménagement mais pour en savoir davantage, il faut demander à mon père ce que je fais.

 L’explication pour lui est très simple : puisque je ne suis plus mariée je n’ai plus besoin d’appartement. Il a donc fouillé dans mes affaires pour trouver à quel endroit j’avais acheté mon mobilier à crédit et à raconté au marchand qu’il venait de ma part pour rembourser les sommes que je restais devoir ; sur un crédit d’un an, nous avions remboursé la moitié. Et mon père ajoute : «  étant donné que tout ce qui est racheté en seconde main est vendu à moitié prix, j’ai donc acquis ton mobilier dans les règles et je ne te dois rien.Ce qu’il oublie de dire, c’est qu’il a fait son coup en douce, comme d’habitude.

 Ce jour là, j’ai compris qui était mon père ; un homme charmant quand tout allait bien, mais qu’une réflexion désagréable lui soit faite, qu’une situation lui déplaise et il se venge et tous les moyens sont bons. Là, il se venge parce que j’ai osé divorcer après 15 mois d’union alors que lui est resté des années avec ma mère à cause de moi.De plus mon père est  un homme ni très fin, ni très intelligent mais surtout de mauvaise foi, donc, il arrange la vérité telle qu’elle lui convient. C’est pourquoi quelques mois après cet épisode, il va vendre « mon »appartement pour pouvoir en acheter un autre et vivre enfin avec sa nouvelle compagne.

Mes parents sont mariés sous le régime de la communauté ce qui veut dire que normalement, mon père peut faire ce qu’il veut sans le consentement de sa femme mais ma mère, très inquiète par ce qui s’est passé avec mon studio en parle à sa patronne qui lui conseille de prendre avis auprès d’un notaire, ce qu’elle fait, et sur les conseils de ce dernier fait mettre sur  les deux pièces une « hypothèque légale » ; cela n’empêche pas la vente mais cela oblige celui qui vend à partager avec le conjoint le fruit de l’opération.

 Ca ! mon père n’y a pas pensé, d’abord parce qu’il ne connaît pas cette possibilité légale, ensuite parce qu’il sait que ma mère est trop timorée pour comprendre et faire quelque chose contre les décisions qu’il prend, lui qui s’est toujours pris pour un caïd, alors quelle n’est pas sa surprise lorsque au moment de la signature,  et ce, devant l’acheteur, mon père s’entend dire par le notaire que son épouse doit être présente pour que l’opération ait lieu.

 Si ma mère n’avait pas fait cette démarche, mon père aurait vendu mon appartement et ne lui aurait rien dit, ni rien donné, après quoi il aurait fait de même pour l’autre partie de l’appartement que ma mère occupait et cette dernière se serait peut-être retrouvée à la rue, car il n’est pas certain que mon père aurait partagé avec elle le fruit de cette seconde vente.

Le monsieur est fou de rage car il considère qu’il s’est fait roulé et comme inconsciemment il sait qu’il a mal agi avec moi il reporte cette culpabilité sur moi en m’accusant d’avoir aidé ma mère dans ses démarches. Nous serons donc fachés durant des années.Puis, je ne me rappelle plus comment, nous renouerons et je ferai ainsi connaissance avec celle qui est devenue son épouse, ainsi qu’avec mes deux demi-sœurs qui devindront trois, quelques temps après.

J’ai à l’époque une vingtaine d’année.Ma belle-mère est une femme très avenante, elle n’a que quelques années de plus que moi ce qui fait que nous allons devenir très vite de grandes copines, et ce, pendant des années jusqu’ à ce que……..

Nous sommes maintenant en 1975, Arrivée à Paris je prends immédiatement l’avion pour me rendre en Suisse. Arrivée à Genève, je dois prendre un train qui me mènera jusqu’à l’école de David.

 Lorsque j’arrive, les élèves et les profs sont encore en classe ; en attendant que les cours finissent, on me conduit au dortoir où se trouve son lit sur lequel est posée une valise ouverte et remplie de ses affaires. Je jette un coup d’œil pour voir s’il ne manque rien d’essentiel et quelle n’est pas ma surprise de trouver un talky -walky qui ne lui appartient pas ; continuant ma fouille, je trouve un peu plus profond, un couteau à cran d’arrêt et tout au fond, une somme importante de francs suisses. Bien sur, rien de tout ceci n’est à lui et c’est alors que le directeur me rejoint. En voyant la liasse de billets dans ma main il écarquille les yeux ; il n’a aucune explication, ni pour l’argent ni pour le reste. Ce qui veut dire qu’une fois de plus, David a trompé son monde, des spécialistes pourtant.

Lorsque nous serons dans le train et que je lui demanderai des explications, il prétendra que les talky-walky lui ont été donnés par un copain, que pour le couteau, c’est surement quelqu’un qui lui a mis dans sa valise à son insu, quand à l’argent, il l’a gagné pendant les vacances en ramassant des oignons chez un paysan !!!!!!!!

 De retour à Paris la course folle commence, docteurs,psychologues, caisse de sécurité sociale, liste des écoles avec internats pouvant recevoir mon fils et après de nombreux problèmes, nous trouvons enfin une école d’agriculture et le Directeur qui me reçoit, homme très sympathique, me fait une très bonne impression et semble en mesure de s’occuper de David mais alors que tout semble réglé, un gros problème surgit : il faut une famille pour accueillir David les week-end et au moment des congés.

Après avoir parlé avec Yvonne, la femme de mon père, elle accepte contre rétribution mensuelle modeste de remplir ce rôle. David sera chez mon père pendant 1 an1/2, il y sera très heureux, mes demi-sœurs étant presque de son âge, ma belle-mère très jeune, tout ceci contribue à se sentir bien et il semble que le mauvais cap est passé. Il semble…… je peux donc retourner en Côte d’Ivoire.LES 2 + 13/09/2012

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15EME PARTIE (14)

Dans la société qui m’emploie, beaucoup de choses ont changé : le  directeur général a été prié de démissionner pour « mauvaise gestion »

 Et un nouveau DG, tout frais émoulu de France prend sa place. Il nous convoque un par un et quand arrive mon tour, il me demande pourquoi ma situation est si différente de celle des autres secrétaires, je lui explique que mon comportement envers les africains ne plait pas et comme j’ajoute que malgré tout j’ai l’intention de continuer il me dit « moi Madame cela m’est égal, soit vous êtes une bonne secrétaire et je vous garde, soit vous ne l’êtes pas et je vous vire ; au fait, la secrétaire de l’ancien DG nous quitte, voulez vous prendre sa place. ? »

Là, c’est ma première revanche sur ces 4 ans de galère, de misère et j’accepte. la roue semble tourner mais je n’ose pas y croire.

Raymond lui a été jugé, puis condamné à plusieurs années de prison mais comme elles étaient couvertes par la préventive, plus les remises de peine pour bonne conduite et études faites en prison et sanctionnées par un diplôme, il est sorti quelques mois plus tard.. Il a continué de m’écrire pendant un certain temps, puis les lettres se sont espacées pour s’arrêter sans explication.Lorsqu’il avait besoin de moi, j’étais là, quand j’ai eu besoin de lui, il n’y avait plus personne.

 Paulin lui, a eu beaucoup de problèmes, après avoir perdu son logement, ce fut le tour de son boulot, puis sa santé s’en est allée ; un soir, il est devenu fou et a tout cassé là où il se trouvait. Hospitalisé, le psychiatre a décelé une lésion au cerveau dûe à une maladie mal soignée dans l’enfance,maladie qui avait stagné très longtemps pour aboutir à un pétage de plomb total, mais sa dernière crise, avant son hospitalisation, c’est sur moi qu’il l’a passée et il a failli me tuer ; je n’ai dû ma survie qu’ au fait qu’il s’est évanoui avant de m’asséner le coup fatal.

Après son hospitalisation, j’ai refusé de redevenir sa compagne mais nous avons gardé des relations de camarades et ce, jusqu’à mon départ définitif d’Afrique.

 Huit mois après ma nouvelle nomination je décide de rentrer définitivement en France et lorsque je téléphone à Yvonne pour avoir des nouvelles de David j’en profite pour lui en parler. Elle semble contente de ma décision et dans les jours suivants elle en parle à mon fils.

 Malheureusement, une chose extraordinaire va m’arriver, je vais sans la chercher trouver une place dans une autre société dans laquelle je triple mon salaire, j’obtiens pour moi et mes enfants billets d’avions, inscription à la sécurité sociale, des avantages inimaginables qu’il m’est impossible de refuser. Lorsque j’annonce la nouvelle chez mon père, Yvonne sort de ses gongs, me traite d’égoïste, de mauvaise mère et tout cela, alors que David est auprès d’elle. Si les choses allaient mieux pour lui, elle vient de tout casser en un instant.

 Bien sûr, je ne comprends pas une telle réaction mais je vais assez vite en deviner la raison : Mon père est sur le point de prendre sa retraite et sera donc beaucoup plus à la maison. Le couple va mal car pendant toutes ces années, bien des choses ont changé .

Yvonne avait un peu plus de 20 ans quand elle a connu mon père et lui en avait à peu près 15 ans de plus. A cette époque, cela ne posait pas de problème car en dehors du fait qu’elle était peut-être amoureuse de lui, elle cherchait surement une aide et un appui pour élever ses filles dans de bonnes conditions et mon père lui, était encore vaillant mais 15 ans ont passé,  cuisinier, il a toujours été un grand mangeur et buveur et ses possibilités masculines ont fortement baissé. Quant à elle, elle a évolué, grandi est devenue une femme épanouie qui se voit mal continuer à vivre avec un homme âgé. Quand je lui ai annoncé mon retour probable, elle était très contente car elle avait l’intention de quitter la maison (je crois d’ailleurs qu’elle avait un ami que mon père connaissait)

 Et le départ de David l’arrangeait. Lorsque je lui annonce que je reste en Afrique tous ses plans s’écroulent et elle ne peut pas m’expliquer, car elle a peur que je repète tout à mon père. D’où sa colère.

Ce que personne n’a compris, c’est que pendant 4 ans j’ai galéré, salaire de misère, primes supprimées, impossible de mettre de l’argent de côté. J’ai 39 ans, en France le chomage a fait son apparition, si je prends ce nouveau job, je pourrais amasser un petit pécule qui me permettra, une fois de retour, de tenir le coup un certain temps et de voir venir.

Alexandre est à ma charge et même si Guy me verse une pension, elle est petite alors ce poste, je dois le prendre surtout qu’une autre chose est arrivée qui m’a donné à penser que j’étais guidée par quelque chose et qu’après tous ces malheurs, un peu de bonheur m’arrivait.

Lorsque j’ai trouvé cette nouvelle place j’ai bien cru à un certain moment que celle-ci allait m’échapper car un problème administratif se dressait entre elle et moi : en effet l’ivoirisation des places disponibles était en marche et il était beaucoup plus difficile d’obtenir un permis de travail que précédemment. Je me présente à la main d’œuvre, je suis reçue par le Directeur du service, qui m’interroge sur moi, sur le poste à pourvoir puis me demande où j’ai travaillé ; quand je lui donne le nom de la Société il me demande s’il m’est arrivé de visiter des villages, je réponds « oui » s’il m’est arrivé de soigner le pied d’une petite fille qui attendait l’autobus, je dis « oui » Il se lève, quitte la pièce et puis revient avec dans la main la fameuse carte blanche, le « sésame »le hasard, à moins qu’il ne s’agisse d’autre chose, vient de me donner « carte blanche » pour rester.

Ma mère à qui j’ai parlé au téléphone est d’accord pour être la « famille d’accueil » de David ; C’est loin d’être l’idéal mais je n’ai pas le choix.LES 2 + 14/09/2012

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16EME PARTIE 15

Je travaille maintenant dans une société qui épure les eaux usées et installe  des canalisations pour approvisionner les villages en eau potable. Elle existe depuis 2 ans mais n’a jamais eu de secrétaire, il faut donc rechercher tous les documents éparpillés un peu partout pour reconstituer l’historique de l’affaire, retrouver les carnets de paie et de chèques créer des dossiers clients et fournisseurs, mettre à jour les contrats des employés Ivoiriens.

Beaucoup de travail passionnant qui va me permettre de me mesurer aux évènements et de connaître mes limites, mais c’est aussi ce qui m’empèchera, de retour en France, de ne pas aimer les emplois que l’on m’offrira, car trop insignifiants.

Nelly (la maitresse de mon ex-mari) est revenue dès qu’elle a su que la place était libre. Je ferai sa connaissance quand, à plusieurs reprises, elle ramènera chez moi, en fin de week-end, Alexandre.

C’est une femme plus jeune que moi, de beaux yeux, habillée un peu à l’ancienne avec  plein de dentelles, la voix saccadée et rauque, les ongles rongés jusqu’au sang. Nous ne serons jamais de grandes amies mais nous adopterons un modus vivendi qui facilitera bien les choses. Elle aura aussi l’occasion de me confier, dans les moments de grande détresse, que Guy et elle se battent, heureusement hors de la présence de l’enfant.

 Guy a quitté la société qui l’employait pour créer sa propre entreprise, une menuiserie qui marche bien et son amie en est la comptable.

Avec moi, il est toujours le même, tantôt charmant, tantôt crachant son venin mais cela n’a plus d’importance, je me sens bien dans ma peau, j’adore mon boulot, je fais des économies pour plus tard.

Et puis, un petit miracle est arrivé. Il y a longtemps, j’avais commencé une collection de timbres français et un jour, grace à des voisins juifs, j’ai été mise en contact épistolaire avec un israëlien lui aussi philateliste et nous avons commencé à échanger les timbres.

De petits mots d’accompagnement en petites lettres de politesse, notre correspondance a débouché sur une très belle amitié.Or le courrier avait cessé de circuler entre nous lorsque la guerre de 1973 avait éclaté, car la Côte d’Ivoire avait, comme beaucoup d’autres pays, rompu ses relations diplomatiques avec Israël mais comme il n’y a pas de problème sans solution, une de mes amies partie en Kibbutz pour deux ans a recherché et retrouvé mon correspondant et quand elle est revenue en France elle nous a servi de boite aux lettres.

La première lettre depuis ce long silence de plusieurs années vient d’arriver. Comme c’est émouvant de regarder cette enveloppe si familière, de l’ouvrir sans l’abimer, d’en sortir son contenu avec précaution, de lire doucement d’abord puis rapidement ensuite.

Pourtant, malgré ce bonheur apparent, il m’arrive de plus en plus de me poser des questions : où est mon avenir ? en afrique, en France. Mon magot a grossi et comme je ne voudrais pas que le côté matérialiste me gouverne je décide, après réflexion, de rentrer dans mon pays.

Mes collègues ivoiriens sont là, du manœuvre au chauffeur en passant pas le magasinier, ils ont tous voulu m’accompagner et pour certains, c’est la première fois qu’ils se trouvent dans un aéroport où ils s’y sentent un peu gauche. Je n’oublierai jamais cette image très émouvante pour moi.

Avant de rentrer à Asnières, je fais un petit crochet par Nice pour rendre visite à mon amie Danielle qui a ramené du kibbutz un mari et vient de mettre au monde des jumelles.

17 juillet 1979, je vais avoir 41 ans, une page de ma vie vient de se tourner. Mais qu’y-a-t-il d’écrit sur la suivante ? les 2 + 15/09/2012

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17EME PARTIE - 16

Me voici donc revenue à mon « Asnières natal » j’ai retrouvé l’appartement que nous avons en commun Guy et moi. En effet au moment du divorce nous avons préféré ne rien décider à son sujet, sachant que si un jour nous sommes obligés de rentrer précipitamment à cause des évènements, nous aurons au moins un endroit où« atterrir » et après on décidera. Je suis rentrée la première, je l’occupe. David qui est en vacances, a repeint l’appartement là où c’était nécessaire. Mais j’ai aussi retrouvé deux amies.

Yvonne qui habitait Asnières bien avant moi a été la « nounou » de David ; c’est elle qui allait le chercher à l’école quand il était petit et le gardait chez elle jusqu'à mon retour du bureau. Elle avait un fils de l’âge du mien et les deux enfants s’amusaient ensemble.

Comment décrire cette femme ?  elle est simple avec un « S » majuscule, chez elle pas de détour, pas de mensonge, le sens du devoir,du courage, de l’amitié, on voudrait avoir beaucoup d’amies comme elle. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons et bien d’autres encore que je n’ai pas citées, que nous sommes toujours en relation après plus de 30 ans et maintenant que nous avons « internet » ça tapote dur sur le clavier.

Et puis il y a Linda et celle-la c’est tout une histoire. Je l’ai connue en Afrique dans cette société qui m’a fait tant de misères et dans laquelle elle était secrétaire bien avant moi. Linda sera la seule personne qui durant mes 4 années de galère se conduira humainement, m’aidera autant qu’elle le pourra, elle ne sera pas toujours d’accord avec moi mais elle ne jugera pas. C’est elle aussi que j’ai remplacée lorsque le nouveau directeur général m’a offert sa place puisqu’elle partait pour l’Australie. Après quelques années passées dans le pays des kangourous, elle est revenue en France et ou ? à Asnières. Nous allons donc être voisine puisqu’elle habite à deux rues de chez moi. C’est drôle la vie non ? et puis lorsque les choses deviendront impossibles entre ma mère et David, c’est elle encore qui prendra le relai jusqu’à mon retour.

Mais Linda c’est aussi autre chose : une fée dans tous les domaines : une couturière extraordinaire ; un vieux bout de tissu ressort de ses mains en une robe magnifique une nappe très belle, ou encore recouvre un divan un peu fatigué. Pour la cuisine c’est pareil, non seulement c’est délicieux mais c’est servi avec un goût parfait et comme elle a beaucoup voyagé, elle a ramené de ses périgrinations, des plats exotiques qui font l’étonnement des plus difficiles.

 Mais il y a encore mieux : le « must » : Où qu’elle aille, elle est amie en moins de temps qu’il ne faut pour le dire avec le cordonnier, la concierge, le facteur et peut-être même avec les éboueurs à qui elle aura offert son plus beau sourire et pourquoi pas, donné un petit coup de main si c’est nécessaire. Car elle est débrouillarde : la colle, les clous, les marteaux, les pinces, rien ne lui résiste, les bonnes adresses, les trucs utiles la transforment en un véritable bottin.

Pour prouver tout ce qui a été dit sur elle voici une anecdote. Un jour elle reçoit un courrier qui lui ai envoyé par quelqu’un qui sait qu’elle habite à Asnières mais n’a pas son adresse ; sur l’enveloppe il est écrit : » Madame B…. en dessous, la secrétaire la plus volage, et encore en dessous Asnières et le code postal. Linda est assez en colère car le qualificatif ne lui plait pas mais quand elle ouvre l’enveloppe elle lit l’explication :

« Une femme ne peut pas être à la fois belle, intelligente et sérieuse et comme vous possédez les deux premières qualités, c’est donc que vous êtes volage » et cette lettre lui est bien parvenue. !!!!

David a donc quitté ma mère et là je veux bien admettre que les choses n’ont pas dû être faciles pour lui, car elle n’est pas particulièrement facile à vivre ; chez elle pas de télé, très grenouille de bénitier et invoquant D-ieu à chaque fois qu’elle ne sait pas quoi répondre à la question posée et c’est surement avec un gros soupir de soulagement qu’il est allé chez Linda en attendant mon retour ce qui lui permet d’être à deux pas de l’appartement dans lequel il travaille à sa rénovation.

Mais David, toujours plein de bonne volonté car très serviable, travaille « sans filet » c’est à dire que lorsqu’il fait de la peinture il ne met pas de journaux parterre  et chez moi c’est du parquet, il est aussi très bordélique alors il y en a partout, sur les meubles, au sol et la maison, la mienne et celle de Linda, deviennent de vrais bazars et quand on lui fait une réflexion, il le prend mal car il trouve que c’est injuste.

Un jour il cassera chez mon amie un très beau vase en cristal.Un peu contrit, il lui fera la promesse que dès qu’il travaillera, il lui en achètera un avec sa première paie. Il a alors presque 17 ans, il en a à ce jour 46 et nous nous demandons elle et moi quand va-t-il enfin le toucher ce fameux premier salaire. !!!!!

Grace aux économies que j’ai pu faire je me suis meublée de neuf et j’ai même acheté une petite voiture, une « dodoche » Les 4 premiers mois vont être consacrés à me remettre dans le bain, à faire toutes les démarches pour nous inscrire à nouveaux aux différents organismes et aussi à l’A.N.P.E.

Mais au mois d’Aout, j’attends une visite, celle de Levy qui vient en France avec son fils et deux de ses amis pour leur faire découvrir l’europe et il souhaite que David et moi  nous joignons à eux pour ce périple.Quelle joie de se voir. Et pendant ce même mois, Alexandre est en colonie de vacances dans la Côte d’or avec Christine, la fille de Linda.les 2 + 16/09/2012

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18EME PARTIE - 17

Après deux jours passés à la maison pour leur permettre de récupérer de la fatigue du voyage, Nous sommes prêts, Levy, les enfants et moi à entamer notre périple d’une dizaine de jours.Nous passons par Genève et nous allons d’abord en Hollande. Quel joli pays !, des fleurs aux fenêtres, des rideaux de dentelle, de gros pavés dans des ruelles tortueuses. A Amsterdam, nous visitons la maison d’Anne Frank Puis, nous parcourons la ville en bateau. Ensuite, nous nous rendons en Allemagne, à Dachau pour apprendre aux trois petits Israëliens l’histoire de leurs grands-parents et leur fin dans les camps d’extermination. Nous terminons notre voyage par l’Angleterre avec une demi-journée en Ecosse et c’est à l’ aéroport de Whistroh que nous sous séparons, avec la promesse de continuer à nous écrire.

Début Octobre, j’ai trouvé du travail dans une société de vente de pièces électroniques de haute technologie. Le Directeur général est jeune, mon bureau se trouve près du sien et en dehors de mon propre boulot de responsable administrative chargée du parc à voitures et de l’approvisonnement des founitures de bureau, je tape aussi son courrier.

J’aime beaucoup ce nouvel emploi mais au bout de trois semaines, le 26 octobre, jour de mon anniversaire, je tombe et me casse la jambe, deux fractures, tibia et péroné et comme je ne veux pas perdre cette place,  après l’opération et avec l’accord du chirurgien, j’irai travailler en fauteuil roulant.

C’est aussi à cette période que je vais apprendre, à mes dépens, à faire des piqures. Etant donné que je suis la plupart du temps assise, la phlébite me guette et je dois avoir une piqure chaque jour dans le ventre pour diluer le sang. L’infirmière qui vient chaque jour chez moi est très désagréable, ne supportant pas d’attendre que j’ouvre la porte; fatiguée de sa sale gueule et de ses propos acerbes, je décide un jour de me faire moi même cette injection et lorsque je vois que j’en suis capable j’annule ses visites auprès du service auquel elle appartient, sans oublier de raconter pourquoi.

Plus tard, lorsque je serai une maman chat qui s’occupera de plus de 30  matous dont certains sont malades, je serai bien contente d’avoir appris cette manipulation.

Guérie et sur pieds, je retourne sans fauteuil travailler mais hélas la joie est de courte durée car le Directeur si sympa est muté aux U.S.A. et en attendant la venue d’un nouveau dirigeant, ce sont les chefs des différents services qui vont prendre la relève.

Aucun d’eux n’a l’envergure du précédent responsable et c’est à coup de mesquineries qu’ils vont jouer au petits maitres.Des petits chefaillons de ce genre, je connais très bien car ils pullulaient à Abidjan. Ils n’ont jamais aimé la liberté qui m’a été donnée à mon poste et ont décidé d’y mettre fin. Ma méthode est la suivante : tout ordre qui n’est pas confirmé par écrit n’en est pas un et comme ils ne peuvent pas le faire car leurs prérogatives ne vont pas jusqu’au là, ils assistent impuissants à mon entêtement.

J’ai décidé que je ne continuerai pas dans une telle ambiance mais je vais tout faire pour me faire virer  et comme ce ne sera pas pour faute professionnelle, je toucherai tous mes droits auquels s’ajoutent 3 mois de préavis car je suis cadre, que je n’aurai pas à effectuer.

L’école a repris, pour Alexandre, là où il allait quand il était petit et qui se trouve près de la maison, et David à Vaujours dans son école d’horticulture.

Les choses vont malheureusement se gâter et dans le courant de l’année 1980 il est renvoyé par le même directeur qui pourtant à énormément fait pour lui. Quand je  demande à cet homme pourquoi, il refuse de me répondre, je ne saurai donc jamais la raison mais je pense que pour en arriver à une telle décision, cela devait être très grave.David va alors travailler et recevoir son premier salaire qu’il va engloutir en quelques jours. Devant une telle dilapidation, je décide de lui demander une participation aux frais de la maison avec l’intention cachée de mettre les sommes de côté pour les lui rendre lorsqu’il quittera la maison pour voler de ses propres ailes.

C’est l’époque des « CB » (
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