L’économie de pénurie / l’économie de gaspillage





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date de publication14.12.2016
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L’économie de pénurie / l’économie de gaspillage
Ces deux expressions désignent familièrement les deux systèmes économiques qui se sont « affrontés » durant la guerre froide : l’économie planifiée, qui exista dans les pays de l’Est dans la seconde moitié du XXe siècle, et qui se caractérisa par des pénuries au niveau de la consommation des ménages, et l’économie capitaliste (donc libérale) marquée par l’abondance.

Rappel : « économie de pénurie » = expression utilisée par Janos Kornaï

Doit on se limiter à ces deux expressions pour caractériser ces économies ?

Laquelle de ces économies est la plus à même de satisfaire au mieux les besoins des consommateurs ?


  1. Caractéristiques de ces économies


A. Économie de pénurie
La pénurie est une situation de rareté particulière par rapport à l’approvisionnement du marché.

Dans l’économie planifiée qui caractérise les républiques socialistes de l’Union Soviétique, la pénurie est le résultat d’un manque de moyen pour les producteurs de biens de consommation.

La planification soviétique est fondée sur la priorité donnée au secteur A (secteur des industries lourdes) sur le secteur B (industrie des biens de consommation), qui est donc confronté à la rareté des ressources. La pénurie apparaît alors. La régulation ne se fait plus par les prix, c’est-à-dire en fonction de l’offre et de la demande, mais par les quantités. Les prix ne sont plus un indicateur de rareté relative des biens, ils n’orientent donc plus le comportement des acteurs. La demande est structurellement supérieure à l’offre, car la production et la demande des consommateurs ne sont plus liées. Il n’y a pas assez de biens de consommation, et, autre caractéristique de cette économie, les goûts du consommateur ne sont pas pris en compte.

Les entreprises n’ont pas de problème pour écouler leur production, mais pour trouver les moyens de la réaliser.

On assiste alors à des comportements particuliers des agents :

- stockage de produits

- gaspillage : dès qu’elles le peuvent, les entreprises investissent (voir cours). On peut de même considérer que les taux d’épargne étonnamment hauts (et forcés !) sont du gaspillage puisque l’épargne engendrée ne sert même pas à investir.

L’économie de pénurie génère des gaspillages => paradoxe !

(voir fiche « Modalité de la régulation planifiée » et « L’organisation du plan en URSS »)
B. Économie de gaspillage
Dans l’économie de marché qui caractérise le système capitaliste, la régulation se fait par les prix, qui sont donc des indicateurs de rareté. Leur ajustement se fait par tâtonnement (Walras). Les ressources n’étant pas attribuées par l’Etat, et aucun secteur n’étant favorisé par celui-ci, ce sont les entreprises les plus performantes qui y ont accès, quel que soit leur secteur de production (les moins performantes faisant faillite …).

Dans ce système, ou du moins dans la version « moderne » de ce système (Ford ne fabriquait que des voitures noire par ex.), le goût du consommateur est étudié, analysé, afin que les biens et services produits lui conviennent (marketing). En effet, dans les économies capitalistes, le consommateur est roi ; c’est lui qui va en quelque sorte diriger la production.

On parle d’économie de gaspillage, car la production étant en général supérieure à la demande, des surplus sont souvent générés.

Mais ce type d’économie peut connaître des crises où la pénurie peut apparaître. Ex. : crise des années 30 qui s’est traduit par l’effondrement de la production, de l’investissement, des prix et des revenus. => pénuries

(certains producteurs détruisaient une partie de la production pour essayer de faire remonter les prix, voir les Raisins de la colère). Ces pénuries peuvent également être dues à une homogénéisation des produits à destination du consommateur ; on commence ainsi à parler de « pénurie de culture » dans certains pays (=> l’exception culturelle).

guerres mises à part (rationnement, …) car situations particulières où la production était exceptionnellement perturbée (réquisition des usines, et pillages de l’occupant …)


  1. Quelle économie pour satisfaire de façon optimale les besoins des consommateurs ?


On pourrait penser que dans l’économie planifiée, la consommation est plus « égalitaire » : les prix ne peuvent pas fluctuer librement (prix-plafond) donc les consommateurs se retrouvent tous dans la même situation (files d’attentes, …) certaine égalité.

Mais comme on ne tient pas compte des goûts des consommateurs ni de leurs exigences au niveau de la qualité des produits, la satisfaction n’est pas atteinte.

Là ou il y a pénurie, le marché noir se développe de façon importante : les plus riches arrivent tout de même à satisfaire leurs besoins, alors que les plus pauvres sont soumis aux contraintes de cette économie.
Dans l’économie de marché, la contrainte c’est les prix. Les consommateurs ne peuvent acheter que ce que leur revenu leur permet de consommer. (voir le cours de micro, notre matière préférée !) Mais avec la consommation de masse + le marketing qui vise à rendre les biens et services produits les mieux conformes possibles aux attentes des consommateurs, on peut dire que les consommateurs sont globalement satisfaits. (à nuancer évidemment par chômage : problème du revenu, pauvreté ex : en France, de + en + de pauvres, …)

Notion importante dans cette économie : la liberté. Liberté de posséder, d’entreprendre, …
Même si l’économie de marché n’est pas parfaite, c’est celle qui a su résister aux crises et qui s’est mise en place dans les pays à régime démocratique. L’État n’intervient pas ou peu, et s’il intervient, c’est dans un but de régulation (voir le super sujet de jeudi !) et non pour des raisons idéologiques.

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