Bibliographie Introduction





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Amélioration

Développement

Eclairage

Equité
Analyse de la situation actuelle


Détermination des Problèmes et des besoins


II

Les objectifs




III Les implications


Prise en compte des Contraintes






1 – Le Bilan-diagnostic
Une étude globale

Il consiste à faire l’état des lieux de l’espace concerné, procéder à un bilan territorial global qui touche tous les aspects de la zone : les données physiques, la population et la démographie, les activités, les infrastructures et les équipements sociaux, l’urbanisation…

Une rétrospective

Le bilan consiste aussi à procéder à une étude rétrospective de la zone pour pouvoir comprendre la situation actuelle dans une perspective d’éclairage aussi à long terme.

Contraintes, potentialités et spécificités

Le bilan doit déboucher sur un diagnostic territorial qui permet de dégager les contraintes, les potentialités, les spécificités, les atouts et les inconvénients en vue de déterminer les principaux problèmes posés et d’en dégager les priorités.
Principaux problèmes et blocages, priorités

Dans chaque domaine, le bilan-diagnostic consiste à déterminer les principaux problèmes pour dégager dans une seconde étape les priorités et classer les problèmes en fonction de leur urgence et leur priorité.
Cadrage territorial

Dans l’analyse, il ne faut pas oublier de mettre la zone à étudier dans son cadre territorial global, ses rapports avec les autres espaces et les interactions réelles et potentielles ainsi les impacts des différentes actions, l’origine et le lieu de manifestation des problèmes posés.
Le bilan-diagnostic consiste aussi à déterminer les contraintes et les opportunités mais aussi les besoins.

2- Les prévisions et les scénarios
A partir de l’analyse de la situation d’une zone donnée, on doit établir les prévisions futures selon les méthodes classiques de prévision.
Eclairage

Développement

Equité



Finalité

Amélioration des conditions de vie


Aménagement physique
Support


Prévisions, besoins et normes

Pour cela, il y a lieu de déterminer les besoins et de faire les projections futures sur la base de normes communément acceptées comme la grille d’équipement de la population, des taux de desserte indispensable, du niveau d’équipement de la population ou des conditions de vie (logement, équipement des ménages…).
Trois échelles chronologiques

On peut distinguer trois échelles chronologiques pour l’aménagement : Le Court, Moyen et Long termes :

  • Le court terme (CT) : il est généralement de cinq ans. Il permet de déterminer les petits projets et de mettre en place les correctifs nécessaires avant l’entrée en vigueur des projets structurants.




  • Le moyen terme (MT) : souvent c’est une dizaine d’années, le temps nécessaire de réalisation de grands projets et de changement structurel de la population.




  • Le long terme (LT) : souvent de 20 à 25 ans. C’est un horizon d’éclairage du moyen terme. C’est aussi l’horizon des actions structurantes de l’aménagement concerté ou différé qu’il s’agit de mener. On choisit souvent un chiffre rond et significatif.


Si on prend le cas du Plan Régional d’Aménagement de Tunis (PRA), élaboré entre 1976 et adopté en 1977, il s’agit des horizons 1986 et 2001.
Les hypothèses (PST)

Les hypothèses retenues pour les prévisions sont de l’ordre de trois : le tendanciel ou l’indésirable (Ho), le souhaitable (H1) et le possible ou l’acceptable (H2).

- Le schéma tendanciel ou indésirable (Ht) : il consiste à prolonger les tendances observées sur une période suffisante tout en prenant en compte les projets en cours ou prévus et les tendances lourdes.
- Le schéma volontariste ou souhaitable (Hv) : il consiste à adopter une évolution où l’intervention des pouvoirs publics est nécessaire pour changer et corriger la situation. Cette hypothèse volontariste concerne la plupart des aspects de la vie socio-économique : natalité, exode, emploi, équipement…

- Le schéma possible ou acceptable (Hp) : il se situe souvent entre les deux, entre le souhaitable et l’indésirable, à mi-parcours moyennant une intervention limitée mais nécessaire des pouvoirs publics.
La prospective

On peut aussi envisager une démarche prospective, c'est-à-dire de type qualitatif où on essaie de déterminer les futures possibles et les plus plausibles de la zone compte tenue de toutes les éventualités.
3- Les objectifs et les partis d’aménagement
En plus des hypothèses qui servent aux prévisions, il y a aussi les choix opérés au niveau de l’aménagement qui concernent les partis d’aménagement. On peut envisager cela à différents niveaux qu’il convient de combiner. On peut mentionner quelques exemples sans être exhaustif :

- Ouverture ou non sur la mer avec
- Habitat individuel à faible densité ou habitat collectif

- Ségrégation et déséquilibre inter-zones ou mixité sociale et rééquilibrage des différentes zones avec la diversité et la création des zones d’emploi qui sont nécessaires.

- Renforcer le centre principal ou développement de centres secondaires avec tout ce que cela implique en matière de desserte, des centres secondaires à développer…

- Transport collectif ou développer la motorisation avec la voirie et les parkings correspondants…

4- Les actions à entreprendre et les implications

Chaque parti d’aménagement conduit à mettre en place un certain nombre d’actions à mettre en œuvre qu’il s’agit de recenser et de préciser davantage.

Les études d’impact des projets structurants sont à mener en matière d’avantages comparatifs, d’environnement.
5- Le montage
Il s’agit de procéder aux études de faisabilités des principales actions préconisées dans un plan d’aménagement avant de procéder au montage financier et institutionnel.
- Les études de faisabilité : il s’agit de voir les possibilités offertes pour la réussite de certaines actions à mener comme les ensembles résidentiels, les zones industrielles, les centres à mettre en œuvre, les zones à urbaniser…
- Le montage financier : il consiste à mettre en œuvre le schéma de financement de l’opération et les différentes parties à impliquer.

Il y a lieu de chiffrer financièrement le plan d’aménagement et d’en évaluer les coûts pour pouvoir ensuite déterminer la part de chacun des acteurs concernés.
- Le montage institutionnel : il permet de voir la forme institutionnelle la plus adéquate pour mener une telle opération : une société, un office, une structure déjà présente ou à créer comme les sociétés de promotion des Berges du Lac de Tunis par exemple, ou celle de Sousse Nord ou de Taparoura ou Sfax Jadida…

6- Le contenu du plan
Le contenu du plan d’aménagement varie selon les échelles et le secteur en fonction du Code de l’aménagement mais deux documents sont souvent incontournables : le plan et le règlement qui permettent la gestion et le suivi.

- Un plan ou plus à une échelle déterminée en fonction de la nature du plan et de l’importance de la zone concernée

- Un règlement qui permet de fixer les règles d’occupation de chaque zone.
7 – La mise en œuvre
La mise ne œuvre de tout plan d’aménagement nécessite le contrôle et le suivi de la réalisation en vue de pouvoir corriger à terme et en temps opportun les mesures à entreprendre. Un service ou une personne doit être affecté à cette tâche.

En plus, tout plan d’aménagement doit être révisé à terme totalement ou partiellement selon les cas pour une période qui ne dépasse pas souvent les dix ans


Chapitre 7

Les perspectives de l’aménagement

Gestion, affectation, reproduction

L’aménagement se trouve à l’intersection de plusieurs impératifs souvent contradictoires et on a tendance à privilégier un de ces impératifs au détriment des autres ce qui débouche sur des dérives. Selon qu’on donne l apriorité à la gestion, à la technique ou au volet social et politique, l’aménagement est différent.
Plan

  1. Gestion, mise en valeur et maîtrise

  2. Planification et optimisation

  3. Fonctionnalisme et impératif technique



1- Gestion, mise ne valeur et maîtrise

Trois perspectives s’offrent à l'aménagement du territoire :

- Il est une gestion rationnelle des ressources dans un cadre de rareté : terres agricoles, eau, équipements, finances et espace.

- Il est aussi une mise en valeur et une affectation optimale des ressources, ce qui conduit à des choix prioritaires dans l'utilisation de ces ressources comme de l'espace, l'eau, les ressources financières, à l'utilisation de toutes les potentialités que ce soit régionales ou sectorielles et à la recherche de nouveaux créneaux jusque-là inexploités comme le tourisme saharien, intérieur ou culturel, la promotion de la PMI, les technologies intermédiaires...

- Il est enfin, un instrument de maîtrise de la reproduction du système et à ce titre il constitue en enjeu socio-politique de taille pour le pouvoir en place et la communauté. Il s'insère dans un projet de société (voilé ou dévoilé) qui varie selon la nature du pouvoir.

Souvent, ces trois perspectives sont réunies ensemble et c'est la troisième qui nous intéresse le plus dans la mesure où les deux premières lui sont inéluctablement liées. Cela nous pose le problème d'éclaircir d'abord le projet de société pour voir, à sa lumière, l'aménagement requis. Mais de quel projet de société s'agit-t-il en fait ?
L'aménagement n'est pas un objectif en soi, il est lié au développement, il est au service d'un projet de société dont il tire la finalité : c'est l'action finalisée, spontanée ou préalablement étudiée, d'un groupe sur la mégastructure (l'espace) en vue d'une concordance accrue avec le système et de sa reproduction. C'est finalement un réajustement constant de la mégastructure, commandé par le système en fonction des interactions qu'il entretient avec le mégasystème (système économique mondial) et de ses propres interactions internes.

2- Aménagement, planification et optimisation
L'aménagement est cette planification globale de l'espace, du temps, de l'argent et du changement, planification inséparable des moyens, des structures et des instruments à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés qui expriment une stratégie, indissociable des objectifs et du projet de société.

Très souvent, on se limite à la planification physique en oubliant celle du temps (échéancier, timing), des finances (argent : combien, qui fait quoi...) et celle du changement : l'aménagement n'est-il pas cette restructuration permanente ? D'où la souplesse requise laissant la porte ouverte à une certaine marge de liberté et rendant possible la créativité et l'appropriation de l'espace.

Il se trouve que jusque là, l'expérience tunisienne en matière d'aménagement a privilégié le volet spatial donnant lieu souvent à des plans inopérants et dépassés avant même qu'ils ne soient établis. De rares exceptions où on trouve une planification financière et du timing, c'est le cas de projets physiques isolés comme les barrages, mais là l'aspect socio-économique a été toujours négligé s'il n'a pas été totalement évacué, d'où l'impasse.
Cette notion de planification ne peut être dissociée d'une autre notion : l'optimisation qui vise à assurer la cohérence des actions à entreprendre, le temps opportun et idéal de la mise en oeuvre de chacune de ces actions dans un cadre de rationalité et d'efficacité évitant les déséconomies de toutes sortes qui ne peuvent d'ailleurs être perçues que lorsqu'on se place dans un cadre plus général dans le temps et dans l'espace. En effet, il est difficile pour un organisme comme la STEG, la SONEDE ou l'ONAS de voir les déséconomies occasionnées par l'absence de coordination de leurs travaux dans la mesure où chacun dispose, à son niveau, d'un plan optimal selon des priorités données, un échéancier bien déterminé et un programme bien ficelé.

Pour un simple citoyen, qui ne fait que constater en silence, tout est désordre, incohérence, irrationalité et gaspillage dont il est acculé, en fin de compte, à en payer le prix : ouverture et fermeture de fossés s'alternent les unes après les autres sans aucune coordination, aux mêmes endroits parfois et à des intervalles très courts. Au niveau sectoriel, tous les calculs convergent vers l'optimum mais il ne s'agit là que d'optima partiels et il suffit de placer ces projets dans un cadre plus général pour que tout soit faussé. L'optimum global n'est pas la somme des optima partiels ou sectoriels. Comme le tout n’est jamais la somme de ses parties (Belhedi A. 1992) et ce qui est rationnel à un niveau ne l’est forcément pas à un autre.
Sur un autre niveau, le concept d'optimisation se situe au niveau de l'espace et du temps selon des principes simples de la proximité et de la chronologie. En effet, il importe plus de savoir ou implanter l'habitat (près de l'emploi, des services), les équipements et l'emploi que de privilégier l'aspect quantitatif. Il s'agit de maximiser l'utilité spatiale dans la mesure où l'espace n'est pas égal à lui même et se trouve malheureusement trop différencié. N'a- t-on pas trop médité sur l'habitat sans équipements ou le drame quotidien des déplacements intra-urbains entre le domicile et le travail ?

L'optimisation se situe aussi dans le temps dans la mesure où chaque action se nourrit du présent et alimente le prévisible. Il s'agit simplement de réconforter ce mécanisme - au centre de la démarche de l’aménagement - par une démarche triple :

- la première intéresse l'approche prévisionnelle qui tente de voir le schéma futur à partir du présent.

- la seconde concerne l'approche prospective qui, à partir d'un schéma futur fixé, essaie de déterminer les moyens à déployer.

- la dernière a trait à l'approche interactive qui consiste à analyser les impacts de toute action à entreprendre dans une perspective systémique dynamique où les phénomènes ne sont jamais isolés et les relations ne sont guère linéaires.
L'optimisation a une autre implication selon la loi des rendements optima. Comme en physique où le rendement optimum n'est pas obtenu lorsqu'on déploie la puissance maximale (De Rosnay J. 1975), en matière de planification, qu'elle soit économique ou spatiale, on n'atteint le rendement optimal que lorsqu'on consacre le maximum aux actions d'accompagnement et complémentaires en amont et en aval. Les exemples de l'aménagement hydraulique sont, à ce titre, très indicatifs. En centrant l'intervention sur l'aspect technique (barrage, périmètre irrigué....), on limite le rendement.
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