Rapport Concours Cachan 2008. Economie, épreuve écrite d’admission





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Rapport Concours Cachan 2008. Economie, épreuve écrite d’admission



Guy Gilbert, Frank Bien, Marie Laure Cabon-Dhersin, Emmanuelle Taugourdeau-Lehmann



Sujet : Comment la théorie économique explique t- elle les comportements d’investissement des agents économiques ?

Notes (/20) (NB : les résultats ci après concernent l’ensemble des copies d’économie, copies des candidats au concours de l’ENS Cachan et copies de candidats au concours de l’ENSAE)



- Nombre de copies : 179 (dont 4 copies blanches)

- Note minimum (hors copies blanches): 0,5 /20


- Note maximum : 18/20

- Moyenne : 6,97 (avec copies blanches) ; 7,13 (sans copies blanches)

- Ecart- type : 3,52 (avec copies blanches)

- Médiane : 7 ,5

- Mode  principal: 7
Comme les années précédentes, le sujet proposé était sans surprise. Sa lecture était évidente. Il faisait référence à des comportements d’investissement relatifs à des agents économiques, suggérant que pour un même agent plusieurs comportements d’investissement pouvaient coexister selon qu’il s’agissait d’investissements en capital productif, en capital humain, ou en logement, et que ces comportements pouvaient différer d’une catégorie d’agents à une autre. Le libellé suggérait en outre de centrer la copie sur les modèles théoriques, rien n’interdisant de faire référence à la pertinence empirique des modèles, même si ceci n’était pas strictement requis. Le sujet n’évoquait pas non plus la question du financement des investissements. Mais il n’était pas possible de traiter le sujet sans y inclure des développements sur les contraintes financières, sachant que l’on ne pouvait exiger trop de candidats à un concours dont le programme en finances reste succinct. Comme pour le sujet 2007, l’unique difficulté du sujet, et donc l’effet discriminant recherché, était de combiner des éléments analytiques d’explication des comportements d’investissement différents et de dégager une problématique d’ensemble. Celle-ci n’était pas facile à trouver, dans la mesure où d’une part, la plupart des manuels ne traitent que de l’investissement des entreprises, d’autres part, les problématiques passe partout du type microéconomie/macroéconomie, ou économie positive/ normative étaient ici inopérantes. Le jury se réjouit sur ce point de la très forte réduction (il en reste quelques unes cependant) du nombre de copies usant du sempiternel clivage (néo)classiques / keynésiens, ici particulièrement inopportun.
Sur un sujet aussi classique, le jury attendait des copies de bonne qualité moyenne. Ses espoirs ont été en partie satisfaits. La note moyenne a progressé de près d’un quart de point par rapport au concours 2007, surtout parce que la proportion de copies nettement déficientes a beaucoup diminué. Mais la proportion de copies vraiment satisfaisantes reste trop basse (18% environ). Au total cependant, la dispersion reste stable aux alentours de 3,5. La distribution des notes est encore globalement unimodale (mode principal à 8) avec un sous-mode à 5, se rapprochant, à l’existence du sous-mode près, davantage d’une distribution issue d’une loi de Poisson que d’une distribution de Gauss, en raison de la relative raréfaction des bonnes copies. Pour autant, les bonnes copies sont toujours aussi satisfaisantes qui présentent à peu près tous les éléments attendus, montrant que le sujet était tout à fait à la portée de candidats bien préparés. Dans l’ensemble, le jury constate comme l’année dernière l’émergence de groupes de copies homogènes, mais une dispersion légèrement décroissante entre les sous-groupes.

Parmi les 54 candidat(e)s déclaré(e)s admissibles au concours de l’ENS-Cachan, un peu moins de la moitié avait choisi l’économie à l’écrit. Pour ceux-ci, la moyenne est de 11,2. On y retrouve la totalité des toutes meilleures copies en économie. Comme l’année dernière, rares sont les copies dont les notes sont comprises entre 10 et 13 en économie et qui n’ont pas permis à leurs auteur(e)s d’être admissibles.

On se bornera ici à quelques remarques susceptibles de pallier certains défauts communément rencontrés dans les copies, plutôt que de fournir des éléments de contenu, inutiles sur un sujet aussi classique.

En premier lieu, trop de candidats n’ont pas défini correctement l’investissement (flux permettant de maintenir ou d’accroître le stock de capital). Sur le plan conceptuel, de nombreuses copies de niveau médiocre ont fait preuve d’une grande confusion entre investissement et placement ou pire entre investissement et épargne….tout cela surplombé par le dogme infaillible de l’égalité de l’épargne et …de l’investissement. Il convenait également de distinguer clairement les différents formes d’investissement (investissement matériel/ immatériel, productifs /non productifs, investissement de capacité/de productivité ou de rationalisation, investissement direct/investissement de portefeuille). De bonnes bases de comptabilité nationale étaient ici vivement appréciées. Celles-ci auraient également permis à davantage de candidats de percevoir que les investissements pouvaient être le fait non seulement des sociétés et entreprises individuelles non financières, mais également des ménages (notamment l’investissement en logement) et les administrations publiques. Se limiter aux investissements réalisés par les seules entreprises non financières amputent ainsi de près de 40% le total de l’investissement en France en 2006.

Concernant les théories de l’investissement, le jury attendait évidemment que l’accent principal soit mis sur les théories de l’investissement productif, se contentant de distribuer des bonus aux copies capables de traiter des comportements d’investissement en logement ou en capital humain (souvent bien présenté dans les copies où il y était fait allusion). Parmi les théories de l’investissement productif, un exposé clair et complet du modèle accélérateur-profit avec coûts d’ajustement était attendu (sans aucun développement dynamique, hors programme). Le recours au concept, central, de coût d’usage du capital était ici nécessaire. Les contraintes financières devaient être explicitement traitées (y compris dans la perspective de J. Tobin). Un « plus » était attendu des copies capables de traiter de l’investissement dans la perspective micro-économique de l’adaptation optimale du facteur fixe dans l’entreprise.

D’une façon générale, les candidats devraient se concentrer sur les modèles les plus fondamentaux, et les exposer clairement. De ce point de vue, la compréhension du jeu des contraintes de débouchés, des coûts d’ajustement, et des contraintes financières apparaît encore mal assuré chez de trop nombreux candidats. En revanche, certaines copies choisissent de passer en revue les auteurs sans que l’on en comprenne leurs apports respectifs, voire même les citent de façon désinvolte. Ainsi, la phrase célèbre de Karl Marx (Le Capital, Livre 1, chapitre 24, section 3) « Accumulez, accumulez, c’est la loi et les prophètes » devient-elle sous la plume d’un candidat créatif « Accumulez, c’est la loi du prophète »…!

En revanche, le jury se félicite comme les années précédentes des progrès dans la construction des copies. Une problématique explicite, un plan clair (et effectivement suivi) se retrouvent dans toutes les bonnes copies.

Sur le plan de la forme enfin, les copies sont plutôt satisfaisantes, et en progrès. On ne saurait trop recommander aux candidats de relire leurs (longues) copies, ce qui limiterait chez certaines le nombre des fautes d’orthographe d’inattention.






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