Calendrier Le travail des relecteurs revient entre 15 mars et 5 avril





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Construction d’un référentiel technique : l’association vitroplants/jachères




1.1 Les vitroplants



La multiplication traditionnelle du bananier est réalisée par bouturage en prélevant certains rejets autour du pied porteur. L'œilletonnage pratiqué au préalable a pour but d’éliminer les rejets parasites pour ne conserver qu’un ou deux rejets les plus vigoureux.

L’utilisation de vitroplants constitue une technique de plantation plus récente qui utilise des plants issus d’une culture in vitro. Les vitroplants proviennent d’une multiplication en laboratoire de méristèmes prélevés sur des plantes cultivées sur une parcelle.

L’emploi de vitroplants présente plusieurs avantages : l’intérêt majeur du vitroplant est de permettre une meilleure maîtrise du parasitisme tellurique. Ce matériel végétal présente une meilleure qualité sanitaire (absence de nématodes et de virose, bonne qualité sanitaire vis-à-vis des bactéries et des champignons) que les rejets prélevés sur des parcelles infestées de parasites, en particulier en nématodes. La qualité agronomique des vitroplants est également mise en avant (productivité généralement supérieure à celle obtenue avec du matériel de plantation classique, Marie et al., 1993). L’avantage pour les planteurs de banane est également la disponibilité en matériel végétal (possibilité de disposer en toute saison de grandes quantités de plantules par achat auprès de pépinières). En Guadeloupe, plusieurs pépiniéristes commercialisent les vitroplants qui se fournissent essentiellement auprès de deux laboratoires : Vitropic, filiale du Cirad à Montpellier et Rahan Meristem à Kibbutz Rosh Hanikra (laboratoire israélien). L’achat des vitroplants par les planteurs était subventionné dans le cadre des Documents Uniques de Programmation (Docup) ; il l’est aujourd’hui dans le cadre des programmes opérationnels (PO).

L’usage des vitroplants par les planteurs de banane s’est accéléré lors de la dernière décennie. Des enquêtes localisées sur le bassin versant de la rivière Pérou, au cœur de la zone de production de banane, en 1999 et 2005, montrent que 72 % des planteurs de banane utilisent des vitroplants en 2005, alors qu’ils n’étaient que 36 % en 1999 (Guillou, 2005). En 2008, 59% des planteurs de banane en Guadeloupe utilisent les vitroplants avec de fortes variations selon les exploitations : 20% pour les exploitations familiale de plaine, 83% pour les grandes exploitations de plaine et 39% pour les exploitations familiales d’altitude, d’après des enquêtes conduites auprès de 168 planteurs (Blazy, 2012).

1.2 L’association vitroplants-jachère : un référentiel technique proposé par la recherche



Dans les zones de forte production, le parasitisme tellurique constitue un facteur limitant important du rendement (Dorel, 1988). Les nématicides sont des pesticides définis comme toxiques (pour le Némathorin®, risque toxicologique Xn, nocif et N, dangereux pour l’environnement28). L’enjeu est donc de limiter leur usage. Pour cela, les vitroplants, matériel végétal indemne de nématodes, peuvent être associés à un assainissement préalable des sols vis-à-vis de ces parasites. En effet, la résistance et la vitalité des vitroplants sont dues à l'absence de tout ce qui sclérose les plants traditionnels. Les vitroplants sont sains mais demeurent sensibles aux mêmes parasites (en particulier les nématodes) et ravageurs que tout type de plants. Ainsi, l’utilisation optimale de vitroplants implique que le sol ait été préalablement assaini par des techniques de rotation culturale ou de jachère (Ternisien & Ganry, 1990). Le principe pour limiter l’usage de nématicides est donc : matériel végétal sain sur sol sain.
Un itinéraire technique conçu par la recherche (le Cirad) a été proposé aux planteurs de bananes à partir de début 2000 en mobilisant des formations et des fiches techniques. Le référentiel technique a été formalisé dans un « Manuel du planteur de bananes de la Guadeloupe » (2003). La mise en place et l’entretien de la « jachère raisonnée » sont détaillés ainsi que la conduite au champ des vitroplants de bananiers. L’objectif est à la fois de limiter les traitements de nématicides, pesticides considérés comme dangereux, et d’accroitre les rendements. Les recommandations techniques principales conduisent à planter les vitroplants, matériel végétal indemne de nématodes, sur des sols assainis en nématodes.
Les racines et rhizomes de l’ancienne bananeraie constituant la première source d’inoculum en nématodes, il est préconisé de détruire l’ancienne bananeraie au moyen de traitements au glyphosate (Cirad, 2003). Des seringues spéciales sont utilisées pour injecter le glyphosate à l’aisselle d’une feuille vivante sur chaque bananier adulte. Quelques jours après l’injection, les premiers symptômes de dépérissement apparaissent et s’accentuent au cours des mois suivants. Il est recommandé de répéter l’injection 3 semaines après sur les plants encore verts peu touchés par la première injection. Au stade avancé de dépérissement, l’ensemble des plants de bananiers sont secs. Dans les mois qui suivent, il est recommandé d’appliquer un herbicide pour détruire de façon systématique toute repousse de bananier et contrôler le développement des herbes sur les parcelles (herbes qui risquent d’être hôtes de nématodes). L’usage du glyphosate, considéré comme peu toxique (Tomlin, 1994), est censé permettre de limiter l’usage des nématicides, constitués de molécules organochlorées plus toxiques.

Des analyses nématologiques des racines de bananiers ont été mises au point et sont réalisées pour les planteurs de banane au laboratoire au Cirad en Guadeloupe. Les traitements en nématicides sont ainsi raisonnés en fonction du niveau d’infestation des bananeraies.

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