 Etude sur l’évolution de la demande sur le marché du Tourisme d’affaires (mice)





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Société d'études marketing & économiques

Spécialiste du Tourisme d’Affaires

Coach Omnium - 12, Avenue du Maine – 75015 Paris

Tél : 01 53 63 11 00

www.coachomnium.com




Communiqué de presse – 2 janvier 2014

Etude sur l’évolution de la demande sur le marché du Tourisme d’affaires (MICE)
Une étude exclusive réalisée par Coach Omnium

• 22e édition depuis 1992 •
Tourisme d’affaires : une reprise de + 1,1 % de la demande en 2013 par rapport à 2012

L
MICE : Evolution des dépenses annuelles des entreprises françaises et étrangères établies en France de 1998 à 2013, par rapport à N-1

8,55 Md€

en 2013
’année 2013 a vu un sensible regain des dépenses des entreprises sur le marché du tourisme d’affaires, comparé aux reculs brutaux observés en 2012 et en 2009. Au-delà des soucis d’économies, les entreprises ont adopté de nouveaux comportements qui dictent leurs façons de se réunir et leurs relations avec les prestataires sur ce marché.



Source Coach Omnium

Si les entreprises commanditaires de réunions professionnelles, dans la plupart des secteurs d'activité, ont vu la crise économique leur imposer furieusement des mesures d'économies, comme en 2009 — et bien que les années 2010 et 2011 ont été connues en situation de remontée des dépenses sur ce marché —, une brutale rechute a été observée en 2012, avec une forte érosion du volume d’activité MICE par rapport à 2011. L’année 2013 s’est mieux comportée avec un faible regain des dépenses des entreprises de 1,1 %.
Certes, les entreprises ont besoin de se réunir et crise économique ou pas, les messages doivent continuer à passer à leurs « troupes » ; c'est là, la vocation essentielle des séminaires et conventions : mobiliser les équipes internes et externes, contribuer à l’accroissement des ventes et informer. Il est difficile de remplacer ces rencontres réelles de personnes par des moyens technologiques et virtuels.
Mais la crise économique à laquelle sont soumis la plupart des secteurs d’activité contrarie régulièrement cet objectif. Les réunions professionnelles sont alors un poste facilement rogné afin de réduire les frais. Si les dépenses moyennes par participant sont remontées en 2011 (on avait atteint les limites à la baisse des devis en 2010), cela s’est dans un même temps accompagné de manifestations réduites en nombre avec moins de participants par réunion professionnelle. En 2012, l’on a restreint encore plus fortement les durées moyennes de manifestations, les budgets par participant, l’éloignement et les activités périphériques. 2013 marque le maintien de ces efforts et une relative stabilisation dans la demande.
Les entreprises établies en France(*) ont dépensé en 2013 un volume global estimé de 8,55 milliards d'euros sur le marché des groupes affaires (MICE), soit une légère hausse estimée établie à + 1,1 % par rapport à 2012 (voir graphique page précédente).
Nous sommes encore loin des niveaux de dépenses d'il y a une douzaine d'années — lisses et réguliers —. La demande en MICE joue désormais au yo-yo et se dessine clairement en montagnes russes. C'est un marché imprévisible qui évolue sans visibilité et qui est très changeant.
Si dans les faits, les effets de la crise économique ne sont plus une surprise, les organisateurs de manifestations professionnelles fonctionnent presque au jour le jour, sans vraie anticipation. Ils peuvent entreprendre sans préavis un regain de commandes de manifestations, ou encore décider de geler, voire de réduire les dépenses, au dernier moment.
Par chance, les entreprises établies en France restent davantage dans l’Hexagone afin de faire des économies et de réduire les distances d’acheminement vers les lieux de séminaires et de conventions.
A noter que les mesures d'économies ne tournent pas fatalement autour de recherches absolues de réductions de dépenses. Pour preuve, on continue à choisir massivement des hôtels 3 et 4 étoiles et non des gammes économiques comme lieux d’accueil. Mais, on note concrètement des messages d'austérité faisant partie intégrante de l'image du moment à véhiculer.
En somme, on ne cherche pas uniquement ou pas forcément à payer moins cher. Mais, pour des questions d'image, les entreprises évitent ce qui peut paraître trop ostentatoire, trop voyant, trop « bling-bling »  ou trop prestigieux. Ainsi, même en obtenant des tarifs très réduits auprès de prestataires inscrits dans le luxe (soit par l'offre, soit par la destination), l'enjeu depuis ces 5 dernières années est d’éviter de se réunir dans des endroits trop clinquants ou trop « m'as-tu-vu ».
« Quand dans notre entreprise nous passons des messages d'économies à faire et que nous licencions du personnel, ce n'est pas pour que les cadres se montrent dans des palaces ».


Types de manifestations



Comme chaque année, les séminaires et réunions restent de loin le type de manifestations le plus couru. 80 % des interlocuteurs interrogés en ont organisés au moins un.

Le nombre de conventions organisées est à nouveau en baisse en 2013. Elles sont jugées trop coûteuses selon l’air du temps et complexes en termes organisationnels. De même pour l’incentive pur, qui n’est plus de mise, car avec une connotation trop festive.

A contrario, les manifestations à caractère évènementiel reprennent un peu d’importance en 2013 et attestent des efforts entrepris par les sociétés pour attirer l’attention de clients et des prospects en vue de relancer l’activité.


Fréquence



Le nombre de manifestations tend à réduire : 37 % des organisateurs en ont organisé moins de 3 en 2013, contre 21 % en 2008.

La fréquence dépend fortement du type de manifestations organisées : les grands rassemblements (conventions, congrès, salons,… ,) consommateurs en temps, énergie et argent sont naturellement moins fréquents.


Durée moyenne



La durée des manifestations professionnelles se réduit sensiblement. Les entreprises plébiscitent de plus en plus le format à la demi-journée ou à la journée. En 2013, 32 % des entreprises déclarent avoir organisé une manifestation sur une 1 demi-journée, contre 23 % en 2011 et 10 % en 1999. Du coup, on assiste à une réduction de la demande dans les hôtels et à des choix de prestataires de proximité.


Motifs de réunions

La motivation de réseau, la fidélisation de clients et de prescripteurs remontent de manière notable dans la demande en réunions professionnelles en 2013, alors qu’elles avaient été en régression depuis ces dernières années. En revanche, la formation stagne et les manifestations ayant une vocation seulement informative sont en chute libre, comparé aux années précédentes.


Nombre de participants

La majorité des manifestations réunissent entre 20 et 100 personnes, car cette capacité limitée facilite le travail en groupe et reste pratique en termes de logistique.

Les manifestations de plus de 100 personnes sont devenues peu fréquentes et celles de plus de 300 personnes sont rares, par comparaisons aux autres formats.

Lieux de réception privilégiés


L’hôtel (63 % de la demande) reste, depuis plus de 20 ans, le premier lieu d’accueil de manifestations professionnelles. Son succès s’explique par l’avantage qu’il offre en concentrant sur un seul site tous les besoins nécessaires (salle de séminaires, hébergement, restauration, activités périphériques,…). Les catégories 3 et 4 ★favorisées, pour des raisons de confort et d’image. Mais les chaînes sont désormais mises à égalité par rapport aux indépendants.
Cependant, l’hôtellerie perd d’année en année des parts de marchés sur le secteur des MICE — et surtout de manière flagrante en 2012 et en 2013 — au profit des lieux de réceptions divers (salles polyvalentes, restaurants, ….) dont le poids progresse (+ 10 points entre 2012 et 2013).
Lorsque cela est possible, l’entreprise privilégie de plus en plus les locaux en interne pour des raisons évidents de coûts et de praticité (moins de déplacements – moins de temps perdus) ou comme réponse aux prestataires souvent complets sur les milieux de semaines : 29 % de la demande contre 9 % en 2010. Les équipements de loisirs et les centres de conférences/palais des congrès ne cessent de perdre en attractivité faute de budgets des entreprises et par des capacités trop importantes, comparées aux formats restreints des manifestations professionnelles commandées.
2/3 des organisateurs recherchent souvent ou occasionnellement des lieux et prestataires originaux.


Activités périphériques

La part des entreprises incluant des activités périphériques ludiques, culturelles ou sportives à leurs manifestations professionnelles continue à régresser : elles ne sont plus que 46 % à en programmer en 2013, contre 76 % en 2006. Cette érosion s’explique à la fois par des soucis budgétaires, par le besoin de réunir « utile » et par un raccourcissement de la durée des séminaires ne laissant plus de place aux loisirs fédérateurs.

Les activités sportives ont particulièrement la cote, car elles touchent un large public et sont symboliquement en accord avec l’idée de fédérer des collaborateurs dans le cadre de séminaires. Les activités ludiques et culturelles sont toutefois de plus en plus sollicitées.


Moyens utilisés pour rechercher un lieu



Internet est devenu — sans surprise — en quelques années l’outil n°1 dans la recherche d’informations. L’usage des moteurs de recherches est un reflexe pour une majorité d’interlocuteurs, même si 65 % vont directement sur des sites spécialisés du type Bedouk, Réunir,…
Les habitudes constituent un axe de recherche prioritaire pour 42 % des interlocuteurs. Ceux-là disposent d’un carnet d’adresses et orientent leurs recherches en fonction de leurs connaissances de différentes prestations.
L’usage des guides spécialisés, dans leur version imprimée, poursuit sa baisse : ils étaient 68 % de commanditaires à les utiliser en 2008, contre seulement 46 % en 2013.



Activités MICE en 2013



En 2013 encore, les entreprises ont subi l’influence de la crise économique : 37 % ont vu leur activité MICE baisser, contre 60 % en 2012. La situation est donc en amélioration. Parmi les raisons qui peuvent expliquer ce phénomène, on retrouve le fait que la reprise économique se fasse attendre, l’instabilité géopolitique mondiale et l’ambiance sociale tendue. Plus généralement, la visibilité conjoncturelle demeure absente et les investissements en manifestations professionnelles restent imprévisibles et en yo-yo.

Mesures d’économies prises



Les dispositions prises pour maîtriser les coûts visent prioritairement à réduire le panier moyen par participants (pour 80 % des interlocuteurs) et en second lieu à diminuer le nombre de manifestations organisées, en concentrant les efforts, financiers et humains, sur une date. A côté de cela, 16 % choisissent un prestataire plus accessible financièrement et 12 % se tournent vers des destinations moins onéreuses.
Le pouvoir de négociation, la flexibilité commerciale et tarifaire des prestataires approchés sont devenus plus que jamais des critères de choix pour les entreprises : plus de la moitié (52 %) déclarent que les prestataires avec lesquels ils travaillent ont mis en place des offres ou conditions avantageuses afin de mieux s’adapter au contexte financier et séduire davantage d’entreprises. Enfin, les activités périphériques aux séminaires/conventions sont en nette diminution, comme déjà indiqué.

Avis des collaborateurs

Côté équipes, l’impact de la crise est moins prégnant : 85 % des entreprises interrogées pas Coach Omnium estiment que les collaborateurs sont motivés et enthousiastes à partir en séminaire/convention.
A noter que les RTT ont contribué à ce que les séminaires se concentrent du mardi au jeudi et ne se déroulent plus durant les week-ends, comme ce fut facilement le cas auparavant.

ardi au jeudi.


Les prévisions en termes d’activité MICE pour 2014 sont de l’ordre d’une stabilisation des dépenses, après de nombreux efforts de réductions de coûts engagés depuis ces 3 à 4 dernières années. Les pessimistes (17 %) sont moins nombreux qu’au démarrage de la crise et triplement plus nombreux que ceux qui pensent que leur activité MICE va repartir à la hausse (5 %).
La reprise tardant à venir, les entreprises se mettent en position de repli et préfèrent assurer leurs arrières en prévoyant une année encore difficile, mais stabilisée, pour mieux se prémunir. Les réunions pour communiquer et motiver les équipes doivent avoir lieu, quoi qu’il arrive.



➠ L’étude complète peut être envoyée par mail sur demande.
Méthodologie de l’étude
Cette enquête quali-quantitative se base sur des interviews téléphoniques approfondies réalisées en décembre 2013 auprès de 653 contacts utiles dans des entreprises et agences françaises et étrangères établies en France, ciblées organisatrices de manifestations, de toutes tailles et dans tous secteurs ciblés. Le marché concerne tous types de rassemblements professionnels, allant de quelques personnes à plusieurs centaines de participants.
Les études précédentes comparatives mentionnées dans notre rapport portent sur des échantillons de 200 à 1.100 entreprises interrogées par Coach Omnium, selon les thèmes et les années. Les résultats d’années précédentes ont pu être inclus à ce rapport permettant de constater l’évolution de la demande par les entreprises sur le marché du tourisme d’affaires et de cerner les grandes tendances. Ces sociétés interrogées (choisies selon un mode aléatoire) sont représentatives de la demande habituelle sur le marché des réunions professionnelles au travers de leur secteur d’activité, de leur localisation géographique et de leurs habitudes de consommation.
Coach Omnium a interviewé directement les organisateurs, responsables qualifiés de séminaires et autres évènements professionnels.
A propos de Coach Omnium
Coach Omnium, créée en 1991, est une société d'études marketing et économiques indépendante hautement spécialisée dans le tourisme, le tourisme d'affaires, l'hôtellerie, la restauration et les spas..
COACH OMNIUM - 12, Avenue du Maine – 75015 PARIS – www.coachomnium.com
Contact : Mark Watkins – Président-fondateur de Coach Omnium

Tél : 06 14 81 18 84 – m.watkins@coach-omnium.fr

(*) étrangères et françaises, hors dépenses des entreprises étrangères venant en France et hors budgets des entreprises françaises pour leurs manifestations à l'étranger. Coûts de transport exclus.

Coach OmniumEtudes économiques & marketing pour le tourisme, la restauration & l'hôtellerie / pages

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