La science économique est l'ensemble des travaux élaborés par les économistes. Ces derniers suivent une méthode propre à l'économie. L'économie est l'analyse de





télécharger 0.55 Mb.
titreLa science économique est l'ensemble des travaux élaborés par les économistes. Ces derniers suivent une méthode propre à l'économie. L'économie est l'analyse de
page9/14
date de publication14.12.2016
taille0.55 Mb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > économie > Documentos
1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   14

L'OFFRE DE MONNAIE ET LES CREATIONS DE MASSE MONETAIRE



D'un point de vue global macro-économique, le système bancaire crée de la monnaie en distribuant du crédit. Du point de vue de chaque établissement, c'est à dire micro économiquement parlant, il faut réaliser un profit. L'offre de crédit et le comportement bancaire obéissent à une rationalité individuelle micro-économique. La question déterminante est celle de la marge.
L'octroi de crédit dépend de la marge, en effet, le crédit ne sera accordé que s'il peut être profitable. Nous l'avons vu avec Robinson, prêter comporte un risque, et les banques sont exposées à ce risque, elles en tiennent compte dans leur décision de prêter.

Section 1: le profit bancaire.



L'entreprise bancaire exerce aujourd'hui 4 types distincts d'activités qui doivent chacun être un centre de profits. La banque collecte des ressources. Ce sont des dépôts et des fonds qu'elle draine grâce à la vente de ses titres. La banque accorde du crédit, elle gère des portefeuilles, elle gère sa trésorerie pour adapter l'échéance de ces ressources à celle de ses emplois, elle veille ainsi à respecter l'équilibre de son bilan.

§1. Les activités bancaires.

. ALa collecte de ressources.


Les ressources les plus intéressantes sont les dépôts. Comme les dépôts à vue ne sont pas rémunérés en France, ils constituent une ressource gratuite pour la banque. En fait, ce n'est pas tout à fait gratuit parce que la gestion de ces comptes coûte à la banque. Pour recueillir plus de dépôt, il faut multiplier les guichets et le personnel, et la banque peut espérer accroître la part de marché, mais cela comporte aussi des coûts.
Pour alléger la charge des guichets et donc leurs coûts, les banques poursuivent une automatisation de plus en plus poussée des opérations, retrait automatique notamment. Cette recherche de ressources gratuites est à l'origine d'une concurrence très vive entre les banques. Pour limiter la fuite des dépôts vers d'autres réseaux de collecte d'épargne (trésor, caisse d'épargne) les banques ont multiplié les instruments de placements offerts: livrets, épargne logement... Les banques ont émis des obligations pour collecter des ressources et ceci les a conduites à être très présent sur le marché obligataire. L’encourt total de ses actifs de dépôts est supérieur aux bons du trésor.
. BL'octroi du crédit.


Les banques classent les comptes en 3 catégories:

  • Comptes d'entreprises,

  • Comptes de particuliers,

  • Comptes d'instituts financiers.

Elles accordent des crédits après avoir analysé la rentabilité de l'opération et son risque. La banque a davantage à s'occuper pour avoir la part de marché la plus large. Mais elle ne peut s'engager dans des opérations déficitaires ou trop risquées.
. CLa gestion de trésorerie.


Le bilan de la banque doit être équilibré et les banques sont confrontées à des mouvements de fonds: entrée ou sortie. Ces flux globalement équilibrés sont décalés dans le temps. Cela permet au trésorier de prêter les ressources temporairement excédentaires. Cela les contraint aussi à se procurer des ressources empruntées . Par exemple, pour faire face aux dispositions relatives aux réserves obligatoires, tantôt elles prêtent, tantôt elles empruntent en jouant sur les échéances. Les trésoriers contribuent aux profits de la banque en jouant sur les emprunts.
. DLa gestion de portefeuille.


Elle est en cours de développement dans les banques françaises. C’est assez récent, alors qu’aux Etats-Unis ou en Allemagne, les banques y consacrent presque un tiers de leur activité. Il faut aussi insister sur l'activité d'intermédiation financière de celle des institutions financières non monétaire par appel au cas sous formes d'action. Les banques de dépôt élargissent la base de leur actif et le diversifie en développant leur activité de gestion de portefeuille. Cette diversification atténue le risque global.

§2. La marge bancaire.



C'est d'abord une marge d'intérêt, c'est à dire la différence entre les intérêts payés et ceux reçus. La marge se compose aussi du produit de placement et de gestions de portefeuille et du produit des activités autonomes de trésoreries de la banque.
. ALa marge d'intérêt.


Elle dépend des facteurs de prix et des facteurs de quantité. Le facteur de prix représente les intérêts payés à la clientèle sur les comptes rémunérés, ce sont les intérêts reçus sur les crédits accordés. Ce sont les intérêts payés sur le refinancement.
Le facteur de quantité représente quant à lui le volume des dépôts rémunérés, c'est le volume de crédit accordé. C'est le volume de refinancement. Une banque peut recourir en permanence au refinancement sans pour autant être déficitaire. La banque s'adresse alors au marché monétaire pour équilibrer son bilan, pour élargir son volume d'affaire. Les ressources ainsi obtenues sur le marché monétaire sont des ressources additionnelles.
Aussi longtemps qu'elle peut prêter à un taux croissant au coût de refinancement, la banque a avantage à emprunter sur le marché monétaire. La banque accorde du crédit sur la base du coût marginal. Le prix est égal au coût du refinancement bancaire augmenté des frais de banques. Ce prix s'appelle le taux de base bancaire et il est égal au taux du marché monétaire ajouté aux frais de banque: TBB = TMM + FDB.
Le profit de banque dépend de l'écart entre le taux du marché monétaire et le coût de ces ressources. Le TMM est déterminé par la relation entre l'offre et la demande de monnaie centrale et par les conditions sur le marché international des capitaux. Le coût des ressources dépend étroitement des conditions que la banque accorde à sa clientèle, celles des taux de rémunération de dépôts et des comptes divers.
L'intérêt de la banque est donc de capter une part importante des dépôts à vue non rémunérés. C'est pour cela que les dépôts de banques ont multiplié les guichets. Les banques répercuteront les variations du taux de marché monétaire parce que leur équilibre en dépend. Plus le marché monétaire est large et ouvert et plus le taux d'intérêt varie.
Il y a une recherche du profit maximal qui suppose que la banque accepte toute les demandes de crédits solvables au taux de base bancaire. De plus en plus, les produits divers contribuent au résultat bancaire, qu'il s'agisse de gestion de portefeuille de services divers rendus à la clientèle.
. BLes autres éléments de marge.


Les recettes des banques se composent des intérêts reçus sur les capitaux prêtés, de la marge sur les opérations de trésorerie et des produits divers. Les coûts se composent des intérêts payés sur les dépôts et obligations d'une part des intérêts payés pour le refinancement et d'autre part les frais généraux.
A part de ces éléments, on peut exprimer le résultat brut d'exploitation des banques. Soit les intérêts reçus sur les crédits et les titres détenus (intérêts des créditeurs).
Soit PD = produit divers, gestion de portefeuilles et services divers.

MT : marge de trésorerie, c'est à dire marge utilisée.

RF : coût de refinancement.

CO : coût des opérations.

ID : les intérêts débiteurs, c'est à dire les intérêts payés sur les dépôts,

IC : les intérêts créditeurs.

RBE : le résultat brut d’exploitation.
Les revenus sont égales à IC + PD + MT

Les coûts correspondent à ID + RF + CO.

Le résultat brut d'explicitation est la différence entre revenu est coûts soit (IC + PD + MT) - (ID + RF + CO).

La marge d'intérêt est IC - (ID + RF ) = RBE - PD + CO - MT.
Cette marge d'intérêt peut considérer que c'est le prix d'intermédiation bancaire parce que les frais de gestion des autres départements bancaires seront réduits.

Section 2: le risque bancaire.


Prêter comporte un risque, celui du non remboursement. C'est le risque de crédit. Les banques en estimant l'importance, et il est une limite à leur création de monnaie instaure un rationnement de crédit.

§1. Le risque et la banque.


Le risque varie fortement selon la qualité du demandeur, selon qu'il s'agit d'un ménage, d'une administration, d'une entreprise ou autres institutions financières. Tous les demandeurs d'un même secteur ne présentent pas le même risque.

Il varie aussi selon la nature du crédit, s'il s'agit d'un crédit à la consommation, au logement de capitaux ou de trésorerie ou d'un crédit d'investissement. Nous avons vu l'importance qu’avait pour les banques la part de marché. Pour développer sa part de marché, la banque sera prête à accorder des conditions préférentielles, à consentir des taux qui ne laisseront qu'un faible profit. Comme le taux exigé se rapproche du coût de refinancement, il apparaît que c'est le coût marginal de la banque qui détermine le prix d'offre et de marché.




Par contre, le volume de crédit est limité par le risque. La demande de crédit aux taux d'intérêt d’équilibre est égale à l'offre de crédit, mais une partie de la demande ne pourra pas être satisfaite car elle est trop risquée. De ce fait, pour ce taux, le volume de l'offre est plus faible, la prise en compte du risque entraîne un rationnement de l'offre de crédit. On passe alors de Md0 à Md1

§2. Le rationnement du crédit.





Le graphique représente le taux d'intérêt en fonction de l'offre de crédit. Cette dernière augmente avec le taux d'intérêt. La demande de crédit augmente quand le taux d'intérêt diminue. L'intersection de l'offre et de la demande de crédit donne le taux d'équilibre i0 et la quantité d'équilibre q0. Au prix de marché (i0,q0), offre et la demande ne pas équilibré car pour le taux d'intérêt i0, une partie de la demande qui est la quantité q0-q n'est pas satisfaite.
La prise en compte du risque déplace l'offre effective de crédit de q0 en q1, cela correspond à une demande théorique md1Les banques répartissent leur clientèle en catégories homogènes. Elles construisent des classes de clients auxquelles elles réservent un traitement identique (même taux d'intérêt). C'est l'exemple d'une même catégorie, les entreprises de plus de 100 salariés dont tous les clients bénéficient du même taux d'intérêt, ne présentent pas le même risque.
La banque a donc intérêt à réduire ses crédits aux clients les moins sûrs équipés d'un taux d'intérêt faible compte tenu du risque. Par contre, elle a intérêt à ne pas limiter ses crédits aux clients qui pourraient bénéficier d'un taux avantageux compte tenu du risque limité qu'il représente. Cela les conduits à différencier leur fonction qu’offre pour chaque client. Cette adaptation s'effectue grâce aux conditions dites hors prix.
Les garanties demandées, selon que les banques demandent ou non des hypothèques ou des garanties sur le patrimoine personnel en tenant compétence de l'échéancier du remboursement en imposant des conditions d'obtention du crédit plus ou moins sévères, les banques sélectionnent leur clientèle en fonction du risque qu'elle pense encourir.
Hors, l'intensité du rationnement augmente avec le prix du crédit, c'est à dire avec le taux d'intérêt qui est une charge et quand il augmente, il évince du crédit des demandeurs qui présentent un risque propre de la limite que la banque accepte, cela signifie que les clients dont les demandes ne sont déjà que partiellement satisfaites, souffriront plus que les autres de la hausse du taux d'intérêt.
Au contraire, les clients qui ne représentent pas de risque important, ne souffriront ni du rationnement, ni de son action. Ce traitement pénalise les clients les plus modestes, ceux qui individuellement représentent une partie de marché faible.
La recherche de la partie de marché et les conditions hors prix conduisent à systématiquement favoriser les entreprises les plus importantes, à pénaliser les petites, à accroître le coût du crédit pour les dernières, à limiter sa disponibilité afin de maintenir les conditions préférentielles accordées aux plus grandes firmes.

Section 3: les contreparties de masse monétaire.



La contrepartie est la notion comptable. Les établissements de crédit ont des bilans équilibrés. L'ouverture d'une compétence à un client se traduit par l'inscription du passif de la banque. De même, quand la banque émet un bon de caisse, le bon est un élément de son passif.
Chaque fois qu'une banque consent un crédit, elle inscrit à son actif la créance représentative de ce crédit. Cette créance est la contrepartie du dépôt inscrit au compte du client et les agrégats monétaires inscrits au passif du marché des institutions financières, ont pour contrepartie les crédits qui figurent à l'actif du même bilan. Les contreparties de la masse monétaire sont acquises par la création monétaire des banques et par celle de l'institut d'émission.

§1. L'acquisition de contreparties par les banques.



Quand une banque acquiert un actif, auprès d'un agent non financier demandeur de crédit, elle crée de la monnaie chaque fois qu'une banque accorde un crédit, elle accroît du même montant son actif et passif. L'actif parce qu'elle a acquis une créance et le passif parce que tout crédit se traduit d'abord par un droit des dépôts à vue. Tout crédit fait un nouveau dépôt.
ACTIF PASSIF
Réserve : 20 Dépôt à vu : 100

Titres : 80

100 EQUILIBRE 100
Réserve : 20 Dépôt à vu : 110

Titres : 90

110 EQUILIBRE 110
Création de monnaie et acquisition de contrepartie par les banques.
La créance nouvelle est portée à l'actif. Le dépôt à vue (dette de la banque) est porté au passif. On remarque qu'aucun client n'a renoncé à un avoir monétaire or les anciens dépôts n'ont pas variés. Simplement, un agent a reçu une capacité de paiement supplémentaire et ce nouveau crédit, la banque l'a accordé sans avoir eu besoin de puiser dans les dépôts existants.
La banque assure ainsi à l'économie un financement monétaire. Quand elle accorde un crédit à l'aide de ses capitaux propres ou qu'elle emprunte sur le marché obligataire, on considère qu'elle ne joue pas de rôle monétaire. C'est un simple intermédiaire financier. Quand elle collecte des ressources auprès de certains agents, pour les prêter à long terme à d'autres agents, l'activité d'une banque est d'abord de faire crédit aux ménages, entreprises, agents non financiers. A cette occasion, elle fait l'acquisition de titres de créances sur l'économie.
L'intermédiation dans les paiements internationaux fournit des devises. Les banques ont beaucoup de recours aux titres publics car ces titres sont facilement négociables sur le marché interbancaire contre des liquidités. Ils peuvent également être cédés à la banque centrale. Ce sont d'excellent instruments de trésorerie. De plus en plus, les certificats de dépôts tendent à les évincer.
Les actifs sont regroupés sous deux rubriques:

  • la contrepartie extérieure qui comprend les titres et les avoirs monétaires des banques libellés en monnaie étrangère.

  • la contrepartie du crédit interne net qui regroupe les créances nettes sur le trésor public, c'est à dire l'ensemble des titres publics en portefeuille et sur l'économie, ce sont les titres acquis sur les ménages en entreprise.


Finalement, le bilan des banques s'établit de cette façon. Au bilan d'une banque, on trouve à l'actif: les réserves, créances sur l'extérieur, crédit intérieur net sur le trésor et sur l'économie. Au passif, on trouve les dépôts à vue, actifs liquides détenus par la clientèle.

§2. L'acquisition des contreparties par la banque centrale.



L'institut d'émission émet sa monnaie en échange des contreparties remises par le trésor et par les banques. Elle aussi détient des créances sur l'économie, sur le trésor, sur l'entreprise.
L'institut d'émission émet sa monnaie en échange des contreparties remise par le trésor par les banques. Elle aussi détient des créances sur l'économie, sur le trésor, sur l'étranger. Le trésor public est la personnification financière de l'état. Il gère les finances publiques, il collecte les ressources publiques, il paie les dépenses publiques. Comme les dépenses et recettes ne sont pas coordonnées, le trésor est confronté à des différences de trésorerie et il peut être provisoirement en déficit.
La banque d'émission à laquelle a été concédée le privilège d'émission pouvait jusqu'en 1994 alimenter le compte courant du trésor. L'interdiction dépend de la loi du 01.01.1994 qui accorde l'indépendance et l'autonomie de la banque de France. Quand elle finançait le trésor, elle acquérait un titre de créance pour son concours au trésor public. Elle inscrit alors une double opération.
Aussi au bilan elle porte à l'actif la même somme au titre de recours au trésor public et au passif le montant du compte courant du trésor public. Les banques sont confrontées à des variations de ressources qui peuvent créer des besoins de trésorerie pour le retrait de billets et le retrait à d'autres instructions ainsi que pour reconstituer des réserves en monnaie centrale.
Pour faire face à des besoins de trésoreries, les banques doivent disposer de monnaie centrale ou avoir les moyens de s'en procurer. Pour ce faire, elles vendent les titres qu'elles détiennent réellement: devises, titres publics, titres privés. Quand la banque centrale achète des titres aux banques de second rang, elles créditent leur compte. Les banques utilisent ce compte pour obtenir des billets ou faire des virements en monnaie centrale. Les contreparties de la monnaie centrale sont les titres qu'elle acquiert des banques commerciales et du trésor.
La banque centrale accepte d'acquérir certains titres privés à court ou moyen terme. Depuis le début du 19e siècle, la banque centrale peut réescompter sur les effets de commerce. Ce faisant, elle permet aux banques de second rang d'assurer le financement monétaire de l'activité productive car les banques commerciales peuvent réescompter certains effets qu'elles reçoivent en créant de la monnaie.
La banque centrale rachète aux banques leurs titres publics à court terme: les bons du trésor en compte courant et les bons négociables. Cela contribue aux ventes de ces titres par le trésor aux banques commerciales. Les titres publics acquis auprès des banques sont désormais la seule possibilité dont dispose la banque de France pour financer le trésor.
La banque centrale recueille encore des instruments de paiements et des créances sur l'étranger. Elle gère le fond de stabilisation des changes qui est doté de francs et de devises et qui intervient sur le marché pour acheter ou vendre des devises. Quand les banques cèdent des devises à la banque centrale, elles acquièrent de la monnaie centrale.

Quand l'économie est excédentaire, les banques détiennent des devises qu'elles cèdent à la banque centrale, ainsi les réserves de changes s'accroissent et la monnaie en circulation est égales aux réserves. Au contraire, en cas de déficit, la banque centrale vend des devises afin de fournir aux banques des liquidités nécessaires en devises. Cela entraîne la destruction de la monnaie centrale. La banque retrouve alors à son actif les mêmes contreparties que la banque. A son actif, il y a les créances extérieures (devises et or), les crédits intérieur net et à son passif, il y a les billets, réserves des banques et les comptes courants du trésor.

§3. L'activité monétaire du trésor.



Pour obtenir une activité monétaire de la masse en circulation, il faut prendre en compte les masses en dépôts, les chèques postaux et comptables du trésor, or ces derniers ne font pas vraiment de crédit: il n'y a pas de contrepartie si ce n'est une créance sur le trésor. Les dépôts au passif du trésor n'obéissent pas à la règle selon laquelle les crédits font dépôts. On peut douter du pouvoir de création monétaire du trésor.
La fonction du trésor c'est d'alimenter la trésorerie publique. Ce rôle a cependant un aspect monétaire pour son endettement auprès des banques et de la banque centrale. Le trésor est à l'origine d'une création de monnaie, mais celle-ci, il ne la crée pas lui-même. Le trésor est un emprunt de monnaie dont les banques sont productrices. Il ne constitue pas de crédit, son activité monétaire est donc partielle. Mais le trésor contrôle une part de marché de la monnaie. Grâce à cette position, il peut faire des paiements au delà de ses ressources.
Ainsi, si la part du trésor dans l'ensemble des dépôts est de 10%, chaque fois que le trésor paye 100 en traitement des fonctionnaires, 10 reste dans son circuit. Seuls les 90 restant quitteront son circuit pour celui des banques. Donc pour pouvoir payer 100, il suffit au trésor de réunir 90 de ressources. Pour tout paiement du trésor, une partie correspond à sa propre création monétaire.

§4. Les contreparties de la masse monétaire.



Ce sont les créances sur l'extérieur qui se compose en 2 éléments:

  • Le solde des créances et engagement de la banque de France vis-à-vis de l'extérieur: les avoirs officiels nets.

  • Le solde des créances et engagement sur l'extérieur des autres établissements de crédit.


C'est le crédit intérieur net qui lui se compose de 2 éléments:

  • Les créances sur l'état pour environ 10% (début des années 90).

  • Les créances sur l'économie pour environ 90% du crédit intérieur net.
. ALes créances sur l'épargne.


Ce sont les crédits à épargne et les titres négociables émis par l'épargne et détenus par les épargnes de crédit. Ces crédits à épargne reviennent des établissements de crédit et des agents non financiers. La banque de France n'est plus autorisée à faire de crédit à épargne.
Ce sont également les crédits des autres établissements de crédits. Il se compose des avoirs en compte courant postaux, des dépôts au trésor, des prêts et avances.
Ce sont enfin les crédits accordés au trésor par le secteur non créancier. Il se compose des monnaies divisionnaires, des dépôts en compte postaux, à vue, à terme, en Codevi, et finalement des dépôts du trésor.
Dans l'ensemble des créances sur l'état, la partie sur les titres au trésor se développe. Il s'agit des bons du trésor négociable qui sont gérés à la banque de France et qui sont accessibles à tous les agents. Il y a donc une obligation de l'état qui détient les établissements de crédit. Tout cela représente 10% du crédit interne national.
. BLes créances sur l'économie.


Le financement des agents financiers résidant apparaît sous 2 formes:

  • Les crédits: avance, effet à l'encaissement, à crédit immédiat, immobilisation de crédit de bail, le prêt participatif. (institué en 1978 avec ses caractéristiques principales). Les fonds accordés à ce titre sont assimilés à des fonds propres. Ils sont remboursables après toutes autres créances sur emprunteur qu'il soit privilégié ou chirographaire. Le prêteur a une créance de redressement.

  • Les ressources déductibles qui apparaissent au passif des établissements de crédit bancaire, elle diminue la création monétaire. Elles se composent de trois éléments:

    • Les ressources stables et réelles des établissements de crédit: ce sont les emprunts obligataires, participatifs nets de prêts consentis à des établissements financiers, ce sont les capitaux propres nets.

    • L'épargne contractuelle: ce sont les ressources non monétaires. Ils ne sont pas compris dans le M3, mais dans les placements. Elles font l'obligation d'une épargne liquide stable. Il s'agit des plans d'épargne logement des livrets d'épargne, des comptes différés auprès des secteurs de crédit. Les comptes différés correspondent aux prêts consentis sous réserve d'un dépôt préalable de fond en 1 ou plusieurs versements de la part du bénéficiaire du prêt auquel sont également imposé un délai d'attente. Une période d'épargne précède la période de crédit. En principe, ce compte différé n'est autorisé que dans le domaine immobilier pour éviter l'inconvénient d'un délai d'attente ( le crédit d'anticipation est prévu par le prêteur extérieur).

    • Les divers nets: ils comprennent essentiellement les opérations de refinancement entre les institutions de crédit. En elle-même, elle ne constitue pas une opération monétaire.


En conclusion, pour conclure sur ce point, on a étudié l'ordre de crédit, l'ordre de monnaie, les éléments qui en déterminent le niveau: profit bancaire, risque bancaire. Une création de monnaie, c'est une occasion d'acquérir une contrepartie de masse monétaire uniforme sur les sources de la création monétaire, c'est à dire les avoirs internes et les avoirs externes et sur leur utilisation respective.
Mais la création de monnaie se fait à l'initiative du secteur non bancaire, des agents non financiers qui demandent de la monnaie. Il faut dissocier le financement monétaire, les contreparties de la masse monétaire, et le financement non monétaire, c'est à dire les contreparties des obligations et des titres à long terme émis par les institutions financières et les fonds propres.
Les actifs liquides ont une proximité monétaire élevée mais ne sont pas totalement assimilables à la monnaie. L'acquisition des contreparties de M3, ce n'est pas le résultat d'un mécanisme de création dans lequel les crédits font dépôts. Une banque crée une partie de ses propres ressources parce qu'un dépôt supplémentaire naît du crédit consenti. Il n'en va pas de même pour les institutions financières. En effet, une institution financière ne gère que les épargnes liquides ou empruntées.
L'ouverture d'un compte d'épargne est décidée par l'agent non financier. L'institution financière n'a pas le pouvoir d'ouvrir de nouveaux comptes d'épargne pour se procurer des ressources. Cette institution financière, quand elle émet des titres nouveaux pour augmenter ses ressources, se contente de collecter des liquidités disponibles auprès du public. Elle ne crée pas de nouvelles ressources.
Quand ils achètent des bons, les agents non financiers en vendant d'autres ou puisant dans leur stock d'avoir monétaire. Cette transaction suppose l'existence préalable que seules les banques peuvent créer. Il en résulte que l'activité d'une institution financière non bancaire repose sur la création monétaire préalable dans les banques. Au contraire, les banques peuvent se passer des institutions financières non bancaires pour créer de la monnaie. La proximité monétaire de ces actifs liquides est limitée.
Un actif liquide ne l'est pas autant que la monnaie, d'un point de vue micro-économique, la proximité monétaire est très grande; pour un agent individuel, la monnaie et les actifs liquides sont presque assimilables. D'un point de vue macro-économique, cela est très différent. Si un nombre important d'agent décidait de convertir ses actifs liquides en monnaie, leurs émetteurs seraient en grande différence.
Rien n'oblige les banques à créer la monnaie demandée. Il n'y a rien que les banques contraignent à l'achat des titres correspondant. L'ajustement se fera par la diminution du prix des titres et la diminution de leur valeur. Le rendement des comptes et livrets, des bons de capitaux par les institutions non bancaires, entraînera une crise de liquidité. Seuls les actifs liquides, créés par les banques et qu'elles se sont engagées à convertir en monnaie, seront convertibles totalement. Cela exclut les bons négociables.

1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   14

similaire:

La science économique est l\Résumé : L’œuvre de Maurice Allais est abondante et protéiforme....
Contributions pionnières à la théorie des marchés et de l’utilisation efficace des ressources ces travaux qu’il obtient, 40 ans plus...

La science économique est l\Section 1 / L'Économie politique est-elle une science et, ou doctrine
«Selon les choix méthodologique que l'on fait en analyse économique», ne signifie pas que les préférences soient des préférences...

La science économique est l\Les travaux d’approches d’économie domestique
«art de bien conduire une maison», le sens d’aujourd’hui est apparu au 18ème et désigne «l’art de bien disposer les différentes parties...

La science économique est l\Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations,...
«économie» provient du grec et désigne les règles d’organisation de la maison (oïkos). En 1615, Montchrestien définit l’économie...

La science économique est l\Définition de la science économique
«La richesse des Nations» 1776 est toujours vivante et active; ainsi, l’ancienne économie et la Nouvelle économie vivent côte à côte...

La science économique est l\Ronald coase
«prix Nobel» d'économie en 1991, IL fait partie des économistes qui ont fait naître l'économie des institutions et les théoriciens...

La science économique est l\«L’économie, c’est l’art de faire au mieux avec ce dont on dispose»
«L’économie est, non pas une discipline achevée, mais une science elle-même toujours en voie de développement»

La science économique est l\Les ambitions du traité de Maastricht ont-elles été accomplies ?
«méthode Monnet» devenue plus largement la «méthode communautaire». Elle est théorisée par la déclaration de Robert Schuman du 9...

La science économique est l\Essai sur La nature et la signification de la science économique
«L'Économie est la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre les fins et les moyens rares à usages alternatifs»....

La science économique est l\Le développement durable vu par les économistes : durabilité faible ou durabilité forte ?
«Économie» de la semaine 2 du mooc «Environnement et développement durable». Ce n’est donc pas un cours écrit au sens propre du terme;...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com