Depuis que j’ai commencé mon journal, je me demandais comment je pourrais l’utiliser et à quoi surtout ? J’ai un blog sur un autre site, dans lequel je passe





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1ERE PARTIE ;
Le 17 Décembre –2008

Depuis que j’ai commencé mon journal, je me demandais comment je pourrais l’utiliser et à quoi surtout ?. J’ai un blog sur un autre site, dans lequel je passe tous les jours des articles sur tout et n’importe quoi mais là, j’avais envie de faire autre chose mais quoi ? J’ai donc mis la marmite sur le gaz, j’ai laissé mijoter à petit feu, et Eureka ! j’ai trouvé.
LA VIE D UNE FEMME 1ERE PARTIE ;
A force de passer chaque jour sur mon blog la vie de Rosiane, mon passé remonte à la surface et avec lui, tout ce que je n’ai pas encore dit.
Elle et moi sommes de la même génération, elle a un an de plus que moi, une vie lourde d’évènements tragiques et malheureux et bien des fois, je me revois en elle car il semblerait qu’à l’époque où notre vie d’adulte a commencé, nous étions deux jeunes filles innocentes et rêveuses qui n’avaient jamais reçu de conseils pour savoir comment penser et comment nous diriger. Nous avons donc commis toutes sortes d’erreurs dues à notre ignorance mais également à l’absence d’amour de nos parents.
Pour ma part, j’ai compris très tard, qu’ils n’étaient pas responsables ayant eux-mêmes un passé encore plus lourd qu’ils trainaient derrière eux, un passé fait de blessures dont certaines ne se guérissent jamais.

TESTAMENT POUR MES FILS

J’ai deux fils. Chacun à sa façon a rompu toute relation avec moi. J’ai 74 ans, ne sais pas pendant combien de temps encore je pourrai m’exprimer et surtout leur laisser quelque chose.

Pour l’instant ils sont encore jeunes, l’un à 50 ans, et l’autre 43 ans. Comme m’a dit l’un d’eux : « moi, ce qui m’intéresse ce n’est pas le passé mais l’avenir ». Mais quand il aura son avenir derrière lui, il se rendra compte (nous l’avons tous fait) que lorsque l’avenir n’est plus, le passé prend toute son importance et lorsqu’il n’y a plus personne pour en parler, on ressent alors un grand vide bien difficile à combler.

Si un jour mes fils lisent les lignes qui vont suivre, ils comprendront peut-être que les raisons qui les ont détachés de moi étaient empreintes de beaucoup de jugements erronés, mais pour en arriver là, il leur faudra d’abord arrêter de courir après l’argent, la carrière et aussi hélas, être à leur tour déçus  par la mentalité que leurs enfants auront adoptée et blessés par des attitudes non conformes à ce qu’ils souhaitaient.

Avec internet, il est facile de retrouver quelqu’un, qu’il s’agisse de « copainsd’avant » ou de « facebook » et si je ne souhaite pas qu’ils lisent maintenant les lignes qui vont suivre car ils ne sont pas assez mûrs pour les comprendre, j’espère qu’un jour, quelqu’un leur apprendra que « j’étais » et que « je ne suis plus » mais qu’ils peuvent encore faire un petit bout de chemin avec moi.
Ma vérité vaut bien la leur.

 

 
2EME PARTIE


Année 1958. j’ai 20 ans. Je me suis mariée en 1956 avec André Cagnard ; Notre façon à nous de quitter les parents, car à l’époque il n’y avait pas d’autre alternative. Après 15 mois d’union, nous avons divorcé. J’habite rue La Fontaine dans le 16ème arrondissement. Dans les quartiers riches il y a deux sortes d’habitants : les riches et ceux qui travaillent pour eux. C’est le cas de mes parents ; ma mère travaillait chez les propriétaires de l’immeuble et quand les appartements ont été mis en vente, ses patrons, qui l’ appréciaient beaucoup, lui permirent d’acquérir le sien pour un prix intéressant.

J’habite le même immeuble que ma mère mais au 6ème étage dans « une chambre de bonne », sans eau, avec l’électricité qui a été raccordée sur la chambre d’un voisin et nous partageons la quittance.Je suis secrétaire. Je me maintiens.

Un jour que je passe chez la concierge pour y retirer mon courrier, un jeune homme se trouve à la loge. J’apprends alors qu’il s’agit d’un étudiant qui habite, lui aussi, au même étage que moi mais dans une autre aile de l’immeuble. Peu de temps après, il m’invite à un bal organisé par les étudiants universitaires.

Georges est lui aussi étudiant en 3ème année, d’ingénieur en électricité, originaire du Maroc, de la ville d’Oujda il est depuis quelques années à Paris pour y faire ses études.

Un grand roman d’amour va naitre entre nous, fait de beaucoup de tendresse, de mots d’amour, de petites attentions.Sur le plan sexuel c’est pas terrible car c’est un éjaculateur précoce, mais comme moi je suis frigide, cela  n’est pas grave. L’important pour moi, c’est de sentir qu’il m’aime, qu’il s’intéresse à moi. Je suis « sa petite caille »

Depuis mon mariage, je n’ai jamais pris de précaution et je ne me suis jamais trouvé enceinte. C’est pour cela que j’ai « décidé » que j’étais stérile, alors quand je me retrouve enceinte c’est la surprise. Je suis très heureuse, pensez-donc ! un petit être de l’homme que j’aime ! oui bien sûr on vit à l’étroit, Georges ne travaille pas, ma position sociale est modeste mais qu’importe  (l’inconscience des jeunes !)

Mais Georges lui est atterré. Il est juif et à cet époque, surtout issu d’Afrique du Nord, il n’est pas question d’épouser une « goy » alors il m’explique du mieux qu’il peut. Je ne sais pas ce que je comprends au juste mais je maintiens ma position, alors ne sachant plus quoi me dire, c’est à genoux qu’il me demande de ne pas garder cet enfant, me promettant que plus tard, lorsqu’il aura fini ses études, il convaincra ses parents de le laisser m’épouser.

J’ai fini par céder, c’est je pense la plus grande erreur de ma vie, car au bout du compte j’ai perdu et l’enfant et l’homme. Pourtant, par amour, j’ai accédé à son désir puis les choses ont repris leur cours.

Il termine avec succès ses études et part aussitôt pour l’Algérie car c’est la guerre là-bas. Etant sursitaire, il fera 36 mois de service. Il ne reste entre nous que les lettres qui vont meubler nos jours et nos nuits et puis un jour…. Plus de lettres. J’écris, pas de réponse, j’écris encore, rien…..

Enfin, une enveloppe reconnaissable entre toutes  fait son apparition. Georges explique son incompréhension devant les évènements, l’horreur de la guerre . Comme il parle l’arabe il est le traducteur lorsque des fedaiyns sont arrêtés, il assiste aux coups, aux tortures et un jour, il refuse de continuer les traductions. Envoyé au trou, il en ressortira quelque temps après pour apprendre que son meilleur ami n’est plus et qu’un autre de ses copains, de retour d’une permission, s’est suicidé car sa femme l’avait quitté et était parti avec un autre.

C’est trop pour lui, il explique qu’il ne sait même pas s’il sera encore en vie demain, qu’il ne pourra jamais parler de moi à ses parents car il leur ferait trop de peine, il se traite de lâche et me rend ma liberté pour ne pas continuer de gâcher ma vie, moi qui lui ai sacrifié notre enfant car j’avais confiance en lui.

Dans cette chambre sordide, les murs tournent autour de moi, peu importe ce que je comprends , la vie doit s’arrêter là. Je prends une lame de rasoir et je m’entaille les veines.

Quand je me réveille, je suis couchée sur le sol, le sang à giclé au plafond et sur les murs et sur mon bras un caillot de sang a arrêté l’hémorragie. Tant bien que mal je me relève, Je nettoie la plaie avec ce que j’ai, je mets un pansement et…. Je vais me coucher.

Le lendemain matin je me réveille toute endolorie, mais malgré tout, je vais au travail. Mes collègues me demandent ce que j’ai au bras, je leur raconte que je me suis brulée.

L’histoire n’aura aucune conséquence.

Je ne reverrai plus jamais Georges. Mais…………les 2 + 01/09/2012

3EME PARTIE
(Pour toi David, quelques informations sur ton père biologique)

J’ai 23ans,  je n’habite plus dans ma chambre de bonne mais rue de Reuilly dans le 12ème arrondissement de Paris, une pièce- cuisine en rez-de chaussée.je travaille chez ORMIG, une société qui importe et installe des appareils de photocopies et des machines d’organisations pour bureaux et usines.
Chaque année, en Décembre, la Société organise pour l’ensemble du personnel accompagné du conjoint, un diner dans un restaurant. Cette année là, la soirée s’étant terminée très tôt, la bande de jeunes que nous formons décide de continuer dans une boite de nuit. André Bonderf et moi, sommes les seuls célibataires ce qui explique que nous faisons plus ample connaissance, assis l’un à côté de l’autre. Plus tard, au moment de nous séparer, nous décidons de nous revoir.

 

 

André est un garçon énigmatique, beau, des yeux verts magnifiques, sa personnalité est difficile à cerner ; peu bavard, notre relation devient un peu fade, ni drôle, ni triste, ni sérieuse, ni pénible.Assez vite il me fait savoir qu’il se sent différent des autres et quand je lui demande de s’expliquer il me répond qu’il ne sait pas ce que c’est d’aimer ; « j’ai vu mes copains tomber amoureux, raconter ce qu’ils ressentaient, moi, non. Même envers mes parents je ne ressens rien  et d’ajouter : «  Aussi je préfère te prévenir, ne t’attache pas à moi car je serai incapable de te rendre heureuse. »

 

 
Malgré tout, nous allons continuer notre relation et nous arrivons au nouvel an de 1961 que nous passons ensemble dans un endroit sympathique .

Durant tous ces mois,  je me suis demandée ce que nous faisions ensemble et pourquoi il continuait avec moi  et petit à petit je me suis dit qu’il avait surement envie de tout arrêter mais qu’ayant peur de me faire de la peine il reculait sans cesse l’échéance ; de mon cöté étant totalement différente de lui : spontanée, enjouée, cette relation me pèse un peu et je décide donc, avec des termes choisis, de lui rendre sa liberté s’il le souhaite. Il accepte et nous nous séparons en tant que couple mais nous continuons de nous voir au travail.

JE SUIS ENCEINTE MAIS JE NE LE SAIS PAS ;

Peu de temps après mon amie  Françoise Couprey m’annonce qu’elle pense être enceinte, qu’elle a rendez-vous avec une « faiseuse d’anges » mais qu’elle a peur d’y aller seule, donc je l’accompagne.

La femme qui nous reçoit a la cinquantaire, vit dans un appartement propre et bien agencé, et nous dit être une ancienne infirmière. La consultation terminée, elle confirme son état à mon amie.

Je ne saurai jamais pourquoi, car je n’ai aucune raison de le faire, mais je lui demande de m’ausculter aussi. Et le verdict tombe : je suis dans la même situation que Françoise, enceinte de près de trois mois..

 Nouveau rendez vous est pris pour Françoise  afin de pratiquer l’avortement, moi, je demande à réfléchir.

 Au départ, mes pensées .s’entrechoquent et partent tous azimuts et petit à petit reviennent mieux rangées. Le père, André, est un garçon sain de corps et d’esprit, même si ma situation n’est pas extraordinaire je peux assumer la venue d’un enfant seule, car je ne compte pas en parler au père. Et puis il y a ce petit bébé que j’ai tant regretté de ne pas avoir gardé, je ne vais pas faire deux fois la même erreur, ma décision est donc prise : je garde cet enfant qui sera toute ma vie, que j’aimerai plus que tout.

 Sur ce nouveau chemin qui est le mien, je me sens merveilleusement bien, je n’ai aucun malaise, je suis rayonnante.

 Alors que j’entame mon quatrième mois, un soir on frappe à la porte. Georges est devant moi. Nous sommes un instant interdits puis je le fais entrer.

 Il a terminé son service et est rentré en France la veille. Dans le métro, il est tombé nez à nez sur Françoise et sans être capable de dire pourquoi, la seule chose qu’il lui a demandée, c’est mon adresse.

 Le moment de stupeur passé, je décide de lui dire immédiatement ma situation. Il blémit, se lève et… s’en va.

 Deux jours après il revient et me dit une des plus belles choses jamais entendue :

 « Je t’ai promis des choses que je n’ai pas été capable de tenir, je t’ai demandé de commettre un crime et tu l’as fait la mort dans l’âme mais par amour, je ne vais pas te laisser seule maintenant. Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve mais je serai à tes côtés tout au long de ta grossesse. Lorsque tu auras accouché, je ne peux rien te promettre mais j’espère que je serai, pour une fois, à la hauteur . Aimer ton enfant ne sera pas très difficile, ce qui le sera, c’est d’affronter mes parents, car une goy, divorcée, et mère célibataire, c’est beaucoup pour eux mais j’espère que le temps m’aidera.
Et durant des mois, Georges sera présent à mes côtés. Bien des fois lorsqu’il dort près de moi, je  me demande, le connaissant bien, comment il fait pour tenir le coup devant ce ventre qui grossit de plus en plus et que contient un enfant qui n’est pas le sien. Je ne sais pas alors ce que l’avenir nous réserve, mais je sais  que ce qu’il fait là c’est la plus belle preuve d’amour qu’il pouvait me donner.

 28/09/1962 Mon fils est né. Chez les juifs c’est «  rosh hoshanna » » le nouvel an juif et Georges ne peut pas se libérer pour être là aux heures de visite c’est donc à minuit, en sautant le mur de l’’enceinte de l’hopital qu’il viendra me voir .les 2 + 02/09/2012

 4EME PARTIE

3ème partie
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http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSDK5f7HYBcSNSOPtIzYcNlsTtCBt7-J6zq0LO0aFeZTIaVTeY rose de fin de texte
Les trois mois qui vont suivre sont faits de biberons, de couches et de découvertes du rôle de maman. Georges se partage entre son boulot, ses parents et nous. Les choses vont bien mais je me prends à penser qu’un jour, il faudra bien parler de la situation dans laquelle nous sommes  et de la tournure que nous voulons lui donner. Dans cette affaire, je n’ai pas grand chose à dire car c’est à Georges de prendre une décision mais plus le temps passe et plus je guette le moindre regard, le moindre geste, le moindre changement venant de lui et qui m’indiquerait ce qu’il va décider.

Je peux attendre lorsque je sais pourquoi et jusqu’à quand, mais l’expectative me tue, donc et sans m’en rendre compte, je vais me replier sur moi-même, courbant le dos pour parer le coup dans le cas où….. et je crois que je le fais assez intelligemment pour donner le change. Le 31 Décembre 1962, nous passons le réveillon du nouvel an tous les trois à la maison, l’ambiance est un peu tendue et nous faisons tout notre possible pour ne rien laisser paraître.

Début Janvier 1963, en rentrant à la maison, je vois un mot posé sur la table :

 « Jeannine, ton attitude de ces derniers mois m’a fait comprendre que tu m’en veux de n’avoir jamais été capable de prendre mes responsabilités et de parler franchement. Je ne supporte plus ton silence qui me condamne tout en sachant que c’est toi qui a raison, aussi je préfère mettre fin à notre situation actuelle ; je ne suis pas digne de toi et je ne veux plus te faire souffrir. Pardonne-moi. Il laisse aussi de l’argent pour « le petit »

 Ca y est, c’est fini, ce que je redoutais est arrivé et je me rends compte que j’étais bien plus heureuse lorsque je doutais alors que je pensais souffrir le martyr ; c’est maintenant qu’une peine immense va m’envahir, me submerger et pour combien de temps. ?

 C’est mon petit bonhomme qui surement m’a empêchée de mettre fin à mes jours mais en moi, quelque chose s’est cassé et qui ne se réparera jamais.

 Je garderai toujours au fond de mon cœur l’espoir qu’un jour, peut-être au détour d’une rue, je le rencontrerai ; pour lui prouver alors que je ne l’ai jamais oublié,  je garde et garderai plus de trente ans sur moi sa lettre de rupture pour la lui montrer, au cas où, et puis un jour, dans l’autobus, on me vole mon porte feuille et avec…. La lettre 

 Je reprends le travail et les problèmes vont commencer. La crêche, c’est ce qu’il y a de mieux quand tout va bien, mais une toux, un peu de fièvre et c’est retour à la maison et donc arrêt de travail. Le patron, aussi gentil soit-il, ne peut accepter cette situation bien longtemps alors on met l’enfant chez une nourrice privée mais c’est plus cher, beaucoup plus cher.

 On va quand même tant bien que mal tenir le coup. David marche à 10 mois, il parle presque couramment à 15 mois et fait l’admiration de tous, surtout qu’il est très beau.

 Depuis qu’il est chez la nourrice il a appris un nouveau mot, c’est celui que les autres enfants prononcent lorsque le mari rentre : «Papa» et David le prononce tout le temps, Là où les choses se compliquent, c’est que lorsque nous sommes par exemple au jardin public et qu’un pantalon passe, il s’appelle aussi « papa » peut importe si celui qui le porte est noir ou jaune ; des gens assis sur le même banc que moi diront un jour après avoir bien ri : « pas très physionomiste votre fiston » et la coupe déborde lorsque le concierge, vieux monsieur de plus de 70 ans, se trouve affublé de ce titre. Je commence à comprendre que nous allons vers de sérieux problèmes.

J’ai quitté la Société ORMIG  et je travaille maintenant chez DISTRIMAT une toute nouvelle Société qui importe d’Italie des tuyaux et accessoires en amiante-ciment pour les canalisations. Pas très loin du bureau, il y a une librairie- papeterie tenue par Geneviève, une fille de mon âge, divorcée elle aussi et à mon heure de pause, je viens dans son arrière-boutique boire un petit café et nous nous racontons.

Mon divorce à moi s’est bien passé mais pour elle c’est le contraire car son mari refusant la séparation, il lui en a fait voir de toutes les couleurs, y compris des menaces de mort. Malgré tout, elle est arrivée à ses fins mais a gardé un traumatisme concernant les hommes. Cependant, la solitude lui pèse énormement et elle oscille entre le désir de rencontrer quelqu’un et la peur de retomber dans le même genre de situation. Parmi les clients, se trouve un jeune homme sympathique qui ne cache pas son intérêt pour elle depuis déjà pas mal de temps ; elle m’en parle puis n’y tenant plus, elle me dit qu’elle est prête à sortir un soir avec lui mais pas seule, je dois les accompagner et ainsi elle sera obligée de rentrer avec moi, lui faisant croire que ce jour là, elle dort chez moi.

Je ne suis pas sortie depuis 2 ans : 9 mois de grossesse et 15 mois depuis la naissance de David, j’hésite, car d’une part je ne sais pas à qui demander de garder mon fils et d’autre part, l’habitude perdue, je n’ai pas envie de me retrouver dehors et de tenir la chandelle mais j’aime beaucoup Geneviève et je finis par accepter. Ma mère, à ma grande surprise, va accepter de garder le petit jusqu’au lendemain matin et donc … le « ménage à trois » sort en ballade.

 La soirée est formidable, après le restaurant nous allons à la Butte Montmartre dans une boite. A l’intérieur de nombreuses tables sur lesquelles sont posées des bougies et au fond de l’immense salle, en plein air, des tonnelles pour les amoureux. C’est là que nous nous installons,. Les amoureux partent danser et tout à coup, une main se pose sur mon épaule et je suis invitée à danser. Je me demanderai toujours comment ce type à fait pour me voir, moi qui tourne le dos à la salle.les 2 + 03/09/2012
http://telavivcat.blog4ever.com/blog/articles-cat-425922-666360-testaments_pour_mes_fils.html
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5EME PARTIE (4)
L’homme est grand, mince, un merveilleux sourire orné de belles dents blanches et il danse très bien. C’est vrai qu’après tant de mois de sevrage, c’est très agréable d’être blottie dans deux bras puissants, au rythme d’un slow envoutant. En même temps, je réalise qu’un malentendu est en train de naitre car je sais très bien qu’il n’y a aucun avenir pour moi dans une nouvelle liaison, ma place est auprès de mon fils et rien ne doit m’en distraire. De plus ce garçon espère surement que ce moment sera suivi de beaucoup d’autres et ne pas le mettre au courant d’une situation qu’il ne peut deviner, c’est lui faire perdre son temps.

 

A la première occasion je lui parle brièvement du rôle auquel je retournerai dès le lendemain matin. Il me regarde, son merveilleux sourire accroché à ses lèvres et répond : « et alors ? » Nous allons nous asseoir, il me prend la main et me demande si j’ai vraiment envie de gâcher de si beaux instants. Non !, c’est vrai, je n’en ai pas envie ; j’ai une nuit entièrement à moi et maintenant qu’il est prévenu, pourquoi ne pas vivre ce moment intensément et se fabriquer ainsi un beau souvenir ? Mon amie Geneviève m’a soufflé à l’oreille qu’elle ne rentrerait pas avec moi, il n’y a donc plus de raison de résister à la tentation..

Le lendemain matin, Guy me ramène chez moi, sur le pas de la porte je lui dit adieu lui expliquant que lorsque ma mère m’amènera le petit, elle doit me trouver seule à la maison. Et il part.

David est revenu tout heureux de chez sa mamie, et nous reprenons nos habitudes mais c’est à ce moment là qu’on frappe à la porte. Guy est sur le palier, Il est resté tout ce temps dans sa voiture, à vu ma mère venir, puis repartir et a pensé qu’une petite sortie à trois nous ferait le plus grand bien. David qui se trouve dans mes bras tend alors les siens vers l’inconnu et lui dit PAPAPAPAPAPA…..

C’est ainsi que va commencer un épisode qui durera plus de 10 ans, qui nous apportera un peu de bonheur, beaucoup de larmes, de cris et de déceptions.

Guy et moi avons eu une enfance malheureuse et qui a laissé des traces. Ma mère très sévère ne m’a jamais dit « je t’aime » ne m’a jamais fait de calins, et ne m’embrassait que le matin et le soir quand tout allait bien. Mon père bien que plus près de moi, travaillait la nuit dormait le jour, je le voyais donc  assez peu, de plus mes parents ne s’entendant pas, ils ne se parlaient pas  et mon enfance s’est passée dans un désert peuplé seulement par mes rêves qui essayaient de combler mes manques.Je suis donc à 26 ans sevrée de tendresse et je courrrai toute ma vie après la plus petite marque de tendresse. 

Guy est l’ainé de 3 enfants, une mère dépassée par les évènements, un père très dur qui pense que pour faire de son fils un homme, il faut le mener à la baguette. Il donne donc à son ainé des responsabilités peu en rapport avec son âge et les coups ne manquent pas .Privé d’affection et élevé dans la peur, il fera parti de ces gens qui n’ayant jamais reçu d’amour ne sont capables ni  d’en donner ni d’en recevoir. La dureté de son père à son égard a eu l’effet inverse sur son caractère et sa personnalité à été sapée à la base  ; Guy est un faible  qui de plus en plus se réfugiera dans la bouteille et qui refusera de le reconnaître. Son humour se transforme très vite en ironie et taquineries méchantes lorsqu’il voit qu’il a fait mouche. Mais au début tout ceci n’est pas visible.

Il est aussi un grand travailleur, doué pour tous les travaux qu’il s’agisse de plomberie, électricité, peinture, menuiserie, tout ce qui lui passe par les mains en ressort en véritable œuvre d’art.

Pendant les premiers mois, tout se passe assez bien sauf dans le cas où il rentre émêché et refuse de l’admettre. Si j’en avais eu le courage, j’aurais dû mettre fin à cette liaison sachant que je ne supporterais pas un faible de caractère et un menteur, mais j’ai préféré croire que cela s’arrangerait.

Au bout de 8 mois nous décidons de nous marier et alors, je quitte mon appartement pour aller vivre chez lui car c’est un peu plus grand. Bien sûr tous les travaux ont été faits, et tout fonctionne pile poil.Le jour de la cérémonie, Guy légitimera David en lui donnant son nom.

Un jour que je fais du rangement, je trouve dans le bas de l’armoire des boites en cartons dans lesquelles s’empilent papiers et lettres que je lis. A ma grande stupéfaction, une partie des missives émanent de femmes qu’il a connues avant moi et à qui il a proposé le mariage alors qu’il m’avait dit, dans un de ses rares moments de sentimentalisme, que j’étais la première et la seule à qui il avait fait cette proposition. Le soir une scène énorme éclatera entre nous et il niera jusqu’au bout, même avec les lettres pour preuves et les déchirera pour qu’il n’y ai plus de trace ; plus tard, il prétendra que j’ai rêvé cet épisode et que les nombreuses anesthésies que j’ai subies ont entamé ma mémoire.

Dans les mêmes papiers j’ai également trouvé la trace d’une petite fille qu’il a eue lors de son service militaire effectué en Allemagne,enfant qu’il a fini par reconnaître après bien des lettres de rappel de l’ambassade allemande en France, puis des demandes de pension alimentaire qui n’ont jamais été honorées. Son explication me laisse pantoise :. Oui il a eu une fille, Oui il l’a reconnue, non il n’a jamais payé et il a bien fait puisque des années ont passé et qu’on ne lui réclame plus rien.

Quand des années plus tard les services chargés de le poursuivre retrouveront sa trace et qu’il aura alors à payer une somme considérable, car aux pensions se sont ajoutées des indemnités de retard, je serai celle qui trouvera un avocat pour obtenir un délai de paiement et qui effectuera, chaque mois, durant des années, le paiement des mensualités.alors que peu de temps avant, nous avons acheté notre appartement et que  nous nous sommes mis un crédit énorme sur le dos pour des années.LES 2 + 04/09/2012
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