La science économique est l'ensemble des travaux élaborés par les économistes. Ces derniers suivent une méthode propre à l'économie. L'économie est l'analyse de





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L'ILE DE ROBINSON

Section 1: l'île au trésor.

§1. Une économie de troc, sans monnaie.



L'économie correspond au commencement à l'épargne qui intervient chaque fois qu'on fait un choix: le choix d'un bien futur par rapport à un bien présent. Le choix de l'épargne, c'est épargné, c'est sacrifié une satisfaction présente en perspective de rendement à venir tel qu'un agriculteur.
L'épargne est une caractéristique de l'activité humaine. Si l'individu épargne, c'est parce qu'il est rationnel qu'il prenne en compte les conséquences physiques de ces actes. Le futur est une nature incertaine. Le volume de l'épargne nécessaire est également incertain.
L'épargne correspond à la différence entre le revenu et la consommation. Il existe un circuit des richesses qui part de la création des richesses jusqu'à leur destruction par la consommation des richesses. La création de richesses donne lieu à une distribution des revenus équivalents. Ces revenus sont ensuite échangés, transformés, ils aboutissent à la consommation.
La consommation, c'est la source de satisfaction des individus. Le producteur rationnel combine les facteurs de production et cherche à optimiser l'usage de son revenu. L'épargne et la partie des richesses créées au cours d'une période qui n'est pas détruite mais qui est réinjectée dans le circuit des richesses pour en prendre des nouvelles.
. AL'épargne et l'investissement.


Ce n'est pas une conception financière. Il faut la déterminer en terme réel par rapport aux biens et services. On peut concevoir une société sans titre et sans monnaie. Robinson, sur son île consacre son énergie à la satisfaction de deux besoins prioritaires: manger et dormir.
Pour améliorer ses conditions de vie Robinson réfléchi pour augmenter le niveau de vie: canalisation. Robinson a du dégager une épargne par ce qu'il a renoncé à une consommation présente soit parce qu'il a pris sur une heure de sommeil.
Ce sacrifice a été consenti en vue d'un gain futur: l'épargne, l'affectation du temps et l'investissement, c'est à dire la construction de canalisation. Les services attendus sont des gains futurs de temps, anticipé de son investissement.
Si Robinson se trompe entre investissement et espérance, on se rend compte que l'épargne et l'investissement ont été effectués sur des bases opposées d'une valeur espérée en ignorant ce qu'elle serait en réalité. L'amortissement pour l'entretien de l'équipement qui vient en déduction du rendement de l'investissement.

Le rendement net correspond à l'économie de temps obtenu à chaque période grâce à la canalisation diminuée du temps passé à entretenir le capital qui doit être positif et suffisamment important.
Plus Robinson surévalue le présent, plus il préfère le présent et plus l'économie dans le temps futur devra être importante. Plus la préférence pour le présent est forte et plus l'épargne et l'investissement doivent être rentable. Le futur est dès lors dévalorisé, le même service à moins de valeur dans le futur que dans le présent. L'individu n'épargne que s'il a la conviction que son sacrifice sera largement récompensé.
Robinson attend de l'investissement un gain en temps dont les avantages compensent la préférence pour le présent. La différence entre les deux, c'est le revenu d'intérêt. Les bases de ces décisions seront toujours subjectives. Mais à un moment, la rentabilité de l'investissement marginal ne justifiera plus un investissement supplémentaire.
. BLa circulation de l'épargne.


Robinson trouve un ami et pense que l'intérêt est d'échanger. Il produit ce qui est plus facile à cultiver, ce qui met moins de temps et il vend alors une part de sa production. En échange de sa production, il obtient d'autres biens qui lui coûteraient plus de temps à produire ou d'autres biens qu'il ne pourrait pas produire. L'échange n'est pas facile parce que dans le troc, Robinson doit trouver un voisin qui soit à la recherche de transaction exactement symétriquement des siennes.
L'échange pour Robinson n'est cependant pas facile parce que dans le troc, Robinson doit trouver un voisin qui recherche exactement une transaction symétrique à la sienne. La transaction n'a lieu que si le prix relatif des deux biens c’est à dire la quantité de l'un échangée contre une unité de l'autre satisfait les deux échangistes.
Si l'échange ne profite pas aux deux partenaires, il n'a pas lieu. Des opérations de prêts et d'emprunt peuvent être menées. Un voisin de Robinson qui veut accroître sa production de blé mais qui ne peut pas prélever sur sa consommation présente pour faire des semences peut échanger avec Robinson 100kg de blé à livrer aujourd'hui par Robinson contre 120kg qui lui seront rendus à la fin de l'année.
Pour Robinson, les 100kg sont une épargne puisqu'ils ne les consomment pas. Pour son voisin, c'est un investissement. A partir de là, l'épargne et l'investissement sont séparés. Robinson est devenu le propriétaire d'une quantité future de 120kg de blé qui équivaut à 100kg actuels.
Si Robinson accepte cet échange, c'est que pour lui 120kg futurs valent plus que 100kg aujourd'hui. Le prix relatif entre le blé futur et le blé actuel que Robinson accepte est 1,2. Cela veut dire que le prix actuel de 120kg de demain c'est 100kg aujourd'hui. C'est ce qu'on appelle un calcul d'actualisation.

Si les intervenants au marché sont nombreux, alors la confrontation des offres et demandes de biens futurs contre les biens présent poussera les prix relatifs vers une même valeur. Si on échange 1kg de blé actuel contre 1,2kg demain, cela veut dire que le revenu d'intérêt est de 0,2 et le taux d'intérêt de 0,2/1*100=20%.
Robinson court un risque, celui de la défaillance de son voisin. Comme tout individu rationnel, il en a tenu compte et il a comparé le sacrifice actuel avec le gain futur, le coût de la transaction et le risque de défaillance du débiteur. Le débiteur lui aussi est rationnel, s'il paye 20% d'intérêt, c'est qu'il estime pouvoir tirer plus de 120kg de blé des 100 empruntés. Ainsi, il espère réaliser un surplus supérieur au taux d'intérêt sinon il n'emprunte pas.
Dans une économie d'échange, l'épargne et l'investissement peuvent donc être séparés. L'épargne de Robinson se traduit par un achat de titres même si ici il s'agit d'un titre dématérialisé. La contrepartie de l'épargne de Robinson, ce n'est plus sa propre accumulation de capital.
Si on raisonne pour l'ensemble de l'économie (Robinson et son ami), l'épargne et l'investissement sont égaux. Le transfert de l'épargne de Robinson à son voisin a permis d'en faire bénéficier celui qui estimait faire le plus fructifier cette épargne. C'est le rôle des titres financiers. Les titres financiers sont des titres de propriété sur des biens futurs. C'est leur rôle de transférer des ressources d'une période à une autre et d'une personne à une autre. Les deux partenaires y gagnent sinon l'échange n'aurait pas lieu.
. CLe marché de l'épargne.




Nous avons vu que l'économie est devenue complexe mais elle n'a toujours pas de monnaie. L'épargne s'échange toujours contre des titres qui sont libellés en étalon marchandise, en kg de blé. Le marché ou s'échange des biens actuels contre des biens futurs, c'est le marché de l'épargne.
Soit :

S: le volume d'épargne.

I: le volume d'investissement.

T: le taux d'investissement.

K: le taux de rendement.
La demande d'épargne est une courbe décroissante. L'épargne est d'autant plus basse que le taux d'intérêt est faible. L'offre d'épargne est une courbe croissante. Plus le taux d'intérêt augmente, plus les détenteurs d'épargne sont prêts à payer.
La courbe de demande d'épargne exprime donc le montant d'épargne demandée par chaque individu du taux d'intérêt. Plus le taux d'intérêt est élevé, moins la demande d'épargne est forte. Le taux d'intérêt accepté par le demandeur dépend du taux de rendement attendu du capital, ici K0.
Les projets dont la rentabilité est la plus élevée, seront réalisés les premiers: ceux dont le taux d'intérêt est faible. En effet, plus le taux d'intérêt est faible, plus le projet est rentable. La limite du taux d'intérêt que les emprunteurs pourraient accepter est T0 (=K0).
Quand le taux d'intérêt atteint T0, la demande d'épargne s'arrête. Au delà, les demandeurs d'épargne ne peuvent plus emprunter car cela leur coûterait plus cher que leur rendement d'investissement. Si le taux d'intérêt est inférieur à T0, alors les investisseurs mettent en oeuvre des investissements dont les rendements attendus seraient inférieurs à la courbe d'offre qui exprime ce que les épargnes désirent.
Plus le taux d'intérêt est élevé, plus les épargnants seront disposés à prêter (courbe croissante). Au taux T1, l'offre et la demande d'épargne sont égales. L'épargne vendue S1 correspond à l'épargne achetée I1. Jusqu'à présent, nous avons fait deux hypothèses implicites:

Le prêt d'épargne est la seule forme par laquelle cette épargne est transférée d'un individu à un autre.

La motivation de l'achat d'épargne, c'est l'investissement, cela pourrait être la consommation.
L'épargne est une quantité de ressources réelles: les biens et services. Quand on introduit la monnaie dans le raisonnement, on a tendance à oublier les substrats réels de l'épargne. L'épargne sera évaluée en monnaie, mais il faudra nous souvenir que les instruments financiers ne sont pas de l'épargne, mais des contreparties de l'épargne lors de son transfert. L'épargne est toujours le résultat d'un choix: le choix entre le présent et le futur. C'est un renoncement à des satisfactions présentes pour des satisfactions futures plus grandes.
. DLes fonds propres et emprunts.


Un transfert d'épargne se traduit par le transfert d'un titre de créance: le prêt. La contrepartie du transfert d'épargne peut être un titre de propriété. La différence entre une créance et un droit de propriété correspond à la différence entre une action et une obligation.
L'action est une part de capital de l'entreprise. On peut la vendre sans la rembourser. Quand les droits de propriété sont matérialisés par les titres, ils peuvent s'échanger. Robinson échange un droit sur le blé actuel différent d'un droit sur le blé produit par son voisin dans la période future.
Robinson est méfiant, mais il ne veut pas laisser passer une opportunité de profit intéressante. Il peut préférer s'associer à l'activité de son voisin et propose d'amener du capital sous forme de terre, de semence ou de travail. La production de la terre sera partagée entre les deux sur la base d'une grille de répartition convenue à l'avance.
Robinson détient une créance sur un capital et en plus une créance sur une personne ou un groupe de personnes. La différence entre les deux est importante parce que celui qui possède une créance n'a aucun pouvoir de décision sur l'usage du capital qu'il a contribué à accroître par son prêt. La rémunération du créancier est prédéterminée.
Celle du propriétaire est résiduelle. La rémunération du propriétaire est par nature incertaine. Elle ne fait pas l'objet d'une promesse contractuelle, il y a alors une distinction entre actionnaire et prêteur. Quand Robinson prêtait à son voisin, il se rémunérait par un intérêt. Cette rémunération correspond au produit de la terre moins un intérêt qu'il paye à Robinson.
Si le voisin s'est trompé dans sa prévision, la rentabilité de sa terre pourrait être diminué. Le voisin de Robinson doit prélever sur son patrimoine pour rembourser Robinson. C'est la rémunération des deux actionnaires qui est résiduelle. Si la règle de partage est connue, le montant de la rémunération perçue n'est pas connu.
Avant de se décider, Robinson et son voisin compare les avantages et les inconvénients des deux situations. Donc ces comparaisons dépendent du choix d'investissement de son voisin. L'offre d'épargne contre des droits de propriété augmentent avec la rentabilité attendue du capital. L'offre de fond propre (épargne contre droit de propriété) augmente avec la rentabilité du capital attendu.
Au contraire, les offres de fonds prêtés (épargne contre les titres de créances) augmentent avec les taux d'intérêts proposés par les emprunteurs propriétaires de capitaux. Dans une économie plus diversifiée, où l'épargne et l'investissement, les épargnants et investisseurs sont nombreux, certains agents se spécialisent dans la recherche et la mise en relief des épargnants et des investisseurs.
Grâce à eux, un épargnant pourra s'éviter de rechercher les occasions de placements. Il n'aura pas à mesurer lui-même les risques. L'investisseur pour sa part n'aura pas à rechercher lui-même le financement le plus intéressant. Les formes de l'intermédiation sont variées. Le rôle de l'intermédiaire peut être un rôle d'information. Il peut emprunter ou prêter, prêter des fonds propres, il peut acheter des droits de propriété.
Les choix de l'intermédiaire financier se reflètent dans son bilan comptable.
AVOIRS ENGAGEMENTS
Titres de créance (s'il prête) Titres de créance

Titres de propriété (s'il achète une part de son capital) Titres de propriété (s'il prête une part de son capital)
La proportion est variable pour chacun des deux types d'actifs et de passifs. Le total des avoirs correspond au total des engagements. L'intermédiaire peut modifier la composition des avoirs et celle des engagements. Il peut accorder des crédits à partir des ressources de son capital. Il peut acheter des titres de propriétés à partir des emprunts qu'il émet.
On pourrait admettre que toutes ses opérations se fassent en numéraire réel: en kilos de blé ou en grammes d'or. Cela veut dire que la fonction de numéraire peut être dissociée des fonctions monétaires. Jusqu'à présent, le système fonctionne sans monnaie.

§2. L'apparition de monnaie.



Par nature, l'échange libre est profitable aux deux parties. Si l'échangiste accepte de céder l'objet qu'il offre, c'est parce que l'objet qu'il demande lui apportera plus de satisfaction. Grâce à cette possibilité d'échange, chaque agent sera incité à se spécialiser dans les produits pour lesquels il est le mieux doté, c'est à dire le plus apte. Cette spécialisation lui permet de se procurer ce qu'il désire et que les autres ont relativement plus de facilités à prendre.
. ALa monnaie et l'information.


Robinson ne connaît pas les désirs d'échanges de chacun de ses voisins. S'il voulait les connaître, il devrait y consacrer beaucoup de temps. Comme eux, Robinson produisait tout ce dont il avait besoin, lorsqu'il apparaît l'échange, apparaît aussi la spécialisation.
Robinson se spécialise et ses voisins aussi, il finit par savoir qui peut échanger, quand, quoi et chacun de ses voisins aura le même type de connaissance. Si Robinson vit dans un système stationnaire, quand la condition se produit, chacun finirait par connaître les conditions du marché. Or ce n'est pas le cas, car il y a des investissements. De plus, les conditions de production changent à chaque période et les besoins aussi.
A chaque instant, il faut redécouvrir les conditions du marché, les quantités et les prix relatifs. Robinson sera amené à consacrer beaucoup de temps à la recherche de son partenaire qui veut faire un échange exactement symétrique au sien. Il sera amené à pratiquer un échange indirect. Il acceptera des biens dont il n'a pas directement besoin, mais dont il pense qu'un partenaire éventuel a besoin. Il sera prêt à cet échange indirect. Progressivement plusieurs liens seront choisit pour jouer ce rôle.
Ces biens, choisis comme l'intermédiaire des échanges, ont une valeur objective des échanges parce qu'ils ont une utilité. Ils sont désirés pour eux-mêmes parce que leur acheteur, en attend des services. Ces biens sont achetés par les individus qui peut-être ne s'en serviront jamais directement. Pour être sélectionné comme intermédiaire dans l'échange, un bien doit avoir certaines caractéristiques physiques: la capacité d'être conservé comme les pierres ou les métaux.
Ces différents biens peuvent coexister et se faire concurrence. On peut penser que les échangistes seront amenés à sélectionner un certain nombre de ses biens et peut-être seul. Les opérateurs privilégient quelques monnaies. Déjà dans cette économie primitive, la spécialisation se développe et chacun se spécialise dans les activités pour lesquelles il est le plus apte soit qu'il en ait les capacités, le goût ou parce qu'il détient des informations ou des moyens de production spéciaux. Certains agents se spécialisent dans la production de bien dont le rôle principal et de faciliter les échanges. Ces biens correspondent à des monnaies.
. BL'utilité de la monnaie.


Elle dépend de deux facteurs principaux:

  • l'acceptation générale de ce rôle, la validation sociale, la liquidité.

  • la stabilité du pouvoir d'achat

Une monnaie n'est utile que si les autres l'acceptent. Plus une monnaie est acceptée, plus elle est utile. Quand la monnaie est acceptée, on dit qu'elle est liquide. Plus elle est liquide, plus elle est utile, plus elle est demandée et plus elle est liquide. Une monnaie est d'autant plus utile qu'elle permet d'obtenir les biens désirés au moment choisit. L'inflation correspond à l'ennemi de la monnaie. Le pouvoir d'achat d'une monnaie n'est pas perçu de la même façon pour tous les échangistes.
Dans la société de Robinson, un indice de prix exprimé en terme de panier de marchandises, comporte une part d'arbitraire dans la composition. C'est une approximation qui est le reflet d'une évolution moyenne du pouvoir d'achat de la monnaie en fonction de la structure des échanges spécifiques à chaque société. Si dans la société de Robinson, une monnaie particulière s'impose et qu'elle est produite par un des voisins de Robinson telle une pièce de bronze, cette monnaie permet l'échange indirect et aussi l'échange dans le temps.
C'est une réserve de pouvoir d'achat, c'est un pouvoir d'achat généralisé disponible à chaque instant et échangeable à tout moment. La monnaie garantie est détenteur contre un risque: celui de se trouver en défaut de paiement. On peut comparer la monnaie à une assurance suivant un niveau d'encaisse, il limite la portée du défaut de paiement. Si Robinson est confronté à une dépense imprévue, il pourra faire face à cette dépense dans la limite de la monnaie qu'il aura conservée.
Chaque détenteur compare l'utilité personnelle de monnaie qu'il conserve à l'utilité personnelle (c'est à dire subjective) de ce qu'il renonce à acheter pour conserver de la monnaie. Les titres et les créances sont des droits de propriété sur les biens futurs. La monnaie est contraire aux titres sous deux formes:

  • Elle est plus liquide qu'un titre, son échangabilité est supérieure au titre. La monnaie peut être échangée à n'importe quel moment contre n'importe quel bien selon le choix de son possesseur. Un titre est échangé à une échéance déterminée. La monnaie est échangeable contre n'importe quel bien. Le titre n'est échangeable que contre un bien spécifique. On peut échanger un titre contre un autre bien que celui prévu. Celui qui accepte cet échange devra dépenser des coûts d'information pour évaluer le risque auquel il s'expose. L’émetteur du titre a une solvabilité alors que l'échangabilité de la monnaie est reconnue par toutes les distinctions importantes entre la monnaie et le titre. L'information sur l'acceptabilité et la capacité de maintenir la valeur et le pouvoir d'achat.

  • Le titre rapporte un intérêt, ce n'est pas le cas de la monnaie. Le titre et la monnaie offre à leur détenteur le même type de service du rendement et de la liquidité, mais dans des proportions différentes. La frontière entre le titre et la monnaie est perméable. Les biens monétaires et financiers sont très différents. La monnaie est le plus liquide des actifs.


Il y a deux fonctions de la monnaie: instrument d'échange individuel et instrument d'échange de valeur. On trouve par la suite une troisième fonction: le numéraire d'étalon de valeur. Ce n'est pas la plus importante, mais celle que l'on évoque en premier. Dans un système de troc, on doit prendre en compte un grand nombre de prix relatifs: ceux de tous les biens pris deux à deux, même sans monnaie, il est possible de recourir à un étalon de valeur, à un bien choisit comme numéraire.
Une fois qu'on a le numéraire, il est facile de connaître le prix relatif de deux biens. Il suffit que les deux biens soient exprimés dans le même numéraire. Plus il y a de biens, plus le recours a un thème numéraire et utile. On économise sur le coût d'intervention. On peut facilement imaginer que dès que le numéraire est familier à tous, il soit retenu comme instrument d'échange, mais il n'est pas exclu que les instituts d'échange et de numéraire soit distincts.
Soit par exemple le numéraire est un dollar U.S. et l'instrument d'échange le peso, on constate une dissociation du numéraire et de l'échange. Pour avoir deux références, il suffit de connaître le prix relatif de la monnaie locale dans le numéraire. Il est plus commode d'utiliser le même bien dans la monnaie et le numéraire.
La monnaie facilite le transfert dans le temps des droits de propriété sur le bien et le transfert des droits de propriété entre de nombreux échangeurs. Si le droit de propriété de chaque échangeur n'est pas reconnu, les transferts de richesses seraient arbitraires et contraints. La monnaie permet l'expression du droit de propriété et contribue a spécifié ces droits.
. C Le prix de la monnaie.


La monnaie est un pouvoir d'achat dont la mesure dépend de la composition du panier retenu. Le pouvoir d'achat est d'abord une notion subjective, les prix des biens sont relatifs avant d'être absolus. L'or ou le blé ont un prix en terme des autres biens. On peut choisir un bien comme numéraire et le prix sera l'expression de l'équivalence de deux biens échangés sur un marché.
Echanger correspond à la fois à acheter et vendre. Chacun des deux échangistes est à la fois offreur et demandeur. L'échange ne se produira que si les désirs d'échange des deux partenaires sont symétriques. Toute offre et en même temps demande et réciproquement.

Le prix d'un bien sur le marché sera la résultante observable de l'appréciation subjective de la valeur des deux biens tels qu'ils sont perçus par chacun des échangistes. Le prix relatif des produits pris deux à deux évolue dans le temps. La rareté relative des deux biens évolue du fait des évolutions dans la quantité disponible des biens, elle évolue à cause des changements d'opinion, des déplacements des goûts et des besoins.
Si l'un des échangistes désirent plus intensément un bien, le prix relatif de ce bien dans l'échange augmente par rapport à celui de tous les autres. L'évolution du prix relatif d'un bien est la conséquence de la variation de l'appréciation subjective de l'échangiste. Celui qui découvre un procédé de fabrication permettent de produire un bien à moindre coup, c'est à dire en utilisant moins de facteur de production. Il sera disposé à en céder plus un plus grand nombre: son prix relatif diminue.
Si le prix de la monnaie change, pour les deux biens: monnaie et marchandise, on pourrait facilement mesurer la valeur de la monnaie. Si pour 1g d'or on obtient 2kg d'une marchandise alors qu'avant on obtenait 1kg, il y a une appréciation relative de la monnaie qui a gagné du pouvoir d'achat.
Si la fonction de la monnaie est d'être une réserve du pouvoir d'achat alors qu'elle joue son rôle en s'appréciant. Lorsque le pouvoir d'achat de la monnaie diminue, c'est à dire avec l'inflation, à partir du moment où on considère que l'utilité de la monnaie repose sur la capacité à préserver le pouvoir d'achat, l'inflation affecte l'utilité de la monnaie.
L'épargne est un choix réel correspondant au renoncement à des satisfactions actuelles au profit de satisfactions futures. Quand Robinson est seul, l'épargne et l’investissement sont confondus. Dès lors que Robinson peut échanger, il peut prêter son épargne, l'épargne et l'investissement sont dissociés. Il n'y a pas de raison particulière que l'investisseur ait pu dégager une épargne préalable suffisante.
Le recours à l’emprunt d'épargne permet à l'investisseur de réaliser des projets qui sans cela aurait pu être ajourné et l'investissement n'est réalisé que si son rendement escompté dépasse la valeur des satisfactions auxquelles il faut aujourd'hui renoncer, c’est à dire la préférence pour le présent.
Pour neutraliser cette préférence, il faut un intérêt sur l'épargne empruntée. Puisque les investissements qui sont faits d'abord correspondent aux projets les plus rentables, il arrive un moment où le rendement escompté est juste égal aux taux d'intérêt. L'investissement et l'épargne auront atteint le niveau optimal. Cette épargne peut être offerte contre le droit de propriété ou le titre de créance. La première varie avec la rentabilité attendue du capital parce que la rémunération des fonds propres dépend des résultats de l'entreprise.
La seconde est que l'offre de fond prêté augmente avec le taux d'intérêt qui dédommage l'engagement du renoncement à la liquidité. La monnaie facilite l'échange indirect, elle doit présenter deux caractères: être liquide, conserver la valeur, c'est à dire le pouvoir d'achat. Cette capacité à conserver le pouvoir d'achat n'est pas réservée à la monnaie.
Les titres et les actifs réels eux-aussi sont des actifs de pouvoir d'achat, mais la monnaie est plus liquide. Elle peut s'échanger contre n'importe quel bien alors qu'un titre est normalement échangeable sans coup d'information ou autres biens spécifiques. Les titres présentent un avantage: ils sont rémunérés par un intérêt. La monnaie offre les mêmes services: le rendement, les liquidités, mais la proportion variable est différente. La monnaie est le plus liquide des actifs.

Section 2: fonction et définition de la monnaie dans une économie complexe.

§1. Fonction et forme.

. AFonction.


Elle a trois fonctions: instrument unique de transaction, de réserve et de mesure.
En tant qu'instrument de transaction, la monnaie se caractérise par le caractère universel de sa fonction d'échange et par son rôle de financement. C'est le moyen d'acquérir des biens. On peut soutenir que même dans une économie monétaire, les biens sont des instruments de transaction dans la mesure où ils sont à la fois moyen et financement de l'échange.

Les auteurs classiques soutenaient que la monnaie est un voile qui cache les transactions réelles qui comme chez Robinson s'opère entre les biens. C'est également ce que veut dire la loi de Say: les productions s'échangent contre des productions: les titres, les stocks, les immeubles. Ce sont des instruments de transaction. Entre l'économie de Robinson et l'économie moderne, il y a une différence.
Dans le troc, les biens s'échangent contre les biens alors que dans l'économie monétaire, les biens s'échangent contre de la monnaie et celle-ci contre des biens. Dans une économie marchande, ce passage par la monnaie est devenu indispensable. Sur aucun marché organisé les biens achètent les biens !
Dans une économie de troc, tous les biens sont de la monnaie. Dans une économie monétisée, il n'y a plus qu'une seule banque équivalante à la définition de la monnaie. Elle est échangeable contre tous les biens, la différence n'est plus une différence de degré, mais de nature. La monnaie achète tous les biens matériels et immatériels sans coût. Les autres biens ne peuvent acheter que la monnaie.
L'encaisse préalable est une nécessité. La condition de toutes les transactions réelles est l'existence préalable d'une encaisse en monnaie. Qu'il soit question d'acheter des biens de consommation ou d'investissement, il faut d'abord disposer de monnaie. C'est la fonction de financement de la monnaie. L'agent qui présente sur un marché doit disposer d'une encaisse. S'il obtient un délai de paiement, il doit trouver la capacité de disposer de cette encaisse.
L'épargne finance l'investissement et le revenu. Cette encaisse, ces avoirs monétaires peuvent être obtenus grâce aux transferts d'instruments de paiement en provenance des autres agents. Les revenus du travail payé par l'entreprise fournissent la monnaie aux salaires. Les achats de titres aux entreprises par les épargnants donne les moyens monétaires d'investir. Cela ne veut pas nécessairement dire que la monnaie a juste un rôle intermédiaire.
Quand le système bancaire crée la monnaie à la suite d'une demande de crédit, cela ne représente aucun bien. Tout comme la monnaie qui circule, cette monnaie a le pouvoir d'acheter les biens. Il y a un rôle du système bancaire de permettre le financement d'appoint de l'économie.
L'activité productrice des banques est la création d’instrument de transaction. La monnaie est un instrument de transaction à caractère universel. Son existence préalable est la condition de la dépense. La monnaie est d'une nature différente de celle des autres biens. Comme instrument de réserve, la monnaie permet de reporter un pouvoir d'achat dans le temps: la réserve du pouvoir d'achat entre deux transactions.
A chaque instant, la monnaie qui circule dans l'économie est la somme des encaisses utilisées comme réserve du pouvoir d'achat par les agents. Ces encaisses sont nécessaires à cause de l'absence de synchronisation entre recettes et paiement. Un agent reçoit de la monnaie en échange d'un bien et cette monnaie, il la conserve en réserve de monnaie pour faire à des achats imprévus par crainte de l'avenir ou dans l'attente d'information précise qui lui permettrait de prendre position sur un marché.
L'incertitude du futur et l'absence de synchronisation entre dépense et recettes sont les causes principales de la constitution d'encaisse monétaire. Les agents détiennent des encaisses monétaires improductives. La fonction d'étalon de valeur résulte de la fonction d'échange. L'utilisation d'un étalon de valeur unique simplifie le système de prix. S'il y a par exemples 1000 biens, l'usage d'un étalon unique permet de substituer 1000 prix monétaires à 499.500 prix relatifs.
Est-ce que le passage au prix monétaire affecte les prix relatifs? On distingue la monnaie de compte abstraite par rapport à la monnaie de compte concrète. Quand il n'existe pas de monnaie de compte, il n'y a pas d'effets sur le prix relatif; s'il existe, alors elle entre en compte avec les autres biens et on se demande comment vont réagir les agents quand ils constateront que la quantité de monnaie dont il dispose augmente ou diminue.
Quand une monnaie ne circule pas dans l'économie, son changement de valeur est sans effet sur le système des prix relatifs. Mais si la monnaie étalon circule et qu'elle est demandée pour constituer des encaisses, alors elle entre en compétition avec les autres biens. Quelles seront les réactions des agents quand ils constatent que la quantité de monnaie qui est mise à leur disposition augmente ou diminue.
Supposez que l'encaisse détenue par les agents augmente de 10%, ils peuvent dépenser plus pour acheter des substituts de monnaie, des titres, des biens de consommation. Il y a deux réponses:

  • la neutralité de la monnaie correspondant à la position des classiques et de leurs successeurs. Pour eux, la détention d'encaisse plus élevée n'a pas d'incidence sur les choix opérés par les agences, c’est à dire que le système des prix relatifs n'est pas affecté parce que les agents dépensent leurs encaisses nouvelles surtout les marchés. Si la demande de chacun des biens augmente de 10%, alors leur prix relatif ne varie pas, mais le niveau général des prix augmente lui de 10%.

  • la théorie du portefeuille d'origine keynésienne, reprise par les néokeynésiens (Tobein), où pour eux, les substituts immédiats de monnaie sont les titres. Pour eux, la monnaie est proche des titres parce que les titres et la monnaie sont des instruments de conservation de richesse.


Lorsque la demande de monnaie est satisfaite, les encaisses des agents augmentent, c’est à dire, si l'offre de monnaie augmente, alors les agents achèteront en priorité des titres et il en résultera une diminution des taux d'intérêt. Celle-ci aura des effets positifs sur l'investissement et sur le revenu. La demande de facteur de production augmentera et donc les prix aussi. Dans cette pratique, la monnaie joue sur la valeur des titres et elle modifie les systèmes des prix relatifs. Elle n'est plus neutre. Le système des prix monétaires n'est plus une simple transposition du système de prix relatifs.

. BLes formes de monnaie.


Il y a 3 formes:

  • billets ou monnaie fiduciaire.

  • pièces ou monnaie divisionnaire.

  • dépôts ou monnaie scripturale.


@. La monnaie fiduciaire.
La monnaie fiduciaire détient son nom de son origine historique. Dès le moyen âge, les banquiers remettaient aux clients qui leur donnaient des métaux précieux ou des pièces d'or les récépissés normatifs qui prenaient acte du dépôt. Ceux qui en sont titulaires pouvaient les transférer. Il y avait une circulation de ces dépôts qui est restée réservée aux transactions commerciales. A partir du XVIIIème siècle, les banques font circuler des récépissés qui constatent simplement un crédit.
Les premiers billets de banques du XVIIème siècle ne sont acceptés que grâce à la confiance dont jouit les banques émettrices et ils sont convertibles en or à tout moment. Ce n'est encore qu'une monnaie privée. A partir du XIXème, il y a une émission des billets qui est confiée à des banques d'émission. Les billets sont acceptés à côté des pièces d'or et d'argent, mais on apprécie plus les pièces.
Toutefois les billets circulent grâce à la confiance dont bénéficie leur émetteur. Leur usage est commode, d'autant plus commode que le volume d'or et d'argent est insuffisant pour les transactions. La guerre 14-18 entraîne l'inconvertibilité des billets en or parce que les belligérants ont épuisé leurs réserves de métal. La monnaie cesse alors d'être métallique.
Aujourd'hui, les billets et les pièces sont émis par l'institut financier d'émission ou pour son compte, elle correspond à la monnaie centrale. Un billet n'est une monnaie que parce qu'il a été monétisé par la mise en circulation. La banque centrale n'a pas de clientèle privée. Elle ne remet normalement pas ses billets aux agents non financiers. Les clients de la banque centrale sont les banques commerciales et l'état, c'est à dire le trésor.
Les banques et le trésor sont en relation directe avec les agents non bancaires. Ils satisfont leurs besoins. L'émission de billets est strictement réglementée quand la banque centrale consentait des avances au trésor. Elle ne peut plus le faire depuis le traité de Maastricht. La banque centrale cède sa monnaie contre des titres. Mais cette cession n'est pas gratuite et les banques doivent payer des intérêts à la banque centrale.
@. La monnaie divisionnaire.
La monnaie divisionnaire correspond aux pièces. En France, elles sont fabriquées par le trésor pour le compte de la banque centrale. C'est ce qui reste du droit de battre la monnaie, privilège du prince. En France, le trésor vend ses pièces à la banque centrale pour leur valeur faciale, nominale. Comme elles coûtent moins cher à produire, la banque reçoit un seigneuriage correspondant à une sorte de revenu. Les billets et pièces sont les seules monnaies légales officielles.
@. Les monnaies scripturales.
Ce sont les autres monnaies qui en réalité sont des monnaies de banque. La monnaie scripturale est moins ancienne que la monnaie fiduciaire, elle s'est généralisée en Grande Bretagne après que l'émission de monnaie par la banque d'Angleterre ait été fortement réglementée par le parlement.
Comme la banque d'Angleterre était contrainte à une stricte couverture métallique de le l'émission de billets, la monnaie devenait rare. Les banquiers ont alors été amenés à ouvrir des comptes à leurs clients et ces comptes étaient souvent la contrepartie des crédits consentis.
Ils étaient à tout moment convertibles en billets. En France, la circulation de monnaie fiduciaire était plus importante, les banques ont commencé par collecter des dépôts. En Grande-Bretagne, les crédits ont fait dépôts. En France, la création de monnaie par crédits bancaires était moins apparente.

La monnaie scripturale correspond à l'écriture des cahiers de banque. Un dépôt à vue est liquide car il sert à des paiements intermédiaires: le paiement par chèque, par ordre de virement, par carte de crédit. Cette monnaie, ce n'est pas le chèque, le virement, c'est le crédit du compte.
Dans les pays développés, elle représente environ 80% de la monnaie totale ou la monnaie divisionnaire. En France, les principales formes de monnaies scripturales sont des dépôts bancaires, des chèques postaux ou auprès d'autres agents des trésors (trésorier payeur général).
Mais il faut différencier la monnaie scripturale, la provision sur compte des intérêts de circulation de cette monnaie. Il y a des instruments papiers et des instruments électroniques ou automatisés. Les caisses d'épargne ont reçu la possibilité d'ouvrir le compte de dépôt à leur client. Il faut une provision sur le compte des instruments de circulation de cette monnaie.
Les instruments papiers présentent différentes formes:

  • le chèque (ordre de paiement remis par un payeur au bénéficiaire et le bénéficiaire le dépose à sa banque qui encaissera auprès de sa banque du payeur).

  • le titre interbancaire de paiement (T.I.P.): chèque qui est prélibellé par des agents qui reçoivent de très nombreux paiements, le paiement qu'un payeur donne directement à sa banque de transférer une somme au compte du bénéfice.

  • l'effet de commerce est un titre de crédit interentreprises qui peut être assimilé à un chèque à paiement différé.


Le traitement de cette monnaie papier par les banques est très coûteux. C'est pour cela que les banques ont développé la monétique: un ensemble de technique informatique, électronique ou télématique. Les instruments automatisés se composent du virement du prélèvement automatique de la lettre de change relevé et la carte bancaire (L.C.R.).
Ces instruments représentent la moitié du nombre des opérations et 80% du nombre échangé. Il y a une porte sur l'ensemble plus élevé que le chèque en particulier les virements. Le virement automatisé est un ordre permanent donné par le client d'une banque de payer à un tiers le montant déterminé à une date fixe, ou également de virer d'un compte à vue à un compte à terme, le compte à terme étant rémunéré par l'excédent.
Le prélèvement automatique est une autorisation permanente qui est donnée à une banque de payer les factures présentées par un agent précis, pour le même usage que le titre interbancaire de paiement. La L.C.R. est un effet de commerce sous forme magnétique qui peut être traité par ordinateur.

La carte bleue permet le paiement sans support papier. Il est unique depuis 84 pour tous les réseaux bancaires et elle permet le retrait de billets dans les distributeurs, le paiement différé voire à l'étranger. Il y a une information dans la puce: les coordonnées bancaires du titulaire. Le paiement par carte est garanti par un centre d'autorisation de paiement qui peut être consulté pour un certain nombre d'utilisation.

§2. Définitions.



La liquidité définit la monnaie. La monnaie est une notion qui permet de déterminer qu'elle actif financier est la monnaie.
. ALa monnaie est un actif liquide.


La monnaie a une liquidité parfaite, parce qu’elle autorise le règlement immédiat. Ce caractère de réserve immédiate permet au détenteur de choisir parmi toutes les opérations qui existent sur le marché. Il peut détenir des liquidités qui offrent un rendement d'usage. Si l'opérateur ne détient pas de monnaie, il devrait vendre un actif pour s'en procurer. Cette vente fait supporter un coût de négociation et de liquidation parce que la valeur des actifs réels et financiers fluctuent sur le marché.
Ne pas détenir de la monnaie fait courir un risque d'illiquidité. Le développement du système financier et les innovations financières permettent d'offrir à la clientèle des actifs sont rémunérés par un taux d'intérêt. Il subsiste une différence importante parce que même si les titres sont facilement négociables, c’est à dire facilement cessibles tels l'action et le bon du trésor. Le titre court un risque de perte en capital. Un actif liquide est négociable à tout moment sans perte ni gain en capital.
Un actif liquide peut être alors définit comme un actif négociable à tout moment sans perte, ni gain en capital. En général les actifs liquides sont émis par une institution financière (banque, trésor, caisse d'épargne). Ce sont des créances sur intermédiaires financiers, la notoriété est une garantie de solvabilité.
Les actifs liquides rapportent un intérêt faible, ils garantissent le détenteur de l'actif liquide contre l'insolvabilité et l'illiquidité. Le détenteur d'actif liquide peut les convertir rapidement en billets. Il peut les convertir en dépôt à vue auprès de l'émetteur.
Depuis la loi de janvier 1984, ces institutions financières sont regroupées dans des catégories de regroupement de production et sont assimilés (exclus des caisses de dépôt et consignation, trésor et sur les finances de la poste). Les actifs liquides sont des substituts étroits de la monnaie et il constitue la liquidité de la monnaie c'est à dire la masse monétaire.
. BLa masse monétaire.


La définition du contenu de la masse monétaire est conventionnelle et répond à des préoccupations comptables et analytiques. Il est important de retenir la notion de liquidité. La plus significative pour l'analyse des relations entre monnaie et activité économique. Il faut aussi que l'on puisse mesurer cette grandeur.
La masse monétaire est un agrégat indispensable à la définition de la politique économique et à l'appréciation de ces résultats. Les conventions qui régissent la définition de la masse monétaire sont toujours révisables, c'est en fait des conventions qui décideront du contenu de cette masse monétaire.

En France, c'est la banque centrale qui donne une définition. Elle est composée des actifs liquides susceptibles d'être immédiatement convertible en monnaie sans risque sensible en capital. Ce sont des moyens de paiement potentiel réalisable sans plus ou moins value.
Selon la plus ou moins grande facilité de conversion en monnaie, la masse monétaire se compose en M1, M2 et M3. A cette convertibilité plus ou moins facile correspond des comptes de conversion différents des agents économiques. Les actifs les moins facilement convertibles sont ceux dont la détention est la plus stable. Le comportement monétaire et financier des agents non financiers est à la base d'une classification des actifs liquides dans la masse monétaire.
L'agrégat M monétaire ne regroupe que des actifs détenus par les agents non financiers et résidant. Il y a plusieurs formes:

  • M1 regroupe les disponibilités monétaires. En France, 70% de dépôt à vue auprès des établissements de crédit, 15% en dépôt de chèque postaux et trésors et en 15% de billets et monnaies divisionnaires: le moyen de paiement. Ces dépôts en devises ne sont pas compris en disponibilité monétaire. M1=1672*109 FF

  • M2 = M1 + les placements à vue en francs rémunérés auprès des banques, caisses d'épargne et trésor. L'ensemble des livrets des banques ou crédit national. Ils sont utilisés en complément de celle qui figure en dépôt à vue et utilisé pour assurer les dépenses courantes. L'agrégat M2 est relié aux transactions sur les biens et services. M2=3000*109 FF

  • M3 = M2 + tous les dépôts et titres de créances négociables en devises étrangères et les placements à terme non négociable auprès des établissements du crédit et les trésors et titre de marché monétaire détenue par les agents non financiers: bon de caisse et d'épargne (O.P.C.V.M.: Organisme de Placement Collectif en Valeur Mobilière et S.I.C.A.V. Société d'investissement A Capital Variable). M3=5225*109 FF

  • M4 = M3 + les bons du trésor négociables et les billets de trésorerie. Ils sont anonymes, ce sont des bons en compte auprès des institutions financières: risque en capital, c'est la raison pour laquelle ils ne sont pas compris en actif liquide. M4=5300*109 FF


On a définit des agents de placements rangés par ordre de proximité avec les avoirs monétaires pour un total de 26.000 milliards de francs:

  • Soit P1: l'épargne contractuelle: P.E.L, P.E.P., bon de capitalisation émis par les compagnies d'assurance représentant 1450*109 FF.

  • Soit P2: obligations + O.P.C.V.M. obligataires détenus par les agents non financiers et les réserves techniques d'assurance représentant 2540*109 FF dont 1500*109 FF pour les assurances vies.

  • Soit P3: les actions et titre d'O.P.C.V.M. d'actions détenus par les agents non financiers représentant 16.581*109 FF dont 16.100*109 FF pour les actions.


L'OFFRE ET LA DEMANDE DE MONNAIE
La monnaie est offerte par le système bancaire, c'est à dire par la banque centrale et par les banques commerciales. La monnaie est créée par les banques.
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