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internationalisation des echanges et mondialisation

« Ouverture internationale », « globalisation », et surtout « mondialisation », sont des expressions auxquelles la presse écrite et audiovisuelle fait régulièrement référence. Mais quelle réalité recouvrent-elles ? Sont-elles d’ailleurs synonymes ? Répondre à ces deux premières questions suppose que l’on s’interroge sur ce qu’est la mondialisation et sur l’internationalisation des échanges qui l’accompagne.
On peut définir le processus de mondialisation comme « l’émergence d’un vaste marché mondial des biens, des services, des capitaux et de la force de travail, s’affranchissant de plus en plus des frontières politiques des Etats, et accentuant les interdépendances entre les pays » (S. d’Agostino, La mondialisation, Ed. Bréal, 2002).
L’internationalisation des économies nationales résulte de l’essor des échanges internationaux, résultat d’une ouverture croissante des économies. Cet essor n’est pas récent : le commerce international s’est développé très rapidement au 19ème siècle. Cependant depuis 1950, les échanges internationaux progressent très rapidement, plus rapidement que les P.I.B. Ainsi, en deux siècles (le 19ème et le 20ème), les échanges de biens et services ont été multipliés par 1000 environ alors que le P.I.B. mondial n’a été multiplié que par 60. Cela signifie qu’une proportion grandissante des productions nationales est exportée et que les économies nationales sont de plus en plus insérées dans l’économie mondiale. Il en résulte que l’internationalisation des échanges est un vecteur de la mondialisation, c'est-à-dire de la constitution d’un marché mondial ayant une logique propre qui n’est pas celle des économies nationales.

Face à la mondialisation, les réactions, et les analyses, sont variées, de l’approbation sans question (car elle est présentée comme inéluctable et favorable à la croissance) à l’acceptation avec fatalisme (car elle est ressentie comme une situation que l’on subit sans rien y pouvoir) et à la contestation (par ceux qui voudraient une alter mondialisation, une autre mondialisation).
S’il y a des conflits autour de la mondialisation, c’est probablement que tous (tous les pays, ou tous les citoyens des pays) n’en retirent pas les mêmes avantages : certains pays pauvres, ou certains citoyens fragilisés, peuvent être marginalisés par la mondialisation alors que d’autres (pays ou citoyens) s’enrichiront grâce à la mondialisation. D’autre part, les enjeux de la mondialisation ne sont pas qu’économiques, mais aussi sociaux ou culturels : par exemple, on peut se demander si la domination américaine dans le domaine du cinéma ne risque pas de déboucher sur une uniformisation culturelle du fait de la libre circulation des films.
Finalement, dans ce chapitre, pour pouvoir nous demander dans quel monde nous voulons vivre demain, il s’agit peut-être d’essayer de connaître la réalité actuelle, la mondialisation telle qu’elle est, ses ressorts et ses risques.
Pour tenter de répondre à ces questions, nous commencerons par nous interroger sur les liens que l’on peut établir entre le commerce international, la croissance et le développement : en quoi le commerce international peut-il favoriser la croissance et le développement. Puis nous nous interrogerons sur le rôle d’un des acteurs essentiels de ce processus, les entreprises et plus particulièrement les Firmes Trans-Nationales qui, par les stratégies qu’elles ont mises en place, génèrent pour une bonne part la mondialisation. Enfin, nous essaierons de comprendre en quoi la mondialisation agit sur les évolutions sociale et culturelle et nous montrerons à la fois que la mondialisation suppose une régulation mais que cette régulation qui a bien du mal à se mettre en place !


I/ Commerce international, croissance et développement
Pourquoi les pays échangent-ils entre eux ? Pourquoi ne se contentent-ils pas des échanges à l’intérieur des frontières ? C’est la première chose que nous chercherons à comprendre. Nous verrons ensuite les liens entre le développement des échanges internationaux et la croissance : ces liens sont différents selon le cadre de ces échanges (qui résulte de décisions politiques), libre-échange ou protectionnisme. Enfin, nous nous demanderons comment le développement des échanges internationaux a des effets sur le développement (et non plus seulement la croissance), la situation n’étant pas la même que l’on soit un pays riche ou un pays en développement.

Nous allons voir que si le libre-échange qui s’est peu à peu généralisé depuis la fin de la seconde guerre mondiale s’est accompagné d’un développement rapide des échanges internationaux et d’une croissance économique rapide, il n’en reste pas moins des pratiques protectionnistes qui sont très liées aux risques économiques et sociaux engendrés par un libre-échange non régulé. Les politiques commerciales, que nous présenterons finalement, menées par les Etats vis-à-vis de l’insertion de leur économie dans les échanges internationaux sont donc pragmatiques, tenant compte à la fois des effets positifs sur la croissance économique de l’ouverture internationale et des limites et des risques de cette insertion.


  1. Pourquoi des échanges internationaux ?


Avant de répondre à cette question, nous devons présenter les outils qui vont nous permettre de parler des échanges internationaux avec précision. Nous verrons ensuite les raisons pour lesquelles les échanges internationaux se développent de plus en plus.


    1. Le vocabulaire de l’échange international




  • La balance des paiements : il s’agit d’un compte retraçant l’ensemble des échanges économiques réalisés pendant un an entre les résidents et les non-résidents d’un pays. Les résidents sont les agents économiques qui « résident » dans le pays, c'est-à-dire qui y exercent leur activité économique depuis plus d’un an. Une entreprise américaine implantée depuis plus d’un an en France est donc une unité résidente française. Ce n’est donc pas la nationalité qui compte.




  • Le compte des transactions courantes enregistre les échanges de biens (ce sont ceux que l’on appelle couramment exportations et importations, regroupés dans la « balance commerciale »), les échanges de services (assurance, transports internationaux, services financiers, ingénierie, tourisme, etc.), les échanges de revenus (salaires versés à ou reçus de l’étranger, revenus tirés des investissements à l’étranger ou versés aux étrangers ayant investi dans le pays) et les transferts courants (envois de fonds à l’étranger par les travailleurs immigrés, envois de fonds par les Administrations publiques aux organisations internationales, etc.). Le « solde des transactions courantes » est la différence entre les deux côtés de la balance : quand il est positif, cela signifie que les entrées d’argent ont été supérieures aux sorties d’argent, quand il est négatif, cela signifie que les sorties ont été supérieures aux rentrées. Certains auteurs utilisent encore l’expression « paiements courants » dans le sens de « transactions courantes ».


ATTENTION : quand on a un tableau statistique sur les échanges internationaux, il faut prêter attention à l’indicateur utilisé. Vous trouverez souvent l’expression « commerce extérieur ». Observez alors attentivement le contenu du document statistique ou du texte. En effet, au sens strict, le commerce extérieur correspond uniquement aux échanges de marchandises (c'est-à-dire de biens matériels) mais, au sens large, il est souvent utilisé pour désigner les échanges de biens et de services.


  • Qu’est-ce que l’ouverture internationale et comment se mesure-t-elle ?


L’ouverture internationale d’un pays est son degré de participation aux échanges internationaux, comparativement à son poids économique. Elle se mesure grâce à un certain nombre d’outils qu’il faut connaître :
- le taux d’ouverture (ou degré d’ouverture) est défini par le rapport :


Taux d’ouverture = [(X +M)/2 / PIB] x 100




(avec X = exportations et M = importations)
Il est très variable selon les pays (faible aux Etats-Unis, très élevé en Belgique, par exemple). Attention, ce n’est pas parce que le volume de marchandises exportées ou importées (en milliards de dollars, par exemple) est élevé que le degré d’ouverture l’est. Tout dépend du montant du PIB !
- Le calcul de la part de marché est en général ciblé sur un marché précis (par exemple, le marché de l’automobile). On peut calculer, par exemple, la part de marché des entreprises automobiles françaises sur le marché mondial (= montant des exportations françaises d’automobiles / demande mondiale mesurée par la somme des importations mondiales d’automobiles en %), ou dans un pays précis.
De manière générale, la part de marché sur le marché extérieur est définie par le rapport :

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