Meilleure stratégie pour réduire la dette publique consiste à promouvoir la croissance





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Economie / ONU / Commerce

CNUCED : En guerre contre l’austérité budgétaire et les agences de notation
(MFI / 13.09.11) La Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement critique, dans son rapport annuel qui vient d’être publié, l’austérité budgétaire et l’importance trop grande attribuée aux acteurs financiers - en particulier les agences de notation qui font peur à tout le monde. Selon la CNUCED la « meilleure stratégie pour réduire la dette publique consiste à promouvoir la croissance », avec une politique budgétaire expansive.
Citant l’exemple de la Grèce dont l’endettement fait trembler la zone euro, les auteurs du rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), dont le siège est à Genève, soulignent que la situation a empiré au lieu de s’améliorer, et cela malgré la diminution massive des dépenses publiques entreprise depuis deux ans. Pour l’organisation, les gouvernements qui prônent la restriction budgétaire feraient trop confiance aux acteurs des marchés financiers. « L'opinion publique et les décideurs ne devraient plus faire confiance notamment aux agences de notation », pour juger ce qui constitue « une politique macroéconomique judicieuse et une gestion rationnelle des finances publiques ». Elle estime donc que les dépenses d'infrastructures peuvent être « plus efficaces que les réductions d'impôts pour stimuler l'économie » parce qu'elles conduisent directement à la création d'emplois, à la consommation et à une hausse de la demande.
Intérêts à taux faibles et relance de la croissance ?
Avec la crise de l’euro qui n’a pas encore trouvé de solution, la résurgence de graves tensions sur le marché de la dette au 2è trimestre 2011 et l’extension possible des mesures d’austérité à l’ensemble de l’Europe, il y a un important risque que la zone euro continue à peser fortement sur la reprise mondiale. Et il n’est pas exclu que les mesures d’austérité (principal levier d’action utilisé face à la crise de l’euro, sans tenir compte de la croissance de la demande intérieure dans la région) produisent des effets tout à fait contraires à ceux attendus, affirment les auteurs du rapport. Les pays touchés par la crise dans la zone euro se trouvent ainsi dans une situation extrêmement difficile, ajoutent-ils : alors qu’ils auraient besoin de faibles taux d’intérêt et d’une relance de leur croissance, leur dynamique de croissance est faible et les taux d’intérêt de leur dette publique sur le marché sont excessivement élevés.
Mieux lutter contre de la spéculation monétaire
Insistant sur la mondialisation de l’économie, la CNUCED invoque une solidarité et une coopération internationales comprenant de nouvelles formes de collaboration, en particulier au sein du G20 qui regroupe pays développés et émergents. Elle déplore toutefois le peu de progrès accompli pour la réglementation du secteur financier, notamment pour trouver des réponses aux problèmes liés à la «financiarisation» des marchés de nombreux produits primaires, et, surtout, la réforme du système monétaire international pour lutter contre les mouvements à court terme de capitaux instables relevant essentiellement de la spéculation monétaire.

Le redressement des prix des produits de base a aidé les pays en développement à maintenir leur rythme de croissance, mais ces prix sont extrêmement instables car fortement tributaires des activités spéculatives d’acteurs du marché n’obéissant qu’à des considérations d’ordre purement financier. Et même si dans un certain nombre de grands pays en développement, la croissance est davantage tirée par des «moteurs» intérieurs que par les exportations, celle-ci reste vulnérable aux évolutions défavorables du système financier international. Ces pays sont exposés à des mouvements de capitaux à court terme qui ont tendance à peser à la hausse sur leur monnaie et à pénaliser leurs industries d’exportation. Ils sont donc confrontés aussi à de très importants risques, et devraient s’efforcer de préserver leur stabilité macroéconomique et contenir les effets des dysfonctionnements extérieurs.
En Afrique, pas de retombées positives pour la population
Concernant les pays en développement en général, la CNUCED estime que la croissance relativement rapide a été tirée davantage par la demande intérieure, avec des taux de croissance largement supérieurs − à près de 6,5 % − à ceux des pays développés. Les pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, Inde et Turquie, parmi les membres du G-20) ont été confrontés à l’important défi que représentent des apports de capitaux à court terme attirés par des taux d’intérêt plus élevés, liés à une plus forte inflation ou à un durcissement des politiques monétaires. Ces apports de capitaux ont énormément pesé à la hausse sur leurs monnaies et ont tendance à affaiblir leurs secteurs d’exportation et à creuser leurs déficits courants.

L’expansion est restée vigoureuse dans toutes les régions en développement, à l’exception de l’Afrique du Nord et de certains pays d’Asie occidentale, où l’agitation politique a pesé sur l’investissement et sur le tourisme et, par conséquent, sur la croissance aussi. Si c’est en Asie de l’Est, du Sud et du Sud-est que les plus forts taux de croissance du PIB ont été enregistrés, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance aussi rapide qu’en 2010, grâce aux gains liés à l’évolution des termes de l’échange, des investissements d’infrastructure et des politiques budgétaires expansionnistes et du développement rapide du secteur des services.

Il n’est cependant guère probable que les taux de croissance du PIB en Afrique subsaharienne permettent de réduire notablement la pauvreté dans un avenir proche, car trop souvent les avancées économiques n’ont pas de retombées positives pour la population dans son ensemble.
Facture des importations alimentaires : + 27 % en 2011
Le commerce international des marchandises et des services est fortement reparti à la hausse en 2010, après avoir connu sa plus grave contraction depuis la Deuxième Guerre mondiale. En 2011 toutefois le volume des échanges internationaux ne devrait enregistrer qu’un taux de croissance inférieur à 10 %, contre 14 % en 2010, surtout dans les pays développés. Les prix des produits de base se sont redressés dès le début du cycle et ont été marqués par une forte instabilité, essentiellement à cause de la présence plus importante des investisseurs financiers sur les marchés de ces produits.

Bien que « l’indice de la CNUCED pour les prix des denrées alimentaires » ait dépassé en février 2011 les niveaux atteints durant la crise alimentaire de 2007-2008, la situation semble moins critique qu’à cette époque grâce aux prix relativement bas du riz et à une bonne récolte de céréales en Afrique en 2010. En outre, la plupart des pays exportateurs de denrées alimentaires ont préféré ne pas imposer de mesures de restriction à l’exportation comme celles qui avaient notablement contribué à la crise alimentaire de 2007-2008. Toutefois, la hausse des prix des denrées alimentaires en 2010-2011 pourrait avoir de graves répercussions sur la sécurité alimentaire, auxquelles s’ajoutent les menaces de famine en Afrique de l’Est. Cette augmentation des prix vient en effet aggraver encore l’extrême pauvreté, puisque la facture des importations alimentaires des pays à faible revenu devrait bondir de 27 % en 2011. Il faut donc que les gouvernements prennent des mesures pour atténuer les conséquences de cette situation pour les plus pauvres, souligne en conclusion la CNUCED.
Marie Joannidis

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