Le Fonds Monétaire International suscite un intérêt constant dans le monde de l’économie, de la finance et du développement





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Le FMI
Introduction
Le Fonds Monétaire International suscite un intérêt constant dans le monde de l’économie, de la finance et du développement.
Les universitaires étudient son rôle dans l’histoire.

Les gouvernements s’intéressent à sa contribution aux grandes questions monétaires et financières internationales du moment.

La presse suit les décisions qu’il prenne et les avis qu’il formule dans les grands pays.

Les responsables des pays en développement examinent l’aide financière qu’il peut leur apporter et les politiques qu’il préconise. Enfin des organisations non gouvernementales critiques son action et demandent des nouvelles règles de fonctionnement.
Pourquoi et comment le FMI a il été crée ?

Comment est il organisé ?

Quelles sont ses règles de fonctionnement ?

D’où le FMI tire t-il ses ressources financières ?

A quelles conditions accordent ils ses crédits ?

Le FMI peut il guérir les crises financières ?

Est il responsable d’une montée des inégalités et de la pauvreté ?

Quel bilan peut on faire de ses interventions dans le tiers monde et dans les pays de l’Est ?


I. Présentation générale du FMI
A. Historique
Suite à la grande crise financière qui a ravagé l’économie mondiale dans les années 30, le FMI est une institution spécialisée des Nations Unies crée lors de la conférence de Bretton Woods en juillet 1944 et qui a vu le jour en décembre 1945 pour favoriser la mise en place d’une économie mondiale solide. Il a son siège à Washington et est gouverné par 183 Etats membres.
Le FMI occupe une position centrale dans le système monétaire mondial (système de paiement internationaux et des taux de change entre les monnaies nationales qui permet les transactions entre les pays).
Le Fonds a donc pour but de prévenir les crises et de prêter de l’argent aux pays en difficulté. Le Fonds commença ses opérations en mai 1946 avec 39 pays membres.
Aujourd’hui, il compte 184 états  et son mandat tel qu’il est défini dans l’Article I des statuts est de: promouvoir la coopération monétaire internationale, faciliter la croissance du commerce mondial, promouvoir la stabilité des taux de change et aider à établir un système multilatéral de réglementes des transactions courantes. Pour atteindre ses objectifs, le Fonds met ses ressources à la disposition des pays membres qui en expriment le besoin. 
Le Fonds est une institution qui fournit des crédits d’urgence à des pays qui sont en difficulté, soit en raison de mauvaises politiques économiques, soit en raison de circonstances extérieures, telles l’effondrement du prix des matières premières ou le déclenchement d’une crise financière dans un pays voisin. En échange le pays s’engage à appliquer des politiques économiques et financière prudentes dans le cadre d’un programme financier.   
Le Fonds a toujours pour objectif principal de promouvoir par ses analyses et ses conseils, l’expansion du commerce international et le bon fonctionnement de l’économie mondiale. Depuis Bretton Woods et à l’instar des fonctions qui lui étaient assignées, le Fonds s’est engagé dans la résolution des crises financières dans les pays émergents, dans les efforts de lutte contre la pauvreté. En outre, le Fonds s’est également investi dans l’accompagnement, de la difficile transition des pays d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS.
Différence entre la Banque mondiale
Parfois les gens confondent la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (le FMI), institution qui a également été créée à la conférence de Bretton Woods de 1944. Bien que les fonctions du FMI complètent celles de la Banque mondiale, c’est une institution totalement distincte. Alors que la Banque mondiale fournit un soutien aux pays en développement, le FMI a pour mission de stabiliser le système monétaire international et de surveiller les monnaies du monde entier.




Les interventions de ces dernières années

  • 1997 : Asie (crise asiatique)

  • 1998 : Russie

  • 1998 : Brésil (41,5 milliards de dollars)

  • 2000 : Turquie (11 milliards de dollars)

  • 2001 : Argentine (21,6 milliards de dollars)



Le rôle du FMI
Le Fonds monétaire international est une institution centrale du système monétaire international défini par la conférence de Bretton Woods. Ses missions ont cependant considérablement évolué au cours des trente dernières années.
Le FMI a en effet été crée dans le but de réguler le système monétaire international de changes fixes, et de mettre fin aux fréquentes dévaluations compétitives utilisées au cours des années trente. Or, le démantèlement du système monétaire international fondé sur la fixité des taux de change au début des années soixante-dix a modifié de manière fondamentale son rôle, qui demeure cependant essentiel à la stabilité su système monétaire international.
Le FMI est devenu un instrument de régulation financière et d’aide aux pays de développement, chargé de permettre à ces pays de surmonter des crises temporaires de financement de leur déficit de la balance des paiements.
L’action du FMI consiste ainsi à prêter de l’argent aux pays connaissant ce type de difficultés, à condition que ceux-ci mettent en œuvre des politiques appropriées pour parvenir à l’équilibre de leur balance des paiements. La limitation du capital du FMI implique que les prêts aient une durée réduite, afin de disposer constamment des financements nécessaires pour venir en aide aux pays en crise.
Les crises financières peuvent avoir une origine politique, qu’il n’est pas facile de prévoir. L’action du FMI est ainsi fortement dépendante de la volonté politique des gouvernements des pays qui subissent une situation de crise, et ce, à toutes les étapes de son intervention. Le FMI ne peut agir que quand les gouvernements en font la demande. (…) L’action du FMI est également limitée par la mise en œuvre par les Etats des réformes nécessaires à la résorption de leurs déséquilibres financiers.
B. Le FMI en chiffres


  • Nombre de pays membres : 184 pays.

  • Services du FMI : 2.700 employés environ, originaires de 141 pays

  • Total des quotes-parts : 311 milliards de dollars EU (au 31 août 2003)

  • Encours des prêts : 97 milliards de dollars EU à 84 pays, dont 10 milliards de dollars à des conditions concessionnelles à 59 pays (au 31 août 2003)

  • Assistance technique : 356 personnes-années durant l’exercice 2004

  • Consultations achevées au titre de la surveillance : 116 pays au cours de l’exercice 2003, avec la publication volontaire des rapports des services du FMI pour 92 pays


C. Les buts du FMI

L’article I des statuts du FMI énonce les principaux buts de l’institution:

  • promouvoir la coopération monétaire internationale;

  • faciliter l’expansion et la croissance équilibrées du commerce mondial;

  • promouvoir la stabilité des changes;

  • aider à établir un système multilatéral de paiements;

  • mettre ses ressources (moyennant des garanties adéquates) à la disposition des pays confrontés à des difficultés de balance des paiements.


Les nouveaux défis du FMI
-S’efforcer de promouvoir une croissance non inflationniste et soutenue qui bénéficie à tous les peuples du monde.
-Constituer un pôle d’expertise pour la stabilité du système financier international
-Etre ouverte au monde extérieur, tirer les leçons de l’expérience et du dialogue et s’adapter en permanence à l’évolution des circonstances.


II. Le cadre institutionnel
Présentation des principes institutionnelles pour pouvoir analyser et commenter les orientations prises par le fmi.
Certains disent que le fonds est dominé par les Etats unis, mais comment les décisions sont elles vraiment prises ?

D’autres disent que les crédits du FMI sont insuffisants, mais d’ou viennent les ressources ?

Une critique concerne les conditions associées aux prêts du FMI, mais quelles sont les modalités détaillées de ces assistances financières ?


    1. Les instances de décision :


Le FMI est dirigé par :




Conseil des gouverneurs

(investi de tous pouvoirs)

Conseil d’administration

Comité monétaire et financier international

(consultatif)

Comité de développement

Membres

183 membres
1 gouverneur par Etat membre

24 administrateurs 8 nommés par leurs pays

16 rassemblés autour de circonscriptions (groupe de pays)
avec 1 directeur général qui préside (choisi pour 5ans)

24 membres (ministre ou gouverneur des banques centrales)

24 membres

(ministre ou gouverneur)

réunion

1 fois/an




2 fois /an

2 fois /an

mission

Examiner les activités du FMI

adopter des grandes décisions

Surveiller les politiques de change

Consulter les états membres

Faire évoluer les doctrines

Gérer les affaires administratives et budgétaires

Proposer aux gouverneurs des grandes orientations concernant le SMI et le fonctionnement du FMI

Conseiller les gouverneurs sur les questions de transfert de ressources vers les PED


Le vote :
Vote formel :les etats membres du fonds ont un droit de vote différents :Ils ont un minimum de 250 droits de vote+ 1 voix supplémenaire évalué en fonction de la quote part versée. (pour chaque tranche de 100 000 DTS de quote part versé.)

Mais, la plupart des décisions sont prises sur la base d’un consensus avec la règle de la majorité simple.(50 % des votes)

Les USA ont 17 % des droits de vote, ils ont un pouvoir de blocage sur des décisions importantes. Toutefois l’influence américaine est contrebalancée par plusieurs facteurs :

Les décisions les plus courantes (octroi d’un crédit, approbation d’un programme d’ajustement) ne nécessitent qu’une majorité simple.

Les groupes des pays industrialisés ou les PED peuvent constituer une minorité de blocage de 15 % pour s’opposer à une décision américaine

Directeur général européen


    1. Les ressources :


l’essentiel des ressources du FMI est composé de quote-parts souscites par les états membres. Comme c’est insuffisant, il fait appel à des ressources empruntées.
Les quotes parts :
Les quotes-parts représentent les fonds propres qui permettent d’octroyer des crédits Chaque état membre se voit attribuer une quote-part, qui est essentiel car la quote part détermine le droit de vote et le montant des crédits.
En 2001, il est de 273 milliards de $.
Les quotes-parts sont souscrites une 1ere fois lors de l’adhésion au FMI et lors des révisions à la hausse des quotes-parts, qui ont lieu tous les 5ans. Ces révisions exigent une ratification des états de 85 % ! (lenteur administrative).
Les emprunts :
Les emprunts permettent au fonds de disposer des liquidités qu’il peut mobiliser en cas de crise financière.

C’est une mesure nécessaire. En effet, tous les pays membres versent 75 % des quotes -part en monnaie nationale, et seulement la moitié est utilisable pour financer des prêts. Si une majorité des pays décident d’emprunter 100 % de leurs quotes-parts, le FMI serait à cours de liquidité. (crise de la dette des PED, après les chocs pétroliers)

Le recours aux emprunt risque de l’assimiler à une banque mondiale. On a donc fixé un plafond : le FMI ne peut emprunté que 60 % du total des quotes-parts.
Il existe 2 sources de financement par emprunt :

Les accords généraux d’emprunt contractés auprès des pays des groupes des 10 (G7 + Pays bas, Belgique, Suède, Suisse et Arabie Saoudite) (réserve activée en cas de grave crise du SMI) crise financière en France en 69 aux USA en 78
Les nouveaux accords d’emprunt 98, contractés auprès du FMI et de 25 pays : premier et principal recours


    1. Les facilités de crédit :


Accorder des crédits aux pays membres pour résoudre leurs difficultés de balance des paiements. Le FMI octroit un crédit sur la base d’un plan d’ajustement économique. L’interet pour les pays membres :

financement à court terme en devise

Si ils sont d’accord pour octroyer un crédit = FMI approuve la politique économique = ils peuvent donc approcher avec plus de confiance les autres bailleurs de fonds.
Le montant de crédit octroyé dépend de :

la quote-part

du besoin de financement extérieur

de la qualité du programme entrepris

du montant d e l’endettement à l’égard du fonds (l’encours de la dette ne doit pas dépasser 300 % de la quote part)

de perspectives de la balance des paiements
En août 2001 le total des crédits et prêts s’élevaient à 67 milliards$.
Le droit de tirages :
Les tirages sur le FMI se font sous la forme de droit d’acheter des devises. Les pays membres ont le droit d’acheter des devises auprès du FMI en les payant avec leur propre monnaie.

Conséquence : accroisement des devises en monnaie faible

Reduction des devises en monnaie forte disponible

Solution :

Les tirages sont soumis à des conditions plus strictes : Une tranche de crédit correspondant à 25 % de la quote-part peut être tirée automatiquement.

les facilités existantes :

plusieurs facilités sont offertes aux etats membres. Le choix de la facilité la mieux adaptée dépend des problèmes du pays membres.

ex : difficulté structurelle : mécanisme des accords élargis

facilité pour la lutte contre la pauvreté et la croissance

facilité de reserve supplémentaires

aider les pays à prévenir de crises : lignes de credit préventive

assistance financière en cas d’urgence


    1. Les droits de tirage spéciaux :


Les DTS sont la 1ère monnaie internationale crée par les gouvernements en 1967 et sont composés d’un panier de 4 monnaies ($, euros, yen, £). But : fournir des liquidités nécessaires au bon fonctionnement du SMI. Les pays membres recoivent les DTS au pro rata de leurs quotes part. Ils peuvent soit :

  • Les detenir dans leurs reserves officielles csq : il augmente les réserves d’un droit à des devises fortes /crédibilise la monnaie nationale.

  • Les échanger contre une monnaie forte : pour financer un déficit de la balance courante. Csq : stimulation de la demande mondiale

  • Regler leurs paiements au FMI : pour rembourser les emprunts, pour payer l’augmentation des quotes parts.


Depuis 81, le FMI n’a plus effectué d’allocation de DTS.


    1. Le budget de fonctionnement :


Les dépenses de fonctionnement du FMI sont maitrisées. Elles ont augmenté depuis l’adhésion des pays d’Europe de l’Est et de l’exURSS.
En 2OO1 elles s’évaluent à 600 millions de $
Ces dépenses sont financées par une commission prélevée sur les crédits octroyés par le FMI. Les débiteurs payent une commission et les créditeurs recoivent une rémunération fixée sur la base du taux d’interet du DTS. La difference entre les commissions recues et les rémunnerations procure un revenu net qui couvre les dépenses du FMI
Depuis 87, le fonds prélève une surcharge sur les pays membres pour constituer des réserves en cas de pertes éventuelles.
Depuis 90 un mécanisme a été crée pour financer le dispositif mis en place dans le cadre de la stratégie de coopération renforcée adopter pour activer le règlement des impayés.
III – Les critiques dU fmi


Vers une montée des critiques.

L’immédiat après-guerre
L'article I des statuts du FMI fixe les buts : « Encourager la coopération monétaire internationale; faciliter l'expansion et l'accroissement harmonieux du commerce mondial; promouvoir la stabilité des changes; aider à établir un système multilatéral de paiements; mettre temporairement, moyennant des garanties adéquates, ses ressources générales à la disposition des États membres qui font face à des difficultés de balance des paiements. Plus généralement, et conformément à ses autres buts, le FMI a pour responsabilité d'assurer la stabilité du système financier international. »


  • Faciliter l’expansion du commerce mondial,

  • Promouvoir la stabilité des changes

  • Stabilité du système financier international



La création du FMI caractérise le renouveau institutionnel qui marque cette période. Le Fonds veille à ce que les comportements monétaires non coopératifs de l’entre-deux-guerres, qui sont à l’origine de crises qui ont alimenté l’esprit belliciste de nombreux États, ne se reproduisent plus. Il s’agit alors de mettre sur pied un nouveau système monétaire international (SMI) contribuant à la stabilité du cours des monnaies. Cet objectif s’est concrétisé par l’adoption d’un régime de changes fixes mais ajustables où les cours sont susceptibles de varier dans le cadre de marges de fluctuation a minima et a maxima définies de manière concertée.

Les désordres monétaires des années 1970
Les règles, qui fondaient l’ordre monétaire instauré en 1944, sont brutalement bouleversées après la décision du gouvernement américain de supprimer ce système de change fixe en refusant, dorénavant, d’assurer la convertibilité du dollar en or (août 1971). Cette décision ouvre une période de flottement généralisé des monnaies, un système qui sera officialisé en 1976 avec la signature des accords de la Jamaïque. Une logique de marché se substitue à une forme de gouvernance mondiale contrôlée : les capitaux et devises circulent librement, prétexte à des mouvements spéculatifs de grande ampleur qui renforcent les déséquilibres affectant la balance des paiements de nombreux États. Cette situation face à laquelle le FMI s’est trouvé mis de fait a affaibli d’autant son rôle d’arbitrage qui s’est vu réduit à la portion congrue.


  • Mise en place d’un change flottant

  • 1973, crise pétrolière.



Les années 1980 : la gestion de la dette
Peu d’observateur se doute que les années 80 vont amener une grave crise. La plupart des pays en développement bénéficient d’un accroissement constant des prix des produits de base sur les marchés mondiaux ; les taux d’intérêt sont en termes réels négatifs en raison de l’attitude accommodante des banques centrales occidentales, en fait, les banques peuvent de cette manière recyclé leur pétro-dollars, on espère que le financement de ces investissements vont être rentable.

Mais, en 1982, tout change. La nouvelle politique restrictive des Etats-Unis fixant des taux d’intérêt réels positifs et une grave crise économique vont plonger les créanciers et les endettés dans une situation grave.
Durant cette période, les ressources du FMI servent essentiellement à résorber la crise mondiale de l'endettement, due aux prêts excessifs octroyés aux pays en développement. En 1982, le Mexique suspend le service de sa dette, c’est-à-dire son remboursement, bientôt suivi par d’autres pays d’Amérique latine. Nombre de prêts viennent à échéance en 1982-1983 et ce continent se voit dans l’obligation de transférer vers le FMI davantage de flux financiers qu’il ne peut espérer en recevoir. Cette spirale de l’endettement ouvre une période caractérisée par la mise en place de politiques d’ajustement structurel des économies marqué par la succession de divers plans de rééchelonnement ou de conversion de la dette (plan Baker en 1985, plan Brady en 1988). Plan Brady, Brady (secrétaire du Trésor américain sous Bush) reprend l’idée de mittérand selon laquelle, il est inutile de repousser sans cesse les remboursements de pays non-solvables.Une dette externe excessive est néfaste pour le développement du pays. Il s’agit donc il faut supprimer ce surplus de dette à condition que les pays entreprennent un programme d’ajustement économique, soutenu dans les pays les plus pauvre par une facilité d’ajustement structurel.

Les années 1990 : les institutions financières internationales sous les feux de la critique
Si le poids de l’endettement continu de jouer son rôle de goulet d’étranglement, les crises de change qui se succèdent durant cette période sont d’une nature quelque peu différente. Certaines ont concerné les pays industrialisés (notamment l’Europe en 1992 et 1993 avec la crise du Système monétaire européen), mais elles frappent surtout les pays émergents : le Mexique en 1994, plusieurs pays asiatiques en 1997, la Russie en 1998, le Brésil l’année suivante et l’Argentine en 2001. À chaque fois, un scénario quasi identique se produit : un mouvement spéculatif sur telle ou telle devise aboutit à une forte dépréciation de sa valeur, laquelle provoque une fuite des capitaux qui entraîne un déficit de la balance des paiements. Le pays qui en est victime sollicite alors l’intervention du FMI qui, en contrepartie des crédits qu’il alloue, exige de l’État en question des « ajustements ».
C’est la pertinence de ceux-ci qui marque la limite de l’intervention du FMI dans la gestion des crises monétaires. En dépit de concours financiers importants (le Mexique s’est vu attribuer un prêt de 17,8 milliards de dollars en 1994, le continent asiatique a reçu en l’espace de deux ans plus de 36 milliards de dollars de crédits), la « conditionnalité » qui a présidé à l’attribution du soutien du FMI est aujourd’hui l’objet de contestations diverses.
Les politiques d’ajustement prônées par le FMI se caractérisent par une stricte orthodoxie en matière de finances publiques, laquelle s’exprime, en premier lieu, par des exigences très fortes en matière de politique budgétaire. Il s’agit, le plus souvent, d’accroître les recettes mais surtout de réduire les dépenses courantes (dépenses de personnel que l’on ne peut abaisser qu’en réduisant les salaires ou en diminuant le volume d’emploi) et de sélectionner plus sévèrement les dépenses d’investissements en les orientant vers des domaines d’activité susceptibles d’engendrer des revenus en devises qui permettraient d’assurer le service de la dette.
Dans cette optique, tout déséquilibre de la balance des paiements s’analyse comme le résultat inéluctable d’une gestion dispendieuse, une hypothèse devenue classique. En plaçant l’austérité monétaire et fiscale au centre des politiques d’ajustement, l’action du FMI a pu contribuer à amplifier les effets récessifs engendrés par un désordre boursier qui, à l’origine, n’est imputable qu’à la seule défaillance du marché des capitaux privés. Or, en ignorant cette réalité ou du moins en minorant l’effet causal de ce type de comportement, et en imposant une conditionnalité macroéconomique très stricte, l’action du FMI ne laisse guère de place aux réflexions sur les conséquences sociales et politiques, souvent extrêmes, des politiques d’ajustement proposées. La crise argentine des années 2001-2002 reste l’illustration parfaite de ce paradoxe : elle a coûté son poste à un président de la République, plongé le pays dans un état de quasi-faillite et jeté dans les rues des milliers de nécessiteux alors même que l’Argentine, jusque-là financièrement soutenue, figurait sur la liste des « bons élèves » du Fonds. La réforme de l’architecture financière mondiale reste plus que jamais le défi auquel le FMI doit s’atteler.

Les critiques du FMI
Le FMI est une institution souvent critiquée, même si ces critiques reconnaissent son existence comme indispensable. Les reproches viennent de différents angles.
Les critiques politiques.
Dans les années 80-90, la conditionnalité a été critiquée par les pays en développement qui ont accusé les programmes d’austérité de bloquer leur développement et de détériorer leur situation locale. Le FMI a aussi souvent été pris comme « bouc émissaire » par des gouvernements qui l’ont utilisé pour faire accepter à la population des réformes difficiles, sans avoir à en supporter les conséquences politiques. De graves incidents ont ainsi suivi la mise en place de programmes de stabilisation dans certains pays d’Amérique latine (notamment au Brésil et en Argentine) ainsi qu’en Afrique. Les gouvernements se sont déclarés « forcés » de mettre en œuvre des programmes de stabilisation pour obtenir les crédits du FMI et de la Banque Mondiale, et donc pour avoir un accès aux crédits bilatéraux et au rééchelonnement de leur dette. Les programmes préconisés par le FMI se sont ainsi vus accuser d’ « être néfastes à la croissance et au développement », de toujours recourir à « une cure d’austérité », d’ « accroître la pauvreté », et de « forcer le remboursement des dettes contractées auprès des banques commerciales ». Le directeur général du Fonds nommé en 2000, Horst Kohler, a entrepris de simplifier cette conditionnalité.
Idéé :

- FMI « bouc émissaire » des gouvernements pour faire passer des réformes difficiles sans avoir à supporter les conséquences politiques.

- Les programmes préconisés par le FMI se sont ainsi vus accuser d’être néfaste à la croissance et au développement et de toujours recourir à une cure d’austérité.

La critique des anti-mondialistes
Le mouvement des ONG contre la mondialisation s’est fortement développé après le sommet de l’OMC à Seattle. En France, ce mouvement est représenté par l’action par l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’aide aux citoyens (Attac). Cette association critique le contenu des conditions des programmes appuyés par le FMI : « les mesures imposées sont une violation patente de la libre détermination des peuples. D’autant qu’elles se traduisent concrètement par une réduction des dépenses de santé et d’éducation en particuliers. »

Elle préconise aussi l’abandon des politiques de libéralisation et d’ouverture au commerce extérieur : « le libéralisme a bousillé l’Argentine. Il faudrait demander des explications au FMI. »

Elle demande aussi l’imposition d’une taxe destinée à freiner les mouvements de capitaux, l’annulation des dettes contractées par les pays en développement, et l’adoption par les institutions de Bretton Woods du système de vote des nations unies (un pays, une voix).
Idée :

  • Plus de libre détermination des peuples

  • Abandon du libéralisme et ouverture du commerce

  • Imposition d’une taxe sur les flux linanciers afin de freine les mouvements de capitaux.

  • Annulation des dettes contractées par les PVD

  • Un pays = une voix



La critique du consensus de Washington
Ces critiques considèrent que le FMI et la banque mondiale utilisent un modèle unique, appelé consensus Washington, supposé n’offrir qu’une combinaison de politiques macroéconomiques restrictives et de politiques structurelles de libéralisation.

Bhagwati considère que Washington s’est profondément trompé en considérant que les effets de la libre circulation des capitaux seraient aussi positifs que ceux provenant de la libéralisation des échanges de marchandises. Cas de l’Asie du sud est.

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