Préliminaires : éléments introductifs du cours





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Deuxième élément : Les « analogies puissantes ». Compétitivité des nations et des territoires.




2.1. Le passage du commerce des nations au commerce des firmes.



Ce passage correspond à une évolution historique qui traduit l’abandon du jeu des avantages comparatifs à la Ricardo dans le cadre du commerce international avec un retour à des conceptions mercantilistes comprenant des gagnants et des perdants dans le jeu des acteurs internationaux. C’est un concept lié au tournant reaganien des années 1980, étudié et critiqué notamment à travers l’œuvre de P. Krugman.

En effet, les années 1980 connaissent deux auteurs phares, lesquels ont marqués respectivement les stratégies des firmes et les théories du commerce international: Michael Porter (stratégies) et Paul Krugman (économie internationale).

A la fin des années 1970, un double phénomène illustre la mutation des politiques économiques et celle de la perception des entreprises.

Le tournant monétariste.


Un premier tournant s’engage au niveau de la conception des politiques économiques avec l’arrivée de P.Volcker à la Federal Reserve. Il applique strictement les théories monétaristes (M. Friedman : les monétaristes considèrent que l’inflation est toujours d’origine monétaire et que la croissance de la masse monétaire ne doit pas être utilisée pour influencer la croissance économique spontanée). Le contexte économique est alors caractérisé par la stagflation qui remet en cause le dilemme inflation-chômage keynésien et les politiques économique contra-cycliques. Aux USA, l’inflation est à deux chiffres, le déficit commercial à la hausse et la balance commerciale se dégrade sous l’effet de la pénétration du marché intérieur américain par les firmes nippones et allemandes.

Deux conclusions des monétaristes :

- Abandon des politiques budgétaires et monétaires conjoncturelles (reprise de certains éléments de Ricardo sur équivalence du financement public par les emprunts ou par les impôts afin de valoriser le rôle de l’emprunt, démonstration des effets d’éviction produits par les investissements public afin de justifier la réduction des dépenses publiques). Les politiques monétaires sont jugées inefficace et donc abandon des politiques de taux de change. Or le taux de change était un des éléments de la politique de compétitivité (notamment à l’exportation à travers le maintien d’une monnaie nationale à un niveau de faiblesse relative) dans les années 1970.

- Retour à des politiques structurelles. Le maître mot de la politique publique devient donc la lutte contre l’inflation. La politique de Paul Volcker va plonger l’économie US en récession au début des années 1980 mais va réussir à juguler l’inflation.

Le tournant de l’économie de l’offre.


Un second tournant s’effectue par rapport à la perception des firmes sous l’influence des économistes de l’offre et de l’école de Chicago (Laffer, Garry Becker, etc). Ils veulent transformer l’organisation des entreprises en obligeant ces dernières à se transformer. L’idée est que sinon les entreprises US seront moins compétitives par rapport à l’extérieur (Japon, Allemagne). Ils prônent donc un dollar fort (contraire des anciennes politiques de taux de change), désavantageant les entreprises US et donc les obligeant à se restructurer en jouant sur les stratégies hors prix et donc sur l’investissement et l’innovation. Ceci permettra à terme d’augmenter les exportations exerçant une pression positive sur la balance commerciale qui permettra elle-même de jouer sur un dollar fort (notion de « cercle vertueux »). La conséquence, c’est que l’emploi devient donc la variable d’ajustement au sein des entreprises (processus d’externalisation du fait de « chasse au coûts » dans les entreprises).

Ce qui est intéressant c’est que cela se construit et se justifie dans le contexte de l’épuisement du modèle fordiste. On va dans l’entreprise vers une diversification des productions, de l’organisation des entreprises. Les écoles de gestion et de Management vont transformer leurs concepts et développer les notions « d’outsourcing » (sous-traitance), de « chaîne de valeur » (M. Porter sur la notion de création de la VA). On commence alors à parler d’économie de la connaissance. Ces changements vont se communiquer à l’ensemble des pays de l’OCDE.

L’idée est donc que la compétitivité des nations se joue à l’échelle des firmes : du commerce des nations au commerce des firmes. La mondialisation joue alors un rôle prépondérant à travers l’affaiblissement des barrières tarifaires (Uruguay Round qui aboutit en 1995 à l’OMC) et le développement des activités transnationales des firmes. C’est ce dernier concept qui a beaucoup de sens selon Rizouzou.

2.2. Nouvelle économie internationale et stratégie des firmes.



Le commerce des Nations, c’était la philosophie de l’avantage comparatif (Ricardo, Eksher Hohlins Samuelson) dans le cadre d’un jeu gagant-gagnant. Si il y a baisse du rôle de l’Etat Nation avec abandon des politiques conjoncturelles, abandon des barrière douanières, etc, alors il n’y a que le rôle des firmes et un commerce des firmes.

C’est donc « l’avantage compétitif » qui est désormais prôné. Mais c’est une philosophie différente basée sur la notion de part de marché avec des gagnants et des perdants. C’est, en un sens, un retour au mercantilisme (idée de confusion de richesse et de puissance), non plus au niveau des princes, mais au niveau des firmes.

Au niveau des Etats, le commerce des firmes se traduit par les notions de Nouvelle Economie Internationale (à ne pas confondre avec le Nouvel Ordre Economique International, notion d’économie et de droit du développement), formulée par P. Krugman et de politique commerciale stratégique. D’autre part, ils vont pouvoir contribuer à améliorer la compétitivité des Entreprises à travers la notion du « Diamant » de M. Porter.

Paul Krugman et la Nouvelle Economie Internationale.


En premier lieu, c’est donc l’apport de P. Krugman et de sa Nouvelle Economie Internationale. Il introduit la notion de rendements croissants, la notion de technologie, de concurrence imparfaite dans la théorie de la compétition internationale. Selon lui, il peut exister des « accidents historiques » déterminants de la spécialisation d’un Etat et un gouvernement peut intervenir dans les échanges afin d’aider les entreprises à capter une partie de la rente ou à pénétrer un marché. De nombreux théoriciens vont développer ces idées selon laquelle la guerre froide a laissé la place à une guerre économique dans laquelle les Etats se concurrencent pour obtenir des emplois. Le bien-être de la Nation dépendrait de cette compétition à sommes nulles et la Mondialisation serait à l’origine de l’ensemble des difficultés des pays développés. P. Krugman se détachera de ces économistes, les qualifiant de « pop internationalists » ou « pop economists ». Ils vont cependant trouver beaucoup d’échos parmi les responsables politiques. C’est ainsi que les dirigeants politiques vont profiter de ces théories pour détourner l’attention publique sur la Globalisation et monopoliser le débat, se dédouanant ainsi de leurs responsabilités. La mise en place d’un certain protectionnisme est alors prônée avec plus ou moins de vigueur. Les échanges internationaux sont alors perçus selon une conception mercantiliste et une approche renouvelée du protectionnisme est prônée. Sur le plan des entreprises, c’est alors le développement de la notion « d’intelligence économique ».

A l’origine P. Krugman était proche de cette rhétorique et prônait l’aide des Etats à l’apparition de nouveaux produits à travers l’octroi de subventions favorisant la R&D. Mais en 1993, P. Krugman, effectue un revirement. Selon lui il existe plusieurs limites à ce qu’il nomme la politique commerciale stratégique. Ce revirement s’illustre par la parution de son ouvrage : « La Mondialisation n’est pas coupable ». Les limites sont celles des contraintes budgétaires des Etats (depuis les 80’s aux USA) qui empêchent les Etats de soutenir l’ensemble de leurs industries. Plusieurs limites :
- Quels sont les secteurs à privilégier ? Or l’Etat ne dispose pas de toute l’information disponible pour mener une politique adéquate en la matière. Il ne dispose pas des outils nécessaires à la perception correcte de tous les détails des structures de marché. Ainsi soutient à l’industrie textile et minière au début des années 1980 (Gouvernement Mauroy) dans le Nord puis abandon des « canards boiteux » des industries minières et textiles sous le Gouvernement Fabius à partir de 1984.

- Comment répartir les subventions entre les acteurs des secteurs ? Comportement de « Free Rider » (opportunistes) grâce aux aides ou aux subventions de l’Etats.

- Risque de franchissement du seuil vers la guerre économique avec risques de représailles des partenaires commerciaux qui font disparaître les avantages protectionnistes initiaux.

- Minimisation des gains de la politique commerciale stratégique : une protection efficace doit combiner le coût d’élaboration d’une telle politique et les augmentations de prix qui réduisent le surplus des consommateurs (c'est-à-dire que la politique protectionniste empêche les baisses de coûts et les consommateurs en pâtissent).
Ainsi selon P. Krugman, la politique commerciale stratégique doit être très limitée et prudente : il parle du mythe de la compétitivité et reproche l’approche belliciste/mercantiliste des « pop » vis-à-vis de l’Etat qui doit se comporter comme une entreprise et donc comme un prédateur. Krugman estime que lier concurrence entre les entreprises et compétition entre les nations est absurde. Selon Krugman cela incite au gaspillage des fonds publics alors même qu’au final ce seront les entreprises qui « s’affronteront » (finalement soutien de l’Etat à des intérêts privés à terme). Il prône la notion d’avantage comparatif au même titre que celle de l’avantage compétitif et un retour vers la théorie de Litz des « industries naissantes » selon laquelle le protectionnisme doit être limité au « protectionnisme éducateur ».

Les internationalistes « pop » vont cependant conserver beaucoup de crédit sous l’administration Clinton5. Cependant l’arrivée de Bush à la présidence en 2000, conduit Krugman à amplifier sa critique.

Michael Porter et la stratégie des firmes.


D’autre part, c’est l’apport des théories de M. Porter. Il va s’intéresser à l’étude de cas de 10 pays qui ont développés des types d’industries différentes, plus ou moins florissantes : « L’avantage concurrentiel des Nations ». La réflexion de Porter s’initie au début des années 1980 lors des réunions de la Commission sur la compétitivité extérieure des USA. Constatant alors que la notion de compétitivité est perçue différemment selon les participants. Il forme alors son « Diamant » (rappelle les 5 forces de la concurrence) à partir de quatre facteurs dont le respect permet aux nations d’être plus compétitives.
- Stratégie et structure de la concurrence. Idée qu’une forte concurrence intérieure permet une meilleure réussite à l’extérieur (automobiles US à Détroit avant la Crise).

- Dotation en facteurs. M. Porter distingue les facteurs fondamentaux (ressources naturelles, climat, compétences globales de la force de travail) qui sont des facteurs hérités, des facteurs avancés (moyens de communications, qualification de la force de travail, services d’assistance spécialisée). Les facteurs avancés sont développés par l’investissement à la fois des Entreprises et des Etats.

- Conditions de la demande locale. Inspiré d’A. Smith. Selon le type de demande, les Entreprises vont être sensibilisées aux exigences des consommateurs et vont développer une culture de l’innovation qui leur permet de conserver une certaine avance sur leurs rivales étrangères. Un marché interne important et croissant (Ricard/Electronique au Japon) peut favoriser les économies d’échelles et l’innovation et le développement d’une industrie concurrentielle de pointe. Si le développement d’un marché national est connu à l’étranger, alors les populations étrangères rechercheront les mêmes produits et l’avantage concurrentiel s’étendra aux marchés internationaux.

- Stimulation mutuelle entre les industries. La présence de fournisseurs et d’industries connexes elles-mêmes compétitives sur le plan international (cuirs/cordonneries en Italie) va stimuler l’innovation dans d’autres secteurs. C’est cette idée qui va fonder l’approche par Cluster (pôles de compétitivités).


Pôles de compétitivité : Grandes branches d’activités (réunion de branches interdépendantes) qui offrent des produits très compétitifs (taux de couverture des importations par les exportations supérieurs à 120%) et dont la croissance exerce un effet d’entraînement sur les activités connexes.

Dans l’application pratique, la différence avec les technopoles des années 1960 réside dans l’interdépendance recherchée (qui doit permettre de dégager un avantage compétitif) entre les entreprises de différentes branches réunies dans un secteur géographique.



Le « diamant » de Porter



Source : http://www.12manage.com/methods_porter_diamond_model_fr.html
L’idée principale est que la localisation joue un rôle important dans sa capacité à dégager un avantage global. A partir de la maîtrise de trois facteurs la situation est favorable et on peut agir sur les deux autres. Le hasard et l’Etat peuvent contribuer à l’évolution de ces facteurs.
La compétitivité des nations consiste donc pour les Etats à stimuler l’environnement des entreprises. Une politique industrielle au niveau européen, c’est actuellement des politiques horizontales c’est à dire stimulant les exportations, les relations avec les universités et donc le travail sur l’environnement des Entreprises, très différent des politiques verticales de filières sous la Planification française (jusqu’aux 70’s).

Cependant pour un certain nombre d’auteurs les conclusions de Porter sont très déterministes et limitent le choix des entreprises. En l’absence de trois facteurs, il a soumission à la domination des autres : jeu dominant. Or certains travaux ont démontré qu’il pouvait exister des jeux périphériques, avec des activités très spécifiques et fondées sur un seul facteur de Porter. C’est le cas pour des économies industrialisées comme le Canada où la Grande-Bretagne avec focalisation sur les services mais aussi pour des pays en voie de développement. Finalement c’est une approche très centrée sur les USA qui sont parmi les rares Etats à combiner plusieurs facteurs, la plupart des autres Etats étant condamnés à des jeux périphériques.

2.3. Compétitivité locale, compétitivité territoriale : compétitivité ou attractivité ?




- Compétitivité, attractivité et métropolisation : la compétitivité est multiforme.


L’émergence du local a crée les conditions de la mise en concurrence des territoires. Est-ce bien une compétitivité ? Le terme de compétitivité est devenu un maître mot depuis Porter et son analyse du diamant. D’après lui, la compétitivité, c’est la capacité des territoires à participer à la création et au développement d’activités économiques, mais aussi à attirer et retenir des hommes et des capitaux (confusion avec notion d’attractivité). Porter reprend aussi les théories de Marshall sur les districts industriels, remises au goût du jour pendant les années 1970 avec l’analyse de la fin du modèle fordiste de la grande firme et la découverte des phénomènes d’agglomération avec jeu sur des phénomènes de proximité et qui permettent l’évitement des économies d’échelles.

Mais Porter renouvelle cette approche à travers la notion de « Clusters ». Un Cluster est une concentration géographique d’entreprises liées entre elles, de fournisseurs spécialisés, de prestataires de services, de firmes appartenant à des industries connexes et d’institutions associées. Notion de « coopétition » entre les entreprises appartenant à un Cluster. Par la proximité géographique qu’il permet, le Cluster possède un avantage déterminant, parce qu’il développe et intensifie les interactions entre les quatre facteurs du diamant. La proximité et les liens, verticaux ou horizontaux, impliquent des relations sociales qui bénéficient aux entreprises concernées. C’est donc une forme de réseau dans une localisation donnée où la proximité d’entreprises et d’institutions assure certains éléments communs et améliore la fréquence et l’impact des interactions. Les interactions sont donc plus intenses lorsqu’il existe une concentration de firmes concurrentes dans un même secteur. Un Cluster est donc la manifestation spatiale du diamant compétitif.

Selon Porter, le rôle des gouvernements locaux est de favoriser chaque partie du diamant et de renforcer leurs biens. Parce que les interactions entre les parties du diamant se renforcent les unes les autres, une amélioration dans un pôle entraîne une amélioration dans chaque partie du diamant.

M. Porter préconise donc de nombreuses politiques, toutes destinée à améliorer le Cluster. Mais il distingue les politiques qui vise à améliorer le développement du Cluster (attirer des prestataires de services, fournisseurs, filiales), des politiques qui rendent le Cluster plus concurrentiel avec des programmes de formation (éducation spécialisée), une politique des transports, un pouvoir local agissant comme acheteur sophistiqué des produits du Cluster. Mais l’étendu géographique d’un Cluster est vague : métropolitaine, rurale, régionale, nationale ? La question est bien l’ancrage de la base du diamant compétitif : un diamant national ou local ? Dans les années 1990, M. Porter préconise une gestion nationale des Clusters pour éviter une concurrence acharnée entre ces différents diamants locaux en rupture avec le diamant national. Par la suite, Porter remarque qu’une très grande décentralisation permet aux Cluster de jouer un rôle plus important et que les pays ou c’est déjà le cas sont souvent les plus compétitifs.

Désormais, trois sens au terme :

- Une définition économique axée sur l’aspect sectoriel où le Cluster est un ensemble d’entreprises liée par des relations Clients -Fournisseurs, des technologies, des réseaux de distributions et des zones d’emploi, communs.

- Géographique et sociale : La mise en réseau des acteurs et la proximité géographique.

- Territoriale : un pôle présentant une masse critique d’acteurs grâce à une concentration forte d’entreprises, d’organismes de recherches et de formations opérant dans un domaine particulier sur un terrain de compétences fortes, s’appuyant sur l’Etat et les Collectivité territoriales6.

Mondialisation et métropolisation: l’économie en archipel de Pierre Veltz.


Porter n’explique par les différences de succès entre les Clusters. Pierre Veltz s’intéresse au mode de développement des aéroports américains et des réseaux informatiques, le modèle « Hubs and spokes ».
Le modèle Hubs and spoke.



Pour Veltz, trois évolutions majeures sont en cours :
- La mondialisation financière et domination de la finance sur l’économie réelle ;

- Trans-nationalisation de la production à travers l’envol des IDE depuis le milieu des années 1980 ;

- Recentrage géographique autour des grandes métropoles ?
Ces trois éléments, provoquent un découplage entre ces centres et leurs périphéries traditionnelles au profit d’un fonctionnement en réseau horizontal. L’économie des grandes villes se dilate spontanément car les activités qui y sont surreprésentée sont aussi celles qui connaissent la plus forte croissance en emploi. Il y a la fois une extension de la Demande dans certains secteurs comme les services industriels et de moindres gains de productivité. La métropole constitue l’écosystème naturel de la nouvelle économie productive industrielle et tertiaire et pas seulement le point de concentration de quelques secteur spécifiques.

- Le rôle croissant des connaissances et des compétences exige des milieux métropolitains ;

- Nouveaux fondements de la compétitivité des firmes : avec passage de modèle tayloriste avec production standardisée à des performances complexes fondées sur des relations entre les opérations productives. Dès lors, 1) décloisonnement des fonctions au sein des firmes comme facteur principal de l’augmentation de la qualité ou de la réactivité, 2) et intensification des relations entre les firmes, les fournisseurs et les clients devient un élément moteur de l’innovation, 3) la densité des communications entre les acteurs, facilitée en métropole, permet ces performances complexes.

- Facteur temporel et la réduction du cycle de vie des produits : naissance d’une économie de la vitesse, productrice d’incertitudes. Face à cette vitesse, les acteurs économiques réagissent par la mobilisation de ressources sociales extra-marchandes. Cela aboutit au positionnement des entreprises dans des réseaux pour détecter en amont les facteurs d’opportunités et générer des gains de temps dans la sélection des partenaires et des baisses des coûts de transaction) liées aux structures sociales métropolitaines.

L’économie marchande ne peut donc fonctionner qu’en mobilisant toutes sortes de ressources sociales non marchandes. Or les métropoles favorisent toutes ces relations de réseaux non marchandes, et permettent de composer, décomposer et recomposer à moindres coûts l’échelle de valeur. En effet, le marché du travail est plus ouvert,.

En résumé, si la métropole devient la forme spatiale dominante, c’est qu’elle offre plus de marchés et plus d’externalités. Deux points sont essentiels :

  • le marché du travail plus ouvert, avec une diversité des qualifications plus étendue en métropole en partie grâce à la bisalairisation des ménages (deux conjoints salariés) mais en contrepartie des liens tissés moins forts et plus recomposables ;

  • le développement des externalisations avec des marchés de prestations spécialisées.

Si Porter envisage la concurrence entre les territoires, Veltz nous permet d’envisager en dehors des compétences pures, l’importance de la notion d’appartenance à un ou des réseaux. Pour Veltz, c’est la dimension relationnelle de compétitivité à travers la flexibilité des relations marchandes qui compte.

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