Depuis que j’ai commencé mon journal, je me demandais comment je pourrais l’utiliser et à quoi surtout ? J’ai un blog sur un autre site, dans lequel je passe





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6EME PARTIE (5)
  Je suis née avec une luxation congénitale des deux hanches ce qui m’a valu, lorsque j’étais petite, des mois dans le platre puis ensuite une vie à peu près normale avec toutefois beaucoup d’interdictions : ne pas courir, ne pas entreprendre de longues marches, ne pas piétiner, ne pas porter de talons plus haut que 3 cm, ne pas faire de sport sauf natation et vélo.
Et puis la situation a empiré, des douleurs, des rhumatismes, d’abord aux changements de saison puis après sans raison, des crises très douloureuses qui peuvent durer des semaines sans interruption.

Ma mère a retrouvé, je ne sais pas comment, sa petite sœur après 50 ans de séparation. Lorsque je fais la connaissance de ma tante Marcelle, je vois qu’elle marche très difficilement et j’apprends que nous avons la même maladie. Ayant attendu trop longtemps, elle a subi une opération qui consiste à lui bloquer l’articulation des deux hanches ce qui l’empêche de s’asseoir comme tout le monde, de monter les escaliers autrement que sur le coté, et elle me conseille vivement de ne pas attendre car si le mal est pris à temps, les opérations subies sont beaucoup moins handicapantes.

 Jusqu’ici j’ai toujours refusé l’hospitalisation mais quand je vois dans quel état je serai dans quelques années si je ne fais rien, je décide de prendre conseil auprès de l’hopital Beaujon.

 Le verdict est le suivant : une opération, une ostéotomie, 1 mois1/2 d’hospitalisaton, 1 mois ½ de rééducation.

 Lorsque l’on est marié, que l’on travaille, que l’on est chargé de famille il est difficile de tout stopper mais après réflexion, Guy et moi décidons de faire le nécessaire. David ira chez ses grands parents paternels durant mon absence.

 Les choses vont se passer tout à fait autrement : il y aura au total 3 opérations, et 21 mois d’hospitalisation, de rééducation, de retour à la maison suivi à nouveau d’hospitalisation etc…

 Durant cette période Guy à changé d’employeur et travaille comme agent technico-commercial dans une boite qui fabrique, vend et installe des profils en aluminium. Il est très apprécié par ses patrons et étant libre comme l’air, il est envoyé en déplacement dans toute la France pour développer le commerce et l’installation du produit auprès des concessionnaires.

 Etre malade parmi les malades est une chose, mais parmi les bien portants c’est terrible car on mesure alors combien on est handicapé et l’on perd le peu de moyen que l’on a . Guy essaye de prendre la situation à la rigolade mais bien souvent, ses moqueries, qui au départ sont là pour détendre l’atmosphère, deviennent, à cause de la mauvaise habitude qu’il a d’ ironiser stupidement et méchamment, des pics difficiles à supporter.De plus, les longues anesthésies que j’ai subies ont laissé des traces dans l’organisme et leurs effets mettent très longtemps à disparaitre. Cela provoque des oublis, voire même des amnésies partielles et lorsque j’ai le malheur de raconter que le jour même, je me suis retrouvée dans la rue, incapable de me rappeler où je voulais aller, pour lui c’est simple, je deviens folle.

C’est dans cette ambiance que David va revenir vivre parmi nous ; en 21 mois je l’ai vu 4 fois car les grands parents habitent à 400 kms de Paris et j’ai devant moi un grand garçon qui a terriblement changé, grandi, forci, un vrai petit homme, il a 5 ans.Chez ses grands- parents, il a été merveilleusement heureux et ce père qui, avec Guy, était parfois presque inhumain, s’est révélé être un grand père extraordinaire Avoir véçu à la campagne, dans une grande maison avec jardin et se retrouver dans un appartement de deux pièces avec une maman qu’on adore certes, mais qui marche avec des béquilles c’est un changement radical pour ce petit bonhomme plein de vie. Pourtant il sera comme il l’a toujours été très gentil et serviable. Guy lui, n’est plus le gentil compagnon des débuts, très pris par son travail il rentre à la maison la tête pleine de soucis et de projets pour le lendemain, il n’écoute pas ce que je lui dis, c’est un « présent-absent » qui pourtant n’oublie pas de faire des réflexions désagréables à la tordue et à son gamin.

 On m’avait gardé ma place, j’ai donc repris le travail, mais là aussi beaucoup de choses ont changé, la Société a grandi et du personnel a été engagé . Louisa une petite dactylo est là pour m’aider et D-ieu sait si je vais avoir besoin d’elle car (mais ça personne ne le sait) mes trous de mémoires sont toujours là, de temps en temps, un client m’appelle, quand j’ai raccroché, je ne sais plus ce qu’il m’a dit. Alors je me confie à Louisa qui va, pendant des mois, prendre l’écouteur à chaque conversation pour être « ma mémoire » Elle aurait pu profiter de la situation, elle ne l’a jamais fait et c’est grâce à elle que je vais reprendre petit à petit confiance en moi et que, avec le temps, les produits anesthésiants vont disparaître et avec eux les symptomes.

 Nous sommes à l’étroit dans notre appartement car David grandit et nous décidons d’en acheter un plus grand. Très vite nous trouvons exactement ce que nous voulons ; Guy passe tous ses week-end à bricoler, à fabriquer et poser les placards de la cuisine, puis les meubles encastrés de notre chambre à coucher, le tout avec beaucoup de goût.

 Notre ménage bat de l’aile car mon mari est constamment en Province, il part le lundi et revient le vendredi et comme très souvent nous nous disputons, le wek-end  se passe à « l’hôtel du cul tourné » 

 Je voudrais sauver notre couple mais je ne sais pas comment faire et petit à petit un plan commence à germer.  Guy n’est pas un méchant homme il ne se rend pas compte du mal qu’il fait par ses plaisanteries à 10 balles et puis la vie est un peu dure avec lui, même s’il y est pour quelque chose. Il a en Allemagne une fille qu’il ne connaît pas mais pour qui il paie ; il a auprès de lui un fils qui n’est pas le sien alors, si je lui donnais un enfant, peut-être apprendrait- il à aimer vraiment et cela rejaillirait sur nous tous. Je lui en ai touché deux mots ; selon sa bonne habitude il a commencé par refuser, estimant que la situation était assez compliquée comme ça avec un seul gosse alors un deuxième…. Le temps passe, parfois je reviens à la charge, je le sens fléchir un peu, et puis un peu plus, jusqu’au jour où il me dit « et puis après tout, fais ce que tu veux »

 J’arrête la pilule mais le temps passe et rien ne se passe. Au bout de quelques mois je consulte une gynécologue  qui me fait passer certains examens dont un qui consiste à introduire un liquide blanchâtre dans les trompes pour faire une radio. Celle- ci ne revèle aucun problème mais le mois suivant, je suis enceinte. Il se trouve que le liquide injecté à débouché les trompes qui étaient obstruées.

Cette deuxième grossesse est loin de ressembler à la première, dès les premières semaines, je dors n’importe quand et n’importe où, j’ai des nausées constamment, et les examens que je passe ne sont pas excellents. Très vite, je dois arrêter de travailler et rester couchée le plus possible si je veux garder l’enfant. David sait qu’il va avoir un petit frère ou une petite sœur et comme il ne réagit pas, je crois qu’il a bien pris la nouvelle . Il sait aussi depuis peu, que Guy n’est pas son père biologique et ça aussi il l’a bien pris. Malheureusement, tout cela est faux. Dans sa petite tête tout s’entrechoque et se bouscule.

 C’est en fait un rude coup pour lui : d’une part son père n’est pas son père, ce qui explique pourquoi il est parfois si injuste et si méchant, d’autre part un autre enfant qui lui sera celui de papa et maman, va prendre tout la place et il n’y en aura plus pour lui.Alors pour faire savoir qu’il souffre, pour faire savoir qu’il a peur il va faire plein de bétises, des petites au début puis des plus grandes ensuite, ce sont des mensonges, des petits vols à la maison, puis à l’école mais ça, personne ne va le comprendre car à l’époque les psychologues existants sont des débutants qui n’ont pas encore fait leur preuve, il n’y a pas de revues mises à la disposition des futures ou jeunes mères pour leur expliquer le B.A. BA de la psychologie infantile qui en est à ses balbutiements.

 David est toujours très beau, des cheveux blonds des yeux bleus limpides et avec de tels atouts il va pendant des années berner tout son monde se perfectionnant dans le mensonge . Bien sûr, il se fera prendre de temps en temps mais pas assez pour être puni comme il le mérite et ainsi se sentir déculpabilisé et il va ainsi pendant des années porter seul le poids de sa culpabilité. Il est dyslexique, prend du retard à l’école, les leçons de rattrapage qui lui seront données, les cours d’ortophonie n’auront pas d’effet et il va devenir un cancre ce qui va encore le pousser à commettre d’autres méfaits c’est le cercle vicieux. Les 2 + 05/09/2012

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7eme partie (6)
Alexandre Samuel, Mathias Ludovic est né par césarienne le 11 Septembre 1969 à Bois Colombes dans la région parisienne. Son père en venant le voir s’est penché vers moi et m’a murmuré à l’oreille : « merci »

Pour éviter tout problème à l’avenir, Guy est d’accord pour que je m’arrête de travailler afin d’élever l’enfant au moins les premières années ; cela fait un trou dans le budget surtout avec tous ces frais, remboursements de l’appartement, pension alimentaire pour la petite fille d’Allemagne, mais au moins, je serai auprès des enfants, du petit qui n’aura pas à aller en nourrice, et du grand avec qui j’espère rattraper le retard.

Mais rien ne se passe comme prévu. Alexandre accapare une grande partie de mon temps car il est plein de vie, veut toujours être dans les bras, ne fait pas ses nuits complètes alors, une fois de plus, David se sent lésé, il n’y en a que pour l’autre qu’il déteste de plus en plus mais il ne dit rien et devant nous, ses parents, il offre son visage angélique. Parfois, le bébé se met brusquement à hurler sans raison jusqu’au jour où je surprends David en train de le pincer .

C’est avec des évènements de ce genre que je vais, petit à petit, comprendre que David n’est pas ce qu’il paraît être et que s’il est ainsi, c’est parce qu’il souffre. Je ne peux pas en parler à son père qui le punirait, ce qui n’arrangerait rien et c’est ainsi que va commencer une complicité entre nous qui, au lieu de nous aider, va nous compliquer encore plus l’existence car David va profiter de ce qu’il considère comme une faiblesse de ma part pour jouer, à chaque fois qu’il le croira utile, sur les deux tableaux. Il va donc se perfectionner encore plus dans la dissimulation et le mensonge,

Tout ce que j’écris en ce moment, c’est ce que j’ai compris mais hélas, des années plus tard ; sur le coup, je sais qu’il se passe quelque chose, mais je ne comprends pas quoi. Je décide donc d’aller consulter des psychologues et là, je vais jouer de malchance.

La première femme consultée est toute fraiche émoulue de l’université et commence seulement à exercer, lorsque je lui raconte mes problèmes elle a l’honnêteté de me dire qu’elle débute et que  mon problème semblant sérieux, elle préfère m’adresser à des confrères plus expérimentés qu’elle.

Je me rends à l’adresse qu’elle m’a donnée. Il s’agit d’un cabinet de psychologues, éducateurs etc… L’homme qui me reçoit m’est immédiatement antipathique ; le corps rejeté en arrière sur son fauteuil à bascule, les pieds posés sur son bureau il me fait asseoir sur une simple chaise et tout de suite je sens que je perds le peu de moyen que j’ai ; puis un long silence s’installe entre nous. Il ne fait rien pour le rompre puis enfin il me dit : « parlez »

Mais de quoi ? par où commencer ? je fais des phrases que je ne finis pas, je commets des lapsus sur lesquels il saute comme la pauvreté sur le monde, je suis lamentable. Enfin le supplice s’arrête et il me convoque à nouveau un jour de la semaine suivante. Nous aurons ainsi plusieurs rendez-vous durant lesquels je serai paralysée et incapable de parler, d’expliquer et c’est pourquoi à ma quatrième visite il déclare que, d’après lui, ce n’est pas mon fils qui a des problèmes mais moi.Le plus triste dans l’histoire c’est que perdue comme je le suis, je vais le croire et que je vais commencer  à suivre une thérapie.

Après chaque séance je rentre à la maison complètement déboussolée à tel point que Guy qui n’est pourtant pas un grand psychologue, se rend compte de mon état, alors je lui raconte et pour la première fois et la seule peut-être dans notre vie de couple, il va prendre le taureau par les cornes, il décide de m’accompagner à mon prochain rendez-vous, insiste pour assister à l’entretien et devant le refus du psy, déclare que je ne continue pas les séances ; le toubib le prend de haut, Guy relève la tête prêt à bondir puis me prend par la main et nous sortons.

Cet épisode m’a terriblement affaiblie et David qui ressent et comprend beaucoup de choses va encore profiter de cette faiblesse pour pousser le problème d’un cran, mentir encore plus et mieux voler aussi,  et je n’aurais jamais rien vu (les sommes étant malgré tout petites) mais un jour, il prend dans mon porte monnaie  un billet puis part à l’école à côté de laquelle il y a une boulangerie. Les enfants de tous âges achètent, chaque jour, dès qu’ils ont un peu d’argent de poche, quelques bonbons, mais lorsque David veut payer et qu’il sort de sa poche un billet de 100 frs, le boulanger fait appeler sa maitresse et le pot aux roses est découvert.

A 16H30 La maitressse retient mon fils et donne à un de ses camarades de classe un mot qu’il m’apporte et sur lequel l’histoire m’est racontée. Cette femme très jeune ajoute sur la missive qu’il ne faut pas être trop dur avec David. Lorsque celui-ci arrive son visage est décomposé, c’est la première fois qu’il est pris. Je ne le bats pas, je ne le dispute pas je lui demande seulement : « pourquoi » ?

Alors pour la première fois et peut être aussi la dernière il va enfin parler, enfin s’expliquer, enfin dire à quoi il est confronté dans sa vie de petit homme.

« C’est vrai que j’ai de l’argent de poche mais tu ne veux pas que j’aille avec à l’école, mes copains eux, arrivent chaque jour avec des sous et achètent des friandises qu’ils distribuent. Un jour on m’a demandé pourquoi moi je n’apportais jamais rien alors que je mange les bonbons que l’on me donne, et puis on m’a menacé de me casser la figure si je ne rendais pas ce que j’avais accepté ; j’ai pas voulu prendre 100 frs, seulement 10 francs mais j’ai cru que tu m’avais vu alors j’ai refermé ma main sur un billet ; c’est quand je suis arrivé à la boulangerie que j’ai vu la somme mais c’était trop tard"

Moi j’ai toujours été contre, non pas l’argent de poche, somme qui varie selon la situation ou la générosité des parents  mais de l’emmener à l’école car il y a par exemple dans la classe de David, des petits immigrants, trop pauvres pour seulement posséder quelques centimes alors dans mon esprit je trouve injuste d’exhiber sous leurs yeux des sommes qui leur paraissent une fortune. Si seulement David avait été plus ouvert, si dès le début il m’avait raconté le problème auquel il était confronté, je lui aurait donné les moyens de se défendre, de réagir, mais comme il s’est trouvé seul contre les « caïds » il a réglé son problème en volant de l’argent et en faisant cela, il a encore augmenté son propre dégré de culpabilité car quand il est seul avec lui-même, il sait qu’il ment sans cesse et comme il n’est jamais puni, le poids de la culpabilité s’alourdit..les 2 + 06/09/2012

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8 EME PARTIE (-7)

Je ne raconte pas cet épisode à Guy et cela déstabilise encore plus la situation déjà bien branlante. Chez nous, c’est devenu la maison de la méfiance, méfiance de Guy envers moi et inversement, méfiance de David envers nous ; que construire, que réparer dans un tel climat ?

Tout le temps que je travaillais, je ramenais un salaire à la maison et même s’il était inférieur à celui de mon mari c’était quand même un salaire.

Maintenant seul Guy travaille et il sait bien me le faire sentir ; lorsque par hasard il regarde le livre de compte et qu’il y a de l’argent, il jubile et me dit : « grâce à moi, vous vivez bien » et lorsque le compte est vide car tous les paiements ont été débités, j’entends « avec ce que je rapporte à la maison, tu n’es même pas capable de faire un peu d’économie » enfin la cerise sur le gâteau : Il lui arrive parfois de diner en ville avec des clients, comme il ne me prévient jamais, lorsque il rentre à la maison, tard et imbibé, il ne touche pas au repas ; par contre il arrive, à l’inverse, qu’il rentre à l’heure, affamé, et manque de chance pour moi, c’est la fin du mois et le repas est maigre. Là encore, je suis la dernière des dernières.

Alors petit à petit et sans m’en rendre compte, je vais sombrer dans une espèce de dépression, assez peu visible, surtout pour ceux qui ne veulent pas la voir.

Les mois ont passé, Alexandre dit » Bichon » a deux ans, A son travail Guy plafonne et il veut changer de boite. Un concessionnaire qu’il connaît bien désire ouvrir une succursale dans la Région de Nantes et en propose la direction à Guy dont il connaît les qualités professionnelles. Le temps de régler les petits problèmes d’intendance et nous arrivons à Orvault, banlieue de Nantes dans un petit pavillon qu’il va falloir rafraichir.

Tout le temps que mon mari est occupé à peindre, tapisser rafistoler, il n’a pas le temps de s’en prendre à moi, à nous, et les choses se passent assez bien. L’école de David est tout près de la maison et il semble s’y plaire.

Lorsque je rencontre la maitresse de mon fils, je sens qu’elle est assez remontée après moi, en effet c’est elle qui découvre que David est dyslexique et elle ne comprend pas pourquoi je n’ai rien fait jusqu’à présent et quand je lui dis qu’aucune maitresse ne m’a parlé de ce problème que d’ailleurs je ne connais pas, elle ne me croit pas, mais me conseille de faire les démarches auprès de la Sécurité sociale pour obtenir l’autorisation de donner à l’enfant des leçons d’orthophonie.

C’est aussi l’époque du « tiers temps » méthode moderne d’apprentissage qui consiste à consacré 1/3 du temps passé à l’école et choisissant un sujet (des vacances par exemple) qui fera l’objet d’une conférence faite par l’élève qui apportera le sujet, après quoi, tout ce qui sera étudié durant la semaine sera basé sur le sujet exemple : géographie : l’endroit ou se passe les vacances, dictée : sur le même sujet. Mathématiques :  la donnée du problème basée sur l’histoire racontée.

Quelques années avant, j’ai fait un voyage en Israël et j’ai rapporté  des diapos de tout mon périple. David qui est oralement très brillant, me demande de l’aider à faire un exposé sur mon voyage comme si c’était lui qui l’avait fait et j’accepte avec plaisir. Nous allons passer des bonnes soirées à visionner les diapos, à commenter les images et c’est fin prêt que l’enfant emporte les photos à l’école et les remet à la maitresse.

Quand je repense à toute l’histoire de notre famille, je me rends compte que très souvent, le sort a joué contre nous à maintes reprises, c’est ce qui va se produire une fois de plus.

 L’exposé est prévu pour le mercredi de la semaine suivante mais le lundi, certaines classes sont invitées par la mairie à une séance de cinéma dont le sujet est « les glaciers » A cause de ce fait imprévu, la maitresse va différer l’exposé de David le reportant à la semaine suivante.

Lorsqu’enfin le jour de gloire de David arrive et que la maitresse veut sortir les diapositives de son armoire…… elles ont disparu.

Affolement de l’institutrice, elle questionne les élèves, personne n’a rien fait, rien vu,  rien entendu. Lorsqu’elle vient chez moi et me raconte ce qui se passe je lui dis sans réfléchir : « c’est David » elle me regarde ahurie, me dévisage et me crie au visage : « quelle mère êtes-vous donc pour accuser ainsi votre fils sans preuve ? » et je ne peux rien lui répondre car je ne sais pas pourquoi j’ai dit cela, je sais seulement que c’est vrai. Elle repart de chez moi très en colère.

Néanmoins, elle poursuit son enquête auprès de sa classe, demande à chaque élève de vider son sac sur son bureau et elle regarde et fouille dans les trésors ainsi éparpillés sur les tables dont une grande partie tombe par terre, très vite s’ensuit une affreuse pagaille. Elle me racontera plus tard, lorsque je lui demanderai quelle était l’attitude de David, qu’il était très calme, qu’il avait tout déballé le premier et qu’il se tenait bien droit à sa place, les bras croisés  sur sa poitrine et…. attendait.

Ayant fait chou blanc elle revient me voir très embêtée mais moins en colère contre moi, c’est alors que je lui demande quelle était l’attitude de David.  Enfin, je vais pouvoir raconter à quelqu’un, qui va m’écouter, qui est David, ses problèmes (dont je ne comprends pas l’origine bien sûr) Si j’ai accusé David, c’est parce que je sais, bien qu’il ne m’en ait rien dit, qu’il a été très déçu de ne pas faire son exposé et qu’il a, selon sa bonne habitude, vu dans ce retard  qu’on voulait l’empêcher de briller.

 Nous décidons, la maitresse et moi de tendre un piège à David : En classe elle dira à tous ses élèves que puisque que quelqu’un a volé les photos mais que le coupable ne s’est pas dénoncé, chaque élève va écrire sur un papier la phrase suivant : » je n’ai pas pris les diapos de David », lui remettre les petits mots qu’elle transmettra à un de ses amis qui est graphologue et lui, après examen trouvera le coupable.

Ce soir là quand David rentre de l’école, il me demande d’un air de ne pas y toucher :

« Qu’est-ce que c’est qu’un graphologue « ? – je lui réponds –il continue

« et ça ne se trompe jamais un graphologue ? » - je lui dis non.

Et l’entretien s’arrête là et tout à coup il éclate en sanglot : 

« c’est moi maman qui les ai jetées » -

« Mais pourquoi » ?

« Parce que j’ai voulu punir la maitresse d’avoir préféré les glaciers à mon exposé et j’ai pensé eh bien puisque c’est ça ! personne ne les verra  les photos et je les ai jetées dans l’égout ».

David est né en étant presque parfait, marchant très tôt, parlant très bien dès le plus jeune âge, il a toujours brillé durant ses 4 premières années et puis, les avantages qu’il a reçus à la naissance vont s’arrêter de progresser, puis stagner, puis régresser pendant que ses petits copains eux, font des efforts pour avancer ce que David ne sait pas faire puisqu’il a tout reçu en cadeau (empoisonné) à la naissance.

Lorsque qu’il se trouvera confronter aux autres, au lieu de faire un effort pour se prouver à lui même qu’il en est capable, il lève les bras, ses copains se moquent et il s’enfonce dans le mensonge racontant à ceux qui n’ont rien vu que dans telle course il est arrivé le premier etc… et il a un tel visage d’ange que tout le monde le croit.

N’étant jamais puni, il se perfectionne dans l’art du mensonge et de la dissimulation les 2 + 07/09/2012

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9EME PARTIE –(8)

Un an déjà que nous sommes à Orvault. Les choses s’étaient un peu calmées entre Guy et nous et voilà que cela recommence, il nous cherche des poux dans la tête, il rentre de plus en plus souvent tard et dans un état …….un jour je suis tellement en colère que je décide de me venger ; un samedi matin, pendant qu’il cuve son vin, je pars en ville et je m’achète une jupe, une veste, un corsage, sans oublier une trousse à maquillage bien garnie,  je passe chez le coiffeur et je rentre à la maison la tête haute et prête à bondir s’il a le malheur de la ramener. Il vient de se lever, il me regarde, écarquille les yeux, et éclate de rire sans plus pouvoir s’arrêter et il rit, il rit il rit…….puis cessant enfin, il quitte la pièce sur ces mots : »je t’autorise à t’acheter ce que tu veux quand tu es en colère après moi car comme ça, tu es presque baisable »Je ne lui pardonnerai jamais cette phrase et un jour, je me le jure, je me vengerai.             
Il y a une raison dans le comportement de Guy, il a des ennuis à son travail, bien sûr il n’a rien dit . D’abord, le boulot est devenu une routine ce qui ne lui plait pas ensuite, son patron se révèle un piètre gestionnaire, à l’esprit étroit, revenant bien souvent sur les directives qu’il a lui-même données, contestant de plus en plus les notes de frais ; Guy prend donc la décision de chercher un autre job et pour cela, il achète les journaux en fin de semaine, le samedi il les lit, le dimanche il écrit aux différentes annonces qu’il a cochées, le lundi il poste le courrier.           
 A cette époque un livre fait fureur, il s’appelle si ma mémoire est bonne « comment chercher du travail et….. en trouver » Dans ce bouquin on explique comment mettre en valeur son C.V. comment rédiger la lettre d’accompagnement, pleins de petits trucs et astuces qui parait-il font merveille.             
Pendant des semaines, le maitre des lieux va écrire des dizaines de missives qui resteront sans réponse et puis un jour, le miracle, une Société est intéressée par sa candidature. Il se rend à Paris et après un long entretien il est embauché comme agent technico-commercial  et la cerise sur le gateau, ce n’est ni à Lyon, ni à Marseille (il avait précisé qu’il acceptait toutes les régions de France) mais…… en COTE D IVOIRE.           
 Le temps de donner sa démission, de faire les bagages et nous regagnons notre appartement d’Asnières. Pendant trois mois mon mari est en stage dans sa nouvelle boite, il est redevenu presque humain car il est « heureux »             
En face de mon immeuble, il y a une petite épicerie tenue par une femme de mon âge : Renée. C’est l’époque où les petits magasins ont bien du mal à tenir le coup car les grandes surfaces ont fait leur apparition et les prix pour une même marchandise ne sont pas comparables. Plusieurs choses m’attachent à cette femme dont une : elle qui n’espérait plus être mère a accouché d’une petite fille 2 mois après moi et comme au début c’était difficile pour elle de donner le biberon au bébé avec ce va et vient incessant dans la boutique, j’allais bien souvent l’aider ce qui a créé des liens. De retour à Asnières, nos relations amicales ont reprises comme par le passé . Un peu avant la fin de l’année, des petits commerces comme le sien n’ont qu’une solution pour se faire un peu d’argent, c’est d’acheter (à crédit) foie gras, saumon, champagne sur lesquels la marge bénéficiaire est plus importante, c’est ce que Renée à fait comme chaque année et les marchandises sont entreposées dans la cave comme d’habitude.             
Quelques jours avant les fêtes, elle descend à la cave pour remonter toutes ces marchandises et préparer ses étagères et vitrines et…… la cave est vide, elle a été cambriolée, une catastrophe dont elle ne se relèvera pas,car le comble de tout, lorsque la police viendra constater les faits, rien de sérieux ne sera entrepris pour avoir une chance, aussi maigre soit-elle, de retrouver les voleurs, on tourne et retourne dans la cave vide, on ne relève aucune emprunte et quand Raymond, le mari, demande que les choses soient faites avec un peu plus de sérieux on lui répond : »mon pauvre Monsieur, nous avons 10 casses de ce genre par jour alors……. »           
 Raymond est chauffeur dans une importante société mais comme il a beaucoup de temps de libre et que, comme Guy, c’est une excellent bricoleur, il a loué un box dans lequel il a installé un petit atelier et là, il fabrique les meubles qui lui sont commandés, ce qui met un peu de beurre dans les épinards.Pas très loin de son « atelier » il y a un autre box occupé par des hommes qui très souvent,  déposent des objets qu’ils reprennent un autre jour. D’où Raymond est placé il voit qu’il sagit pour la plupart de téléviseurs, appareils électriques, caméras etc…. Un jour que les hommes ne peuvent pas ouvrir leur box, l’un d’eux vient demander de l’aide à Raymond et c’est ainsi qu’ils font connaissance. Raymond n’a pas réalisé que ces types font, à d’autres, ce qu’on lui a fait à lui, alors Lorsque le magasin de sa femme est cambriolé c’est plus fort que lui il leur raconte l’histoire ; les hommes eux sont persuadés qu’il a compris quelles étaient leurs activités donc très vite ils lui parlent franchement : « dans deux jours on a un casse très intéressant et sans  danger que l’on ne peut pas remettre,  notre chauffeur est malade alors, si tu veux, tu prends sa place, tu resteras au volant, c’est un coup sûr, et après tu touches ta part ça te remboursera un peu de tes pertes.             
Raymond ne pourra jamais expliquer pourquoi il a accepté : la surprise qu’on lui révèle ce qu’il aurait dû comprendre tout seul ? le coup dûr qui lui arrive ? la colère qu’il ressent contre cette police incapable ? toujours est-il qu’il dit oui. Malheureusement les choses vont mal tourner, la police cette fois agit vite et bien et fini par remonter jusqu’à Raymond  qui est mis en prison. Je l’apprendrai par Renée, complètement déboussolée et qui devient au fil des jours un vrai zombi.             
En plus de son commerce à tenir, Renée doit trouver un avocat, rendre visite à son mari incarcéré à la santé ; je  l’aide comme je peux, je lui garde sa fille lorsqu’elle s’absente, je fais ce que je peux et petit à petit, au fil des conversations, je vais faire connaissane de Raymond que je n’avais vu qu’en coup de vent deux fois sans jamais lui parler autrement que pour lui dire bonjour.             
Quand je pense à lui, à cet homme honnête qui s’est fourvoyé, enfermé dans une cellule, j’ai mal alors un jour, je demande à Renée si elle pense que ce serait une bonne idée que j’écrive à son époux de temps en temps. A la visite suivante elle lui pose la question, et il dit oui.             
Va alors commencer pour nous une belle histoire d’amour platonique qui lui permettra à lui, de se raconter et à moi de découvrir que j’adore écrire, d’ailleurs ce n’est pas moi qui écrit, c’est ma main et c’est mon cœur qui dicte le texte. Les 2 + 08/09/2012

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http://telavivcat.blog4ever.com/blog/articles-cat-425922-666360-testaments_pour_mes_fils.html

http://ts1.mm.bing.net/th?id=I4687515130136032&pid=1.9 nénuphar
http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSDK5f7HYBcSNSOPtIzYcNlsTtCBt7-J6zq0LO0aFeZTIaVTeY rose de fin de texte
10EME PARTIE –(9)
Guy et Renée sont mis au courant de la correspondance car je montre à chacun les lettres que j’envoie et celles que je reçois, mais chacun d’eux, pour des raisons différentes, se désintéressent de la chose, Guy parce que trop pris par son nouveau job, Renée, parce qu’elle est dépassée par les évènements.

 

 

 Il faut bien comprendre que rien n’a été prémédité ; en souhaitant écrire à cet homme privé de liberté j’ai voulu faire rentrer dans sa cellule un petit rayon de soleil, lui de son côté à vécu sa vie sans se poser de questions, sans se demander ce qu’il aimait vraiment, se laissant porter par les évènements, se contentant de ce qu’il avait, du moins jusqu’au jour du vol.

 

 

 

 Notre rencontre épistolaire est pourtant pour nous deux, un cadeau tombé du ciel car au fur et à mesure de notre correspondance, je vais pouvoir donner, par le biais des mots, le trop plein de tendresse qui m’étouffe et lui va recevoir cela comme un présent inespéré et y répondre. Sans y penser, sans nous concerter, nous allons garder tout au long des années, le vouvoiement, ce qui va mettre notre dialogue à un niveau si élevé, qu’aucune vulgarité ne pourra s’y  installer ; nous nous aimerons sans jamais nous le dire, nous ferons l’amour sans jamais en parler.

 

 

 

 

 

Comme il est difficile d’expliquer ce que nous avons ressenti lui et moi, voici un texte que je lui ai envoyé qui expliquera, peut-être mieux que moi, ce que je veux dire.

 

 

 
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