Pib = vp – ci + tva + dd (Droits de douanes) – svb (Subventions internes) + Subventions externes





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1) Problèmes et définitions.
La pauvreté peut se définir grâce à 2 concepts :

- l’utilitarisme

- les capabilités
 L’utilitarisme

Si on définit un niveau de vie standard (niveau de vie moyen) à l’aide de l’utilitarisme, plusieurs problèmes sont rencontrés.
- Premièrement, l’utilité est une mesure subjective, elle n’est pas déterminée à la naissance. L’utilité est cognitive, autrement dit, elle se développe en fonction du cadre socio-économique dans lequel évolue l’individu.
- De plus, il s’agit d’une approche conséquencialiste, elle ne permet donc pas de savoir si l’individu arrive à saisir les opportunités qui s’ouvrent à lui. De part son aspect subjectif, l’utilité ne permet pas de concevoir un niveau de vie standard (Par exemple un individu peut considérer que sa situation lui procure beaucoup d’utilité alors qu’il a appris à se satisfaire de peu  le niveau de vie fixé sera alors bas).
 Les capabilités ont été introduite par Amartya SEN notamment le prix Nobel. Trouver un niveau de vie standard c’est s’intéresser aux différences de capabilités entre les individus. SEN rejette donc la mesure de l’utilité. Par définition, les capabilités représentent la capacité, qu’a un individu de bien fonctionner socialement et de saisir les opportunités qui s’ouvrent à lui. Par exemple, pour réaliser la capabilité « se déplacer », une personne handicapée aura besoin de plus de ressources pour satisfaire cette capabilité. Une capabilité peut aussi procurer du plaisir. Or, SEN considère que seule la capabilité et non son utilité permet de concevoir un niveau de vie standard. Cette approche est donc multidimensionnelle car il peut tenir compte de toutes les capabilités de base. Cette approche est basée sur la liberté de choix.
2) Problème d’identification.
Sur la base des définitions adoptées précédemment, il est possible d’identifier les individus pauvres en calculant un seuil de pauvreté (ligne de pauvreté). En France, ce seuil est évalué à 50% du revenu médian. Pour l’UE, ce seuil est de 60%.

La notion de capabilité est compatible avec le concept de seuil de pauvreté. Pour cela, est nécessaire d’identifier des capabilités de base qui peuvent être différentes selon les pays. Quelqu’un qui habite à Toronto aura besoin de plus de ressources pour bien fonctionner socialement qu’un individu du Nicaragua par exemple.

Le seuil de pauvreté va donc dépendre de la société dans laquelle on évolue. Cette idée remonte à Adam Smith qui disait que la pauvreté variait d’une société à une autre mais aussi d’une époque à une autre.
3) Problème d’agrégation.
Indice numérique de pauvreté

Lorsqu’on agrège le nombre de pauvres dans une société, il est possible de construire un premier indice synthétique qu’on appelle indice numérique de pauvreté.

C’est le rapport entre le nombre de pauvre q et le nombre de personnes dans la population N.

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En Languedoc-Roussillon, le taux de pauvreté est passé de 18,1% à 19,4% en 2013. En se fiant à ces chiffres, il émerge plusieurs paradoxes :

- Cet indice est paradoxal, il peut diminuer lorsque le nombre de riches augmente et que la situation des individus pauvres s’est dégradée. On dit que l’indice H est insensible à la profondeur de la pauvreté.
Exemple :

Z = 10

X = (7 ; 8  π; 11 ; 13 ; 14 ; 15 ; 16 ; 17 ; 18 ; 20)  H = 20%

Z

X1 = (0 ; 0 ; 11 ; 13 ; 14 ; 15 ; 16 ; 17 ; 18 ; 20)  H = 20%
Cet exemple montre que lorsque le revenu des individus les plus pauvres la mesure H este inchangée. Par conséquent il faut trouver un nouvel indicateur qui prend en compte la profondeur de la pauvreté.
Indice de déficit normalisé de pauvreté
:::capture d’écran 2014-02-28 à 16.16.45.png

Interprétation : il manque en moyenne, 1/9ème du seuil de pauvreté Z pour que les individus pauvres puissent être considérés comme non pauvres.
Lorsqu’on effectue un transfert de Pigou Dalton d’un individu pauvre à un individu plus pauvre, l’indice reste inchangé. Autrement dit, l’indice ne capte pas la réduction des inégalités qui a été obtenue par transfert à la Pigou Dalton. Il faut donc se munir d’une nouvelle mesure qui tienne compte des inégalités entre les individus pauvres. Cette mesure a été trouvé en 1984 par FOSTER-GREER-THORBECKE.
:::capture d’écran 2014-02-28 à 16.16.04.png
FGT (alpha) représente une famille d’indice de pauvreté. En effet, lorsque la valeur de alpha change nous obtenons un indice particulier.

Si alpha = 1, on a l’indice de déficit normalisé de pauvreté. Lorsqu’on choisit un alpha supérieur ou égal à 2, on peut montrer que le principe de transfert à la Pigou Dalton, est automatiquement respecté.

Si alpha = 2, on appelle cet indice, l’indice de sévérité.
4) Problème de comparaison.
Avant d’utiliser une mesure de pauvreté, il est nécessaire d’étudier les ménages et de comparer les ménages sur une même échelle. On utilise pour cela le revenu par unité de consommation. Il s’agit du revenu mensuel disponible avant impôt comprenant les revenus d’activité, les allocations, les pensions, et les autres revenus imposables. Ce revenu global est ensuite divisé par le nombre d’unités de consommation du ménage. Un membre du ménage compte pour une unité de consommation, les autres adultes et enfants à charge de plus de 14ans comptent pour 0,5 unités de consommation, les enfants de moins de 14ans comptent pour 0,3 unités de consommation et enfin on ajoute 0,2 unités de consommation dans le cadre d’une famille monoparentale.
III – Éléments de réflexions critiques.
1) Paradoxe de la ligne de pauvreté.
Nous avons vu précédemment que l’indice H et l’indice P étaient passibles de critiques. L’indice FGT (alpha) est lui aussi paradoxal car il se heurte au paradoxe de la ligne de pauvreté. Lorsqu’on mesure FGT (alpha) sur l’Europe des 15, puis sur l’Europe des 27, l’indice de pauvreté diminue et pourtant on rajoute des pays dont le niveau de vie est inférieur à celui des 15. Ce phénomène s’explique de la manière suivante : sur l’Europe des 27, la médiane est plus faible donc la ligne de pauvreté diminue, par conséquent, les individus pauvres de l’Europe des 15 peuvent désormais se situer au dessus de la nouvelle ligne de pauvreté, l’indice FGT (alpha) diminue.
2) Paradoxe de la mortalité.
Considérons 2 populations A et B pour lesquelles les indices FGT (alpha) sont strictement identiques. La mortalité augmente brusquement dans la population B. On observe une baisse de l’indice FGT (alpha) dans cette population B. Est-ce normal ? Non, si la mortalité est une des conséquences de la pauvreté. Les mesures FGT doivent donc être multidimensionnelles et doivent notamment prendre en compte des aspects démographiques comme le taux de mortalité.


CHAPITRE 3 : L’économie de l’environnement.
Introduction générale.
Dans ce chapitre nous allons montrer que résoudre des problèmes liés à des externalités négatives peut se faire en passant par l’économie normative. Les externalités négatives, sont ici des activités polluantes. D’un point de vue général, une externalité est une situation où le comportement d’un individu affecte le bien-être d’une autre personne. Pour faciliter l’analyse, nous allons prendre un producteur que nous allons appeler TEPCO qui sera face à un consommateur H (habitants).
I – Le cadre théorique de référence.

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1) L’optimum privé. (PARTIEL)
En situation d’optimum privé, l’entreprise TEPCO est libre de maximiser son bénéfice. La quantité Q* est obtenue. Le bénéfice maximisé correspond au triangle ABQ* (ROUGE). On en déduit le profit social  qui est donné par l’aire du trapèze JAUNE. La question que se pose l’économiste est la suivante : Est-il possible de trouver un optimum social ? Autrement dit, trouver une norme de production qui nous permettrait d’atteindre un bénéfice supérieur à .
2) L’optimum social. (PARTIEL)
Max   ’ = 0

 Rm – Cm – Pm = 0

 Bm = Pm

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Une tierce personne, par exemple l’Etat, intervient pour maximiser le profit social. En maximisant pi, nous obtenons une nouvelle condition d’optimalité sociale Bm = Pm qui nous donne la norme de production Q*S. Le profit de la société est bien maximisé, en effet nous trouvons un profit pi* qui est le triangle ABE dont le montant est supérieur à pi (ABCD) en situation d’optimum privé.
II – Solutions privées.
Les solutions privées sont caractérisées par le théorème de COASE (1960). Lorsque les droits de propriété sont attribués soit à l’entreprise TEPCO, soit aux habitants (H), l’optimum social est atteint, la norme de production est Q*S.
1  TEPCO possède les droits de propriétés.

Les négociations commencent donc au point Q*. H propose à TEPCO un dédommagement supérieur à son bénéfice marginal mais qui reste inférieur à la perte marginale. La négociation aboutit donc à Q*.
2  H possède les droits de propriétés.

Les négociations commencent donc au point A. L’entreprise va fournie aux habitants un dédommagement supérieur à leur perte marginale Pm. Mais ce dédommagement dit rester inférieur au bénéfice marginal Bm sinon TEPCO serait dans l’incapacité de payer. La négociation aboutit au point Q*S. Le théorème de COASE est donc démontré mais une question reste en suspens : qui possède les droits de propriétés ?
III – Solutions publiques.
1) Taxe Pigouvienne : Principe pollueur – payeur.
 = RT – CT – t*Q
t*Q  taux de taxe * Quantités
 max  ’ = 0

 Rm – Cm – t = 0
Bm = t*
(GRAPH)
Le principe pollueur payeur fournit exactement le même résultat que le théorème de COASE. L’optimum sociale st le même. Il est ici déterminé par un taux de taxe optimal …

On peut démontrer que si l’Etat cherche à reproduire un marché sur lequel des titres de pollution sont échangés, alors la situation d’optimum social peut être à nouveau déterminée. Il s’agit du marché des droits à polluer.
2) Marché des droits à polluer.
 = RT – CT – T (n)
T (n)  coût lié à l’achat de titres de valeurs (n)
 max  ’ = 0

 Rm – Cm – T’ (n) = 0
 Bm = T’ (n*)
Ce marché permet aux entreprises polluantes d’acheter des titres qui leurs donnent le droit de polluer. Si T’(n*) correspond exactement à la perte marginale de bien-être évaluée dans le cadre théorique de référence, alors dans ce cas le marché est optimal car il va conduire à la solution Q*S qui est la quantité qui permet de maximiser le profit de la société (on retrouve l’optimum social).
IV – Eléments de réflexions critiques.
1  Théorème de COASE.
La première critique concernant les solutions privées es la suivante : le théorème de COASE aboutit à un optimum social mais il ne dit rien sur la répartition des droits de propriété. Le théorème indique que l’intervention de l’Etat n’est pas nécessaire or il semblerait au contraire qu’une institution publique pourrait et devrait attribuer les droits de propriété.
2  Dilemme du prisonnier.





B se tait

B dénonce A

A se tait

(2 ; 1)

(-5 ; 4)

A dénonce B

(3 ; -2)

(-2 ; -1)

Pour trouver la solution en stratégie dominante chaque joueur anticipe la réaction de l’autre.

Pour le joueur A, s’il anticipe que B se tait, A préfère 3 à 2. S’il anticipe que B le dénonce il préfère -2 à -5. Dans les 2 cas, la stratégie dominante de A c’est de dénoncer B.
Pour le joueur B, il anticipe que le joueur A se tait, l’individu B préfère 4 à 1. S’il anticipe que A le dénonce, l’individu B préfère -1 à -2. Dans les 2 cas, il préfère dénoncer.
En croisant les 2 stratégies dominantes, on détermine la solution du jeu qui est la dénonciation mutuelle. La solution du jeu est donc le vecteur (-2 ; -1). Cette situation caractérise un problème de défaillance de coordination. En cas d’externalité (pollution), les agents recherchent l’optimum privé par conséquent la situation d’optimum social qui est le vecteur (2 ; 1) n’est pas atteinte. On observe donc une différence entre les résultats normatifs (théorème de COASE, PIGOU) et les résultats positifs CAD ce que l’on observe en réalité.
2  Par exemple en 2008 sur le marché des droits européens le prix de la tonne de CO2 était environ égal à 97. Ce fait montre que l’optimum social est en réalité très loin d’être atteint.

Le problème fondamental est de faire coïncider le prix de la tonne de CO2 ou la taxe Pigouvienne avec la perte marginale (Pm).
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