En organisant, selon différentes modalités, la rencontre entre les besoins de financement et les capacités de financement, le système financier favorise la bonne allocation des ressources au sein de l’économie, facilite l’investissement et la croissance





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date de publication04.07.2017
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ANNEXE 5- SYSTEME FINANCIER ET SYSTEME BANCAIRE
● Qu’appelle-t-on le système financier ?

Le terme système financier fait référence à l’organisation des marchés financiers via des institutions financières. Il permet l'adéquation entre offre et demande de capitaux.

Les marchés financiers, (en anglais, on dit de plus en plus : capital markets, soit marchés de capitaux, au lieu de financial markets), sont un lieu géographique ou non où différents types d'acteurs s'échangent des capitaux au comptant ou à terme. Ce sont également les marchés où sont effectuées les transactions sur des actifs financiers et, de plus en plus, leurs produits dérivés.

Le système financier désigne l’ensemble des institutions (marchés de titres et intermédiaires financiers), des règles et des pratiques qui, au sein d’un espace donné (un pays, une région ou le monde entier), rendent possibles les échanges d’argent. Ces échanges se font entre ceux qui ont accumulé de l’argent en épargnant chaque année une fraction de leur revenu et ceux qui n’en ont pas suffisamment pour financer une dépense d’investissement.

Sans ces échanges financiers, quiconque désireux d’investir (qu’il s’agisse d’un ménage, d’une entreprise, d’une administration) ne pourrait le faire qu’à hauteur de son épargne accumulée. Certains devraient ainsi renoncer à des projets d’investissement pourtant rentables ou les reporter dans le temps, tandis que d’autres disposeraient d’une encaisse d’argent oisive. Autant dire que les ressources seraient bien mal allouées dans leur ensemble et que l’économie tournerait au ralenti. En organisant, selon différentes modalités, la rencontre entre les besoins de financement et les capacités de financement, le système financier favorise la bonne allocation des ressources au sein de l’économie, facilite l’investissement et la croissance.
● Qu’est-ce que le système bancaire ?

Le système bancaire moderne se compose d'une Banque Centrale et de banques commerciales (appelées aussi banques de second rang).

 La Banque Centrale



Au cœur du système bancaire se trouve la Banque Centrale.

La Banque de France, fondée en 1800 sous un statut privé, a été nationalisée en 1945 et est indépendante depuis 1993. Depuis le passage à l'Euro en 2000, elle travaille de concert avec la BCE (Banque Centrale Européenne) à laquelle elle a du céder la majeure partie de ses prérogatives. 

La Banque Centrale agit dans le cadre d'une mission, elle est chargée de veiller sur la monnaie, le crédit, et le bon fonctionnement du système bancaire. 

La Banque Centrale est la banque des banques, et toutes les banques commerciales y possèdent un compte qu'elles sont obligées de provisionner (réserves obligatoires). C'est à partir de ces comptes qu'elles vont pouvoir quotidiennement compenser les chèques et paiements électroniques de leurs clients. 

Si une banque commerciale n'a pas assez de liquidités (monnaie immédiatement disponible), elle peut s'en procurer sur le marché monétaire auprès d'autres institutions financières privées, ou directement auprès de la Banque Centrale. Un rôle important de la Banque Centrale est donc de refinancer les banques commerciales, c'est à dire de leur fournir des liquidités (de la monnaie scripturale) en "prenant en pension" des actifs en leur possession (bons du Trésor et créances privées de qualité). 

Ces refinancements sont le plus souvent d'une durée très courte, de un à quelques jours. La monnaie ainsi créée disparaît dès son retour à la Banque Centrale à  la fin de la prise en pension. 

Ce refinancement n'est pas gratuit, et son taux d'intérêt est déterminé par la Banque Centrale. 

En cas de crise de liquidités (manque de monnaie) sur le marché monétaire, la Banque centrale se doit de créer la monnaie nécessaire au bon fonctionnement du système bancaire. Elle est le prêteur en dernier ressort. La crise des crédits "subprime" de 2007 a ainsi amené les Banques Centrales à refinancer massivement les banques commerciales. 

 Les banques de second rang

  

Les banques commerciales collectent les dépôts des ménages (des particuliers), des entreprises et des administrations publiques. Ces dépôts sont en premier lieu les revenus des ménages et les rentrées d'argent des entreprises, le plus souvent directement versés sur les comptes de dépôts, ou payés par l'intermédiaire de chèques ou carte de paiement. C'est aussi l'épargne des ménages, déposée sur des "comptes sur livrets", ou d'autres formes de placements utilisés surtout par les entreprises en excédent temporaire de liquidités.

Cette masse de monnaie collectée n'est pas conservée stérilement par les banques, mais est bien sûr prêtée. Soit à leur clientèle habituelle, soit par l'intermédiaire des marchés monétaires ou financiers.

Une partie de l'activité des banques est de servir d'intermédiaire financier.

Un autre rôle des banques commerciales, beaucoup moins connu que les précédents, est de créer de la monnaie scripturale. 

 Un petit aperçu du rôle économique des banques

 Pourquoi des banques ?

Quelques fonctions bancaires

La banque remplit un certain nombre de fonctions financières clés:

  1. elle gère des moyens de paiements

  2. transfère des ressources

  3. produit de l’information

  4. réduit les asymétries d’information

  5. gère des risques

Mais, hormis la gestion des moyens de paiements dont les banques conservent le monopole, ce ne sont pas ces fonctions en soi qui permettent de différencier les banques des autres institutions financières et des marchés de capitaux. Ceux-ci remplissent les mêmes fonctions de transfert des ressources entre les agents ou dans le temps, de gestion des risques, de production d’information, etc. Au fond, on pourrait même se demander: pourquoi a-t-on besoin des banques lorsqu’il existe des marchés de capitaux qui remplissent les mêmes fonctions? Dans les faits, pourtant, banques et marchés se complètent au sein des systèmes financiers. Les banques rendent en effet possibles des transactions financières qui, sur les marchés, ne pourraient avoir lieu.

- La transformation bancaire

Une des grandes spécificités de la banque est donc de permettre la transformation bancaire, càd de prêter à LT des dépôts de CT. Ce faisant, les banques rendent un service de liquidité aux déposants, en leur assurant que leur argent sera toujours à chaque instant récupérable, alors même qu’il est utilisé à des fins productives.

Cette transformation est précisément ce qui permet à la banque d’associer deux services a priori difficilement conciliables :

  1. un service de liquidité auprès de ses clients déposants

  2. et un service de financement auprès de ses clients emprunteurs.

Autrement dit, cette transformation est ce qui confère à la banque son utilité économique, mais également ce qui la rend fragile.

Risque de bank run, « paniques bancaires3 (cf Cantona). Il convient donc d’autoriser cette transformation mais de l’encadrer, en rendant obligatoire pour chaque banque l’adhésion à un dispositif public de garantie des dépôts. Si les déposants se savent assurés de pouvoir récupérer leurs fonds quoi qu’il arrive, alors ils seront dissuadés de paniquer. Ces dispositifs de garantie de dépôts existent aujourd’hui un peu partout dans le monde. En France par exemple, le fonds de garantie des dépôts peut indemniser chaque déposant jusqu’à 70000 euros tandis que le PIB par habitant est d’environ 25000 euros.

- La production de l’information

Le repérage par le prêteur ou le signalement par l’emprunteur des projets d’investissement de qualité est nécessairement coûteux (en temps ou en argent). Et si le coût l’emporte sur la rentabilité attendue, alors le financement n’aura pas lieu. Le problème d’information relatif à la qualité n’est donc traitable qu’en engageant un coût qui, s’il est trop élevé, empêchera la mise en relation du prêteur et de l’emprunteur. La duplication des coûts peut toutefois être évitée si l’un des prêteurs se spécialise dans la production d’information nécessaire à la sélection des projets. En centralisant la production d’information, on en réduit le coût et on rend à nouveau possible des financements qui sans cela n’auraient pas vu le jour. Qu’est-ce que ce prêteur spécialisé dans la production d’information? Une banque! C’est ainsi que la présentent Hayne Leland et David Pyle dans leur article fondateur de 1976 paru dans le Journal of Finance.

La sélection et le suivi des emprunteurs apparaissent au cœur des raisons d’être de la banque. La banque existe parce qu’elle est capable de produire à moindre coût une information et un contrôle rendant possibles des transactions financières qui ne seraient pas conclues sur les marchés de titres. Cela fait de la banque un expert en sélection et en gestion des risques.

 L’évolution des banques dans le temps

Il est une institution qui, au sein des systèmes financiers, change tant au cours du temps qu’à travers les frontières, c’est bien la banque. Tantôt banque de dépôts, tantôt banque d’affaires, tantôt établissement de crédit, tantôt véritable supermarché de la finance, la banque est une institution à géométrie variable.

  • Banque de dépôts et banques d’affaires

On distingue classiquement deux grands modèles d’activité bancaire:

  1. la banque de détail (retailbanking)

  2. et la banque de financement et d’investissement (SF1 ou investment banking).

Il s’agit de deux orientations stratégiques différentes, axées sur des cibles de clientèle différentes.

  1. La banque de détail s’adresse à une clientèle de particuliers, de petites et moyennes entreprises, d’associations et de collectivités locales dont elle gère les comptes et à laquelle elle propose des produits adaptés d’épargne, de financement mais également de plus en plus d’assurances. Il ne s’agit donc pas d’une banque mono-service. Au contraire, la banque de détail cherche toujours à étendre sa gamme de services pour capter sa clientèle et la fidéliser. De même, la banque de détail ne cantonne pas nécessairement ses activités à l’échelle nationale. Elle tend au contraire, mais c’est un fait assez récent lié aux opérations transfrontières de fusions et d’acquisitions, à s’internationaliser. Un grand groupe de détail étend ainsi son réseau de distribution à plusieurs pays: c’est typiquement le cas de grands groupes européens comme Santander ou BNP-Paribas.

  2. La banque de financement et d’investissement s’adresse quant à elle à une clientèle de grandes entreprises. La dimension des opérations est beaucoup plus importante que dans le cas des opérations de détail: on peut parler à cet égard de « banque de gros» (ou wholesale banking). Les services proposés vont du conseil en fusions-acquisitions, en introduction boursière, en émission obligataire, ou autrement dit, en conseils financiers auprès des grandes entreprises pour la partie «finance d’entreprise» — qui se rapporte à ce que l’on pouvait appeler auparavant la banque d’affaires (au sens strict, une banque d'affaires n'est ni une banque de dépôt, ni un établissement de crédit, mais une société de conseil stratégique et financier qui travaille exclusivement pour des entreprises pour des activités de "corporate finance". Ses seules ressources sont les honoraires qu'elle facture aux clients pour ses conseils juridiques et financiers pour le montage de ces opérations) — et en opérations sur titres, produits dérivés, etc., pour la partie plus strictement « banque d’investissement ».

Au départ, il y avait une spécialisation stricte entre banques de dépôts et banques d’affaires. À partir des années 1920, plusieurs grandes banques de dépôts (notamment le Crédit commercial de France et la Banque nationale pour le crédit) se lancent dans le modèle mixte allemand, en combinant leurs activités traditionnelles avec celle des banques d’affaires. Cette stratégie les exposera toutefois à de lourdes pertes au moment du krach de 1929. La crise des années 1930 qui s’ensuit conduit à l’effondrement de 500 banques françaises en l’espace de cinq années. Cet épisode conforte plutôt les banques dans une volonté de séparation des activités de dépôts et de crédits. La loi bancaire française de 1945 institue cette séparation en distinguant juridiquement les banques de dépôts et les banques d’affaires.

Ce n’est qu’à partir des réformes Debré de 1966- 1967, que l’on assiste à la déspécialisation et à l’universalisation de l’activité bancaire française. La France se situe alors dans un processus de croissance presque ininterrompue depuis le milieu des années 1950. La loi bancaire de 1984 en est l’expression pour le secteur bancaire. Inspirée du principe d’universalité que les réformes Debré avaient fait émerger, la loi bancaire institue la banque universelle sous le vocable d’« établissement de crédit ».

Ce processus de déspécialisation a été beaucoup plus tardif aux Etats-Unis :

  1. Le Banking Act (ou Glass Steagall Act) de 1933 interdisait aux banques d’être présentes sur plusieurs métiers (Banque de dépôt et banque d’investissement) et dans plusieurs États (Mc Fadden Act).

  2. Et ce n’est que depuis le Gramm-Leach-Billey Act de 1999, abolissant le BankingAct, que cette diversification a pu s’amorcer.

  • Une marchéisation de l’activité bancaire

Les banques disposent de deux grandes ressources :

  1. les dépôts des clients

  2. l’émission de titres sur le marché financier (passif des banques)

De même, les banques peuvent choisir de placer leurs ressources en achetant des titres sur les marchés financiers (actif des banques).

 Or, on a assisté à une hausse significative de la part des titres, tant au passif qu’à l’actif. La part des titres qui, dans les années 1980, ne dépassait guère 5% du bilan tant à l’actif qu’au passif des banques représentait avant la crise près de 50 %, là encore tant du côté des émissions (passif) que de celui des acquisitions (actifs).

  • Un mouvement de concentration

90’s-2000’s : forte hausse de la taille moyenne des établissements bancaires.

Raisons : recherches d’économies d’échelles et de gamme (activités diverses moins coûteuses à produire ensemble que séparément).

 Aux États-Unis, le nombre de banques (y compris les caisses d’épargne) est passé de plus de 15 000 au début des années 1990 à environ 8 300 à la fin de 2008. En moins de dix ans, de fin 2001 à fin 2008, l’actif total géré par ses groupes a plus que doublé, passant de 7 635 milliards de dollars à 13 574 milliards de dollars fin 2008. Ce faisant, la taille moyenne des établissements bancaires américains (obtenue en rapportant l’actif total géré au nombre d’établissements) a donc dans le même temps pratiquement quadruplé. Celle-ci reste toutefois encore très inférieure à celle des groupes bancaires européens, trois fois plus grande en raison à la fois d’un plus petit nombre d’établissements bancaires et d’un montant d’actifs gérés nettement plus important. Fin 2007, en Europe (Union monétaire à 13), 6 128 (contre 6 623 en 2003) établissements bancaires géraient 28 312 milliards d’euros (contre 18 903 fin 2003).

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