Ch 1 : la psychologie sociale : approche et theories





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LES PROCESSUS DE LA COMMUNICATION




    1. RESEAUX ET STRUCTURES DE COMMUNICATION DANS LES GROUPES

Le réseau de communication définit l’ensemble des canaux existant dans un groupe organisé, par lesquels les messages sont transmis (conditions matérielles). La structure de communication est l’organisation des échanges réels entre les membres du groupe, en vue d’effectuer une tâche donnée (Flament, 1965).


      1. LES ETUDES EXPERIMENTALES / CARACTERISTIQUES DES RESEAUX

Bavelas, en 1950 a défini des propriétés géométriques de réseaux (en chaîne, en cercle, en rayon). Il a fait l’hypothèse que la structure du réseau de communication affecte la performance d’un groupe composé de cinq personnes. Leavitt en 1951, puis Flament en 1965 ont développé le dispositif de Bavelas.


      1. MESURE DES PROPRIETES DES RESEAUX : CENTRALITE ET PERIPHERIE

L’indice de centralité, mis en évidence par Bavelas, en 1950, définit la position la plus proche de toutes les autres dans un réseau donné.

L’indice de connexité d’un réseau est égal au plus petit nombre de canaux dont le retrait entraîne la déconnexion du réseau .

L’indice de périphéralité, proposé par Leavitt (1951), mesure le degré d’inégalité des participants dans l’accès à l’information à l’intérieur d’un réseau : plus l’indice de périphéralité est élevé, plus le moral du groupe est bas.

Les études des réseaux de communication ont permis de dégager l’importance de l’influence de la structure du réseau non seulement sur l’efficacité du groupe, mais aussi sur le degré de satisfaction.


    1. LA COMMUNICATION NON VERBALE.


Ekman (1978) a dégagé l’idée de l’universalité des expressions faciales, en marquant toutefois l’importance des variations introduites par des facteurs sociaux, individuels ou culturels.

L’approche de Birdwhistell repose sur la kinésique qu’il définit comme « l’ étude des aspects communicatifs des mouvements corporels appris et structurés ».


    1. LES RUMEURS




      1. LES ETUDES EXPERIMENTALES

Les expériences d’Allport et de Postman (1965) constituent une des références classiques pour la compréhension de l’altération des messages dans une communication. Elles partent de l’hypothèse que les rumeurs sont mises en circulation parce qu’elles ont la double fonction d’expliquer et de soulager des tensions émotionnelles.

Les travaux de Dodd (1953) ont présenté le phénomène de la rumeur à travers une expérience de transmission d’un message dans une ville. Il a réalisé une courbe de diffusion de la rumeur en fonction de l’espace et du temps.

      1. LES RECHERCHES SUR LE TERRAIN

Rumeur d’Orléans

Rumeur de Villejuif

      1. LE MODELE EXPLICATIF

Allport et Postmann (1965) ont montré qu’une rumeur dépend de la présence combinée de deux éléments : l’importance d’une information et l’ambiguïté qu’elle véhicule. Ils ont identifié trois processus en fonction desquels se développe une rumeur :

  • le processus d’appauvrissement ou de nivellement : la rumeur devient de plus en plus courte, facile à raconter, à mesure qu’elle circule. 70 % des détails sont éliminés au cours de cinq ou six transmissions.

  • Le processus d’accentuation : c’est le processus de renforcement de certains détails, qui prennent une place centrale dans la signification des rumeurs.

  • Le processus d’assimilation : il s’agit de la réorganisation des informations autour de certains motifs centraux. Ce processus résulte de la force d’attraction exercée sur une rumeur par les habitudes , les intérêts et sentiments de ceux à qui elle s’adresse.




  1. LES COMMUNICATIONS DE MASSE


C’est la diffusion quantitativement importante de contenus semblables à des individus à l’aide de techniques de diffusion collective.

Les principaux types de communication de masse sont la presse, le cinéma, la radio, la télévision, le livre, l’affiche…


    1. L’ APPROCHE STRUCTURALE DES COMMUNICATIONS


Cette approche montre comment le support technique a progressivement remplacé le transfert individuel.

Les travaux de Moles (1986) abordent le phénomène de communication de masse à partir de la notion de média.

Les mass-médias sont un ensemble de techniques qui diffusent le même message à un grand nombre d’individus, à partir d’une source unique.



    1. LES MEDIAS DE LA COMMUNICATION

McLuhan (1964) a mis l’accent sur les médias de la communication, en cherchant à connaître les caractéristiques de chaque médium et à mesurer ses effets sur la structure sociale. Selon lui, c’est le mode de communication qui a un impact sur les conduites et les croyances, plus que les images que l’on donne à voir, ou les informations que l’on donne à entendre.



    1. L ‘INFLUENCE DES COMMUNICATIONS DE MASSE


Ex : on a cherché comment les individus utilisent la télévision en montrant, plutôt que les effets qu’elle exerce sur eux, sa fonction de leur fournir des rêves par procuration.


CH 6 L’ IDENTITE SOCIALE

  1. LES CONCEPTIONS DE L’IDENTITE

L’identité en tant que définition d’une interaction particulière du social et de l’individuel, a été abordée selon deux perspectives : celle qui privilégie les caractéristiques individuelles et définit les modalités de constitution de soi, à partir d’une absorption du social par l’individuel ; celle qui privilégie les caractéristiques collectives et définit les modalités d’appartenance de l’individu à un groupe, une catégorie sociale, à partir de son intégration à un système donné.


    1. LA PERSPECTIVE PSYCHANALYTIQUE


Pour Erikson (1972), le concept d’identité se traduit par la définition de soi, c’est-à-dire par les caractéristiques qu’un individu identifie comme siennes et auxquelles il accorde une valeur pour s’affirmer et se reconnaître.

Laing (1971) a apporté à la notion d’identité un éclairage particulier, par la définition du concept d’identité complémentaire, à savoir, la fonction des relations personnelles par laquelle l’autre complète le Soi, ou répond à son attente).


    1. LA CONCEPTION SOCIOLOGIQUE


Dans la perspective sociologique, la notion d’identité a été envisagée à partir de l’étude des diverses formes d’intégration à un ordre social, selon deux points de vue distincts :

- La sociologie dialectique

Elle s’inspire des concepts développés par Marx et définit l’identité comme une intériorisation des valeurs qui, elles-mêmes, ne sont pas séparables d’une idéologie dominante dans une société.

L’étude de l’identité correspond donc à une analyse des rapports sociaux grâce à laquelle l’individu se dégage de l’épaisseur de la contrainte sociale dans laquelle il est enfoui, pour se définir comme acteur de l’histoire, à travers les conduites d’opposition qu’il est capable d’assumer.

- La sociologie fonctionnaliste

Elle décrit l’identité comme le reflet, au niveau individuel, des valeurs communément admises dans une société. En toute société, il existerait ainsi des identités-types qui sont des modèles pour la conduite sociale, et qui représentent la réalité objective qu’engendre une société et à laquelle les individus s’identifient. (approche développée notamment par Berger et Luckman, en 1966).


    1. L’ APPROCHE PSYCHOSOCIALE


Cette approche a défini progressivement l’identité à partir d’une problématique de l’interaction intégrant, d’une part les aspects individuels et les composantes psychologiques reliées à la personnalité (Soi) , et d’autre part, les variables sociologiques, reliées à la notion de rôle social et d’appartenance à un groupe.

Mead (1934) propose une définition de l’identité à partir des relations existant entre l’esprit, le Soi et la société.

Allport (1970), présente également l’identité par le concept de Soi, mais qui est assimilé à la conscience de soi.

Miller (1975) distingue l’identité publique, qui traduit les composantes psychologiques au regard des normes du groupe, et l’identité du choix, qui définit les modalités d’organisation des représentations qu’un individu a de lui-même.

A travers ces approches, l’identité désigne donc la construction de soi au travers des interactions sociales.


  1. LES CARACTERISTIQUES DE L’ IDENTITE


Les caractéristiques de l’identité montrent comment les individus définissent qui ils sont, à divers moments de la vie, dans des circonstances qui les obligent à faire des choix, ou dans des groupes auxquels ils se réfèrent.

Elles ne sont pas des données stables.
2.1 L’ IDENTITE PERSONNELLE OU LE SOI
Le concept de soi est celui par lequel on caractérise le plus largement l’identité personnelle ; il représente l’ensemble des caractéristiques qu’un individu considère comme siennes, et auxquelles il accorde une valeur socio-affective. L’identité implique donc une définition du Soi.


      1. ESTIME DE SOI ET CONSCIENCE DE SOI

On distingue deux aspects dans le Soi : l’estime de soi et la conscience de soi. L’estime de soi peut être décrite comme l’importance qu’un individu s’accorde par rapport aux autres.

La conscience de soi désigne l’aspect dynamique de l’identité à travers lequel les individus prennent conscience d’eux-mêmes par l’attention qu’ils portent à ce qu’ils sont.


      1. LA PRESENTATION DE SOI

C’est une des expressions de la conscience de soi publique qui sera développée sous un angle psychosocial. On distingue deux types de présentation de soi : la présentation de soi authentique qui est une image de soi présentée aux autres, tel qu’on est ; la présentation de soi stratégique qui est une image de soi présentée aux autres de telle sorte qu’elle corresponde à leurs perceptions et attentes. La présentation de soi se manifeste selon plusieurs modalités : affirmer notre distinction, créer une impression relative à la situation, faire de la mise en scène, adopter un comportement stratégique).


      1. CONSEQUENCES

Le Soi est la part de l’investissement social de l’identité. Habituellement, nous tenons à créer auprès des autres une bonne image de nous-mêmes, qui constitue un élément important dans toute interaction sociale. Ainsi une présentation de soi réussie renforce l’image positive que les autres ont de nous et celle que nous avons de nous-mêmes. Lorsqu’il y a un écart entre l’identité voulue et l’identité ressentie, il se crée une situation de tension, il se développe une réaction de compensation , qui consiste à déplacer sur une autre situation le manque à gagner.

Une autre conséquence de l’expression du Soi est liée au fait que celui-ci intervient dans un contexte social. Les situations sociales produisent ainsi un état de conscience de soi qui peut être tantôt positif, tantôt négatif, et qui nous oblige à une réévaluation de notre image.


    1. L ‘ APPARTENANCE SOCIALE


L’identité se caractérise également par le fait que les individus se repèrent dans le système social, et définissent qui ils sont en fonction de leur appartenance sociale.


      1. LA PERSONNALITE DE BASE

L’identité passe tout d’abord par l’appartenance à une collectivité sociale (pays, race, religion, croyance). Cette idée a été développée par Kardiner en 1939.


      1. LES CATEGORIES SOCIALES

L’identité sociale est déterminée par l’insertion de l’individu dans des catégories dont la classe ou le niveau social, ainsi que le groupe ethnique apparaissent comme des éléments spécifiques.


      1. L’ APPARTENANCE SEXUELLE

Block et Hann (1971) ont mis en évidence les différences dans l’affirmation de l’identité selon le sexe. Alors que les hommes manifestaient avec l’âge, plus de confiance, de satisfaction personnelle et de compétence, liées à leur statut social, les femmes avaient un sentiment plus négatif d’elles-mêmes en considérant que leurs attraits sexuels diminuaient.


    1. L’ IMPLICATION SOCIALE


L’identité sociale n’est pas une réalité acquise une fois pour toutes ; elle évolue au cours de la vie et se construit à travers les engagements (choix d’une carrière, d’un parti politique..).

Marcia (1966, 1978) a défini quatre formes d’identité suivant l’implication sociale : l’affirmation de l’identité, le moratoire, le refus de l’identité propre, et la dispersion).


  1. LES MECANISMES DE L’ IDENTITE


L’identité sociale se construit progressivement.


    1. L ‘IDENTIFICATION

L’identification se réfère à des modèles sociaux et culturels qui orientent nos comportements pour évaluer autrui.

Dans un autre sens psychosocial, l’identification a été définie comme un processus inconscient de structuration de la personnalité par lequel autrui sert de modèle à un individu, ou un groupe, qui le fait sien.


    1. LES REFERENTS IDENTITAIRES

L’identité se construit à partir d’un ensemble d’éléments pris dans les catégories sociales existantes et qui lui servent de grille de lecture : on désigne ces éléments sous le terme de référents identitaires.

La notion de référent (Sullivan, 1953) a été utilisée pour qualifier les individus qui marquent de façon particulière l’image que nous nous faisons de nous mêmes.

Lorsque les référents identitaires concernent un groupe, on les appelle groupe de référence (Hyman, 1942).

Denzin, en 1972, a fait apparaître que l’identité se construit par rapport à plusieurs référents.

L’influence des groupes de référence dans la formation de l’identité a été analysée à travers deux mécanismes : la comparaison sociale et l’influence normative.


    1. L’ IMPROVISATION IDENTITAIRE


Dans une perspective sociologique, l’identité sociale a été longtemps considérée comme le résultat des déterminations que le système social faisait peser sur nous.

Dans une perspective psychosociale, elle n’est plus considérée comme un processus automatique d’intériorisation des éléments sociaux.

L’identité apparaît comme un mécanisme dynamique où interviennent trois facteurs :


      1. LE MECANISME D’ EVALUATION

L’identité n’est pas un résultat pur et simple des contraintes ; nous n’avons pas à nous plier passivement à elles, mais nous pouvons encore faire un choix relatif.


      1. LE SYSTEME D ‘ IMPROVISATION

L’identité apparaît comme la possibilité d’une certaine liberté par rapport à l’ensemble des contraintes sociales.



      1. LE SYSTEME DE NEGOCIATION

L’identité n’est pas toute faite d’avance, mais le fait d’assigner un rôle social à un individu montre que nous ne sommes toutefois pas entièrement libres de choisir notre identité. Celle-ci résulte d’une négociation avec nous-même, et en réponse individuelle aux exigences sociales.






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