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L’espace rural

Problématique de l’aménagement


I- L’espace rural 
1- Négatif de l’espace urbain :

On définit souvent l’espace rural comme le négatif de l’espace urbain, c’est ce qui n’est pas urbain.

Pour définir l’espace rural on est ramené à définir l’espace urbain, mais on va pas s’attarder sur ce qu’est la ville. Ce problème a trop rabaché depuis une vingtaine d’années et de nombreux critères ont été développés pour aboutir enfin à une définition fonctionnelle et organique : seuil démographique, fonctions basiques et base économique, urbanité, mode de vie…etc.

La ville se définit donc comme un organisme dont la fonction basique est importante et l’activité agricole est faible.35 : Le % de la population active pour une fonction induité est de 30% en moyenne 27% < <37%,36 : nombre d’équipements et typologie selon le rythme de fréquence.

Ainsi l’espace rural se définit comme : tout espace où la fonction basique est faible voire nulle et où l’activité est très dominante.
2-Diversité de l’espace rural :

« Selon qu’on l’examine du point de vue économique, sociologique, administratif, statistique, culturel etc, l’espace rural change de signification » 37

Comme l’espace urbain, l’espace rural est loin d’être homogène, sans entrer dans les détails on peut distinguer deux grandes zones :
2.1-les zones péti-urbaines : C’est là ou la population continue à s’accroître parallèlement -ce qui est paradoxal- à l’augmentation des actifs non agricoles.

L’accroissement de la population rurale non agricole ne compense la diminution de la population agricole que dans les régions fortement urbanisées. C’est là où urbanisation et espace rural s’enchevètrent et on parle de « suburbanisation » urbanisation de la campagne en ruralisation de la ville.

  • Mégalopole Américaine

  • Conurbations Japonaises

  • ZPIU (Zone de Peuplement Industriel et Urbain) : le peuplement non agricole domine avec un important échange de main-d’oeuvre, elle occupe 25% du tertiaire.

C’est là aussi où l’agriculture connaît sa plus grande intensité, du fait de la proximité du marché de consommation et des spéculations élevage laitier.

Zones d’immigration si ce n’est la stabilité qui prévaut, elles bénéficient des services urbains à proximité mais aussi du marché d’emploi urbain qui fait qu’on assiste à la formation de « l’ouvrier-paysan » ou du paysan-ouvrier.

2.2-Le reste de l’espace rural :

Il s’agit de zones de dépeuplement d’autant plus important que qu’elles sont.

  • Peu peuplées : en France le seuil de neutralité est passé de 700 en 1954 à 1000 habitants en 1968.

  • En PSD, le seuil est plus élevé.

  • Que la population vivant de l’agriculture est importante :

+ 80% = - 9,1 %

60-80 = - 5,9 %

40-60 = - 1,9 %

    1. = + 2,7 %

-20 = + 5,8 %
En Tunisie ce sont les délégations à forte concentration de population qui connaissent l’accroissement le plus faible de population rurale, exception faite de Sfax, Mareth, Nabeul 38.

Plus le taux d’urbanisation est important, plus la croissance rurale est faible :

Tunis 97 % = - 2,87

Krib 7 % = - 0,54

Metlaoui 51 % = - 9,50

B. Gard 21 % = - 1,62
On est encore à une première phase de la transformation de l’espace où la ville est un facteur destructurant des campagnes. On note cependant que dans les régions à forte urbanisation, a population égale, les agglomérations connaissent une forte croissance : Mjez, Testour, Région de Gabes, de Sfax, de Kairouan…

Dans les pays sous-développés, le phénomène est plus complexe : il y a là une juxtapostion de phases d’évolution :

  • Les zones agricoles où la fonction administrative a induit un soufle nouveau :  centre.

  • Le zones d’agriculture paysanne en crise : Ras Jebel, Oasis…

  • Les agglomérations péri-urbaines autour de grandes agglomérations : Région de Tunis…etc.


Deux facteurs fondamentaux qui marquent l’espace rural :

  • L’influence urbaine

  • L’importance et le type d’agriculture.



II- SPECIFITE :

A une époque où le phénomène urbain est devenu universel et généralisé, où les équipements et le mode de vie urbain, on se demande qu’elle est encore la spécificité de l’espace rural ?.

  1. Faible densité : - 40 hab/km² souvent on invoque la faiblesse des densités, ce critère varie d’un pays à un autre :

- USA : - 1500 hab/km²

- Japon : - 30.000 hab/km²

- : - 4000 hab/km²

- Danemark : - 200 hab/km²

- Hollande : - 200 hab/km² avec aspect lâche = + 200 m

- Tchécoslovaquie : - 5000 hab et – 100 hab/km²
En PSD le seuil est plus élevé :

- Inde : - 5000 hab

- Jordanie : - 10.000

- Tunisie : - 2000 et aspect lâche (-200m)

- Afrique de Sud : - 500 hab et pas de – 100 blancs

Aussi bien le critère densité et le seuil démographique sont arbitraires et ne rendent pas compte de la réalité. Si le critère densité est souvent invoqué, il se pose un problème : densité brute ou densité nette, on compare deux espaces de fonction différente :

  • l’espace rural : La terre est facteur de production et l’agriculture est aréolaire.

  • L’espace urbain : Où l’activité de production est ponctuelle et la terre n’est pas facteur de production.




  1. Type d’occupation : Aspect dispersé des activités et de l’habitat.

Activité agricole dominante :

Ici l’espace agricole se confond avec l’espace rural.

- Italie : population agricole + 50 %

- Inde : population agricole + 75 %

- Jordanie : population agricole + 66 %

- France : population agricole + 40 %
Or l’industrialisation de l’agriculture exige une nouvelle localisation et ce sont les régions urbanisées et industrialisées qui concentrent les productions les plus intensives : Bassin Parisien, Alsace, Nord, Rhone, Cap Bon, Région de Tunis.
Mode de vie rural :

(cf R.ARON : 18 leçons sur la société industrielle 1962.

L’espace rural c’est celui où l’agriculture rythme la vie, indépendamment du voisinage dans une société typée. Or pour définir le mode de vie rural, on est amené à définir le mode urbain.
Mode de vie urbain :

  1. Concentration résidentielle

  2. Séparation résidence-travail

  3. Concentration, abondance services

  4. Dissolution communautaires

  5. Consommation : - variété de biens

- faible autoconsommation

- biens élaborés

- confort
L’examen de l’évolution récente que ce soit dans le monde industriel on dit sous-développé, montre que le monde rural tend à acquérir le mode de vie urbain (notamment 1, 2, 5). Les ruraux souhaitent trouver en campagne ce qui se trouve en ville : enquête Française en 1967 :

En 1967 une enquête sur 45000 ménages ruraux montrait que 95% des ménages désirent rester en campagne tout en exigeant :

  • les emplois rémunérateurs et non agricoles

  • les équipements


En outre, on réclame de plus en plus la parité économique (prix industriels et agricoles), sociale voire intellectuelle.
3. Modèle de production :

On a recours une fois de plus à raisonner par soustraction pour définir le modèle rural.

Le modèle urbain :

  1. Monétarisation

  2. Accumulation de marché

  3. Economie de marché

  4. Calcul économique rationnel

  5. Mobilité des facteurs de production

  6. Tendance à la spécialisation

  7. Accroissement des échanges

  8. Séparation capital-travail

  9. Division technologique du travail dans l’entreprise

  10. Salariat et concentration ouvrière sur le lieu de travail

  11. Naissance de fonctions de divisions autonomes.


Ce qu’on constate, c’est que l’agriculture évolue vers ce modèle avec contrecoups résultant de la mentalité paysanne.

4. Milieu naturel :

Est naturel tout ce qui est vierge, tout ce qui n’est pas dû à l’action de l’homme, tout ce qui n’est pas artificiel.

Or la nature vierge est hostile (désert, forêt…) et peu favorable à l’occupation humaine. Souvent on cite trois facteurs fondamentaux :

  • La végétation : Besoin physiologique et visuel : température, oxygène…

  • Le pittoresque : C’est souvent la variété et la diversité qui fait de l’espace rural un espace attrayant, paradoxalement c’est le milieu le plus artificiel (polyculture…) qui est le plus attrayant 39 puisqu’il offre contrastes et diversités.

  • L’illusion de l’espace : L’isolement et la perspective. Ses éléments ne peuvent-ils pas exister en milieu urbain ! en Suède : 10m² d’espace vert / 4m² de plancher.


5. Réservoir de ressources « finies » :

Terre, Air, Eau, calment la vie sauvage, l’espace non bâti, l’isolement.

  • L’espace non bâti : 75-90% du territoire. Le prélèvement urbain bien qu’important en valeur absolue, il ne dépasse que 1,5-2% de la superficie cultivée.

  • L’isolement et la vie sauvage : Des illusions dues aux stress du milieu urbain.

  • L’air pur : C’est la végétation qui joue un rôle épurateur mais l’agriculteur travaille souvent dans une atmosphère polluée (étable, fumier, pulvérisateur…). Si la pollution est générale, elle est moins forte en campagne : la teneur en C02 a augmentée de 14% en un siècle. Dans la région Parisienne Il y a :

  • 5 / m3 de germes microbiens dans un magasin

  • 500.000 / m3 dans les grands boulevards

  • 1000 / m3 dans les parcs

  • L’eau pure : Uniquement dans les hauts bassins des cours d’eau.

  • Le calme : C’est un besoin né des nuisances urbaines et la possibilité de plus en plus rare de fuir les stress. Paradoxalement, l’homme cherche le calme et l’animation à la fois.


C’est critères sont souvent invoqués par les citadins qui fuient l’entassement, la congestion, la pollution et le rythme urbain éffreiné.
La diffusion de l’information et du modèle de consommation fait que « la vie citadine se fait plus campagnarde au moment où la société rurale s’urbanise 40 »

En ville « les nouvelles raretés créent des besoins nouveaux 41 »  et la campagne est de plus en plus convoitée par les villes en tant que lieu de production, de fuite : parcs régionaux et nationaux, zones touristiques, résidence secondaire… Parallèlement « les rapports ville-campagne s’expliquent en termes de continuité (spatiale) et non d’opposition 42 ».

« L’espace rural est celui que les citadins, les industriels, les pouvoirs publics n’ont pas absorbé ».

L’espace n’est unique, il y a des espaces ruraux mais pas un espace rural (autour des villes).

« Il n’est qu’un type d’espace ; l’espace concret … dont le trait dominant est d’être différencié. La nature, la première, est responsable de cette différenciation par la disparité des ressources et des aptitudes, comme par la variété des obstacles qu’elle oppose à la circulation. Et combien plus encore l’homme 43 ».

Le milieu rural est un espace où l’agriculture domine l’activité et le mode de vie, l’occupation du sol où l’espace est un facteur de production, caractérisé par l’aspect diffus de l’habitat et des activités et l’exode agricole.

Si le monde rural évolue vers un mode de vie urbain parce que : milieu où on peut choisir, le monde urbain évolue parallèlement et de la campagne : on évolue donc vers un mode de vie universel et unique : où l’espace se résout à des noeuds (villes) et des vides (campagnes) reliés par des chenaux (communication, transport…) animés par des flux (hommes, biens, capitaux, informations…)

L’urbanisme consistant à aménager l’accueil au développement du bâti, trouve inéluctablement son champ d’action dans les zones non encore occupées et tout urbanisme de création nouvelle se situe donc à la campagne. L’urbanisme doit donc maîtriser l’urbanisation des noeuds et sauvegarder les espaces urbanisables.
III- l’aménagement :

Aménager : Prendre en compte ce qui existe pour l’améliorer.

L’aménagement : est la projection géographique de la société de l’avenir 44 ; est le développement harmonieux des régions en fonction de leur vocation propre 45.

Prise en compte Projection Finalités

- Situation ! ! - Amélioration

- Atouts ! ! - Développement harmonieux

- Vocations ! ! - Développement rationnel

- Spécifités ! ! - Offrir un cadre de vie descent :

! ! - Eclairage long terme des actifs

Trois volets :

  1. Recherche d’un développement harmonieux et rationnel des régions en fonction de leurs atouts, vocations et spécifités.

  2. Offrir à chacun un cadre de vie descent : en tant que homme, citoyen, être social et producteur.

  3. Eclairage long terme pour étayer les décisions et les actions à court et moyen terme.


Objectifs :

De ces trois volets se dégagent les objectifs 46.

L’aménagement c’est une morale de l’avenir :

- le développement = l’aménagement des activités économiques

- L’égalité = l’aménagement social

- Le cadre = l’aménagement physique
L’aménagement rural :

Comme l’espace, l’aménagement est unique avec des nuances selon qu’on est en ville où en campagne.

En ville l’aménagement consiste à faire face à la croissance

En campagne l’aménagement à faire face à la dépopulation agricole en particulier : un problème de conversion des terres et des hommes.

  • Organiser l’espace vert : agricole et forêt ?

  • Prévoir les conversions nécessaires pour absorber les excédents ?

  • Gérer les ressources rares ?

« La ville est au coeur de l’aménagement du territoire… la ville est aussi de l’économie 47 ».
Trois niveaux :

l’Etat, la Région, l’Unité d’Aménagement.

L’unité idéale serait le canton, la délégation : en effet cette unité spatiale constitue une échelle idéale pour déterminer les secteurs ruraux.
Aménagement rural et aménagement urbain :

L’espace rural repose sur l’homogèneité 48 mais l’aménagement repose sur l’hétérogéneité. L’espace à aménager est polarisé, de ce fait constitue un espace économique, un espace de relation. C’est un espace périphérique ; c’est à dire dépendant de l’espace urbain, et hétérogène. L’espace rural n’est pas un système clos, il vit en symbiose avec le système urbain qui le domine et le polarise. C’est pourquoi il n’y a pas d’espace rural mais d’espace ruraux. L’aménagement rural ne peut se concevoir qu’en relation et en fonction de l’espace urbain, d’où le rôle dévolu aux communications qui ne connaissent guère de frontières. L’aménagement se fait à partir de ces points forts (urbains ou agricoles) qui constituent l’armature urbaine (hiérarchie exprimée en terme de domination solidarité, complémentarité). L’espace rural sera le substrat, irrigué, mis en valeur de l’armature (ce qui soutient) et l’aménagement rural ne peut passer que par l’aménagement urbain tout court.
Il serait absurde de gaspiller les ressources qui seraient éparpillées sur des milliers de village ou de bourgs :

  • L’aménagement rural n’est pas le synonyme de l’aménagement agricole.

  • L’agriculture est insuffisante pour fournir une base d’aménagement.

  • Certains équipements de plus en plus nécessaire exigent un rayon de plusieurs dizaines de milliers de personnes et exigent un certain seuil : lycée, hôpital, industries…

  • Les coûts des équipements sont prohibitifs


Le seuil d’intervention est de 20.000 habitants (Plan Shiller de la RFA INTENSIVIERUNZ UND KOORDINIERUNG DER REGIONALEN STRUKTUR POLITIK), la CEE fixe à 30.000 habitants.
En pays sous-développés le seuil peut être fixé à 10.000 habitants de préférence, le pôle d’intervention doit être un chef lieu de commune rurale : délégation, canton…

Le rayon d’action doit correspondre à une population située dans un rayon de 25 km 7500 km² : soit 80 en Tunisie au maximum. C’est pôles d’intervention, une fois équipés, peuvent accéder à l’armature urbaine du fait même de l’introduction du mode de vie et modèle de production urbain.

  • Le secteur rural 180 km² d : 27 hab/km² = population : 5000 habitants.

  • 13 communes, rayon d’action : 7,5 km²

  • Services quotidiens 5-15 km²

  • Travail, loisirs quotidiens

  • Services hebdomadaires 30 km²

  • Loisirs hebdomadaires 100 km²

Chapitre 13
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