Histoire : Les Européens et le monde (xvie-xviiie siècle)





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titreHistoire : Les Européens et le monde (xvie-xviiie siècle)
date de publication19.05.2017
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Saulnier Véronique / Grégoire Thomas / Doublier Thomas

Classe Seconde professionnelle

Bac pro 3 ans
HISTOIRE : Les Européens et le monde (XVIe-XVIIIe siècle)
Thème 2 :

Sujet d’étude

Une situation au moins

Orientations et mots-clés

Voyages et découvertes, XVIe-XVIIIe siècles

Christophe Colomb et la découverte de l’Amérique

Magellan

Le tour du monde Bougainville

James Cook et l’exploration du Pacifique

On montre que la découverte du monde par les Européens répond aussi bien à une nouvelle curiosité du monde qu’à des motifs économiques et géopolitiques où les puissances rivalisent entre elles. On souligne les effets de cette expansion qui conduit à la première mondialisation.


Enjeux en termes didactiques et pédagogiques
On s'en tient au sujet d'étude, mais cet objet présente une continuité par rapport à l'objet précédent « Humanisme et Renaissance » dont le lien est facile à faire.

  • Montrer aux élèves la vision « européano-centriste » de l'époque : comment «l'autre» est vu ; comment ceux qui sont « découverts » ont vu les «découvreurs» (voir La Vision des vaincus de Nathan Wachten)

  • Éveiller et développer le regard critique

  • Analyser une oeuvre picturale en histoire

  • Remettre au centre l'histoire d'un homme, acteur : Christophe Colomb


Enjeux en terme de démarches et de connaissances


  • Dater les grandes étapes et les mémoriser

  • Comprendre les enjeux économiques et politiques des puissances européennes

  • Raconter un événement historique (récit)

  • Lire des cartes, appréhender leur évolution : un monde qui bouge, qui « grandit »

  • Connaître les outils de navigation...

  • Appréhender la notion de métissage ...


Choix de la situation : Christophe Colomb et la découverte de l'Amérique
Le personnage de Christophe Colomb est « symptomatique » des questions religieuses, politiques, économiques et de la curiosité à l'origine des grandes découvertes du XVe - XVIe. Nous avons choisi de placer la situation en 2e séance, sous forme « d'étude de cas ».

La 1re séance ayant présenté les cartes du monde connu.
Problématique de la séquence :

Un monde en expansion permanente : Un monde bouleversé

Durée : 7/8 heures
Les écueils

La première difficulté réside dans la somme de documents, dans laquelle nous nous sommes d'abord noyés. Comment trier ? Quel tri effectuer ? Il faut donc faire des choix, et déterminer un angle d'approche précis. Il est nécessaire d'affiner les problématiques.

Séance 1 (lancement) :

Une heure
Problématique : D’un monde fermé et « fini » à un monde en expansion permanente
Supports :

  • Cartes du monde connu du Moyen-Age (carte de Beatus de Liebana, commentaires de l’apocalypse XIème siècle), Monde au début du XVème (voir polycopié), XVIème (planisphère de Cantino 1502 p 45 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire), carte du monde au XVIIIème siècle (Lebrun pages 378-379, monde 1700, le XVIIème siècle)

  • Démocrite de Velasquez (accroche et voir histoire des arts et prolongements culturels)



Séance 2 :

Une à deux heures
Problématique : Pourquoi les grands explorateurs sont-ils partis ? Pourquoi Christophe

Colomb est-il parti ? Un contexte économique, politique et scientifique favorable.
Le personnage complexe de Christophe Colomb symptomatique des questions religieuses, politiques, économiques et de la « curiosité » à l’origine des grandes découvertes du XV et XVIème siècles.
Supports :

  • Allégorie des dominations et des domaines de Charles Quint, Empereur du Saint Empire par Cesare dell’Acqua, XIXème siècle (p 42 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire)

  • Extraits des journaux de voyage de Christophe Colomb

  • Carte animée sous flash : Les grandes découvertes (www.memo.fr)

  • Evolutions scientifiques et techniques (astrolabe, boussole, caravelle…) voir doc sur internet…


Idées de travaux d’écriture et de recherches :

  1. Vous êtes un des matelots de la Santa Maria, imaginez, à partir d’extraits des journaux de voyage de Christophe Colomb et de documents iconographiques, ce que pouvaient ressentir ces hommes au moment de la découverte de l’Amérique et des « indiens » (vous utiliserez les champs lexicaux des cinq sens)

  2. Imaginez un monologue de C. Colomb réalisant qu’il n’est pas en Inde mais qu’il vient de découvrir de nouvelles terres inexplorées


Séance 3 :

Une heure
Problématique : Comment les Voyages et découvertes de la période moderne sont-ils à l’origine de la première mondialisation de l'économie et de la montée en puissance des marchands ?

Supports :

  • La multinationale Fugger (p 44 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire)

  • Voir Braudel et images de la « ville-monde » (p 48-49 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire)

  • Emergence des cités marchandes



Séance 4 : Une planète métisse

Deux ou trois heures
Problématique : Les conséquences multiples du développement des échanges économiques

(découvertes et métissages culturels, agricoles, intellectuels et religieux, fléaux et maladies)
Supports :

  • Questions de la tête Maori du musée d’histoire naturelle de Rouen (doc internet)

  • Documents Expo « planète métisse », commissaire d’exposition Serge Gruzinski (p 55 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire) au musée des arts premiers (voir histoire des arts et prolongements culturels)

  • Les plantes importées en Europe

  • « Le choc microbien » texte de Anne-Marie Moulin

  • Découvertes scientifiques et culturelles via les expéditions de Bougainville, Cook et Lapérouse



Capacités mises en œuvre lors de la séquence :
Repérer la situation étudiée dans le temps et dans l’espace :

  • En histoire

    • Dater des faits importants relatifs à la situation

    • Dater des faits et les situer dans un contexte chronologique

    • Situer les faits les uns par rapport aux autres

  • En géographie

    • Localiser une situation par rapport à des repères : pays, continent, domaine bioclimatique

    • Repérer le même espace des cartes d’échelles et de projections différentes


Mettre en œuvre les démarches et les connaissances du programme d’histoire ou de géographie

  • En histoire

    • Raconter un événement historique

  • Capacités communes aux deux disciplines :

    • Montrer en quoi la situation étudiée est caractéristique du sujet d’étude

    • Mémoriser et restituer les principales connaissances et notions


Séance 1

Une heure

Problématique : D’un monde fermé et « fini » à un monde en expansion permanente
Supports :

  • Cartes du monde connu du Moyen-Age

carte de Beatus de Liebana, commentaires de l’apocalypse XIème siècle




  • Monde « connu » au début du XVème

http://www.et-demain-en-classe.org/avecquoi/fardesynt/H41.htm




  • XVIème (planisphère de Cantino, 1502, p 45, « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire)




  • carte du monde au XVIIIème siècle (Lebrun pages p 378-379, monde 1700, le XVIIème siècle)



  • Démocrite de Velasquez (accroche et voir histoire des arts et prolongements culturels)

http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/eculturel/dossier_mbar/dp_velazquez_ribera.pdf

Séance 2

Deux ou trois heures
Problématique : Pourquoi les grands explorateurs sont-ils partis ? Pourquoi Christophe

Colomb est-il parti ? Un contexte économique, politique et scientifique favorable.
Faire le lien avec la séquence précédente.

L'Europe s'est considérablement développée et, à un certain degré de développement, l'expansion coloniale s'imposait. Dans la mesure où le monde islamique dominait les routes asiatiques (après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, le commerce était devenu de plus en plus difficile, il fallait chercher d'autres voies.)

Le contexte politique est favorable puisque les monarchies française, anglaise et espagnole sont stables.

L'évolution des sciences et techniques a permis de gigantesques progrès dans la navigation maritime astrolabe, boussole, caravelle...
Supports :

  • Lancement :

Allégorie des dominations et des domaines de Charles Quint, Empereur du Saint Empire par Cesare dell’Acqua, XIXème siècle (p 42 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire)





  • Texte de Jean Favier

  • Extraits des journaux de voyage de Christophe Colomb

  • Carte animée sous flash player : Les grandes découvertes

http://www.memo.fr/PlayFlash.asp?ID=MOD_DEC_000.swf

  • Evolutions scientifiques et techniques (astrolabe, boussole, caravelle…)

http://www.et-demain-en-classe.org/avecquoi/fardesynt/H41.htm
Raconter l'histoire aux élèves et donner le document 1, texte de Jean Favier. Quelles sont les véritables motivations de Christophe Colomb ?

Documents 1 et 2 : confronter le texte de l'historien qui « parle sur » le personnage et les paroles du personnage lui-même.

Curiosité, soif d'or, de pouvoir, mysticisme ? Qu'est ce qui motive Christophe Colomb ?
Document 1­
Récit: qui est Christophe Colomb ?
Dans les années qui précèdent son premier voyage, Colomb se donne les bases solides d'une réflexion sur les routes du monde. Le Colomb des années 1470 est encore un marchand qui suit les voies ouvertes par d'autres. Celui des années 1480 est un navigateur à l'expérience courte, mais qui sait ce que l'on peut savoir en son temps sur la géographie et la cosmographie.

Les années passent. Colomb commence de former son projet. Par ses lectures, il sait que la terre est un globe et que l'eau ne recouvre que la moitié de sa surface. Il rejoint ceux qui pensent que le chemin entre la péninsule ibérique et l'extrême orient de l'Asie ne doit pas être bien long (...]. Ces lectures, Colomb les complète en écoutant la rumeur sur le port de Lisbonne. Les marins parlent d'abondance, et l'on dit volontiers qu'il est encore des terres émergées dans le monde atlantique. Nul ne pense vraiment à un continent. [ . ..] Colomb croit à l'existence d'îles nouvelles. C'est bien à des terres nouvelles qu'il pense aussi en embarquant, quand il affirme qu'on les trouvera à 750 lieues - autant dire à l'emplacement réel de la Floride. Il sera stupéfait lorsqu'il trouvera les îles peuplées de sauvages en qui il ne reconnaîtra pas les chinois civilisés décrits par Marco Polo.

En 1485, Colomb propose ses services au roi du Portugal, Jean Il refuse de financer l'expédition. Financièrement, le Portugal ne peut investir à la fois sur les routes du sud et sur celles de l'ouest. Colomb se tourne alors vers l'Espagne, la reine Isabelle de castille paraît intéressée mais l'avis des sages sera, à la fin de 1490, carrément défavorable. Le projet n'est pas réalisable. Une telle entreprise signifierait de l'argent perdu.

A cette époque, l'inquisition prend du poids dans la vie politique espagnole. Montrer l'ardeur de sa foi va devenir nécessaire. Colomb est sans doute un chrétien sincère, voire un homme pieux. Mais c'est aussi un opportuniste : son expédition sera celle de la foi. On évangélisera les Indes. Et l'on affectera au financement du combat pour la Croix et pour le tombeau du Christ les profits attendus des terres nouvelles de l'Inde et de la Chine, et de leur or. Christophe Colomb ne craint pas de s'inscrire dans le plan de Dieu.

Observons qu'avant d'embarquer, en 1492, Colomb pensera bien à prendre à bord un notaire pour dresser les actes de souveraineté et de propriété, un interprète pour l'arabe, le grec et l'hébreu, un autre pour les langues africaines, mais qu'il ne s'encombrera pas d'un prêtre. L'expédition n'entendra pas une seule messe pendant six mois. Colomb n'en poursuivra pas moins aux indes la mission évangélisatrice dont il s'investit lui-même. Il dressera de grandes croix de bois sur les rivages de Cuba et de Saint-Domingue.

Face aux souverains d'Espagne, Isabelle de Castille et Ferdinand qui, en 1492, acceptent de financer le projet, Christophe Colomb se pose en champion de la foi, mais il ne souhaite pas apparaître en l'affaire comme un simple navigateur. Il organise son avenir et sa fortune. Colomb est anobli. Il devient Don Cristobal. Il est de surcroît nommé « grand amiral de la mer Océane ». Colomb aura pour lui le dixième des trésors qu'il rapportera et le huitième des bénéfices globaux. Pour faire bonne mesure, Colomb est reconnu comme le « vice-roi et le gouverneur de toutes les terres fermes et îles qu'il découvrira et acquerra dans lesdites mers ».

Christophe Colomb a bien manoeuvré. Trop bien même. Il le paiera cher plus tard.
D'après Jean Favier, Les Grandes Découvertes, Librairie Arthème Fayard, 1991.

Document 2

Extraits du journal de bord de Christophe Colomb

A. Colomb part avec trois navires et 87 hommes. Il quitte l'Espagne le 3 août 1492. Le 11 octobre, il aborde l'île de San Salvador.

« Il me semblait que les Indiens étaient des gens très pauvres en tout. Tous étaient nus, même les femmes. Certains se peignaient en noir, d'autres en blanc, en rouge. Ils ne possédaient rien en fer. Je crois qu'ils deviendront facilement chrétiens, car il me semble qu'ils n'ont aucun culte. Je me suis employé à savoir s'il y avait de l'or. J'ai réussi à apprendre, au moyen de signes, qu'en naviguant vers le sud, nous trouverions une contrée avec un roi qui possède de grands vases d'or et une grande quantité de ce métal.»
B. L'or et les épices sont introuvables. Après avoir abordé l'île d'Hispaniola, Colomb conçoit un nouveau projet (16 décembre).

« Que vos Altesses veuillent croire que les terres sont bonnes et fertiles [...]. Les Indiens n'ont pas le moindre génie pour le combat et sont très peureux. Ils sont donc propres à être commandés et à ce qu'on les fasse travailler, semer et mener tous autres travaux dont on aurait besoin. »
C. Le départ (2 janvier 1493)

II* laissa dans la forteresse de cette île Hispaniola que les Indiens appelaient Bohio trente-neuf hommes [...]. Il leur laissa toutes les marchandises que Les Rois avaient fait acheter pour les échanges et qui étaient en quantité, afin qu'ils en fissent le troc contre de l'or. Il leur laissa également tout ce qui était dans la nef : du pain de biscuit pour un an, du vin, beaucoup d'artillerie et la chaloupe de la nef afin - puisqu'ils étaient marins pur la plupart - d'aller quand ils le croiraient convenable à la découverte de la mine d'or et un lieu où fonder une ville [...].
* L'Amiral. La plus grande partie du journal est rédigée à la troisième personne, Christophe Colomb se nommant lui­même l'Amiral.
Christophe Colomb, Journal de bord (1492-1493)

[Extraits du numéro spécial L'Histoire, « La découverte de l'Amérique »]
Document 3
Qu'est-il resté de Christophe Colomb ?
Christophe Colomb, bien que n'ayant pas découvert l'Amérique, est resté dans les mémoires.
Voir extraits 'articles du Monde (disponibles en archives)

- « Christophe Colomb et la mondialisation », article de Pierre Bezbakh paru dans l'édition du 11.10.05

- « Le rêve d'Amérique Paradis terrestre, " île de nulle part ", l'Eldorado américain fut inventé, mythifié autant que découvert », article de Edwy Plenel, paru dans l'édition du 24.04.92

- « Pour Christophe Colomb », article de Jean Metellus paru dans l'édition du 26.02.92

Document 4

Carte animée sous flash player : Les grandes découvertes de Marco polo à Jacques Cartier.

L’idée est à la fois de permettre aux élèves de visualiser la découverte et la « construction » du nouveau monde et d’ouvrir l’horizon culturel des élèves en apportant à leur connaissance d’autres noms d’explorateurs.

http://www.memo.fr/PlayFlash.asp?ID=MOD_DEC_000.swf


Document 5

(Partie à effectuer si le temps le permet)

  • Les évolutions scientifiques et techniques (astrolabe, boussole, caravelle…) qui ont permis les grandes découvertes

La boussole

Vers l'an 1300, les Italiens créent la boussole à partir du principe de l'aiguille aimantée qui indique le pôle magnétique.

Ce principe depuis longtemps connu des chinois est introduit en Europe par les Arabes.

L'astrolabe

Au XV ème siècle, les portugais mettent au point l'astrolabe.

En pointant l'aiguille de l'astrolabe vers l'étoile Polaire, on peut lire sa hauteur en degré par rapport à l'horizontale et calculer sa position en latitude (Nord-Sud) selon l'heure et le jour.

Le gouvernail d'étambot

Au XV ème siècle, on met au point ce gouvernail qui pivote sur des charnières fixées à la poupe du navire.







Enfin, la caravelle , voilier à trois mâts, léger et haut va permettre aux navigateurs d'affronter en toute sécurité les grandes vagues de l'océan.

La galère

La galère est manoeuvrée à la rame, effilée et rapide, très basse sur l'eau.

La nef

La nef avait des plus hauts bords, mais était lente à cause de son unique mât.

La caravelle

La caravelle était légère et rapide grâce à ses trois mâts et cinq voiles. Elle offrait la sécurité de ses hauts bords.Elle était très maniable, rapide et pouvait remonter le vent.



 







Séance 3 :

Une heure

Problématique : Comment les Voyages et découvertes de la période moderne sont-ils à l’origine de la première mondialisation de l'économie et de la montée en puissance des marchands ?

Supports :

  • La multinationale Fugger (p 44 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire)




  • Voir Braudel et images de la « ville-monde » (p 48-49 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire) : Emergence des cités tournées vers l’Atlantique maritimes et marchandes (Bruges puis Anvers, Amsterdam…) 




Séance 4 : Une planète métisse

Deux heures
Problématique : Les conséquences multiples du développement des échanges économiques

(découvertes et métissages culturels, agricoles, intellectuels et religieux, fléaux et maladies)
Supports :



  • Texte de Anne-Marie Moulin

« Le choc microbien »
Les conquistadores n'auraient-ils apporté aux Indiens que des maux, prenant en échange le maïs, le manioc, le piment et la tomate, la dinde et la pintade, la figue de barbarie ? Il faut pourtant évoquer la célèbre épidémie qui, au retour de Christophe Colomb endeuilla Barcelone, l'Espagne et la plupart des pays d'Europe et que l'on identifie classiquement à la syphilis. Celle-ci correspondant peut-être à une affection bénigne des Indigènes. (...] Le choc microbien a donc été bilatéral, mais il est resté asymétrique : l'Europe a transmis à l'Amérique bien plus de maladies qu'elle n'en a reçu. [. ..] Ce sont précisément ces maladies, très meurtrières, au XVIe siècle qui ont dépeuplé le continent américain. [Aujourd'hui] seule la variole a officiellement disparu. (. ..]

L'éradication de la variole n'a pas encore effacé une dette que déjà les échanges microbiens reviennent à l'ordre du jour. La découverte de Christophe Colomb a été celle de l'unité du monde, elle aurait du être celle de la solidarité de l'espèce humaine : c'est la leçon du choc microbien du XVIe siècle.
Anne-Marie Moulin, « Le choc microbien »,

III. À la conquête du nouveau Monde,

in L'Histoire 146 - spécial « La découverte de l'Amérique »

juillet-août 1991.

  • Les plantes importées en Europe

Voir fichier pdf joint de la fondation Louis Bonduelle représentant les origines géographiques de 11 aliments courants
Important : On peut aborder les documents suivants après une transition qui doit resituer les voyages du XVIIIème siècle et leurs particularités par rapport à ceux des XVIème et XVIIème siècles. Même si ces voyages étaient tournés vers la découverte de nouvelles terres ils étaient cependant aussi tournés vers les échanges ainsi que les découvertes scientifiques et culturelles. Enfin, ces voyages concernaient principalement le Pacifique.


  • Questions de la tête Maori du musée d’histoire naturelle de Rouen

http://rouen.blogs.com/tetemaori/

http://www.20minutes.fr/article/190203/Culture-La-justice-suspend-la-restitution-d-une-tete-de-Maori-a-la-Nouvelle-Zelande.php



  • Documents Expo « planète métisse », commissaire d’exposition Serge Gruzinski (p 55 « 2000 ans de mondialisation », Les collections de l’histoire) au musée des arts premiers (voir histoire des arts et prolongements culturels)





  • Eventuellement quelques digressions sur les découvertes scientifiques et culturelles via les expéditions de Bougainville, Cook et Lapérouse…


RESSOURCES

Bibliographie


  • journal de bord de Christophe Colomb, Éditions la découverte, 1991.




  • L'Histoire 146- spécial « La découverte de l'Amérique » -juillet-août 1991.




  • Les collections de L'Histoire, « 2000 ans de mondialisation », janvier 2008.




  • GRUZINSKI Serge, Les Quatre Parties du Monde, Éditions de La Martinière, 2004. Ce livre détaille une réelle mondialisation dès le XVIe siècle : les navires des empires coloniaux et commerciaux, espagnols et portugais, sillonnaient les océans, échangeant hommes, biens, culture et savoirs aux quatre coins du monde...




  • La plus belle histoire des plantes Pelt, Mazoyer, Monod, Girardon.Éditions du seuil, collection Points.




  • Relations de voyages autour du monde La Découverte/Poche, Paris, 1980 (pour la 1,e Édition)



Quelques sites :
Lien pour une approche globale de la période étudiée

http://www2.ac-lille.fr/rr-hersin/Site_gdes_decouvertes/index.htm
Animation Flash sur les grandes découvertes et voyages

http://www.memo.fr/PlayFlash.asp?ID=MOD_DEC_000.swf

Pour aller plus loin sur les questions des découvertes du XVIIIème siècle

http://www.oceanie.org/

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=284


Film
À voir, et éventuellement utiliser un extrait : Aguirre, la colère de Dieu (Aguirre, derZorn Gottes), film allemand de Werner Herzog, 1972.

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