On peut définir le processus de mondialisation comme





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Part de marché =(X / demande mondiale) x 100


(avec demande mondiale = somme des importations mondiales)
- Le taux de pénétration étrangère : on peut aussi calculer, par exemple, la part de marché des entreprises automobiles étrangères en France (= montant des importations d’automobiles étrangères en France / achat d’automobiles neuves en France, en %). Ainsi si le taux de pénétration du marché automobile dans un pays est de 45%, on saura que sur 100 voitures neuves achetées une année donnée, 45 étaient importées de l’étranger). De manière générale, le taux de pénétration est défini par le rapport :

Taux de pénétration =( M / marché intérieur ) x 100



La part de marché sur le marché intérieur (on dit aussi « marché domestique » est le complément du taux de pénétration étrangère (si on poursuit notre exemple du marché automobile, la part du marché domestique sera de 55%).


  • Les termes de l’échange


Ils permettent de mesurer l’évolution comparée des prix des produits importés et exportés.
Termes de l’échange =
On utilise des indices pour pouvoir inclure l’ensemble des prix des produits importés et exportés. En eux-mêmes, les termes de l’échange n’ont pas beaucoup d’intérêt. Le plus important est leur évolution au cours du temps : si l’on observe une « dégradation des termes de l’échange », cela signifie que le rapport a diminué, c'est-à-dire que le prix des produits exportés a moins augmenté que le prix des produits importés. Dit autrement, cela signifie qu’il va falloir exporter de plus grandes quantités de produits pour importer la même quantité qu’auparavant. Ce n’est donc pas une situation facile pour l’économie en question.


    1. Les avantages comparatifs ou l’origine des échanges internationaux


Pourquoi les agents économiques d’un pays souhaitent-ils réaliser des échanges avec des agents d’autres pays ? Pourquoi ne se contentent-ils pas de l’espace national ? Evidemment parce qu’ils y trouvent un intérêt. C’est cela que nous allons présenter maintenant. Nous verrons ensuite une des conséquences de ces échanges, ce que l’on appelle la Division internationale du travail.


  • Les avantages comparatifs


Les premiers économistes à avoir prôné le développement des échanges internationaux de manière systématique sont les économistes classiques, les britanniques Adam Smith et David Ricardo à la fin du 18ème siècle et au début du 19ème siècle. Nous présenterons ici très rapidement l’analyse de Ricardo, qui vise à montrer que tous les pays gagnent à l’échange international et que, donc, le libre-échange, qui facilite les échanges commerciaux, doit être établi partout.
- La loi des avantages comparatifs de Ricardo
A partir d’un exemple chiffré, un petit modèle réduit de la réalité (L’Angleterre et le Portugal avec l’échange du vin et du drap), Ricardo montre que tous les pays vont gagner à l’établissement du libre-échange.
Conclusion de Ricardo : il faut établir le libre-échange et spécialiser la production des pays, ce qui enrichira tout le monde. En définitive, chaque pays doit se spécialiser dans la production pour laquelle son désavantage de coût de fabrication est le plus faible. Dans cette perspective, tout pays à intérêt à l’échange.
- L’analyse des avantages comparatifs aujourd’hui
L’approche théorique de Ricardo pose comme préalable un certain nombre d’hypothèses qui sont parfois contestables :


  • Ricardo suppose, pour construire son modèle, que les facteurs de production, capital et travail, sont immobiles. Si le capital et le travail étaient mobiles, comme ils le sont dans un pays, ils iraient se placer là où ils sont le mieux rémunérés et la démonstration chiffrée telle que l’a faite Ricardo n’est plus possible.




  • Ricardo n’envisage guère la dynamique de l’échange et de la spécialisation : en principe, un pays qui se spécialise gagne en productivité. Cependant, le problème est que la productivité n’augmente pas de la même manière dans toutes les productions. Donc la spécialisation peut déboucher sur des gains importants pour un pays, faibles pour l’autre.


Les analyses contemporaines ont donc cherché à comprendre pourquoi, malgré tout, les échanges internationaux se développaient. On trouve ainsi les pistes d’analyse suivantes :

  • Tout d’abord, on peut continuer à soutenir l’idée que c’est bien la différence qui fonde l’échange : c’est parce que nous ne produisons pas exactement la même chose que nous avons intérêt à échanger. Cependant, on observe que la plupart des échanges internationaux sont aujourd’hui des échanges de produits similaires intra-branches (schématiquement une branche regroupe l’ensemble des entreprises fabriquant le même produit). Où est l’avantage dans ce cas ? En fait, les entreprises cherchent sans cesse à différencier leurs produits : ainsi, on peut échanger entre la France et l’Allemagne des voitures, dans les deux sens. Mais ce ne sont pas exactement les mêmes voitures, soit comme niveau dans la gamme, soit comme modèle dans la même gamme, par le jeu des options, par exemple. L’image de marque joue également son rôle.




  • Ensuite, on peut penser aussi que parce que nous ne disposons pas exactement des mêmes ressources, des mêmes facteurs de production, nous avons intérêt à ne pas nous spécialiser dans les mêmes productions et à échanger nos productions respectives. Ainsi, par exemple, les pays qui disposent d’une main d’œuvre nombreuse ont-ils intérêt à se spécialiser dans des productions nécessitant beaucoup de main d’œuvre. On retrouve le fameux théorème Hecksher-Ohlin-Samuelson ou théorème HOS


D’après le théorème HOS (XXème), chaque pays doit se spécialiser dans la production utilisant les facteurs de production (travail, capital, terre) dont il dispose en abondance et importer des biens produits avec des facteurs qu’il possède en moindre quantité.
Le choix de la spécialisation va donc dépendre des dotations factorielles de chaque pays.


  • Enfin, on peut retourner l’argument : ce n’est pas parce qu’il y a des avantages que les échanges internationaux se développent mais plutôt parce qu’il y a le développement des échanges internationaux qu’il y a des avantages. Les avantages sont alors considérés plus comme le résultat du développement des échanges internationaux que comme leur cause. Pour quelle raison ? La libéralisation des échanges internationaux, le fait que grâce au développement du libre-échange ceux-ci ne soient plus limités, fait que la taille du marché s’agrandit : les entreprises ont donc un marché mondial qui s’offre à elles, elles peuvent donc augmenter leur production et, ce faisant, elles vont diminuer leur coût de production, grâce aux économies d’échelle, nous y reviendrons plus loin. Elles vont donc retirer un avantage substantiel au développement du marché mondial, une baisse du coût unitaire et donc une hausse de leurs marges.


Ce sont les avantages procurés par la spécialisation des économies qui sont le fondement de l’intérêt des échanges internationaux. Cette spécialisation, qui s’amorce très clairement dès le 19ème siècle, a débouché sur ce que l’on appelle la Division internationale du travail, que nous allons présenter maintenant.


  • La Division Internationale du travail (D.I.T.).


Le commerce mondial est le résultat d’une division du travail qui s’opère à l’échelle mondiale. L’échange international est rendu nécessaire car les pays ne peuvent produire l’ensemble des biens et des services dont ils ont besoin. Ainsi, les pays européens ont besoin de matières premières qui n’existent pas chez eux tandis que d’autres pays souhaitent obtenir leurs produits de haute technologie. Chaque pays peut donc se spécialiser dans la production d’un certain type de bien et pratiquer des échanges avec les pays disposant d’une autre spécialisation.
La répartition des différentes spécialisations entre tous les pays du monde constitue la Division internationale du Travail (DIT). La DIT est la répartition de la production mondiale par pays ou par zones économiques qui se spécialisent dans certaines activités et deviennent complémentaires.
Traditionnellement, la Division internationale du travail attribue aux pays « du Sud », c'est-à-dire les pays pauvres, la production des produits primaires, aux pays développés la production des produits manufacturés et des services. Mais aujourd’hui une partie des pays en développement fabriquent des produits manufacturés et on parle parfois de « Nouvelle division internationale du travail » : les pays développés produisent essentiellement des services et la fabrication des biens est répartie entre les pays riches et les pays en développement, les premiers gardant les produits les plus complexes, à forte valeur ajoutée, les seconds fabriquant les produits plus simples, plus polluants, à faible valeur ajoutée, demandant souvent plus de place.



  • Les avantages comparatifs se construisent et, donc, se transforment.




  • Les avantages comparatifs ne tombent en général pas du ciel, ils ne sont pas là par hasard : bien sûr, si le pays est très riche en pétrole ou en bauxite, ces produits constitueront une part importante de ses exportations. Mais, au total, pour les PDEM en tout cas, l’essentiel des avantages dans le commerce international sont le résultat d’une stratégie nationale qui s’inscrit dans la durée et qui ne doit pas grand-chose au hasard.


On peut donner quelques exemples de cette construction :


  • La France est un des pays qui, au monde, accueille le plus de touristes étrangers. Les dépenses que ces touristes étrangers font en France correspondent à des exportations de services. Ces exportations s’expliquent bien sûr par la beauté de notre pays et de ses monuments. Mais on sait bien qu’il y a d’autres très beaux pays qui, pourtant, n’arrivent pas à exploiter aussi bien que nous leur patrimoine. Nous avons, au fil de notre histoire, construit notre image de marque mais aussi nos infrastructures hôtelières, nos dépliants touristiques, notre gastronomie, etc., de manière à ce que nous trouvions à l’étranger de nombreux clients. Cet avantage qui aujourd’hui semble « acquis », a été construit.




  • La Silicon Valley est le résultat à la fois du hasard, à l’origine, puis d’une construction voulue : au début, c’est le hasard qui a fait que quelques chercheurs ont créé de petites entreprises spécialisées dans les logiciels à côté de leur université, donc à côté les unes des autres. Mais l’expérience a vite montré la fécondité intellectuelle et économique de cette proximité. Résultat : d’autres petites entreprises ont été créées dans cette même zone pour bénéficier des mêmes avantages. Ce faisant, elles augmentaient le bénéfice que toutes les entreprises en retiraient. Hasard au début, mais choix et stratégie ensuite.




  • Ces avantages peuvent également se transformer.




  • L’Etat peut jouer dans ce domaine un rôle essentiel. Ainsi, par une stratégie réfléchie, des actions volontaires, il peut contribuer à la construction de certains avantages. On peut par exemple penser que la politique qui a été menée en France dans les années 1970 pour résorber le retard français (énorme à l’époque) en matière de téléphone a permis aux entreprises privées de financer un effort de recherche et d’équipement très important, ce qui leur a donné une avance, et donc un avantage, importants sur leurs concurrents étrangers. Aujourd’hui, la maîtrise technologique française en matière de centraux téléphoniques automatiques n’est contestée par personne au niveau international.




  • Cependant, la modification des avantages est rarement brutale, elle prend en général du temps. Dans le cas d’un avantage fondé sur une supériorité technologique, par exemple, l’arrivée d’un concurrent sera difficile car la maîtrise technologique et les moyens financiers sont du côté de celui qui est déjà installé. C’est pourquoi d’ailleurs l’intervention de l’Etat est souvent nécessaire.


On voit donc que pour construire les avantages qui vont fonder l’intérêt des échanges internationaux, les agents économiques, en particulier l’Etat et les entreprises, vont devoir choisir des stratégies et des politiques. Nous y reviendrons plus loin.
Les pays échangent entre eux parce qu’il y a des avantages spécifiques à le faire. D’une certaine manière, même si la démonstration de Ricardo peut être critiquée, on peut en garder la conclusion : nous échangeons parce que nous y gagnons. Reste à comprendre par quels mécanismes l’échange international est favorable à la croissance économique. C’est que nous verrons juste après avoir présenté les grandes caractéristiques des échanges internationaux depuis une cinquantaine d’années.


  1. Le développement des échanges internationaux et ses caractéristiques depuis une cinquantaine d’années


Le développement des échanges de biens et de services a été rapide mais il n’a pas été aussi rapide pour tous les produits et tous les pays. Par ailleurs, on observe aussi une explosion des mouvements de capitaux.


    1. La quantité de bien échangés a considérablement augmenté…


Le développement des échanges internationaux de biens a été très rapide, spécialement dans la deuxième moitié du 20ème siècle, nettement plus rapide que la croissance de la production mondiale. Entre 1950 et 1997, les échanges mondiaux de biens ont été multipliés par plus de 16 alors que la production mondiale en volume a été multipliée par à peine 6. Cela signifie qu’une part croissante de la production est échangée au niveau international ou, dit autrement, qu’une part croissante des actifs d’un pays travaille pour l’exportation. Cela a comme conséquence de développer l’interdépendance entre les économies nationales.


    1. La nature des produits échangés s’est également transformée…


Le développement des échanges s’est accompagné d’une transformation de la structure par produits. On n’échange plus aujourd’hui la même chose qu’il y a 20 ou 50 ans. La croissance des échanges de produits primaires est bien plus faible que celle des produits manufacturés. Résultat : entre 1963 et 1997, la part des produits manufacturés passe de 52 à 73% des échanges mondiaux de biens, ce qui est dû aussi au fait que les prix des matières premières n’a pas augmenté aussi vite que le prix des produits manufacturés, sauf exception ‘en particulier l’envol actuel du prix du brut.


    1. Les échanges internationaux de services ont progressé…


Ils se sont développés plus tardivement que les échanges de biens (que l’on appelle aussi marchandises dans les statistiques internationales). Mais aujourd’hui, ils se développent très rapidement. Résultat : la part des services dans les échanges internationaux s’accroît rapidement, elle est de l’ordre de 20% en 2002 alors qu’elle n’était que de 15% en 1980. Les échanges progressent très vite pour certains types de services (services bancaires, services rendus aux entreprises, etc.). Cependant une part importante des services reste relativement difficilement exportable (services non marchands comme l’enseignement, services aux personnes comme la santé, par exemple) car ils sont non stockables et leur consommation est souvent liée à des habitudes culturelles. Ils constituent ce que l’on appelle le « secteur abrité », c’est à dire abrité de la concurrence internationale. Ce secteur abrité peut être considéré comme un gisement d’emplois pour lesquels le coût salarial a peu d’importance puisqu’il n’y a pas de concurrence.
Quelques ordres de grandeur à retenir sur la structure du commerce mondial aujourd’hui…


Part des produits manufacturés dans le total des échanges mondiaux de biens.

+ des 2/3

Part des produits primaires dans le total des échanges mondiaux de biens.

1/3

Part des échanges des marchandises dans le total des échanges mondiaux

4/5

Part des échanges de services dans le total des échanges mondiaux

1/5
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