Le phenomene de concentration des entreprises





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CHAPITRE XII

LE PHENOMENE DE CONCENTRATION DES ENTREPRISES



Objectifs du cours :

 Constater le phénomène de concentration des entreprises ; présenter ses causes essentielles.

 Décrire et caractériser les différentes formes de concentration.

 Préciser, sur des situations concrètes, les conséquences économiques et sociales de la concentration des entreprises ainsi que le rôle de l’Etat.

 Proposer des critères de mesures.

I – CROISSANCE ET CONCENTRATION.

Qu’est-ce que la concentration des entreprises ?

>> une part de plus en plus grande de la production et de la vente est aux mains d’un nombre de plus en plus réduit d’entreprises.
Donnez des exemples concrets de secteurs concentrés ou en concentration.

>> secteur automobile (Renault-Nissan, Daimler-Chrisler), aéronautique (Boeing, Airbus), bancaire (SG-Paribas-BNP), assurances, Pétrole (Total-Fina + Elf), grande distribution, chimique, …

= quasiment tous les secteurs sont actuellement concernés

(les monopoles public ne comptent pas : pas de concurrence !)

A – NATURE ET DEFINITION DE LA CONCENTRATION.

La croissance est le développement quantitatif d’une entreprise sur du long terme.

La concentration est une tendance à la production et la vente d’une plus grande part d’un produit par un nombre plus restreint d’entreprises.




Que la croissance soit interne ou externe, qu’elle se fasse par regroupement ou par absorption, qu’elle soit verticale, horizontale ou conglomérale (voir chapitre précédent), elle peut aboutir à la diminution du nombre d’entreprises exerçant sur un marché.
Le phénomène de concentration est donc le plus souvent le résultat d’une certaine forme de croissance. Par contre, la croissance des entreprises n’entraîne pas forcément une concentration du secteur.
Peut-il y avoir concentration sans croissance ?

>> oui, mais c’est plus rare et concerne le plus souvent les secteurs en déclin : la concentration se fait par disparition « naturelle » des autres et la production de chaque entreprise ne bouge pas, voire diminue.

B –OBJECTIFS, MODALITES ET FORMES DE LA CONCENTRATION.
La concentration étant liée à de la croissance, leurs objectifs sont très proches : réaliser des économies d’échelle, accroître son pourvoir de négociation, avoir une plus grande capacité financière et atteindre plus rapidement la masse critique du secteur.

Rappelez ce que sont les économies d’échelle.

>> diminution des coûts de production unitaires grâce à une production plus importante en volume, permettant une utilisation plus rationnelle des matériels et un étalement des coûts fixes.

La concentration peut également avoir un objectif supplémentaire : la réduction du nombre d’entreprise peut aboutir à la formation d’oligopoles, voire à des monopoles. Or, on sait que ces situations entraînent l’augmentation des prix, donc des bénéfices, par le jeu de l’offre et de la demande.

Expliquez ce raisonnement …


>> …


Au delà, l’objectif principal reste celui d’une meilleure compétitivité, notamment au niveau international.


La concentration se fait essentiellement par croissance externe (cela ne veut pas dire que ça ne se fait pas par interne !), notamment par fusion (amicale ou non) ou par prise de contrôle (lorsque une entreprise détient la plus grande part du capital d’une autre, même si inférieur à 50%).

Comme pour le phénomène de croissance, la concentration des entreprises peut prendre trois formes :

  • une concentration horizontale quand un plus petit nombre d’entreprises élabore un produit identique.

Exemple : automobile en France.

  • une concentration verticale quand un plus petit nombre d’entreprises maîtrise tout ou partie du processus complet de production d’un produit, par exemple en rachetant ses fournisseurs et/ou ses distributeurs.

Exemple : informatique.

  • une concentration conglomérale quand par exemple une entreprise en rachète d’autres dans des secteurs très diversifiés.

Exemple : Bouygues, Vivendi.
Le phénomène de concentration aboutit en général à la formation de groupes.
BL p. 93 § 21 et 23.
Calcul des % détenus en cascade … sur l’exemple du § 24.


II – MESURE ET AMPLEUR DU PHENOMENE DE CONCENTRATION.




Distribution texte Alter Eco.
Au niveau des établissements, la concentration se traduit par l’existence d’unités de plus en plus grandes. Mais « plus grandes » peut s’entendre de diverses façons. La plus simple est l’augmentation du nombre moyen de salariés. Cet indicateur tend toutefois à sous-estimer le phénomène. En effet, avec le développement de l’automatisation, une production croissante peut aller de pair avec une baisse des effectifs.

Les chiffres les plus nombreux sont disponibles pour les entreprises. Il s permettent la construction de plusieurs indicateurs. Les plus couramment utilisés sont, pour un secteur donné, la part du chiffre d’affaires réalisé par les entreprises de plus de 500 salariés ou par les quatre entreprises les plus grandes. Mais on peut aussi choisir un nombre de salariés différent de 500 ou un nombre d’entreprises supérieur à quatre, ou un autre indicateur que le chiffre d’affaires : les effectifs, les investissements notamment. En ordre de grandeur, les résultats sont cependant, sauf cas particuliers, très comparables.

Toutefois, du fait de l’existence de groupes, beaucoup d’entreprises ne sont plus que des entités juridiques et ne doivent plus être considérées comme des unités économiques indépendantes. Il faudrait alors calculer les indices en raisonnant en terme de groupe. Mais ceci est difficile, car leur contour n’est pas facile à tracer, à cause du jeu des participations croisées.

Autre difficulté, l’existence de marchés ignorant les frontières nationales fait perdre une partie de leur signification aux chiffres établis au niveau d’un pays. Certes, il existe plus de deux constructeurs automobiles en France. Mais il est clair que la concentration dans ce secteur devrait désormais être étudiée au minimum au niveau européen.

Malgré tout, il est peu contestable que la concentration progresse. Mais l’ampleur du mouvement est difficile à mesurer, mouvement très variable suivant les secteurs.

Alternatives Economiques. sept-oct 1990




Que sont les « participations croisées » ?


>> …

Quels sont les indicateurs les plus couramment utilisés ?


>> CA des 500 plus grandes ou des quatre plus grandes ou autre chiffre, ou effectifs et investissements.

Quels sont les problèmes de la mesure ?


>> les groupes (contours diffus, liens plus ou moins étroits, …)

>> les marchés mondiaux et les entreprises mondiales (auto en Europe)

D’après le texte (qui date de 1990), l’ampleur du mouvement est-elle différente aujourd’hui ?


>> au contraire, on n’a jamais vu autant de regroupement et de restructuration de secteurs.

Pour mesurer la concentration d’un secteur, on compare les CA des 500 plus grandes entreprises du secteur avec celui des plus grandes (10 et moins). L’effectif ou le montant des investissements peut également être utilisé.
Cependant, la mondialisation des marchés et des entreprises entraînent des difficultés de mesure du phénomène :

  • les groupes ont des frontières de plus en plus floues et les entreprises forment davantage de participations croisées

  • les marchés sont plus ouverts et le critère de nationalité des entreprises et des secteurs est de moins en moins valable (ex marché auto européen)



transparent (distribution ?) participations groupe FIAT
+ Suite du document  : La concentration du secteur pharmaceutique.

Comment interprétez-vous la concentration dans ce secteur ?

  • par le tableau

  • par le graphique



Transparent : les regroupements dans l’industrie pharmaceutique mondiale.

Quelle est selon-vous l’importance du phénomène dans ce secteurs ?

Connaissez-vous d’autres secteurs où le même phénomène est présent ?

>> secteur bancaire et pétrolier dans l’actualité 1999-2000.

Le phénomène de concentration s’est très fortement accéléré en 2000 pour atteindre des niveaux records (secteur pharmaceutique, pétrolier et bancaire au niveau mondial). Actuellement, le ralentissement économique mondial et les problèmes boursiers (bulle technologique) ont stoppé temporairement cette progression.

1H30
III – LES CONSEQUENCES DE LA CONCENTRATION.

A – CONSEQUENCES ECONOMIQUES.
Lorsque les objectifs ont été atteints, les conséquences économiques portent essentiellement sur la réduction des coûts et l’amélioration de la compétitivité.
Cependant, comme pour la croissance, il apparaît souvent un phénomène de « déséconomies d’échelle » qui veut qu’au delà d’une certaine taille, les entreprises subissent un alourdissement des coûts administratifs et un manque de réactivité au changement du fait de la lourdeur des procédures.


B – CONSEQUENCES SOCIALES.

BL p. 91 § 17

Quelles sont les deux grands bouleversements sociaux entraînés par la concentration ?


>> les choc des cultures

>> les licenciements ou les reclassements dus aux doublons
Quel est l’impact du phénomène de concentration sur les climat social des entreprises ?

>> inquiétude permanente (sur un rachat potentiel ou une vente pour recentrage sur les activités)

>> dégradation du climat social


Les regroupements d’entreprises ont généralement deux conséquences entraînant une dégradation du climat social :

  • les méthodes de travail sont souvent différentes ce qui entraîne un choc des cultures. Souvent, l’entreprise dominante tente d’imposer les siennes ce qui est souvent mal ressenti par les travailleurs de l’entreprise rachetée.

  • Le regroupement crée obligatoirement des doublons, c’est-à-dire des postes identiques présent dans les deux structures de départ : la peur du licenciement ou du reclassement s’installe alors chez les salariés.



C – LA PLACE ET LE ROLE DE L’ETAT.

BL p. 92.

Retrouvez les raisonnement soutenu pour justifier une intervention de l’Etat.

>> Concentration => monopole => au détriment du consommateur => action de l’Etat (loi anti-trust)


La concentration améliore la compétitivité des entreprises sur le plan international. En ce sens, elle est favorable à un pays. Cependant, une trop grande concentration entraîne des situation de marché proches du monopole national, ce qui est défavorable aux consommateur.
C’est pourquoi l’Etat, par le Conseil de la Concurrence, peut interdire des opérations de concentration, ou fixer des limites en terme de arts de marché. La Commission Européenne peut également agir de la même manière.


Quels exemples actuel connaissez-vous ?


>> le procès Microsoft, CA Lyonnais (fermeture de 85 agences communes pour éviter abus de position dominante)

>> NB : En France, il est interdit de détenir plus de 25 % du marché de l’audiovisuel
Au niveau des établissements, la concentration se traduit par l’existence d’unités de plus en plus grandes. Mais « plus grandes » peut s’entendre de diverses façons. La plus simple est l’augmentation du nombre moyen de salariés. Cet indicateur tend toutefois à sous-estimer le phénomène. En effet, avec le développement de l’automatisation, une production croissante peut aller de pair avec une baisse des effectifs.

Les chiffres les plus nombreux sont disponibles pour les entreprises. Ils permettent la construction de plusieurs indicateurs. Les plus couramment utilisés sont, pour un secteur donné, la part du chiffre d’affaires réalisé par les entreprises de plus de 500 salariés ou par les quatre entreprises les plus grandes. Mais on peut aussi choisir un nombre de salariés différent de 500 ou un nombre d’entreprises supérieur à quatre, ou un autre indicateur que le chiffre d’affaires : les effectifs, les investissements notamment. En ordre de grandeur, les résultats sont cependant, sauf cas particuliers, très comparables.

Toutefois, du fait de l’existence de groupes, beaucoup d’entreprises ne sont plus que des entités juridiques et ne doivent plus être considérées comme des unités économiques indépendantes. Il faudrait alors calculer les indices en raisonnant en terme de groupe. Mais ceci est difficile, car leur contour n’est pas facile à tracer, à cause du jeu des participations croisées.

Autre difficulté, l’existence de marchés ignorant les frontières nationales fait perdre une partie de leur signification aux chiffres établis au niveau d’un pays. Certes, il existe plus de deux constructeurs automobiles en France. Mais il est clair que la concentration dans ce secteur devrait désormais être étudiée au minimum au niveau européen.

Malgré tout, il est peu contestable que la concentration progresse. Mais l’ampleur du mouvement est difficile à mesurer, mouvement très variable suivant les secteurs.

Alternatives Economiques. sept-oct 1990




Part des principales entreprises pharmaceutiques dans le chiffre d'affaires




EVOLUTION DU POURCENTAGE DU CHIFFRE D'AFFAIRES FRANCE + EXPORT REALISE PAR LES PRINCIPALES ENTREPRISES, CONCERNANT LA PRODUCTION DE MEDICAMENTS REALISEE EN FRANCE, ENTRE 1980 ET 1995
Source : Sesi 1998




ENTREPRISES

1980

1985

1990

1995

5 premières entreprises

12.9 %

13.6 %

17.4 %

16.3 %

10 premières entreprises

22.1 %

22.4 %

28.0 %

29.7 %

20 premières entreprises

36.4 %

36.1 %

42.3 %

46.9 %

50 premières entreprises

61.2 %

62.0 %

68.8 %

73.7 %

100 premières entreprises

83.2 %

84.4 %

89.1 %

91.8 %


PART DU C.A. DES PRINCIPALES ENTREPRISES DU SECTEUR EN FRANCE EN 1998.


Les grands rapprochements dans l’industrie pharmaceutique




LES DERNIERS GRANDS RAPPROCHEMENTS DANS L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE MONDIALE DEPUIS 1994
Source : SNIP 1998




1994

Roche (Sui)

Syntex (EU)

Sanofi (Fra)

Sterling Winthrop (EU)

American Home Products (EU)

American Cyanamid (EU)

SmithKline Beecham (GB)

Sterling OTC (EU)

Bristol - Myers - Squibb (EU)

UPSA (Fra)

1995

Glaxo (GB)

Wellcome (GB)

Hoechst - Roussel (All)

Marion Merrell Dow (EU)

BASF (All)

Boots Pharma (GB)

Rhône-Poulenc Rorer (Fra)

Fisons (GB)

Pharmacia (Suè)

Upjohn (EU)

1996

Ciba-Geigy (Sui)

Sandoz (Sui)

1997

Roche (Sui)

Boehringer Mannheim (All)

Nycomed (Nor)

Amersham (GB)

1998

Rhône-Poulenc Rorer (Fra)

Hoechst Marion Roussel (All)

Sanofi (Fra)

Synthélabo (Fra)

American Home Products (EU)

Monsanto (EU)

Zeneca (GB)

Astra (Suè)


Concentration internationale dans l’industrie pharmaceutique





Concentration des entreprises : l'exemple de l'industrie

Industrie manufacturière
et énergie


Champ et source

Année 1996

Année 1997

Année 1998

Année 1999

Nombre d'entreprises actives au 31 décembre

Ensemble des entreprises
Fichier SIRENE

193 186

191 218

189 716

189 563

Nombre de créations d'entreprises

17 146

16 061

15 399

14 742

Nombre d'entreprises

Entreprises de
plus de 500 KF
de CA
SUSE










114 447

Part des 4 premières entreprises dans le chiffre d'affaires total

12 %

12 %

12 %

16 %

Part des 10 premières entreprises dans le CA total

19 %

19 %

19 %

23 %

Part des 50 premières entreprises dans le CA total

25 %

25 %

26 %

30 %

Nombre d'entreprises
appartenant à un groupe

> 500 salariés ou
> 8MF titre de participation ou >200 MF de CA

9091

9364

9 707

10 083

Source : insee



Des exemples de fusions et acquisitions réalisées par des entreprises françaises en 2000

Acquéreur

Secteur

Société cible

Pays

France Télécom

Télécom

Orange

RU

Cap Gémini

SSII

Ernst &Young

E-U

AXA

Assurances

AXA Financial

E-U

Alcatel

Télécom

Newbridge

Canada

Havas

Communication

E-Ink

E-U

Sema Group

SSII

LHS Group

E-U

France Télécom

Télécom

Mobilcom

All

France Télécom

Télécom

Global One

 

NB. Il semble qu'après le record de 2000, le nombre de fusions ait diminué en 2001: un exemple important la fusion des sidérurgistes français (Usinor), luxembourgeois et espagnol pour donner Arcelor




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