Le changement climatique : un changement de paradigme du point de vue de la responsabilité, par Dominique Bourg, philosophe, directeur de l’Institut de politiques territoriales et d’environnement humain, Université de Lausanne





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Le changement climatique : un changement de paradigme du point de vue de la responsabilité, par Dominique Bourg, philosophe, directeur de l’Institut de politiques territoriales et d’environnement humain, Université de Lausanne

Les enjeux sur la question climatique

Nous sommes actuellement en train de fermer la parenthèse qui s’est ouverte avec la fin de la dernière période glaciaire et durant laquelle nous avons connu un climat assez stable, sans lequel l’invention et le déploiement de l’agriculture et donc à la suite la naissance des grandes civilisations, n’auraient pas été possibles. Il est donc temps de nous interroger et de nous demander quels sont les enjeux du changement climatique. Ils sont très variables dans la mesure où ils dépendent du rythme auquel les phénomènes vont se développer.

  • L’enjeu minimal : un pourrissement de notre quotidien avec les vagues de chaleur (température excédant les 45° dans le sud), la disparition de la neige (et donc du ski), la disparition des plages, le bouleversement de la viticulture, l’altération des paysages, les effets sanitaires, etc.

  • L’enjeu maximal : réduction de la partie en permanence habitable par les hommes. Si la température connait une élévation de 2°, le niveau de la mer connaîtra une élévation de 4 à 6 mètres. Si la température connait une élévation de 3°, le niveau de la mer connaîtra une élévation de 20 mètres. Or une telle élévation du niveau des mers ne peut qu’affecter considérablement la physionomie de la terre. Toute la difficulté résidant dans la rapidité du phénomène. Qu’il y ait 5 mètres d’élévation du niveau de la mer pendant ce siècle n’est pas un scénario absurde. On imagine aisément les conséquences pour New York, Shanghai, Londres, la Hollande, le Bangladesh, la Camargue, les Landes, etc. Dans certains scénarii maximalistes, on envisage même un coût pour le PIB de 38% du PIB par an.

Il faut donc garder ces possibles à l’esprit, avec un horizon temporel de choses dramatiques à l’échelle des décennies.

Pourquoi en sommes-nous là ?

Avec les problèmes climatiques, nous sommes confrontés à la finitude de la planète en matière de capacité de la biosphère à recycler le carbone. On constate que toutes les courbes (figurant la démographie, l’élévation de la consommation d’eau, d’acier et de charbon, les émissions de CO2, de CH4, etc.) deviennent exponentielles à partir des années 50. D’où nous vient cette aptitude à une croissance extraordinaire ? L’hypothèse que je voudrais formuler consiste à revenir aux fondements de notre civilisation. Pour ce faire, je vais vous présenter notre civilisation comme une sorte de programme qui pourrait se résumer au slogan suivant : « transgressons toutes les limites ».

Un moteur : la transgression

Transgression des lois physiques

Ce programme se retrouve dans l’œuvre de Francis Bacon qui est l’inventeur de la notion de progrès. Bacon a très bien compris que, à son époque, la manière dont on concevait la connaissance changeait radicalement. Dans La nouvelle Atlantide, il imagine un continent où a été adaptée la méthode de production de connaissances qu’il recommande (une division du travail très accentuée dans la production des connaissances scientifiques). Dans cette île continent, les hommes ont acquis un savoir faire prodigieux. Comment y conçoit-on les lois de la nature ? Le père de la maison de Salomon répond : « notre fondation a pour fin de connaître les causes et les mouvements secrets des choses, et de reculer les bornes de l’empire humain en vue de réaliser toutes les choses possibles ». Bacon est un pélagien : il pense que les sciences vont nous permettre de revenir à l’état de perfection et de toute puissance qui était le nôtre avant le péché originel. On retrouve le même optimisme dans l’œuvre de Descartes, dans la 6ème partie du Discours de la Méthode : « l’invention d’une infinité d’artefacts qui feraient qu’on jouirait sans aucune peine des fruits de la Terre et de toutes les commodités qui s’y trouvent ». L’allusion à la Genèse est ici très claire : « Maudit soit le sol à cause de toi. A force de peine, tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et charbons et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton front, tu mangeras ton pain ». La connaissance des mécanismes de la nature va donc permettre aux hommes de transgresser toutes les limites que la nature leur oppose de façon spontanée. Telle est la première transgression de notre civilisation.

Transgression de toute limite à l’auto-organisation de nos sociétés

Quid alors des lois au sens politique du terme ? Juste après la seconde guerre mondiale, Bertrand de Jouvenel a publié un ouvrage – Du pouvoir – dans lequel il montrait que la démocratie, en tant qu’affirmation de l’auto-organisation de la société humaine, rendait possible l’absence totale de limite qu’on pouvait trouver dans les systèmes totalitaires. On se souvient alors de ce que disait Hannah Arendt : ce qui fait l’essence d’un régime totalitaire c’est le culte du mouvement, cette volonté d’aller toujours au-delà dans le culte du social et le façonnement de la société.

La démocratie moderne n’a rien à voir avec la démocratie grecque qui est un peu comme un village suisse : il y a de nombreuses votations mais rien ne s’y fait. Pour les grecs, l’univers est divisé en un monde sublunaire imparfait, livré à la contingence, et un monde céleste où tout est nécessaire. Les dieux sont les gardiens du monde mais ne le transcendent pas. De même, dans la Cité des hommes, seule la décision de la guerre ou de la paix est une chose d’importance.

La démocratie moderne repose sur l’arrachement à la tutelle d’un Dieu infini et tout puissant dans un cosmos désormais muet et insensé. Marlowp, lecteur de Machiavel, écrivait : « Allons, marchons contre les puissances du ciel, et plantons des banderoles noires sur le firmament pour signifier le massacre des dieux ». La démocratie moderne repose donc sur l’ouverture d’un espace d’action indéfini. Or, c’est précisément les sciences et les techniques qui vont exemplifier cet espace d’action. Cela a rendu possible le totalitarisme. A l’avenir, cela permettra peut-être le trans-humanisme.

Transgression de tous les codes

Notre histoire est constituée d’une succession de tentatives de « délégitimation » de tout code moral, au nom des classes sociales, au nom du ressentiment, au nom du biocentrisme, etc. L’esthétique contemporaine est elle aussi une transgression indéfinie de tous les canons, le sport une transgression permanente des performances du corps.

Toutes ces transgressions s’accumulent dans la croissance économique. Or l’échelle de nos responsabilités est au prorata de ce programme de transgression.

L’éthique fondée sur la règle d’or

Je partirai d’une définition de l’éthique qui est en deçà des institutions. L’éthique, c’est le souci d’autrui. C’est exactement ce que dit la règle d’or. Procédure universelle, cette règle d’or se retrouve dans tous les grands courants religieux ou de sagesse (le christianisme, le zoroastrisme, le brahmanisme, le taoïsme, le bouddhisme, le confucianisme, le judaïsme, l’islam, etc.). Que dit cette règle d’or ? Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. Pourtant cette règle n’est pas sans limite. Elle ne vaut en effet qu’entre quelques individus, pour autant que l’action des uns est immédiatement sensible aux autres. Autrement dit, elle ne concerne que des interactions immédiates que partagent des gens qui partagent le même espace et le même temps. Elle ne nous dit donc rien de nos agissements vis-à-vis des générations futures et vis-à-vis des êtres naturels non humains. Cela peut-être gênant dans la mesure où cette règle d’or constitue une sorte de règle anthropologique. En effet, dès que l’on s’écarte trop gravement de cette règle, on est immédiatement soumis à injonction. C’est pour cette raison que les totalitaristes ont consacré un temps si important à tenter de justifier l’injustifiable. C’est d’ailleurs sur cette structure anthropologique que repose la non-violence : ne pas répondre aux agressions d’autrui de telle sorte que j’interdise à autrui de justifier sa violence vis-à-vis de moi.

Changement climatique et éthique de la distance

Par rapport à la question du climat, le philosophe Jean-Pierre Dupuis écrit : « Nous ne parvenons pas à croire ce que nous savons ». En effet, entre les rapports 2001 et 2007, nous constatons que la capacité de séquestration du carbone des écosystèmes terrestres diminue et nous n’avons aucun doute sur le fait qu’elle va diminuer pour les écosystèmes marins. L’augmentation de la consommation planétaire d’énergie est passée de 1,1% au début des années 90 à 3% aujourd’hui avec l’entrée sur le marché de la consommation des masses chinoises et indiennes. Tous les indicateurs sont donc au rouge.

Par rapport à la règle d’or, nous sommes aujourd’hui dans une situation d’absence totale de réciprocité. Suivant ce que nous allons décider dans les 10 ou 15 années à venir, nous allons léguer à x générations des conditions de vie sur terre considérablement plus difficiles que celles dont nous avons joui. Jamais cette situation ne s’est présentée dans toute l’histoire de l’humanité. Jamais une génération n’aura été placée face à une telle responsabilité. Jamais une telle absence de réciprocité, une telle asymétrie, n’a existé. Hans Jonas est le premier philosophe à avoir pris conscience de cette réalité. Quand son livre Le principe responsabilité est paru en 1979, tout le monde l’a pris pour un fou. Dans un éditorial de Sciences et vie, on pouvait alors lire qu’en l’an 2000, les savants maitriseraient le climat de la Terre avec un simple thermostat. La prise de conscience n’avait donc pas encore eu lieu. Cela dit, il y a aujourd’hui des personnalités qui, à l’instar de Claude Allègre, vivent encore en 1959. Yves Coppens, par exemple, en est resté au début de la saga de l’homme. Evidemment, vu à l’échelle des millions d’années, le changement climatique est une broutille. S’il ne reste que quelques dizaines de milliers d’hommes à la fin de ce siècle, pour Yves Coppens, ce n’est pas un problème : ils seront quelques millions dans quelques millions d’années ! Mais revenons à Hans Jonas. Personne ne l’a écouté alors qu’il est le premier à avoir bien compris que les phénomènes environnementaux globaux auxquels nous commencions à être confrontés, nous les comprenions très mal. Ce n’est que dans les années 80, avec le problème de la couche d’ozone, que nous avons commencé à comprendre ce qu’était un risque global. Jonas avait compris que les risques globaux présentaient deux caractéristiques : leur inertie (le temps de réponse très long des écosystèmes à nos dégradations) et le degré d’irréversibilité. Or ce sont justement ces deux aspects qui fondent aujourd’hui le principe de responsabilité. En effet, face à un risque de cet ordre, si vous attendez la certitude du risque, autant dire que vous attendez le dommage.

Le changement climatique relève donc de l’éthique de la distance et non pas de l’éthique de la responsabilité. Nous ne nous sentons pas obligés. Cela dit, entre la commission Coppens et le Grenelle de l’Environnement auxquels j’ai assisté, les choses ont vraiment évolué. Quand j’ai participé à la commission Coppens, il n’y avait aucune entente sur le diagnostic environnemental. Lors du Grenelle, tous les acteurs présents étaient d’accord sur le diagnostic (c’est sur les solutions que les avis divergeaient). Toutefois, en dépit de cet accord, il est très difficile d’avancer d’autant qu’il faut faire face à une échelle internationale avec des degrés de développement très différents.

Les implications politiques

Je repartirais de Benjamin Constant et de sa fameuse opposition entre la liberté selon les Anciens et la liberté selon les Modernes. Pour les Anciens (les grecs), la liberté est une idée essentiellement collective. Etre libre pour un grec consiste, non pas à faire ce que l’on veut, mais à participer aux très grandes décisions relatives à l’organisation de la Cité (notamment la décision de la guerre). L’anthropologie grecque est par ailleurs très différente de la notre. Selon cette dernière, un homme est un homme dans la mesure où il peut épanouir ce qui appartient en propre aux hommes, à savoir sa raison spéculative (par l’exercice des sciences et de la philosophie), sa raison pratique (par l’action politique), sa sensibilité (via les arts). Etre homme, c’est se dégager des affaires économiques de telle sorte que je puisse philosopher, faire des sciences, m’occuper des affaires de ma Cité, aller dans les Temple, au théâtre, etc. Pour nous, modernes, les choses sont totalement différentes. Notre quotidien, notre liberté d’expression ou de religion, nous importent davantage. C’est avant tout la promotion de nos affaires économiques qui nous occupe. Alors que pour un grec, la question fondamentale est celle de la liberté positive : qui gouverne ? Pour nous autres, modernes, la question fondamentale est celle de la liberté négative : jusqu’où suis-je gouverné ?

Or c’est précisément cette idée qui, pour Benjamin Constant, fondait le principe de la délégation politique. Les activités des modernes étant essentiellement économiques, il est nécessaire de confier à des professionnels la gestion de la Cité. Le cahier des charges des personnes à qui l’on confie la gestion de la société est donc très clair : organiser la société de telle sorte que chacun puisse y maximiser son avantage. Autrement dit : produire et consommer toujours plus. Ce cahier des charges est-il compatible avec la gestion de ces nouveaux biens que sont la stabilité du climat, la qualité des eaux naturelles, la qualité des sols, etc. ? Aujourd’hui, de façon systématique, par chacune de nos consommations, nous exerçons un impact sur ces biens communs. Il y a donc une contradiction systématique entre mon intérêt aujourd’hui et l’intérêt de nombreuses autres personnes maintenant et demain. Nous sommes aujourd’hui confrontés à des contradictions auxquelles nous n’étions absolument pas confrontés autrefois (la création de richesse par les uns et les autres finissait toujours par créer, grâce à l’impôt, une richesse collective qui de toute façon enrichissait l’ensemble). Il y a donc une contradiction frontale entre ce mode d’organisation des sociétés auquel nous tenons et la préservation de ces biens communs qui, précisément, conditionnent la viabilité de la planète.

Imaginons que l’on veuille vraiment répondre à la nécessité d’encadrement de nos activités de telle sorte que nos choix de consommation aient l’impact le moins lourd possible sur ces biens communs. Il est très difficile d’envisager ce cas de figure sans que l’organisation collective de la Cité ne vienne entraver nos choix individuels. Or, si l’organisation de la Cité doit avoir un impact sur ce que je peux faire dans mon quotidien, que devient le principe de la délégation politique ? Il est énormément fragilisé. C’est en raison de cette fragilisation que se développent aujourd’hui de plus en plus de structures participatives. La démocratie, c’est l’institutionnalisation de l’influence que les citoyens peuvent exercer sur la décision publique. Pour ce faire, il y a trois modalités : la démocratie délégative (les citoyens influent sur une trajectoire de décisions, pour autant que les élus tiennent leurs promesses), la démocratie participative (les citoyens influent sur une décision), la démocratie directe (les citoyens, réunis en assemblée, prennent une décision). La démocratie participative peut apparaître comme une sorte de correctif permettant à la démocratie délégative de faire face. L’enquête menée il y a trois ans par Daniel Boy qui montrait que le niveau de connaissance des parlementaires sur les questions climatiques était équivalent à celui des citoyens est à cet égard très révélatrice. En ce qui me concerne, je pense que les parlementaires ne peuvent pas agir seuls sur ce genre de problématiques mais doivent travailler en collaboration avec des émanations de la société.

Les implications métaphysiques

Lors du tsunami, la presse américaine a évoqué la question de la théodicée. Comment justifier Dieu ? Imaginons qu’en matière de climat, cela tourne à ce point mal que cela entraîne une déstabilisation de nos systèmes politiques, sanitaires, économiques. Finalement, tous les credo que nous aurions construits s’effondreraient et nous ne pourrions même pas demander à Dieu de se justifier. Ce serait un drame métaphysique qui toucherait à toute racine possible, au sens que l’on peut donner et au sens que l’on peut construire.

Questions / réponses

  • Sur un sujet comme celui-ci, comment réagissent nos homologues chinois, indiens ?

J’ai une thésarde chinoise qui travaille sur un avant projet de loi d’économie circulaire publié en juillet 2005. Par économie circulaire, les chinois entendent une stratégie générale de bouclage des flux pour réduire l’impact. Ils n’ont donc aucun doute sur le fait que, dans un avenir assez proche, ils vont avoir à payer pour les dégradations qu’ils ont infligées à leur propre environnement. La grande difficulté réside dans la relation qui existe entre le pouvoir central (qui est assez au fait des choses) et les pouvoirs des provinces (où de manière assez générale règnent la corruption et un capitalisme d’une sauvagerie inouïe). Quel peut être le degré de mise en œuvre possible d’une telle loi au bout du compte ? Je ne sais pas mais ce que je connais de la Chine me fait nourrir des doutes. Donc, pour résumer, je dirai qu’il y a des élites qui ont conscience du caractère dramatique des choses et une masse de gens (200 à 250 millions de personnes) qui ont la mentalité qui était la nôtre dans les années 60, à savoir : découverte et enthousiasme de la consommation. Comment leur dire qu’ils doivent adopter un mode de consommation autre ? Cela ne va pas être simple.

  • Vous présentez le climat dans le cadre d’une éthique de la distance temporelle. Moi je le considère dans le cadre d’une éthique de la distance spatiale compte tenu des pollutions diffuses que nos nouveaux modes de consommation génèrent (en particulier les pollutions que l’on suspecte d’avoir des rétroactions négatives directement sur la santé humaine). Ma question est donc la suivante : l’espèce se met en danger elle-même ? Le progrès est-il vraiment à ce prix ?

Le progrès est aujourd’hui encore souvent considéré de manière assez naïve. Il est d’ailleurs intéressant de voir la différence de perception qui existe entre la Royal Society of Science anglaise et l’Académie des sciences française. C’est terrifiant ! L’Académie des sciences est contre le principe de précaution, contre le débat public, et pense pouvoir se passer de l’opinion de tout le monde. Dès que l’on sort de France, ce positivisme grotesque n’existe plus. Un exemple : lors du débat sur les nanotechnologies, les conclusions du rapport de la Royal Society of Science invitaient à ouvrir des débats publics un peu partout.

  • C’est un peu caricatural, tout de même !

Non, je suis désolé, quand vous regardez le rapport sur les nanotechnologies réalisé il y a deux ans par l’Académie des Sciences, vous réalisez que ce je dis est vrai.

  • Peut-être faudrait-il se demander qui est à l’Académie des sciences ? Et si l’erreur ne consiste pas à généraliser ? Il faut arrêter de donner la parole toujours aux mêmes.

Sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec vous.

  • Cela dit, il n’y a pas que des imbéciles à l’Académie des Sciences !

Je ne dis pas que ce sont des imbéciles. Je dis simplement que sur ce genre de sujet, ils sont très obtus. Sur la question du principe de précaution, c’est effrayant.

  • Je trouve également que vous êtes allé un peu loin sur les parlementaires !

Sur les parlementaires, je n’ai parlé qu’en termes statistiques à partir de l’enquête de Daniel Boy qui a tout de même concernées près de 200 parlementaires.

  • Intervention de Laurent Turpin : Encore une fois, l’hameçon fonctionne. En effet, dès lors que l’on arrive dans le concret, c’est-à-dire dans ce qui nous concerne, on commence à avoir des réactions un peu vives. C’est un peu le syndrome du thon rouge ou de l’ours blanc : tout le monde est d’accord pour se lamenter et constater les dommages causés à l’environnement et au climat, mais quand on en vient à discuter de notre responsabilité en tant qu’individu dans cette affaire, on a systématiquement des réactions plus vives.

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