L'industrie du cacao secouée en Côte d'Ivoire





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L'industrie du cacao secouée en Côte d'Ivoire

Le Monde, 29 décembre 2010 par Morgane Remy


Une des plus grande industries de la Côte d'Ivoire souffre des tensions politiques causées par la lutte pour les pouvoir des deux candidats à la présidentielle. Revue de presse internationale sur la situation.

Des prix qui s'envolent, des transports perturbés par les grèves ou les craintes d'un retour à la guerre civile et, surtout, un secteur du cacao en plein désarroi: la crise politique qui secoue la Côte d'Ivoire aggrave la situation d'une économie déjà fragile. L’industrie du cacao, une des plus importante du pays, sera la première à en souffrir.

Le second tour de l'élection présidentielle, le 28 novembre, devait mettre un terme à la crise économique qui sévit dans cet Etat d'Afrique de l'Ouest, premier producteur mondial de cacao (40% de la production mondiale), depuis la guerre de 2002-2003 qui a divisé le pays en deux. Au lieu de cela, le scrutin, dont les deux candidats, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, se disputent la victoire, a envenimé la situation.

Aujourd’hui, en pleine période de fêtes où les chocolats sont offerts à toutes les générations, le secteur du cacao en Côte d’Ivoire risque d'avoir des difficultés à se relever de la crise politique. 

Le Financial Times rappelle que l’industrie du cacao ne s’est pas arrêtée malgré la crise ivoirienne. A la bourse de Londres, en décembre, la plus grande vente en volume de cacao a été enregistrée depuis 10 ans. 109 960 tonnes de cacao ont été acheté. Mais les traders dans ce secteur s’inquiètent pour des questions de livraisons : plus de 200 000 tonnes n’ont pas été envoyées à cause des grèves et des troubles politiques qui affectent les ports.

Abidjan.net, un site d’actualité francophone sur la Côte d’Ivoire, témoigne des difficultés sur place. Les grèves ont bloqué pendant plusieurs jours les ports, retardant le chargement des cargos en directions des pays acheteurs. Les paysans sur place se trouvent alors, en pleine saison de récolte, incapable de récolter plus de cacao et de les livrer aux ports exportateurs. Pendant ce temps-là, la qualité des fèves cabosses se détériore. Les agriculteurs de fèves de cacao sont les premières victimes économiques de cette crise politique.

Et l’AFP affirme que si la crise dure plus d’un mois, « la situation risque d’être dramatique en raison des avaries sur la production », estime Samir Lakiss, important exportateur ivoirien interrogé par l’agence de presse. A San Pedro, au Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire, le premier port d’exportation de cacao au monde, par où transite plus de 500 000 tonnes de fèves chaque année, le rythme de chargement a fortement baissé, et ce, en pleine traite cacaoyère.

La Radio netherlands worldwide souligne que les Pays-Bas s’inquiètent particulièrement de cette crise. Car les Pays-Bas, gèrent une majorité des imports-exports de cette matière première (une tradition conservée depuis l’époque coloniale) mais aussi parce que les Pays-Bas se sont investis dans son exploitation. La Radio rappelle que les exportations de fèves de cacao ont déjà été interrompues en 2004 et que sans évolution de la situation politique, cela pourrait arriver de nouveau aujourd’hui.

Plus proche de nous, Le Progrès, le quotidien régional de Rhône-Alpes, a donné la parole au chocolatier stéphanois Weiss. Cela risque de faire perdre des parts de marché à la production ivoirienne qui est déjà jugée en déclin qualitatif. Depuis quelques années, « le pays a décidé de remplacer ses plantations de cacao par de l’hévéa afin de fabriquer de l’huile de palme, jugée beaucoup plus rentable. La qualité de sa production a été impactée : on parle même de « pourriture noire » qui a touché le cacao de la Côte d’Ivoire », explique Sylvie Martin-Burellier, responsable des achats et de l’approvisionnement de Weiss. Résultat les chocolatiers se tourne vers le Ghana, Madagascar, le Venezuela ou l’Equateur.


B
oursereflex – cours du cacao bourse de New York


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