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Coûts et bénéfices






coûts coûts



a

Bénéfices’




Bénéfices
Gain net


a’
a’’





-1 x** x* x 1 degré de symétrie des chocs
GRAPHIQUE B : choix d’un régime de change et ouverture commerciale


En effet, sur le plan graphique, un niveau d’ouverture élevé entraîne un déplacement vers le haut de la courbe des bénéfices. La question se portera alors sur la nature de la courbe des coûts, qui dans le cadre d’une union monétaire est moins évidente à relever en terme de relation avec le taux d’ouverture d’une économie. Il existe, en cas de fixité des taux de change, une relation de causalité négative entre degré d’ouverture et augmentation des coûts tel qu’analysé par Mc KINNON. Si l’équilibre extérieur et la stabilité des prix sont des objectifs prioritaires dans le cadre d’une économie5, un taux de change n’est efficace que dans le cas d’un pays fermé par rapport au reste du monde.
Une relation de causalité directe s’exerce. L’importance de l’ouverture d’un pays conditionne l’importance des répercussions des taux de change sur les prix domestiques6, qui eux même déterminent l’avantage compétitif de l’économie, qui, dans ce cas, tendra à disparaître. Par conséquent, intuitivement, un degré d’ouverture relativement élevé des économies engendre un déplacement vers la gauche de la courbe des coûts.
Compte tenu qu’il exerce un double effet sur les gains nets générés dans l’union monétaire, ce critère est le pilier de la théorie des ZMO. Sur le plan graphiquement, le seuil critique du niveau de symétrie des chocs, se déplace de x* à x**. Considérons x1 (degré de symétrie donné). Alors, les bénéfices nets augmentent et s’établissent à b-0, au lieu de s ‘établir à a-a’. A ce stade de notre analyse, l’application pratique de ce critère va nous éclairer dans l’optique de l’optimalité ou non de l’UEMOA. Après analyse, il apparaît qu’en pratique, le critère du degré d’ouverture des économies d’une union monétaire n’offre pas une valeur de référence à partir de la quelle le gain net de l’union est positif7. Finalement, ce critère souffre de sa capacité forte à justifier les conditions optimales pour la création des ZMO. Mais observons l’application de ce critère dans le cas de l’UEMOA (TABLEAU 11.)


TABLEAU 11 : TAUX D’OUVERTURE DES PAYS DE L’UEMOA


périodes

Bénin

B.Faso

C.d’ivoire

Mali

Sénégal

Togo

Niger

UMOA

1970-1974

1975-1979

1980-1985

1986-1989

1990-1993

1994-1998

18,96

53,44

33,72

62,16

65,02

60,21

13,16

43,06

36,29

45,66

47,63

49,77

21,50

62,69

39,88

72,39

76,64

73,85

12,70

38,99

18,81
46,26

53,32

55,41

21,47

55,82

37,08

65,81

64,25

61,38

21,67

78,87

48,32

94,65

93,39

79,78

9,18

41,52

26,96

52,09

43,8

31,75


74,17

74,84

78,56

66,77

63,58


SOURCE : BCEAO – 1999.
L’observation du TABLEAU 11 montre que les pays de l’UEMOA sont assez ouverts sur l’extérieur. Cependant, le critère de l’ouverture des économies [(importation+exportation)/PIB] n’est pas approprié pour justifier l’optimalité dans le cas d’espèce, même si le commerce extérieur représente plus de 60% du PIB de l’union. En effet, ces pays exportent des produits de base très peu transformés et dont les pris leur sont imposés par le marché international. Par ailleurs, leurs importations sont dominées par quelques bien essentiels (pétrole, riz, etc.)
I.4. LE CRITERE DE LA DIVERSIFICATION DE LA STRUCTURE DE PRODUCTION8 :
Dans un cadre élargi des critères des ZMO, KENEN (1969) a proposé ce critère comme un des critères des ZMO. Pour lui l’explication est simple, car si une économie est diversifiée au niveau de sa structure de production, si un choc négatif touche la demande d’un bien ou d’un secteur, l’effet direct restera circonscrit. Partant du constat d’une immobilité du facteur travail à l’échelle internationale, Pour KENEN, une diversification peut compenser les effets négatifs de cet état. Conséquence : des économies très diversifiées ont un intérêt à constituer une union monétaire. Les chocs asymétriques intrinsèques à ces unions ont peu d’incidences au niveau des économies en question. Sur le plan conceptuel, ce critère a un rôle direct sur le degré de symétrie des chocs. Plus un pays est ouvert, plus ce degré est important. La diversification économique est donc une assurance contre les risques de fluctuations économiques. Une observation de la structure économique de la MAURITANIE et des pays de l’UEMOA, nous permettra d’apprécier la pertinence de ce critère pour le cas d’espèce.
TABLEAU 12 : PART DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTES PAR LES PAYS DE L’UEMOA.



PAYS

périodes



produits

1975-1977

1988-1990

Bénin

Burkina Faso

Cote d’ivoire

Mali

Niger

Sénégal

Togo

56,6

69,2

75,7

n.d

94,7

59,5

87,5

81,2

99

54,6

86,5

96,3

92,7

82,3

Coton, combustible et coton-graine

Coton, animaux vivants, peaux et cuir

Cacao et dérivés, combustible et café

Coton, animaux vivants et huile d’arachide

Uranium, animaux vivant et oignons

Produits de pêche, huile d’arachide et combustible

Phosphate, coton, café

Mauritanie

88,4

87,3

Fer, poisson.


SOURCE : CNUCED. Annuaire des produits de base – 1991.
Une observation du TABLEAU 12 montre que les pays de l’UEMOA+la Mauritanie sont exportateur de produits de base très limités. D’où leur vulnérabilité par rapport aux chocs extérieurs causés par les marchés internationaux caractérisés par une très grande volatilité des prix des matières premières. Donc, nous pouvons dire que le critère de la diversification de la structure de production n’est pas du tout opérationnelle dans le cas de l’UEMOA.

II. ANALYSE APPROFONDIE A LA LUMIERE DES CRITERES ELARGIS DES ZONES MONETAIRE :
II.1. LES ANALYSES DE KRUGMAN SUR LE POUR OU CONTRE DES ZONES MONETAIRES OPTIMALES :
Dans le prolongement de la théorie des ZMO, l’argumentation de KRUGMAN est intéressante et porte sur le cadre coût-bénéfice. Portons un regard sur cette analyse à travers le graphique C ci-dessous.

C’

B’

C




C’’



C’
b C

C’’



E

INTGRATION ECONOMIQUE
GRAPHIQUE C : bénéfices et coûts des ZMO en fonction de l’intégration
Soit un pays décidant d’adhérer à une union monétaire avec un pays ou un groupe de pays. Les outils d’analyse sont : Les coûts et les bénéfices (en pourcentage du PIB) sont portés sur l’axe des ordonnés. L’intégration commerciale9 avec le nouveau pays ou le groupe de pays sur l’axe des abscisses. Sur le graphique, la pente de la courbe des bénéfices est positive et est représentée par (BB’). Par cette pente, le degré d’intégration est apprécié en terme de profondeur. Plus le degré d’intégration est grand, plus les bénéfices qui feront suite à la disparition des coûts de transaction dans la conversion des monnaies entre les futurs partenaires sont grands.
La pente de la courbe des coûts est matérialisée par (CC’) et est négative. Elle exprime que plus le degré d’intégration est important, moins un changement de taux de change nominal trouve son efficacité pour induire une modification du taux de change réel. Si des pays sont fortement intégrés (cas de l’UNION EUROPEENE), alors les consommateurs de tous les pays consomment beaucoup de biens en provenance d’autres pays de l’union. Dans le cas d’une dévaluation, qui renchérit en conséquence le prix des produits importés, l’effet direct sur le niveau des prix domestiques est aussi important.
Cela conduit à une augmentation des salaires nominaux et annule l’effet réel visait, en fait par la dépréciation de la monnaie. Considérons le point E (intersection entre B et B’). A la droite de ce point, les bénéfices sont supérieurs aux coûts. Dans ce cas de figure, la constitution d’une union monétaire est intéressante pour les pays concernés.
La courbe CC’ montre clairement, que les coûts sont élevés pour les pays sujets à des chocs asymétriques. Par ailleurs, un pays subissant les mêmes chocs que le ou les partenaires qu’il veut rejoindre, en cas d’abandon de sa politique monétaire autonome, verra ses coûts moins importants. Au plan graphique, une courbe de coûts plus faible (C’’C’’) doit être l’illustration de ce fait. L’observation de ce graphique est une intéressante démarche intellectuelle pour cerner certains des grands problèmes liés zones monétaires.

En particulier, ce graphique montre que l’intégration s’intensifiant au fur et à mesure, renforce les conditions propices à la naissance d’une union monétaire. Pour les petits pays, on voit aisément l’intérêt qu’ils ont de constituer une union monétaire préalable tel le cas de l’UEMOA. Car les grands pays connaissent une intégration commerciale plus poussée. Un autre point intéressant soulevé dans le graphique est qu’il y’a des coûts et des bénéfices non-économiques motivant la décision d’adhérer ou pas à une union, tout en supportant un coup économique. A la lumière de la théorie, au plan économique, certains pays ont semble t-il plus intérêt à constituer une union monétaire que d’autres, dès l’instant que ces pays connaissent une intégration commerciale plus élevée, avec des chocs asymétriques plus faibles. Sur les estimations des chocs asymétriques dans le cas de l’UEMOA en III, [voire BAYOUMI et EICHENGREEN (1993)] Néanmoins, on peut déjà voir le degré des échanges au sein des pays de l’UEMOA (TABLEAU 13.) L’observation du TABLEAU 13 : montre que les taux d’échange intra-zone au sein de l’UEMOA sont très faibles. Le critère de KRUGMAN semble inopérationnel dans le contexte de cette union. Les données ne sont pas récentes, mais il y’a peu de chance qu’elles se soient améliorées notablement. Rappelons que l’absence de diversification structurelle est l’une des causes de ces insuffisances d’échanges commerciaux. Pour l’essentiel de leurs besoins, ces pays importent de l’extérieur, généralement en provenance de l’union européenne. Pendant qu’ils y exportent l’essentiel de leurs productions composées de produits de base (voire TABLEAU 12.)

TABLEAU 13 : ORIENTATION GEOGRAPHIQUE DU COMMERCE EXTERIEUR DES PAYS DE L’UEMOA EN 1989 (exportation de X vers Y+importation de X en provenance de Y)/(exportation totales+importations totales de X) en%.


X

Y

Bénin

B.Faso

c.d’ivoire

Mali

Niger

Sénégal

Togo

UMOA

Bénin

B.Faso

C.d’ivoire

Mali

Niger

Sénégal

Togo

UMOA

Autres pays de la CEDEAO dont le Nigeria

CEDEAO*

Autres pays d’Afrique

Afrique*

France

CEE

Europe

Etats-Unis

Amérique

Asie

-

0,24

4,94

0,07

0,69

0,76

3,13

9,80

10,20

5,30
20,10

1,90

21,90

13,20

36,50

40,70

11,80

12,60

23,50


0,17

-

14,14

0,38

0,25

0,94

3,51

19,20

2,60

1,20
21,80

2,40

24,30

28,90

48,60

50,90

3,60

5,30

18,90



0,39

1,75

-

1,63

0,64

1,32

0,54

5,90

11,30

7,70
17,20

2,30

19,50

20,10

58,50

63,60

5,60

7,00

7,50

-

0,12

23,30

-

0,04

8,29

0,29

32,00

2,10

1,80
34,20

2,50

36,70

16,30

38,50

42,90

2,20

4,80

15,70


1,22

0,61

6,89

0,35

-

0,23

0,91

9,00

-

3,50
-

-

14,20

55,20

-

-

2,10

-

-

0,21

-

-3,94

1,75

0,13

-

0,34

6,20

4,60

3,50
10,70

5,50

16,20

33,00

53,60

55,90

4,70

7,20

15,60



1,83

1,08

1,75

0,07

0,50

0,83

-

4,20

4,00

2,00
8,20

2,90

11,20

22,40

55,60

60,10

3,80

10,20

15,00

0,47

1,10

3,68

1,24

0,43

1,34

0,70

8,50

7,60

5,40
16,10

2,80

19,70

25,10

51,10

55,10

5,00

6,80

10,80

*Le Niger non inclus pour les résultats agrégés

SOURCE : - BCEAO, note d’information et statistiques, N°457 – Mars 1996.

- FMI, direction of trade statistics yearbook, 1991

- FMI, statistiques financiers internationales, annuaires 1995.
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