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Baisse du prix du riz ordinaire

Le patron de l'Onicor limogé se défend : « le manque à gagner de 330 millions était évitable »

 

Moroni, lundi 19 juin 2006 (HZK-Presse)Deux jours après la publication de l'arrêté du ministre des fiances de l'Union fixant la nouvelle structure de prix du riz ordinaire, le gouvernement a décidé de limoger le directeur général de l'Office national d'importation et de commercialisation du riz (Onicor), Abdourahamane Cheikh-Ali. Ce dernier est remplacé par Ali Mliva Youssouf, un jeune entrepreneur du secteur privé qui a fait partie de la direction de campagne du candidat Ahmed Abdallah Sambi.

 

Dans un entretien accordé à HZK-Presse, avant la passation de services, l'ancien patron de l'Onicor a affirmé que la décision du ministre des finances de l'Union de baisser à 175 fc le prix du riz « risque d'être préjudiciable à l'entreprise » car le manque à gagner actuellement évaluée à 27.498 fc par tonne serait « financièrement insupportable ».

 

La Compagnie de manutention des Comores (Comaco) qui devait toucher 74,8 millions fc n'obtiendra que 37,4 millions fc, soit 50% de moins que prévu par l'ancienne structure de prix établie par le ministre Maoulana Charif.

 

Pour la Banque pour l'industrie et le commerce (Bic), qui devrait percevoir environ 145 millions fc sur cette cargaison, verrait ses frais réduits à 104 millions fc, soit une moins value de près de 40 millions entre les prévisions précédentes et la nouvelle structure mise en vigueur par l'arrêté ministériel.

 

La marge bénéficiaire des grossistes a été réduite de 34%, en passant de 17.700 fc par la tonne à 11.700 fc. Quant à la taxe unique qui est versée à l'Etat, elle reste inchangé à 40.000 fc par tonne, soit 400 millions pour l'ensemble de la cargaison. Le consommateur final économise 50 fc par kg, soit plus de 22% de baisse.

 

« Considérant le riz comme un produit d'appel, beaucoup de commerçants peuvent perdre de l'argent », prévient l'ancien patron de l'Onicor.

 

Abdourahamane Cheikh-Ali qui regrette d'avoir été mis sur le fait accompli, estime que sa proposition initiale soumise au gouvernement aurait permis d'éviter à l'Onicor cette perte qui peut atteindre 330 millions fc sur la totalité de la cargaison, y compris les 10 millions fc de provisions pour surestaries liées aux aléas des opérations de débarquement [à raison de 1000 fc par tonne].

 

A ce propos, un courrier du transitaire a informé l'Onicor que dans l'impossibilité de se ravitailler en carburant à Moroni, le navire Sea Powe devait lever l'encre samedi dernier en direction de la Tanzanie, afin de « refaire ses soutes au port de Nacala, avant de regagner Moroni ce 19 juin pour poursuivre les opérations » de déchargement.            

 

Arrivée depuis le 18 mai, le bateau n'a débarqué que seulement 7500 tonnes à ce jour, soit une moyenne de 258 t par jour, un rythme jugé trop faible par rapport à l'activité normale du port. Cette lenteur serait-elle imputable au type de bateau choisi par le fournisseur, ou au bon vouloir des boutriers locaux qui constituent un des maillons de la chaîne ?

 

Pourtant tout le monde sait que « tout retard de déchargement se répercute nécessairement sur le coût du produit, jusqu'au consommateur final », comme le reconnaît un opérateur économique de la place. Hors mis les périodes d'intempéries, le bateau aurait du terminer son déchargement depuis le 10 juin dernier, sur la base de 600 t par jour, soit 86 tonnes par heure ouvrable, ce qui donne le chiffre dérisoire de 18 t par boutre [HZK-Presse a recensé 32 boutres traditionnelles en activité, qui assurent le transbordement entre le bateau et le quai du port de Moroni, sur une distance de moins de 1 km].

 

A cause de cet archaïsme des infrastructures portuaires des Comores, surtout à Moroni, de nombreux navires refusent de desservir le pays, avec toutes les conséquences qu'une telle situation entraîne sur le plan économique et financier, comparativement à d'autres ports de la région.   

 

L'arrêté ministériel portant homologation de la nouvelle structure de prix du riz ordinaire est sans doute une bonne mesure économique en faveur des consommateurs, mais pour être efficace d'autres mesures d'assainissement du secteur doivent suivre pour contenir le niveau général des prix.

 

Mais en attendant d'évaluer les répercutions réelles de ces baisses sur l'ensemble des acteurs concernés, le débat est loin d'être clos du côté des parlementaires sur les méthodes utilisées par le gouvernement.  

 

Si à l'Assemblée de l'Union, la mesure de baisse du riz populaire est globalement saluée, tel n'est pas le cas pour l'abrogation de la licence d'importation du riz de luxe, unilatéralement décidée par un décret du président de l'Union.

 

Interrogé par HZK-Presse, le vice-président de l'Assemblée, défend le maintien de cette licence qui a été créée par la loi de finances en cours d'exécution et qui « vise à mettre de l'ordre dans la filière d'importation de ce produit », dit-il. M. Youssouf Said attire ainsi l'attention du pouvoir exécutif sur « le fait qu'une disposition législative ne peut être abrogée que par une loi ».

 

El-Had Said Omar

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