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GRAPHIQUE A : choix d’un régime de change et symétrie des chocs


Compte tenu des économies des pays de l’union, le pays adhérent peut augmenter ce niveau pour dégager des bénéfices nets. Si demain la MAURITANIE adhère à l’UEMOA, au plan théorique si le niveau de symétrie courant est x1, elle peut tirer du renoncement de sa monnaie un gain net positif de montant (a-a’.) A ce niveau, les pays partenaires constituent une ZMO. Dans le cheminement de notre analyse, nous allons préciser les positions des courbes de coûts et de gains dans le cadre des ajustements entre les deux pays.
A partir de là, en plus du phénomène théorique des chocs asymétrique, les critères de la théorie des ZMO s’étoffent et précisent. Ces critères déterminent les conditions d’adhésion ou non à une union monétaire : a - le critère de la mobilité du facteur travail, b – le critère de la flexibilité des salaires, c– le degré d’ouverture des économies. Ces critères permettent au plan théorique de délimiter l’espace optimale ou plus profondément, si une zone monétaire est optimale. Dans le cadre d’analyse il est souvent d’usage de parler de critères traditionnels pour faire une ZMO :
I.1. LA MOBILITE DU FACTEUR TRAVAIL :
Considérons toujours le cas du glissement de la demande de notre analyse. Dans cette situation, la mobilité du travail peut constituer un mécanisme efficace pour rétablir l’équilibre d’avant le choc. Si des travailleurs du pays B se déplacent vers le pays A, le problème d’ajustement se résout. En effet, d’un côté, le taux de chômage baisse et le déficit commercial du pays B s’améliore. De l’autre, la capacité de production augmente en même temps que la pénurie de travailleurs dans le pays A se résorbe. Par ailleurs, dans le pays B, compte tenu du déplacement des travailleurs vers le pays A, les salaires n’ont plus besoin d’être baissés, les problèmes liés à la balance des paiements se résolvent, pendant le recourt à la dévaluation ne trouve plus sa raison d’être. Selon MUNDELL, une ZMO est une zone économique au sein de laquelle, les facteurs de production sont mobiles.

En tenant compte toujours des définitions du graphique B, la migration potentielle d’un travail traduit un déplacement parallèle vers la gauche de la courbe des coûts. Par conséquent, le degré de symétrie des chocs entre les deux pays baisse (x** et non x*.)

En fin de compte, deux pays avec des cycles moins corrélés, peuvent constituer une union monétaire avec mobilité du facteur travail. Soit un degré de symétrie donné (ex : x1), les gains nets créés dans le cadre de l’union monétaire croient grâce à l’accroissement de la mobilité du travail. Ces gains atteignent une valeur égale à (a-a’.)
Ce critère est très peu fonctionnel dans le cadre de l’UEMOA, où les mouvements des personnes sont assez limités même si on constate des déplacements importants de personnes du Burkina Faso vers la Côte d’Ivoire (dans le contexte d’avant crise.) La récente crise ivoirienne a sans aucun doute perturbé ces flux de personnes.

I.2. LE DEGRE DE FLEXIBILITE DES SALAIRES :



Le degré de flexibilité des salaires et un autre facteur d’appréciation des conditions favorables à la constitution d’une ZMO. Par conséquent, les différences institutionnelles au niveau des marchés de travail des pays de l’UEMOA, peuvent créer des distorsions quant à l’optimalité de la zone. Les différences d’organisation des structures syndicales, entre autres, peuvent induire des coûts non négligeables au sein d’une union. En effet, même avec des perturbations identiques, les variations institutionnelles mènent à des évolutions différentes des salaires et des prix.
Dans le cas des pays développés où les marchés du travail sont bien organisés avec un niveau de syndicalisme élevé, un choc pétrolier, par la hausse des prix du baril, a des conséquences directes sur les salaires et les prix domestiques. Ces effets sont étroitement liés à niveau de réaction des syndicats face au choc. Dans le cadre des théories macro économiques, une attention particulière a été accordée aux institutions du marché du travail. Les travaux de BRUNO et SACHS (1985) constituent certainement l’une des théories les plus importantes en la matière.
Selon ces auteurs, les chocs d’offre des années 1979 – 1980, ont des conséquences différentes par rapport au niveau de décentralisation des négociations salariales. Dans la terminologie de BRUNO et SACHS, les pays où les négociations salariales sont centralisées sont appelés les CORPORATISTES. Pour ces auteurs, là où la centralisation domine, les syndicats prennent en compte le fait que les salaires augmentent. En effet, ils savent que des exigences salariales importantes provoqueront des niveaux d’inflation élevés, et annulent donc, l’augmentation des salaires nominaux.
Par conséquents, les syndicats tempèrent leurs revendications salariales. Au centre du problème, le constat est qu’un choc d’offre conduit à l’augmentation du salaire nominal, pendant que le salaire réel reste au plus stable. Toute fois, le processus varie en fonction du degré de centralisation dans les pays, où les négociations salariales se font de façon individuelle, à la hausse des salaires nominaux, sur la base, que chaque syndicat est conscient de son poids relatif faible, par conséquent de son pouvoir d’influence, aussi faible dans le marché du travail.
L’effet des hausses des salaires demandé sur le niveau des prix sera faible de même. Au terme du processus, chaque syndicat cherche à influencer les autres à accroître les salaires de leurs membres. Ce problème est connu sous le nom de «free-riding.» à l’inverse, s’ils refusent, le salaire réel de ses membres se réduira comparativement à celui des membres des autres syndicats ayant reçu une hausse nominale. La non-coopération implicite aux comportements des syndicats précédents mène à un salaire nominal élevé, contrairement au cas où la coopération se passe dans le cas de la centralisation. Dans les pays où les structures de négociations salariales sont décentralisées, en cas de choc d’offre, les choses restent compliquer pour ce qui est de modérer les salaires.
A la lumière de ce schéma, le comportement de non-coopération, aucun syndicat n’est prêt à faire le premier pas dans la direction de la réduction des exigences. Le risque étant grand de se voir lâcher par les autres syndicats, tout en voyant le salaire réel de ses membres subir une baisse en conséquence. CALMFORS et DRIFFILL (1988), en analysant le comportement d’un spectateur de football, qui en se levant entraîne par un effet de dominos les autres à se lever. S’il décide de s’asseoir, il restera gêner tant que les autres, ne le remarquant pas, restent debout. Ils ont conclu que la relation entre centralisation des négociation et les conséquences sur les salaires ne sot pas linéaires.
En effet, plus la décentralisation est poussée, plus les chances qu’une externalité supplémentaire devient influente. Si nous tenons en compte des systèmes très décentralisés, comme dans le cas des négociations salariales au sein des firmes, les exigences salariales ont un effet direct sur la compétitivité de la firme, et par conséquent, sur les perspectives d’emploi de chaque membre du syndicat. Nous comprendrons aisément, qu’une fortement réduction de l’emploi soit une conséquence des fortes revendications syndicales. Enfin de compte, en situation de choc de l’offre, les syndicats d’un système décentralisé doivent s’accommoder d’une certaine souplesse quant à la réduction du salaire. Nous conclurons donc, que des systèmes très centralisés ou décentralisés, contrairement au système intermédiaire, résistent mieux aux chocs d’offre. Les cas extrêmes, précédemment analysés, présentent une modération salariale plus importante. Dans ces pays, les niveaux d’inflation et de chômage sont moins contraignants.
I.3. LE DEGRE D’OUVERTURE DES ECONOMIES :
Ce critère, qui peut être aussi analysé en terme d’interdépendance des économies, est le troisième développé dans le cadre de la théorie des ZMO. Mc KINNON3 (1963) fût le premier à analyser les ZMO, à travers ce critère selon que le choix se porte sur des régimes des taux de change fixes ou un régime de taux de change flexibles. Cette idée à priori intuitive mérite une analyse approfondie.
Tel sera le but des prochaines lignes. Selon MC KINNON, l’interdépendance des économies doit s’apprécier à l’aune des coûts et des bénéfices liés à une union monétaire. Il est un constat clair, que dans une union économique où le commerce intra régional est important, les réductions des coûts de transaction sont aussi élevées. Cet avantage est l’une justification essentielle de l’intérêt lié aux ZMO. DE GRAUWE4 a montré que les gains augmentent à mesure que l’interdépendance entre les économies se renforce. Une analyse graphique peut éclairé ce résultat.

graphique B.

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