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II.2. L’INTEGRATION FINANCIERE :
En 1969, INGRAM (1969) va ajouter la dimension financière. Pour cet auteur, dans une ZMO, les transferts financiers compensent les rééquilibres qui peuvent survenir dans les balances des paiement. Cette zone est donc une zone financière intégrée. Par conséquent, dans une ZMO, ces compensations permettent de combler les déficits importants, sans avoir à toucher les taux de change ou les taux d’intérêt. Ce critère est totalement inopérationnel dans l’espace de l’UEMOA. Les marchés financiers sont quasi-inexistants. L’exemple de la bourse des valeurs mobilières d’Abidjan en Côte d’Ivoire est édifiant. Elle peine à fonctionner dans un climat d’instabilité permanente qui favorise les incertitudes défavorables aux investissements. Le secteur financier reste certainement l’enfant pauvre du processus d’intégration ouest africain.
II.3. LE CRITERE DE COOPER ET KINDLEBERGER : L’HOMOGENEITE DES PREFERENCES10 :

Ces eux auteurs soulignent que MUNDELL, MC KINNON, KENEN et INGRAM ne se place pas en réalité du point de vue des Etats qui font face à la mise en place d’une union monétaire. Ils parlent, donc d’homogénéité des préférences. Au centre de leur analyse, la question de l’arbitrage entre taux de change fixe ou variable sert de base à sa démarche analytique. En effet, au de-là des critères objectifs en cas de décision de participer à une union monétaire, il existe des contraintes d’ordre politiques que COOPER et KINDLEMBERG nomment l’homogénéité des préférences. L’union est en fait, dans leur analyse, un bien collectif reflétant la demande commune aux différentes populations. Les hypothèses fortes posées dans le cadre d’analyse sont : 1) intensification des échanges entre Etats ; 2) proximité des préférences sur les biens, les services et les biens collectifs ; alors les Etats remplissant ces deux conditions peuvent créer une union monétaire optimale tout en ^partageant des objectifs clés. Dans ce cas, l’homogénéité des préférences se superpose à celle de l’espace.
Différentes politiques de convergence doivent alors être respectées : a) en matière de stabilité interne ; b) acceptation d’un compromis commun entre chômage et inflation. L’accord qui porte sur ces quelques grandes préférences conditionne le bon fonctionnement de l’union où les conditions nécessaires restent toujours au niveau de la mobilité des facteurs et de l’ouverture des économies HENRI BOURGUINAT (1999.) Si nous nous plaçons dans le contexte européen, l’exemple de l’Autriche et des PAYS BAS, dans le cadre de la zone Mark, partageaient avec l’Allemagne une très grande allergie face à l’inflation. Par conséquent, ces deux pays participaient de facto à cette zone puisque cela n’impliquait aucunement une perte de leur souveraineté monétaire, dans la mesure où leurs choix étaient identiques à ceux de l’Allemagne. Dans le cadre du traité de Maastricht, les préférences des pays candidats11 à l’élargissement étaient attestées et formalisées par simple signature des Etats candidats. Leurs confirmations par le vote populaire est alors un élément de consolidations de ces préférences.
COOPER et KINDLEBERG ont relevé trois grands types d’homogénéité de préférence : 1) l’alignement spontanée du petit pays sur le grand (cas de la zone Mark) ; 2) l’union monétaire où un partenaire impose à un autre ses préférences (unification allemande) ; 3) le cas de la convergence négociée (union monétaire européenne pour les autres grands pays autre que l’Allemagne.) Nous comprendrons avec eux, la nécessité pour une union monétaire d’évoluer sur la base de la convergence des préférences. Quant à l’optimalité où la variabilité de cette union, les données objectives en conditionnent la réussite : ce sont les critères traditionnels des ZMO, la mobilité des facteurs, le degré d’ouverture et l’interdépendance des économies.
A partir de ce moment, nous pouvons dire que la théorie des ZMO partage avec la concurrence pure et parfaite son caractère de référentiel théorique. Se pose alors la praticabilité des critères des ZMO dans le monde réel. Le critère précité appliqué à l’UEMOA reste difficilement appréciable au plan pratique. Néanmoins, le choix porté au cadre organisationnel sur la base de la coopération institutionnelle peut être considéré comme un choix commun donc fondé sur l’homogénéité des préférences des pays de l’UEMOA à la construction communautaire basée sur des institutions supranationales jouissant d’autonomies de décisions. Les arguments avancés précédemment sur les ZMO ne s’inscrivaient que sous l’angle de la politique de stabilisation macroéconomique. Aujourd’hui, d’autres arguments sur les ZMO s’intéressent aux avantages micro économique de la monnaie unique. Les nouveaux travaux menés dans ce domaine sont inspirés de critères éclectiques articulés autour des coûts et des avantages de la zone monétaire. C’est dans ces nouvelles approches que s’inscrivent les travaux de ISHIYAMA (1975) et TOWER-WILET (1976.
II.4. LES ARGUMENTS MICRO-ECONOMIQUES EN FAVEUR DES ZMO :
ISHIYAMA et TOWER-WILET montrent que les gains induits par une union sont essentiellement micro-économiques dans la mesure où le risque de change, les coûts de transaction et d’information sont éliminés. Par ailleurs, le champ de transaction est élargi. En effet, les pays qui partagent une monnaie unique bénéficient d’une stabilité de la monnaie, des prix, en même temps qu’au niveau extérieur ils entretiennent une crédibilité de leur politique économique basée sur une forte coordination des politiques budgétaires, fiscales et monétaires. Ces pays ayant perdu leur souveraineté monétaire, aucun pays ne peut stabiliser son économie face à des chocs spécifiques, à la variété des économies et au manque d’intégration monétaire et réelle. Cette approche globale est à la base du rapport EMERSON (1990) sur l’union européenne.
Analysons, la qualité d’une union monétaire sous l’angle micro économique : considérons un taux d’inflation domestique optimal [] induit par une politique monétaire optimale au sens de FRIEDMAN (1960.) Soit une petite économie ouverte (avec taux d’inflation d’équilibre provenant de la parité du pouvoir d’achat) : p = e.p*   = * +ë/e. Avec p(p*) et (*) représentant respectivement le niveau des prix et le taux d’inflation domestique (étranger.) Considérons un taux d’inflation objectif optimal, alors le taux de change doit progresser suivant de la façon suivante : ë/e =  - *. Résultat atteint dans un régime de changes fixes : 0. car ë/e = 0. Donc, ce régime ne permet pas d’atteindre le taux d’inflation optimal. Il ne l’atteindra que si celui-ci coïncide avec le taux d’inflation étranger.
L’argument soulevé dans cette approche milite en faveur de la supériorité du régime de change flexible sur les changes fixes. En effet le premier permet d’atteindre la politique monétaire optimale (HELPMAN-RAZIN.) Néanmoins on est en légitimité de poser la question de savoir si ce résultat obtenu au sens du premier rang peut conduire des pays d’adopter une monnaie commune sur une base optimale (au sens du second best) ? Car dans ces pays il n’ya aucune raison que le taux d’inflation optimal soit partout identique. La raison étant que ce taux peut s’apprécier comme n’importe quel impôt dans une économie, puisqu’il est en fait une taxe inflationniste sur le revenu des agents.
La théorie de la taxation optimale telle que proposée par CANZONERI et ROGERS (1990) permet d’apprécier l’optimalité d’une union monétaire. Si nous considérons la théorie des finances publiques inspirée par les travaux de RAMSEY (1927), les taxes doivent être relevées de façon graduelle, afin d’étaler les distorsions qu’elles occasionnent : il apparaît plus bénéfique pour un Etat de taxer faiblement beaucoup de produits plutôt que lourdement quelques produits, afin de na pas déformer la structure des prix relatifs de l’économie. Sachant que les taux d’intérêt divergent selon les pays et que la collecte de l’impôt est faible dans bon nombre de pays africains, un taux d’inflation unique n’est pas pareto-améliorant. Deux cas de figure peuvent être relever dans ce cas : 1) si les taxes sont dispersées de façon optimale alors, dans les pays où l’impôt perçu des marchandises est faible (cas des pays de l’UEMOA marqués par une fraude massive), la taxe sur la monnaie, donc l’inflation, doit être aussi faible ; 2) l’inverse est aussi vrai dans le cas des pays où les prélèvement sur les marchandises sont élevés.
Résultat final : chaque pays préférera détenir sa propre monnaie afin de mener une politique de taxation inflationniste optimale, par conséquent l’union est alors sous optimale. Malgré les analyses précédentes, une union monétaire a d’autres avantages, parmi les quels le principal portant sur la disparition des coûts liés à la transaction entre différentes monnaies qui limitent la croissance du commerce international. Apparaît alors un arbitrage qui privilégiera le cas du second rang sur le premier. Supposons que les biens locaux des pays de l’UEMOA et leurs importations sont très faiblement substituables (telle est la réalité), les opérateurs économiques subissent une perte d’utilité causé par les coûts de transaction induits par l’absence d’une monnaie unique, les individus trouvant des difficultés à échanger les produits locaux aux produits importés.
Par contre, dans le cas d’une forte substitution des biens locaux et importés, la multiplicité des monnaie est alors bénéfique aux différents pays. En tout cas au plan théorique. L’explication étant que : si les coûts de vente sont importants à l’étranger, les individus ne perdent pas beaucoup d’utilité. Le choix se portera sur l’autarcie par substitution des biens produits localement aux biens importés tout en gardant leur bien être. Néanmoins, si nous considérons les pays de l’UEMOA où les importations sont incompressibles et où les économies sont relativement ouvertes, nous pouvons affirmer la pertinence du premier cas pour cette zone en matière de politique économique.
Compte tenu de la difficulté à mesurer les gains et les coûts d’une union monétaire et la difficulté de comparer les coûts macro économiques aux gains micro économiques sous l’angle de la compréhension satisfaisante des mécanismes qui déterminent la demande de monnaie, nous pouvons affirmer comme MELITZ (1995) que les difficultés précitées sont certainement la cause de « l’impasse actuelle dans la recherche sur les zones monétaires optimales. » les démarches micro économiques n’offrent pas aussi une justification satisfaisante pour montrer l’optimalité ou pas de l’UEMOA.

III. CRITIQUES DE LA THEORIE DES ZMO ET LEURS INSUFFISANCES A CERNER LES PARTICULARITES DE L’UEMOA : LA PROPOSITION D’UN NOUVEAU CRITERE DIT DE SOLIDARITE.
Précédemment, les analyses de l’UEMOA grâce aux critères des ZMO, relevaient d’une démarche constructive au plan théorique, afin de justifier la cohérence ou pas de cette zone. Par cette démarche, notre but était de voir dans quel cadre la MAURITANIE a intérêt à adhérer à l’UEMOA. Malgré la pertinence théorique des critères des ZMO, leurs applications dans la réalité souffrent de capacités explicatives sur la création et le maintien de zones monétaires qui ne remplissent pas ces critères. Tel est le cas de l’UEMOA.
Par conséquent, au-delà des aspects purement économiques, d’autres raisons peuvent motiver la création d’union économique entre pays. Dans le cas de l’UEMOA, le phénomène de la construction communautaire s’insère dans un processus historique singulier dans le destin de la formation des Etats nations. Ces pays, tous anciennes colonies françaises, évoluent dans un schéma politico-économique né de la période coloniale. Les organisations sous régionales actuelles, même restructurées, restent néanmoins très marqué par le poids de l’histoire.
L’appartenance à la zone CFA a été un catalyseur pour l’approfondissement de l’intégration économique. Ces pays, en gardant les liens historiques cristallisés dans le partage d’une même monnaie, ont de facto entériné l’originalité de leur union, qui au demeurant, est une finalité, à la lumière de ce que nous apprend la théorie de l’intégration régionale. Le schéma inversé suivi par l’UEMOA, loin d’apparaître comme une aberration, reste un puissant vecteur de renforcement mutuel de la coopération sous régionale.
III.1. CRITIQUE DU MODELE TRADITIONNEL POUR APPRECIER L’OPTIMALITE DE L’UEMOA :
L’UEMOA semble être, en fait, un cadre organisationnel de la construction d’Etats en progrès. Les critères des ZMO ont des limites dans la pratique constructive. En effet, selon KENEN, l’argument de MUNDELL, sur la stabilisation de l’inflation et du chômage, ne tient que si l’hypothèse d’une homogénéité des fonctions de production est acquise. Ce qui, dans la démonstration de MUNDELL est implicite.
En effet, dans le processus des termes de l’échange qui induit le mécanisme d’ajustement, des changements apparaissent au niveau de la productivité. La similitude de la technologie et la compétence des travailleurs sont un trait partagé par les producteurs. Par ailleurs, ces derniers ont une même fonction de demande. Par conséquent, le mouvement des travailleurs en est facilité et favorise une meilleure allocation de l’emploi. Si nous passons à une situation dynamique, alors implicitement, le niveau de technologie utilisé évolue à l’identique dans toutes les régions.
Donc, les divergences structurelles qui peuvent exister entre pays ne sont pas pris en compte. Aussi, la spatialisation économique au plan théorique au sens de MUNDELL, est homogène. Pendant que dans la réalité, les régions se différencient par la structure de leurs produits en dotations factorielles.
Dans le cas d’une intensification du facteur travail pour produire des biens au niveau d’une région, la balance des paiements ne s’ajustera que partiellement. Concrètement, un choc de demande favorisera le travail dans une des régions, pendant que dans l’autre, il restera déficitaire et par conséquent, le chômage loin de se résorber, s’aggrave, car dans cette dernière, les produits ont un faible contenu factoriel comparé à la première région. KENEN pense qu’une union monétaire doit être limitée dans l’espace (au sens économique).
La mobilité des facteurs se renforce dans le cas d’un même produit. Par ailleurs, des pays connaissant des échanges commerciaux croisés importants, en différenciation horizontale12, ont aussi une plus forte mobilité des facteurs. En même temps, la réallocation de ces derniers est optimale. Pour ce qui est du critère de MC KINNON sur le taux d’ouverture, au niveau international, les échanges des PED se font plus avec les pays développés.
Nous pouvons aisément noter que dans le cas d’une union monétaire entre PED, cas de l’UEMOA, les déséquilibres des balances des paiements sont plus importants à l’intérieur de la zone qu’avec l’extérieur. Ce qui n’est pas tenable à long terme. Sur la diversification des échanges au sens de KENEN, les biens non-éhangeables sont exclus. L’hypothèse du taux de change considéré ne permet pas de mesurer le biais au niveau de la productivité entre pays dont les degrés de développement sont différents.
Dans l’analyse de KENEN, deux pays étaient considérés et deux biens. Supposons un pays plus diversifié. Il peut exporter un bien et sur le marché local produire un bien concurrentiel du produit similaire importé. Implicitement, KENEN fait coïncider diversification de l’économie et exportation du fait de l’absence d’un secteur abrité13. Aussi, en considérant une norme de change d’équilibre, concurrence et spécialisation se confondent. Les termes de l’échange sont considérés invariables.
Par ailleurs, plus les produits sont similaires, plus la mobilité du facteur travail est aisé. Pour KENEN, en cas de choc asymétrique, un important commerce croisé, en différenciation horizontale en particulier, se substitue à la flexibilité des échanges. Aussi, la spécialisation n’est appréciée que du point de vue nationale. Dans un but d’exposition analytique, KENEN utilise le concept »spécialisation » par opposition à la diversification des exportations. Le phénomène de la spécialisation intrinsèque aux pays est tout simplement évacué. Alors qu’il justifie la différence de prix.
L’hypothèse forte de KENEN, reste implicitement que les pays ont des structures économiques semblables et invariables. Comme conclusion, les régimes de change fixe sont préférables pour les pays développés selon KENEN. Dans le cas des PED, où les économies sont faiblement diversifiées, l’adhésion à des arrangements monétaires flexibles est recommandée (ce qui contredît même les fondements de l’UEMOA qui est fondée sur l’existence d’une monnaie unique partagée par des pays aux économies faiblement diversifiées). Leurs termes de l’échange ayant plus besoin de flexibilité.
Le bilan analytique de la théorie des ZMO semble militer en faveur de pays ayant des structures de productions similaires. Les zones monétaires à structure homogène sont conditionnées par une similitude des niveaux de vie, qui favorise l’augmentation du commerce croisé. Consommation et production similaire renforce la mobilité de l’emploi. A l’inverse, un très grand déséquilibre structurel entre économie risque de mener à un commerce univoque du fait de la différence de l’intensité capitalistique. La mobilité du travail est donc limité, quand bien même l’économie est diversifiée.
L’importance des échanges, à elle seule, est une hypothèse insuffisante pour justifier la création d’une union monétaire. La diversification économique doit aller de pair avec une spécialisation structurelle des pays. Pour les PED, leurs échanges concernent des produits différents et se font avec les pays développés. La méthode d’analyse par la distance économique14 est un intéressant moyen pour mettre en évidence proximité des niveaux de vie et des modes de production. L’intensité relative des échanges induit un commerce intrabranche favorable dans le cas d’une mesure faible de cette distance. Si cette dernière est au carrée, elle montre les échanges de produits différant en terme d’intensité capitalistique. Elevée, les échanges se caractérisent par l’existence d’avantages comparatifs.
En conclusion, les critères des zones monétaires optimales, en général, ne s’appliquent pas dans le contexte de l’UEMOA. Ils donnent des explications intéressantes au plan théorique, alors que leur application dans la réalité souffre de réelles limites en terme d’opérationnalité. Donc, l’UEMOA doit être appréciée sous d’autres angles. Pour notre part, notre analyse de cette union s’apprécie comme un cadre organisationnel prioritaire fondé sur la consolidation des institutions supranationales, bases du développement consensuel des Etats partenaires.
L’analyse de l’UEMOA sous l’angle des critères de la théorie des ZMO devait nous permettre d’apprécier la pertinence de cette union pour un pays candidat en l’occurrence, pour notre cas, la MAURITANIE. Au vu des résultats pratiques auxquels nous sommes arrivés par applications de ces critères aux économies de l’UEMOA, si l’optimalité devait servir de raison pour participer à l’union, ces critères ne sont pas des indicateurs pertinents pour l’appréciation de l’intérêt à adhérer ou pas dans une union telle que l’UEMOA.
D’autres facteurs peuvent motiver l’adhésion. Ils peuvent être d’ordre politique, géostratégique, etc. Les limites évidentes des critères traditionnels, proposés originellement pour les économies occidentales industrialisées, à expliquer l’optimalité de l’UEMOA nous conduisent à rechercher d’autres vecteurs d’optimalité pour l’union africaine. Parmi toutes les approches pouvant offrir un cadre d’analyse au sens de l’optimalité monétaire d’une zone économique, le critère de la solidarité peut servir d’élément novateur d’exercice intellectuel dans la compréhension des implications communautaires d’une participation d’un Etat au destin commun qui sous-tend l’UEMOA.
La solidarité africaine a été souvent avancée pour expliquer les rapports humains au sein de la collectivité, comme un outil efficace d’organisation sociale face aux impératifs du quotidien. La question qui se pose pour notre cas reste simplement de savoir si cette même solidarité peut conduire l’UEMOA dans la voie d’une consolidation de la construction communautaire en tant que finalité.
Mais quel sens donnons-nous à la solidarité, vue sous l’angle d’un critère pertinent d’appréciation de l’optimalité monétaire de l’UEMOA ? La solidarité implique assistance en cas de besoin, pour notre cas, la relation implique des Etats. Par conséquent, c’est toute la question de l’aptitude d’un pays à s’accommoder du surcoût que lui imposerait la gestion économique inappropriée d’un pays partenaire qui se pose. En outre, chaque pays doit être dans la disposition à supporter les éventuels déficits ou excédents des pays partenaires.
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