Contributions à l'évolution du pib, aux prix de l'année précédente (en points de pib)





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Section 2 / Le PIB et la mesure de la croissance économique


  • A - L’évolution du PIB et les contributions à la croissance



Le PIB est l’agrégat à partir duquel on mesure la croissance de l’activité économique


  • Comment mesure-t-on une évolution ? Calcul des indices et taux de croissance


La croissance du PIB s’explique par celle de chacune de ses composantes


  • Comment calcule-t-on ces contributions ?


1 – Indices et taux de croissance







2005


2006


PIB

(mds d’euros)



1 717,9




1 792



Taux de croissance

(en %)







4,31


Indice (base 100)
Indice (base 1)






104,31
1,0431



Taux de croissance :
(PIB2006 – PIB2005)/PIB2005 X 100 = 4,31%
Indice base 100:
PIB2006/PIB2005 X 100 = 104,31
Indice base 1 (coefficient multiplicateur):
PIB2006/PIB2005 = 1,0431
Taux de croissance = indice (base 1) – 1

(x100 pour obtenir en %)
Taux de croissance = indice (base 100) – 100
2 – Les contributions à la croissance

Un agrégat est généralement une somme de composantes. L’évolution de l’agrégat s’explique donc par celle de ces composantes.

Calculer la contribution de chacune permet de mieux expliquer la croissance de l’agrégat.
Chaque composante transmet sa propre évolution pour la part qu’elle représente dans l’agrégat.
La contribution de la composante à la croissance de l’agrégat s’obtient donc en multipliant le taux de croissance de la composante par la part qu’elle représente dans l’agrégat.
On obtient le nombre de points pour lequel elle contribue au nombre total de points de croissance de l’agrégat.

Contributions à l'évolution du PIB, aux prix de l'année précédente (en points de PIB)






2005


2006



Dépenses de consommation finale des

ménages



1,2


1,2


Dépenses de consommation finale des

administrations publiques



0,2


0,3


Formation brute de capital fixe



0,8


0,7


Solde extérieur des biens et services



-0,6


-0,4


Exportations



0,7


1,4


Importations



-1,3


-1,8


Variation de stocks



0,0


0,2


Produit intérieur brut



1,7


2



Exemple : Contribution de la DC des ménages à la croissance réelle (en volume) du PIB
Entre 2005 et 2006, le PIB s’est accru en volume de 2%

Entre 2005 et 2006, la DC des ménages s’est accrue en volume de 2,1%
En 2005, DC / PIB = 955 /1 717,9 = 0,6 (  part de la DC = 60%)

La contribution de la DC des ménages est donc = 2,1 x 0,6 = 1,3 point (arrondis à 1,2 dans le tableau)

  • sur les 2 points de croissance du PIB, 1,3 sont dus à la DC des ménages


La consommation des ménages représente, pour la France, environ 60% du produit intérieur brut, près du double des exportations et plus de trois fois le montant des investissements

C’est donc essentiellement elle qui contribue à la croissance de moyen terme



B - La relation valeur-volume-prix
Les comptables nationaux établissent deux types de comptes :
•Des comptes en valeur dans lesquels les grandeurs (les agrégats) sont exprimées en valeur courante, à prix courants
•Des comptes en volume dans lesquels les mêmes grandeurs sont exprimées en volume à prix constants (au prix d’une année de référence passée, l’année précédente ou l’année de base).
L’établissement de comptes en volume est indispensable pour effectuer au sein de l’évolution en valeur le partage « volume-prix » (distinguer l’effet des mouvements de prix de celui des variations de volume).
Cependant, les évolutions en volume ne sont pas faciles à interpréter.
1 – Prix courants / Prix constants
Valeur : quantité valorisée à prix courant = p t X q t
Volume: quantité valorisée à prix constant = p t-n X q t
Indice de valeur évolution à quantité et prix courants: (pt X q t)/ (p t-1 X q t-1)
Indice de volume évolution à prix constants : (p t-1 X q t ) / (p t-1 X q t-1 )
Indice de prix _ évolution à quantité constante: (p t X q t ) / ( p t-1X q t )
Indice de volume = indice de valeur / indice de prix
Indice des prix
L’INSEE mesure l’augmentation des prix à partir de l’indice des prix à la consommation (IPC).
Depuis le début des années 2000 (et notamment depuis le passage à l’euro en 2002), l’IPC est suspecté de sous estimer l’inflation, alors que dans les années 1990, l’interrogation portait davantage sur la surestimation (à la suite du rapport Boskin paru aux Etats-Unis en 1996).

Indice de prix (suite)
Par construction, l’I.P.C. mesure ce que serait l’évolution de la dépense d’un consommateur fictif dont le panier de consommation resterait rigoureusement inchangé entre deux années consécutives.
Ce panier est certes renouvelé chaque année pour être le plus près possible des comportements, mais l’I.P.C. ne mesure pas, et ce n’est pas sa vocation, l’impact sur les dépenses des évolutions dans les comportements.
Exemple : imaginons deux biens (un bien bon marché et un bien cher) dont les prix resteraient strictement les mêmes au cours du temps, et supposons que les consommateurs cessent de consommer le premier au bénéfice du second. Alors l’indice des prix resterait rigoureusement constant, alors que la dépense de consommation augmenterait en valeur.

Pourquoi cet écart entre inflation mesurée et inflation ressentie ?


  • Une montée en gamme, volontaire ou non, pas toujours perçue




  • Une perte de repères lors du passage à l’euro




  • Des hausses de prix plus importantes pour les plus modestes


Une montée en gamme, volontaire ou non, pas toujours perçue
Les personnes modifient leurs paniers de biens consommés :
• Produits plus élaborés (pain aux céréales préféré à la baguette)
• Nouveaux produits choisis (informatique, téléphonie mobile, photo numérique, …) ou imposés par la réglementation (pots catalytiques, sièges auto, assurances …)
• Montée en gamme parfois contrainte parce que l’ancien produit a disparu des catalogues (PC)
Ces gains en qualité, choisis ou contraints, ne sont pas toujours perçus comme tels par les ménages
Ils sont souvent assimilés à des hausses de prix, ce qui amplifie l’écart entre la hausse des prix perçus venant rogner le pouvoir d’achat, et celle mesurée dansles statistiques officielles (à qualité constante).
Une perte de repères lors du passage à l’euro
Les personnes sont très sensibles au prix des biens qu’ils achètent le plus fréquemment
Lors du passage à l’euro en 2002, l’indice des prix à la consommation n’a pas marqué de rupture de tendance véritable. En revanche, le sous-indice des prix dans la grande distribution affichait, juste avant la période de gel en 2001, les prix des biens de grande consommation une hausse particulièrement forte.
Cette hausse localisée a coïncidé avec un regain d’inflation perçue par les personnes, tel qu’il est mesuré dans les enquêtes d’opinion
Ce sentiment est sans doute renforcé par le fait que nombre de biens achetés fréquemment (pain, essence, carburant automobile…) ont des prix très dynamiques.
Par exemple, la baguette ou le café en salle, dont les valeurs unitaires sont modestes, font partie des biens dont l’augmentation a été forte, l’effet « euro » étant saisissant sur le café
Des hausses de prix plus importantes pour les plus modestes
L'indice officiel des prix à la consommation reflète par construction l'évolution du prix d'un panier de consommation de l'ensemble des ménages. Mais chaque catégorie de la population a sa propre structure de consommation.
Sur la période 1998-2004, des indices de prix catégoriels font apparaître que les plus modestes ont été confrontés à un surcroît d’inflation de l’ordre de près de 1%, essentiellement en raison des dépenses liées au tabac.
On peut construire des indices représentatifs de la consommation des jeunes, des vieux, des urbains, des ruraux,… Il en ressort que les évolutions de prix sont de plus en plus différenciées au fur et à mesure que les profils individuels sont différents.
Les offices statistiques mettent aujourd’hui en ligne des calculateurs permettant à chacun de calculer son propre indice des prix en fonction de sa propre structure de consommation
Partage valeur-volume-prix : un exemple simple
Un cultivateur de pommes de terre fait ses comptes pour deux années :
- en 2005, il a produit 10 000 kg de pommes de terre vendus à 0,5 euros le kg, soit 5 000 euros
- en 2006, il a produit 15 000 kg de pommes de terre vendus à 0,70 euros le kg, soit 10 500 euros
Le passage 5 000 euros à 10 500 euros est dû à la fois à l’accroissement du volume vendu et à l’augmentation du prix de vente du kg de patates.
L’indice en valeur (10500/5000 = 2,1) ne distingue pas entre l’évolution due au volume et celle due aux prix.
Pour mesurer l’évolution réelle du produit, il faut corriger de la hausse des prix, en calculant l’évolution en volume Indice de volume = indice de valeur (2,1) / indice de prix (1,4) = 1,5
La croissance en valeur provient à la fois des variations de prix et de la variation du volume de la production.
Lorsqu’on veut mesurer l’évolution réelle, ou en volume du PIB, il faut éliminer la hausse (ou la baisse) des prix. Pour cela, on évalue le PIB à prix constants.

Calculer l’évolution du PIB en volume:
• Taux de croissance en valeur du PIB en 2006 : 4,3%  Indice de valeur : 104,3
• Evolution en % des prix (relatifs au PIB) en 2006 : 2,3%  Indice des prix (base 100):

102,3

• Indice en volume du PIB en 2006 :  104,3/102,3 = 1, 0195 soit 101,95 Ou encore 2% de croissance en volume
Partage volume-prix _ comptes à prix constants
2 techniques de comptes à prix constants :
• (1) Comptes au prix de l’année précédente

• (2) Comptes au prix de l’année de base (1995)
Avantages et inconvénients :
• (2) permet de calculer des évolutions sur longue périodes ; pas (1)
• (2) fige la structure des prix ; pas (1)
Inconvénient des comptes au prix de l’année de base
Exemple : volume de la FBCF en matériel (machines et ordinateurs).
Entre 1980 et 2000, l’indice de prix des ordinateurs, base 100 en 1980, a fortement baissé (8,7). Dans le même temps, l’indice des prix des autres matériels a augmenté (136,1).
L’évolution entre les deux dates du volume de l’agrégat formé par les ordinateurs et les autres matériels est de :
• 316% si on utilise les prix de 1980
• 143% si on utilise les prix constants de l’année précédente.
Le bon chiffre est le dernier. Le premier basé sur la structure des prix relatifs de l’année 1980 surestime les hausses récentes de l’investissement en ordinateur, justement parce que les prix relatifs des ordinateurs ont baissé.
Solution retenue dans le SEC95  séries chaînées
Un volume chaîné s’obtient en enchaînant (en multipliant) à partir du niveau constaté en 2000 (année de base) les indices annuels d’évolution en volume calculés au prix de l’année précédente
Même mesure des évolutions dans les comptes chaînés et les comptes au prix de l’année précédente.
Volume 2005 Chaine = Valeur 2000 X I vol 2001 prix 2000 X I vol 2002 prix 2001 X…….X I vol 2005 prix 2004
Avantage des volumes chaînés :


  • ils sont comparables dans le temps




  • ils prennent en compte l’évolution de la structure des prix




  • Ils combinent les avantages des méthodes précédentes


Mais inconvénient :


  • Ils ne sont pas additifs (ils ne respectent pas les égalités comptables : ressources en volume chaînées ¹ emplois en volumes chaînés).

  • Pour cela, on continue parallèlement d’établir des comptes au prix de l’année de base.


2 – Interprétation des évolutions en volume
Une variation en volume ne se réduit pas à une variation en quantité physique (il ne faut donc pas confondre les deux notions)
La variation en volume capte tous les effets de variation autres que l’effet prix : évolution des quantité mais aussi, amélioration de la qualité, apparition de nouveaux produits …
Illustration du problème
On suppose un produit i (téléphone) vendu en t0 :
- sur le marché intérieur : p0F = 10 q0F = 100
- à l’étranger : p0E = 8 q0E = 80
La valeur globale du bien est égale à :
VAL0 = (10 X 100) + (8 X 80) = 1640
La quantité (physique) globale vendue est égale à :
Q0 = 100 + 80 = 180
En t=1, on suppose que les prix n’ont pas changé mais on vend :
- sur le marché intérieur : q1F = 140
- à l’étranger : q1E = 40
La quantité globale demeure donc égale à 180
Le volume global en t=1 est égal à :
VOL1 = (10 X 140) + (8 X 40) = 1720 (le volume VOL1 est égal à la VAL1 parce que les prix n’ont pas bougé.)
Calculons l’indice de volume du produit i :
(VOL1 / VAL0) x 100 = 104,87
Cette variation ne mesure pas celle de la quantité physique (restée égale à 180) mais une variation des conditions d’échange de la marchandise
Même exemple pour une autre histoire, en supposant que E et F désignent désormais deux variétés de produits (F devient en 1 un téléphone avec lecteur MP3 intégré): le 4,87% de croissance en volume traduira alors un « effet qualité »
C - Qu’est-ce que la richesse ?
Dans la conception actuelle, une société riche est une société qui produit.
Mais tout dépend alors de la façon dont on définit la production, les biens. Les biens sont-ils uniquement matériels ? Comment doit-on entendre la référence à l’utilité ? Des biens non produits et gratuits (air, eau, etc.) ne sont-il pas aussi des richesses ? Qu’en est-il des terres ? Et de la monnaie ? Etc.
Bref, les notions de richesse et de production sont évoluent.
La richesse : une notion très relative
On reproche souvent au PIB de mal mesurer la richesse entendue au sens du bien-être mais le PIB n’est pas un indicateur de bien-être
Le PIB ne mesure pas tout !
• Il existe d’autres indicateurs plus larges prenant en compte les dimensions sociales, écologiques, …
1 – La richesse : une notion très relative
Les comptables nationaux ont englobé ces deux grandes conventions « richesse matérielle marchande » et « richesse marchande ». Mais débats récurrents sur l’élargissement de cette conception
L’intégration des activités financières et d’assurance et des services non marchands ne date que de la fin des années 1970 ! Débats actuels sur le bénévolat, le travail domestique.
2 – Le PIB ne mesure pas tout
Le PIB mesure la richesse annuelle produite
Pour suivre les évolutions dans le temps (c’est la croissance économique), on « élimine » l’influence des variations de prix  le PIB « à prix constants »
Pour effectuer des comparaisons internationales, on estime le PIB en « parités de pouvoir d’achat » (taux de conversion monétaire qui éliminent les différences de niveau de prix existant entre les pays).
On utilise le PIB par habitant si l’on s’intéresse à la richesse moyenne des individus d’un pays.
Mais le PIB ne mesure pas le bonheur national !
L’ensemble des phénomènes sociaux n’est assurément pas réductible aux seules dimensions économiques : la CN qui mesure, en termes monétaires, la création et les échanges de droits économiques, n’a pas pour objet de mesurer le bien-être, le bonheur ou la satisfaction sociale.
D’autres indicateurs visent à mieux appréhender le bien-être humain (voir Gadrey et Jany-Catrice, 2005).
3 – Il n’y a pas que le PIB !
Les nouveaux indicateurs ne se substituent pas au PIB, ils le complètent.
Les indicateurs synthétiques du PNUD:

• Le plus connu est l'I.D.H (indicateur de développement humain). Moyenne de trois indicateurs portant respectivement sur le P.I.B. par habitant, l’éducation (alphabétisation et scolarisation), et l’espérance de vie.
• L’indicateur de développement humain comparé des hommes et des femmes
• l'indicateur de pauvreté humaine (I.P.H.)
• l'indicateur de participation des femmes à la vie économique et politique (I.P.F.).
Ces indicateurs (cf. tableau) font apparaître des classements des pays assez différents de ceux que l’on obtient sur la base du seul P.I.B. par habitant.
Pays nordiques (Suède, Norvège, Pays-Bas, Finlande, Danemark) en tête des pays développés où il y a le moins de pauvreté. Les plus mal classés (ceux où il y a le plus de pauvreté) sont l’Australie, le Royaume-Uni, l’Irlande et, en dernière position, les États-Unis.
Selon l’indicateur de participation des femmes à la vie économique et politique (I.P.F.), les pays nordiques sont à nouveau en tête.

Par rapport à leur classement en termes de PIB par habitant, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni rétrogradent par exemple de 5 ou 6 places en termes d’IDH, le Qatar et les Emirats arabes unis de 20 places.
Il reste toutefois, qu’à peu d’exceptions près, les 15 pays les plus « riches » en termes d PIB par habitant le restent en termes d’IDH.
Quant aux pays les plus pauvres en termes de PIB par habitant, ils le demeurent tout autant en termes d’IDH.
Autrement dit, l’argent ne fait pas le bonheur… mais il y contribue !

L’indicateur de santé sociale :
•Mis au point par deux chercheurs américains. Il regroupe des critères de santé, d'éducation, de chômage, de pauvreté et d'inégalités, d'accidents et de risques divers.

•Moyenne de 16 indicateurs sociaux disponibles, dont chacun prend des valeurs comprises entre 0 et 100. Publié en 1996 dans Challenge.
Méthode semblable utilisée en France pour construire le B.I.P. 40 (Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté), seul indicateur synthétique alternatif disponible dans le pays
Selon le B.I.P. 40 (qui ne couvre pas autant de dimensions que l’indicateur de santé sociale, mais qui va plus loin en matière d'inégalités et de pauvreté), la période 1982-2003 aurait vu une sensible dégradation de la santé sociale de la France.


L'indice de bien-être économique" (proposé par des économistes canadiens) articule les bases de la comptabilité nationale et celles de certaines statistiques sociales.
Moyenne de quatre indicateurs, eux-mêmes synthétiques:
• flux de consommation au sens large
• stocks de richesses (économique, humaine et environnementale)
• inégalités et la pauvreté économiques
• insécurité économique (risques économiques liés au chômage, à la maladie, à la vieillesse, et ceux des familles monoparentales).



Indicateurs synthétiques de développement durable :
• « PIB vert »
• Indices de bien-être durable
• "Tableau de bord" du développement durable.
Un bon exemple est l’IPV, indicateur de progrès véritable
La méthode à la base de l’IPV consiste à partir de la mesure traditionnelle de la consommation des ménages.
On y ajoute diverses contributions à la "vraie" richesse et au bien-être (par exemple l'activité bénévole, le travail domestique)

On soustrait la valeur estimée des "richesses perdues", notamment naturelles (destruction de la couche d'ozone, autres dommages à l'environnement, destruction de ressources non renouvelables), mais aussi sociales (coût social du chômage, des délits, des accidents de la route, progression des inégalités)
Ces effets ajoutés ou retranchés sont évalués (tant bien que mal) en unités monétaires.


L’empreinte écologique : notre consommation exploite un « territoire » de la planète.
L’empreinte écologique d’une population, initialement diffusée dans le monde par les O.N.G. comme WWF, traduit en chiffres cette dépendance : c’est la surface de la planète, exprimée en hectares, dont cette population dépend, compte tenu de son mode de vie, pour ses besoins :
• en produits du sol (surfaces pour l’agriculture, la sylviculture) et en zones de pêche ;
• en terrains bâtis ou aménagés (routes et infrastructures) ;
• en forêts capables de recycler les émissions de CO2 (empreinte énergie) et plus généralement en surfaces d’absorption des déchets.
L’empreinte écologique peut être calculée à différentes échelles :
• pour l’ensemble de l’humanité
• pour un pays
• pour une région ou une ville
• pour un ménage (sur la base de ce qu’il consomme)
• pour un poste de consommation finale (alimentation, logement, transports…)
• etc.

A partir du graph. précédent :
Depuis 1961, c’est « l’empreinte énergie » qui a le plus augmenté
L’empreinte par personne « supportable » par la planète était de 2,9 hectares en 1970; elle n’est plus que de 1,8 hectare en 2001.
Or l’empreinte écologique moyenne des hommes a fortement progressé depuis 1960: 70 % de la surface du globe utilisable à des fins productives en 1961 contre 120 % actuellement, soit 1,2 planète.
Ce chiffre signifie que l’humanité emprunte chaque année à la nature 20 % de ressources renouvelables de plus que les flux annuels de régénération naturelle de ces ressources.


Par exemple, la consommation alimentaire annuelle moyenne d’un Français exige 1,6 hectare de planète.
L’empreinte totale d’un Français (alimentation, logement, transports, autres biens et services) est de 5,3 hectares.
Celle d’un Américain est évaluée à 9,7 hectares, record du monde !

Un quiz pour conclure !
Quelle est la proportion de gens qui se déclarent « très heureux » dans les pays riches ?
a. environ 10%

b. environ 30%

c. environ 50%
b. environ 30%
A la question du type « Etes-vous très heureux, assez heureux, pas heureux », environ 30% des individus interrogés répondent très heureux. Non seulement ce score ne varie guère entre les pays mais surtout, et c’est un paradoxe, il semble ne pas s’être amélioré dans le temps.
L’économiste américain Richard Easterlin est le premier à avoir expérimenté ce genre d’études dans les années 1970, ouvrant la voie à de nombreuses autres montrant que l’augmentation spectaculaire de la richesse des pays développés depuis l’après-guerre ne s’est pas traduite par une satisfaction accrue en moyenne.
Quelles interprétations donner ?
Une fois atteint un certain niveau de revenu (ce seuil se situerait aux environs de 15000 dollars par personne et par an aux Etats-Unis), le gain de satisfaction que procure un supplément de revenu est faible et dépend évidemment de bien d’autres facteurs que l’argent.
Les besoins évoluent en même temps que le niveau de vie : si plus d’argent va de pair avec toujours plus de besoins à satisfaire alors le niveau de satisfaction n’évolue pas.
Un individu évalue sa satisfaction en se comparant aux autres : le gain de satisfaction d’un individu dont le revenu s’accroît n’est pas le même selon que cet accroissement de revenu est inférieur ou supérieur à celui des autres.

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