Résumé Quelles que soient leurs propres politiques, les pays du Sud seront inévitablement affectés par le développement des organismes génétiquement modifiés dans les pays industrialisés.





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Les risques liés à l'utilisation des OGM ne sont pas d'une nature différente au Nord ou au Sud. On pourrait en conséquence attendre que l'expérience des pays industrialisés valide ou non les espoirs placés dans ces nouvelles techniques avant d'envisager leur introduction dans des systèmes à bien des égards plus fragiles. Mais l'extrapolation des résultats sera difficile, car l'appréciation des risques environnementaux créés par l'introduction de nouvelles pressions de sélection devra nécessairement être effectuée à un niveau local, alors même que les données scientifiques permettant de porter un jugement rigoureux seront souvent particulièrement lacunaires. Ainsi, l'étude des conséquences de la dissémination devra prendre en compte la richesse de la biodiversité et le rythme particulier de son évolution. Il n'est donc pas trop tôt pour initier sérieusement les études sur la manière dont les risques peuvent se concrétiser en climat tropical.
Comme dans les régions plus développées, l'irruption dans des systèmes techniques largement stabilisés de ce qui s'apparenterait à une véritable révolution technologique ne manquerait pas non plus de modifier en profondeur les équilibres et les mécanismes de régulation entre groupes sociaux, entre acteurs économiques, et entre pays. Il est donc également important d'en appréhender les déterminants pour que les responsables administratifs et politiques puissent aménager en temps utile les transitions nécessaires.
Les connaissances et les outils progressent à un rythme si soutenu dans le secteur des biotechnologies que certaines utilisations qui peuvent paraître aujourd'hui relever du domaine de la science fiction deviendront demain techniquement réalisables. D'autres, qui semblent se situer dans la continuité de résultats déjà obtenus butteront au contraire sur des contraintes insurmontables. D'autres enfin n'ont même pas encore été imaginées, car la recherche fondamentale ne programme pas ses applications.
Les perspectives prometteuses ont elles une chance de se concrétiser?

Aucun des développements susceptibles d'intéresser spécifiquement les pays en développement ne verra naturellement le jour si un minimum de moyens ne leur est pas consacré. Il serait illusoire de compter sur les mécanismes de marché, qui ont constitué le principal moteur de l'expansion des biotechnologies dans les pays industrialisés, pour assurer le développement de produits qui présenteraient un intérêt quasi-exclusif pour les pays les plus pauvres. Seules les recherches publiques, nationales ou internationales, sont donc à même de mobiliser des moyens suffisants pour explorer des utilisations originales destinées à des marchés peu solvables, d'en étudier sérieusement les risques de différente nature, et d'appréhender les conditions propices à la bonne insertion de ce type d'innovations dans des sociétés déterminées. Elles failliraient à leur mission en ne le faisant pas.

Mais la recherche publique en biotechnologie est devenue étroitement dépendante d'une coopération étroite avec le secteur privé. Les entreprises sont à l'origine de progrès essentiels des connaissances fondamentales. Elles contribuent de façon importante à l'apparition et au perfectionnement de nombreuses techniques de laboratoire. Et surtout, sans un minimum de bonne volonté de leur part pour donner accès dans des conditions raisonnables aux techniques sur lesquelles elles ont acquis des titres de propriété, il devient quasi impossible pour un laboratoire public, qu'il soit africain, européen ou américain, d'espérer maîtriser tous les maillons de la chaîne qui conduit jusqu'aux applications de terrain.
Fort heureusement, les firmes ne peuvent probablement pas non plus se passer ni de la recherche publique, ni des opinions publiques, ni des pays du Sud. La maîtrise de quelques techniques de transformation ne sert à rien si l'on ne dispose pas simultanément d'un réservoir de gènes où identifier ceux qui peuvent apporter des fonctionnalités nouvelles, ou de variétés déjà performantes dans les contextes particuliers. Les pays en développement ont donc une monnaie d'échange. De plus, les entreprises de biotechnologie commencent à se rendre compte qu'il est de leur intérêt de corriger leur image auprès des acheteurs de leurs produits dans une logique promotionnelle de mécénat tournée vers les pays du Sud. Plus que du financement de recherches sur des "problèmes orphelins", leur contribution la plus déterminante devrait se situer dans le domaine de la propriété intellectuelle où un changement d'attitude n'entraînerait souvent pour eux que des surcoûts marginaux puisque les marchés "perdus" n'existent pratiquement pas. Des signaux encourageants ont ou être enregistrés récemment dans des cas exemplaires tels que la création du "Golden Rice" enrichi en bêta-carotène (21) (toutes les entreprises concernées ayant accepté de céder gratuitement le droit d'utilisation de leurs brevets, alors que plusieurs dizaines de licences, pratiquement impossibles à négocier auraient été en principe requises) ou la fabrication de médicaments génériques contre le SIDA. Le procès dans lequel s'est embourbée l'industrie pharmaceutique contre le gouvernement d'Afrique du Sud a parfaitement démontré que le droit international devient inapplicable lorsqu'il est perçu comme contraire aux besoins essentiels d'une partie de l'humanité. Ces situations, en raison de leur caractère particulièrement emblématique, ne sont cependant pas extrapolables et d'autres situations de crise se produiront avant que, soit les législations, soit la façon dont elles sont appliquées, n'évoluent dans un sens plus favorable aux bénéficiaires (potentiels) les plus démunis.
La recherche publique, pour sa part, ne se contente pas de contribuer au progrès des connaissances en biotechnologie. Elle peut aussi apporter aux entreprises sa propre expérience des agricultures du Sud et de leurs besoins, du fonctionnement des plantes et des systèmes de culture tropicaux, son antériorité dans la collecte et la gestion des ressources génétiques de nombreuses espèces, ses études des écosystèmes, ses analyses des économies et des dynamiques de changement social qui permettront de valoriser certaines applications pour lesquelles des marchés solvables pourront alors se développer.
Les entreprises de biotechnologie seront le vecteur dominant de l'introduction des nouvelles technologies mais on peut raisonnablement espérer que les relations avec les pays pauvres pourraient, dans une certaine mesure, se rééquilibrer en faveur de ces derniers.
Les progrès techniques se traduiront-ils par des progrès économiques et sociaux?

La contribution possible des biotechnologies au développement doit être évaluée dans une approche systémique où les facteurs techniques ne sont pas la seule dimension à maîtriser pour augmenter durablement les rendements agricoles. Au delà de la question de l'affectation des moyens nécessaires à des objectifs de réduction de la pauvreté, les facteurs culturels qui conditionnent l'acceptabilité des innovations, l'accès au crédit, la politique des prix agricoles, la nature et le fonctionnement des institutions conditionnent aussi la possibilité de transformer une prouesse technique en un progrès économique et social qui bénéficiera au plus grand nombre.

La question de la production et de la distribution des semences mérite une attention toute particulière. Dans de nombreux pays, la libéralisation des économies sous l'influence des organismes multilatéraux a conduit à la disparition d'un secteur public de production de semences, qui était par ailleurs de qualité et d'efficacité très variable, sans qu'il soit remplacé par l'apparition de nouveaux producteurs et distributeurs privés. La mise à la disposition des agriculteurs des nouvelles variétés performantes est donc fréquemment rendue encore plus aléatoire que par le passé. Il existe aussi une autre barrière structurelle à la diffusion des variétés recombinantes, directement liée à leurs difficultés d'identification. La précision des méthodes de transformation génétique sera, en effet, mise à profit pour fabriquer des variétés qui ne se distingueront souvent des variétés traditionnelles que par un très petit nombre de caractères non immédiatement perceptibles. Mais elles susciteront alors peu de demandes si le cultivateur n'est pas capable de les reconnaître, s'il ne peut faire la part du facteur précis qui aura été amélioré lorsque les déterminants d'une limitation des rendements seront multiples, ou si le risque contre lequel il aura cherché à se prémunir ne se réalise pas plusieurs années de suite (18). De même, comment fera-t-il le lien entre une variété enrichie au plan nutritionnel et l'état de santé de sa famille? Et à l'inverse, si par voie génétique l'on détoxifiait les racines de manioc ou que l'on réduisait fortement les risques de contamination par des mycotoxines après la récolte, ne courrait-on pas le risque de voir se multiplier les intoxications par les variétés non transformées qui feraient alors l'objet de moindres précautions d'usage?
Le souci d'un développement durable ne permet pas de faire l'impasse sur les atteintes possibles à l'environnement. Or des erreurs seront nécessairement commises sur un chemin qui sera long et semé d'embûches. Le principe de précaution, parfois abusivement cité pour interdire toute démarche expérimentale qui ne serait pas totalement maîtrisée (8), devra conduire à l'application de règles déontologiques strictes de la part de toutes les parties concernées afin d'éviter au maximum les risques d'accidents aux conséquences à la fois graves et irréversibles. Mais on ne pourra pas transposer directement les mesures de précaution qui auront été mises au point dans d'autres contextes sans tenir compte aussi des caractéristiques de l'organisation sociale. Ainsi, dans les zones où seront plantés des cultures tolérantes aux ravageurs, les stratégies de prévention de l'apparition de populations d'insectes résistants seront radicalement différentes suivant que la production est effectuée sur de grandes exploitations ou de petites parcelles et qu'existent ou non des organisations collectives efficaces de producteurs.
Comme dans les pays développés, seul un raisonnement au cas par cas prenant en compte la nature de l'organisme transformé, les caractéristiques du transformant, les particularités de l'environnement et les modalités d'utilisation permettra de définir les précautions à prendre et les limites à ne pas franchir. Suivant les circonstances, les flux de gènes qui se produiront entre plantes cultivées et espèces sauvages n'auront pas la même portée selon qu'ils seraient susceptibles de rendre envahissantes des espèces sauvages devenues plus résistantes, ou de les enrichir en vitamines ce qui ne leur conférerait aucun avantage sélectif en terme de dynamique des populations.
Pour chaque plante transgénique, le bilan comparatif des avantages et des inconvénients différera d'un pays à un autre. Il ne peut donc y avoir de réponse générale à la question de l'utilité des OGM pour les pays en développement.
Les pays en développement sont déjà entrés dans l'ère des organismes génétiquement modifiés

L'économie de certains pays est déjà susceptible d'être profondément affectée par des substitutions de marchés rendues techniquement possibles entre matières premières d'origine tropicale ou tempérée. On sait produire dans du colza ou du soja des huiles lauriques qui étaient exclusivement issues jusqu'à présent du coprah ou du noyau du palmier à huile. Un nombre croissant d'arômes de fruits tropicaux destinés à des produits alimentaires transformés industriellement pourra être fabriqué en réacteurs, supprimant ainsi d'importants débouchés pour les producteurs. Et, pour continuer à avoir accès aux marchés des pays développés, tous les pays seront amenés à justifier à l'avenir du respect de normes contraignantes de sécurité et de traçabilité, ce qui nécessitera qu'ils se dotent de capacités d'analyse et modifient certains de leurs circuits commerciaux. Ainsi, sauf dans l'hypothèse d'un arrêt brutal de toute utilisation de plantes génétiquement modifiées dans les pays du Nord, aujourd'hui peu probable, les pays en développement ne pourront pas échapper aux transformations des marchés internationaux de matières premières agricoles induites par les biotechnologies, quels que soient leurs propres choix à cet égard.

Aujourd'hui, à côté de l'Argentine, de la Chine et du Mexique, qui cultivent déjà des plantes transgéniques dans un cadre commercial, près d'une vingtaine d'autres pays du Sud conduisent ou ont programmé des essais aux champs : le Brésil, le Chili, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, la Colombie, le Venezuela, l'Inde, la Malaisie, l'Indonésie, la Thaïlande, le Zimbabwe, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Kenya, l'Egypte…De très nombreuses espèces et variétés sont concernées, dont des cultures spécifiques des pays tropicaux : la canne à sucre, le papayer, le manioc, la patate douce, la banane plantain, le giroflier…Dans la plupart des cas, ces introductions s'effectuent à l'initiative des grandes firmes, parfois associées à des institutions nationales, qui poursuivent ce faisant plusieurs objectifs:
elles cherchent à mieux rentabiliser leurs investissements de développement, lorsque les mêmes plantes sont cultivées à la fois dans des pays du Nord et du Sud (maïs, coton, riz, tabac, tomate, soja, pomme de terre...) ;

elles peuvent offrir leurs techniques en contrepartie à l'accès qu'elles sollicitent aux ressources génétiques localisées au Sud;

elles souhaitent se prémunir contre les risques d'une extension géographique de certaines pressions parasitaires qui pourrait, à terme, menacer leurs approvisionnements en matières premières (cacaoyer, caféier à titre encore très exploratoire).

Un nombre croissant de pays considèrent qu'il ne s'agit déjà plus pour eux de se prononcer pour ou contre les biotechnologies en général, mais de se préparer à tirer le meilleur parti d'évolutions déjà engagées sur la scène internationale et dont ils subiront de toutes façons les conséquences. La plupart des pays en développement se sont aujourd'hui déjà dotés, ou sont en train de se doter, de dispositifs législatifs et réglementaires concernant la production et l'utilisation des organismes génétiquement modifiés. Il leur reste à accomplir le plus difficile, c'est à dire pour certains la définition d'une politique allant dans le sens d'un développement durable et pour tous sa mise en œuvre, en commençant par la formation de toutes les compétences nécessaires (3).

Les options des pays concernés couvrent un spectre très large, depuis l'Ethiopie, qui exprime, au nom d'un groupe important de pays africains, une très grande réserve dans tous les forums internationaux, jusqu'à la Chine, qui aurait déjà mis en champ près de 50 espèces différentes, transformées avec pas moins d'une centaine de gènes (13). Il est intéressant de noter que la moitié des essais chinois est issue des travaux de ses propres laboratoires. Un observateur aussi averti que Gordon Conway, Président de la Fondation Rockfeller et théoricien de la " révolution doublement verte ", a pu déclarer à son sujet (5): " même si le marché pour les cultures d'OGM devait s'écrouler et les recherches être drastiquement freinées dans les pays industrialisés, il existe un pays qui continuera à investir massivement… C'est la Chine. La Chine a désespérément besoin de ces techniques et ne les abandonnera pas ". Entre ces deux extrêmes, plusieurs pays ont consenti de gros efforts pour développer des infrastructures scientifique de niveau international -la Corée, Taiwan, l'Inde, le Brésil sont, par exemple, des partenaires à part entière du consortium international pour le séquençage du génome du riz -, maîtriser les techniques de transformation et les orienter vers la solution de leurs propres problèmes agronomiques, tout en interdisant jusqu'à présent toute utilisation à grande échelle. Le Mexique, le Kenya, la Thailande peuvent aussi être rangés dans cette catégorie (12). Il est d'ailleurs intéressant de constater que ces pays qui manifestent pratiquement tous une grande prudence concernant la diffusion des OGM ne semblaient pas jusqu'à présent conférer toujours une haute priorité aux autres composantes de la sécurité biologique (perte d'habitats, invasion d'espèces exogènes, création d'insectes résistants par un usage insuffisamment raisonné de produits insecticides,..).
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