Par Jean-Pierre testenoire; mise à jour 2012 par Marie berrah





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Commerce international & entreprise

Par Jean-Pierre TESTENOIRE ; mise à jour 2012 par Marie BERRAH
1. Le commerce International
I - Définitions et concepts
II - État des lieux du CI : Analyse en valeur, en volume et par zones
III - Les justifications du commerce extérieur


2. L’internationalisation de l’entreprise
I - L’internationalisation de la firme
II - Les choix préalables à l’internationalisation
III - Les modalités de l’internationalisation des entreprises
IV - Les SMN (Sociétés Multi Nationales)
Cette fiche traite principalement de l’internationalisation de la firme : raisons, stratégies et caractéristiques des SMN. Cependant, il nous a semblé utile de resituer cette partie dans le contexte général de la mondialisation de l’économie et des justifications (théoriques et empiriques) du commerce extérieur. Néanmoins, le lecteur pressé pourra survoler la première partie avec profit avant d’aborder le cœur du sujet, centré sur l’entreprise.


1. Le commerce international
I - Définitions et concepts
D’une manière générale, les échanges internationaux représentent l’ensemble des flux entre territoires. On peut historiquement recenser les échanges démographiques (émigration et immigration), technologiques (la boussole, la poudre à canon,), culturels ou artistiques (peinture, puis musique puis cinéma et télévision par exemple), sportifs, politiques (par l’établissement de relations diplomatiques qui, formellement, autorisent les échanges directs entre États), et économiques.
Au sens économique, les échanges internationaux regroupent les échanges entre États de biens, de services, de capitaux ainsi que les transferts unilatéraux. L’ensemble de ces échanges sont regroupés dans un document comptable, la balance des paiements (enregistre l’ensemble des échanges de biens, de service et de capitaux entre l’économie nationale et l’extérieur au cours d’une période de référence. (Trimestre, année)).
Cadre conceptuel

C'est au Fonds monétaire international (FMI), chargé par ses statuts de veiller au bon fonctionnement du système monétaire international, qu'est revenue la normalisation des concepts, des définitions, des classifications et des conventions de manière à ce qu'il soit plus facile, au plan national et international, de recueillir, présenter et comparer les statistiques de balance des paiements.
Aspects institutionnels en France

La France établit une balance des paiements complète depuis 1945. Cette responsabilité, d'abord confiée à l'Office des changes, a été transférée à la Banque de France lors de la suppression de l'Office des changes en décembre 1959. Depuis, le rôle de la Banque de France a été plusieurs fois confirmé - décret n° 89-938 du 29 décembre 1989, loi du 4 août 1993 modifiée portant réforme des statuts de la Banque de France -. Actuellement, l'élaboration de la balance des paiements est prise en charge par la direction générale des statistiques - direction de la Balance des paiements.
Le commerce extérieur, ou commerce international (CI) au sens strict regroupe l’ensemble des échanges de marchandises et de services.

Nature des échanges :
• Les échanges de biens portent sur des produits de base utiles aux entreprises (produits agricoles, minerais…), sur des produits énergétiques (pétrole) et sur des biens de production (machines, outillage). On trouve également des produits de consommation destinés aux ménages. Ce sont les produits de consommation finale (vêtements, montres…)
Les services constituent 1/5e environ des échanges internationaux. Ils comprennent les activités de : transport, assurance, service bancaire, tourisme, loisirs, informatique et communication
• D'autres types d'échanges spécifiques se sont considérablement développés : ainsi, les échanges de capitaux ont véritablement explosé depuis le milieu des années 90. Chaque jour, plus de 1500 milliards de transactions brutes interviennent sur le marché des changes et le marché des capitaux, une grande partie de ces flux étant d'ordre spéculatif
• Les échanges de technologie se sont aussi intensifiés. Il peut s'agir de vente de brevets ou de l'utilisation de ces brevets par des licences d'exploitation. L'ingénierie consiste à vendre des usines clés en main (prêtes à fonctionner), produits en main (on vend l'usine et les licences de fabrication de produits) ou marchés en main (usines + produits + réseau de distribution)
• Enfin, à côté des échanges économiques, on trouve des échanges non quantifiables économiquement (culturels, religieux, philosophiques…) qui permettent de nouer des relations dont certaines aboutiront à des échanges de biens et de services. Enfin, les transferts de population (migrations) caractérisent notre époque et sont aussi l'occasion de flux commerciaux et financiers.
On distingue ainsi :


  • La mondialisation (des échanges de biens et services) qui tend à regrouper l’ensemble de ces transferts dans un vaste marché mondial unique, organisé par une institution internationale, l’OMC (157 membres au 24 août 2012), en coopération avec les unions régionales telles que l’ALENA (Canada, USA, Mexique), l’UE (27 membres), le Mercosur (Argentine, Paraguay, Uruguay, Venezuela et Brésil etc.…)




  • La globalisation (des mouvements de capitaux) qui tend à regrouper les flux financiers dans un marché mondial unique de sources de financement, organisé par une institution internationale (le FMI et la Banque mondiale) en coopération avec les grandes banques centrales (la FED, la BCE, la banque d’Angleterre, du Japon et de la Chine pour l’essentiel)




II - États des lieux (2011) [1]
On analyse habituellement les échanges internationaux selon trois critères : les échanges en volume, en valeur, et par zone géographique. On constate globalement :


  • que le taux de croissance des échanges internationaux progresse plus rapidement que la production

  • que la part des services (20% des échanges) s’accroît sur le long terme

  • que plus de 80% du commerce mondial est réalisé par la triade (Amérique du Nord, Europe et Asie-pacifique) l’Union Européenne représentant globalement 37,1% des échanges mondiaux en 2011.


Analyse en volume

D’une manière générale, le taux de croissance des échanges internationaux est supérieur à la croissance du PIB. Ainsi, en 2011, le volume des exportations de marchandises ont augmenté de 5%, à un rythme sensiblement plus rapide que la production mondiale de marchandises (2.4%).

Le taux de croissance de la production mondiale est tombe à 2,4 pour cent en 2011 alors Le volume du commerce mondial des marchandises a augmenté de 5,0 pour cent en 2011.
Analyse en valeur

La valeur totale en dollars des exportations mondiales de marchandises a augmenté de 19 pour cent, passant à 18 200 milliards de dollars EU en 2011. Cette augmentation, presque aussi importante que celle de 22 pour cent enregistrée en 2010, s’explique en grande partie par la hausse des prix des produits primaires.
Les exportations de services commerciaux ont quant à elles progressent de 11 pour cent en 2011, passant à 4 100 milliards de dollars EU. La part des services commerciaux dans le commerce total des marchandises et des services commerciaux (sur la base de la balance des paiements) était de 18,6 pour cent, ce qui est le chiffre le plus bas depuis 1990.


Exportations mondiales de marchandises et de services commerciaux, 2005-2011

(Milliards de $ et variations annuelles en pourcentage)




Valeur

Variation annuelle en %




2011

2009

2010

2011

2005-11

Marchandises

18,217

-22

22

19

10




Services commerciaux

4,149

-11

10

11

9

Transports

855

-23

15

8

7

Voyages

1,063

-9

9

12

7

Autres services commerciaux

2,228

-7

8

11

10

Source : Secrétariat de l’OMC pour les marchandises et Secrétariat de l’OMC et de la CNUCED pour les services commerciaux.

Le total de ces échanges représente 22 366 milliards de $.


Analyse par zone

En termes géographiques, les échanges internationaux sont principalement effectués entre trois zones : L’Europe, l’Amérique du Nord, et la zone Asie-Pacifique (Chines et Japon essentiellement).

Les grands ensembles mondiaux représentent les Unions régionales ou les zones de libres échanges de type Alena, Mercosur ou ASEAN (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge).
Parmi ces grands ensembles, l’Union Européenne est le premier acteur mondial avec près de 40% du volume total des échanges internationaux, en tant qu’Union Économique intégrée. Cette union intégrée est définie par l’absence de frontières douanières internes, par la mise en place d’un tarif extérieur commun (les même droits de douane s’appliquent dans toute l’Union, quelque soit le pays membre d’entrée), par des institutions communes de régulation de la concurrence, et pour les pays membres de la zone Euro, par l'usage d’une monnaie commune.
Cependant le poids de l’UE dans le commerce international peut être considéré comme une fiction partielle, dans la mesure ou les échanges franco-allemands, par exemple s’analysent aussi comme un échange international c’est à dire entre deux États (ou territoires) souverains.

En 2011, les cinq principaux exportateurs de marchandises étaient ainsi :
1° la Chine (1 900 milliards de dollars EU, soit 10,4 % des exportations mondiales)

2°les États Unis (1 480 milliards de dollars EU, 8,1%)

3°l’Allemagne (1 470 milliards de dollars EU, 8,1 %)

4° le Japon (823 milliards de dollars EU, 4,5 %)

5 les Pays Bas (660 milliards de dollars EU, 3,6 pour cent)
Si maintenant l’on fait abstraction des échanges entre les pays membres de l’Union européenne et si l’on considère l’UE comme une entité unique, les principaux exportateurs étaient :
1 l’Union européenne (2 130 milliards de dollars EU, soit 14,9% du total mondial)

2 la Chine (13,3 %)

3 les États-Unis (10,3 %)

4 le Japon (5,7%) 5 la République de Corée (555 milliards de dollars EU, soit 3,9 %)
III - Les justifications du commerce international
On distinguera ici les explications empiriques des fondements théoriques.

Les explications empiriques du commerce international (CI)


  • Le CI est lié à l’inégale répartition des ressources (blé, pétrole) et des savoir-faire (le vin français) sur la terre




  • Le CI est un facteur de croissance des marchés donc d’augmentation du profit des firmes




  • Le CI un facteur de croissance économique par l’intensification de la concurrence (liée à l’ouverture des frontières) et du progrès technique




  • Enfin le CI peut être aussi un facteur de stabilité politique par l’accroissement de l’interdépendance des économies. C’est « La paix par la commerce » (St. Watson, fondateur d’IBM)


Les théories du CI

On distinguera ici les théories traditionnelles qui reposent sur la dotation factorielle, des théories plus récentes qui montrent que la rareté relative des ressources sur un territoire ne suffit pas à expliquer l’internationalisation de la production et des échanges
Les théories centrées sur la dotation factorielle [2]

A - La théorie des avantages absolus (A. Smith - 1776) justifie les échanges internationaux par les écarts de prix absolus (nominaux). Conséquence importante, la spécialisation du travail devient alors un mécanisme important pour acquérir un « avantage/prix »
B - La théorie des avantages comparatifs (Ricardo – 1817 et Stuart Mill), explique les échanges internationaux par les écarts de prix relatifs, liés à la productivité physique des facteurs de production. Ainsi, un pays, même défavorisé en termes de prix absolu (au sens d’A. Smith) a intérêt à se spécialiser dans le domaine ou son désavantage est le plus faible. Conséquence importante, dans la lignée d’A. Smith, cette théorie justifie la nécessité du libre échange (car profitable à tous, y compris les économies apparemment dévalorisées) ainsi que la spécialisation internationale et la division internationale du travail [3].
C - La théorie HOS (néo-classique) du commerce international (Heckscher, Ohlin et Samuelson - 1941), apporte deux précisions :


  • Chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les activités productives qui exploitent le(s) facteur(s) de production dont il est le mieux doté (ainsi les pays du Sud doivent-il se spécialiser dans les industries de main d’œuvre – textile-, alors que les pays développés ont intérêt à se spécialiser dans les activités à forte intensité capitalistique - produits à haute technologie par exemple-)




  • Sur cette base, l’intensification des échanges tend sur le long terme à faire converger, de manière non absolue la rémunération des facteurs de production (tendance vers l’homogénéisation des taux d’intérêt, et réduction des écarts de la rémunération brute du travail – rattrapage des niveaux de vie par les NPI tel que Taiwan, Singapour, la Corée etc. -)


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