B. chabot ademe la méthode tec: applications aux projets et programmes énergétiques 31/07/2002





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4.2 Paramètres de rentabilité de la solution efficace

Comme seule l’option efficace est à considérer, pour établir ses paramètres de rentabilité, il suffit de considérer que Ic = 0 dans les formules établissant précédemment les paramètres de rentabilité différentielle.

Les résultats sont donc les suivants après simplifications et en utilisant en tant que de besoin les ratios définis en § 4.1 ci dessus :

a) VAN : {3-40}
b) TEC : {3-41}
c) TRI : {3-42},

qui si r = 0 se simplifie en :

{3-43}
Toujours dans ce cas où r = 0, la VAN peut se déduire directement du TRI par :
{3-44}
d) TRA : toujours dans le cas où r = 0 : {3-45},
et : {3-46}.
e) TRB : dans le cas où r = 0 : {3-47},

et :

{3-48}

4.3 Lien entre le coût global unitaire CGU et le tarif de vente TV

D’après {3-11} et en utilisant les ratios définis en § 4.1 pour la solution efficace :

{3-49}
D’après la relation {3-41} entre TEC et TV :
{3-50}
La marge sur prix de revient MPR = (TV-CGU)/CGU sera donc après simplifications :
{3-51},
qui se simplifie dans le cas où r = 0 en :

{3-52}

4.4 Le paradoxe des ressources énergétiques gratuites

Dans {3-46} et {3-47}, la différence CGU-Cvu représente le coût global unitaire du produit ou du service fourni, hors prise en compte de l’impact des coûts variables. Par exemple dans le cas d’une centrale électrique, CGU-Cvu représente le coût unitaire du kWh hors prise en compte des coûts variables dus au coût du combustible. Si l’on considère deux investissements de production d’électricité qui présentent la même rentabilité cible exprimée en TEC, l’un avec des coûts variables unitaires (indice f pour « fossile ») et l’autre sans coûts variables unitaires (indice g pour « ressources gratuites », comme dans le cas de l’hydroélectricité, de l’éolien, du solaire et de la géothermie), en utilisant {3-52} on peut en déduire la relation suivante :
{3-53}
Dans le cas où les subventions à l’investissement initial sig et sif sont nulles, le ratio entre les deuxièmes crochets dans {3-53} est la plupart du temps légèrement supérieur à un. En première analyse on peut ainsi tirer de {3-53} la relation suivante pour ces deux centrales offrant chacune le même niveau de rentabilité économique globale exprimé en TEC :

{3-54}
Ainsi, en l’absence de subventions à l’investissement initial, pour qu’une centrale électrique « propre » car sans combustion et sans utilisation de combustible ait la même rentabilité qu’une centrale thermique conventionnelle à combustibles fossiles, sa marge sur prix de revient du kWh produit doit être égale la marge sur prix de revient du kWh d’origine fossile multipliée par le ratio CGAf/(CGAf-CVuf).

Or, ce ratio est de l’ordre de 2 pour une centrale moderne à charbon (dont la moitié du CGU du kWh produit est dû au coût du combustible) et de l’ordre de 3 pour une centrale à gaz à cycles combinés (dont les deux tiers du CGU du kWh produit sont dus au prix du gaz naturel).

Ce « paradoxe des sources d’énergie gratuites » n’est donc pas négligeable et ses conséquences potentielles devraient être prise en compte dans les politiques de promotion des filières renouvelables sans combustion particulièrement favorables à la protection des ressources naturelles non renouvelables et de l’environnement.

5 Conclusion

La méthode TEC permet donc via le critère du « TEC apparent » de calculer simplement et de façon fiable la « rentabilité différentielle » résultant du choix d’investir dans une solution efficace et économe en lieu et place d’une solution conventionnelle.

La proportionnalité du TEC apparent ou du TEC différentiel par rapport à l’enrichissement différentiel résultant de ce choix permet de juger si le niveau de rentabilité atteint est correct ou non, et ce de façon plus fiable qu’en ayant seulement recours aux critère TRId (taux de rentabilité interne différentiel), TRAd (temps de retour actualisé différentiel) et TRBd (temps de retour brut différentiel) qui s’interprètent eux aussi comme leurs homologues utilisés lors de l’examen d’une option d’investissement unique. De plus, comme on a vu que l’on peut calculer ces critères classiques de rentabilité à partir du TEC apparent ou du TEC différentiel, il est toujours possible de vérifier si les résultats obtenus pour ces critères correspondent aux attentes traditionnelles de l’investisseur.

La rationalité et l’universalité apportées par le critère du taux d’enrichissement en capital lors de ce genre de décision d’investissement entre deux alternatives font donc de la méthode TEC, associée à la démarche d’évaluation qui a été exposée en § 3 ci dessus, un outil simple, fiable et universel pour établir sur des bases économiques solides les politiques en faveur du développement des solutions économes et efficaces.

Une fois que la rentabilité différentielle d’une de ces solutions efficaces est avérée, éventuellement grâce à une subvention à son coût d’investissement initial particulièrement simple à déterminer avec la méthode TEC, l’application de cette méthode à cette option unique d’investissement permet de la caractériser finement et de façon fiable et exhaustive. Ceci est dû en particulier aux liens explicités entre le paramètre TEC et les autres paramètres de rentabilité économique et au lien entre ce même TEC et les paramètres de marges sur le produit ou le service vendu.

La méthode TEC s’avère donc un outil de choix pour définir et mettre en pratique de façon simple et fiable des politiques énergétiques ou industrielles favorables au développement durable.

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DESS « Qualité des services énergétiques » 2002/2003 Page
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