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L'Union Européenne (2)
les entreprises et l'Europe


Par Jean-Pierre TESTENOIRE

Actualisé par Marie BERRAH

© Cerpeg - Septembre 2013

1° partie
1. Les étapes de la construction européenne
2. Les principes de la construction européenne
3. L'Europe dans le monde

Contenu


A.Les acquis macro économiques de la construction européenne 2

B.Les réalisations conjoncturelles 2

C.Les politiques structurelles 5

La politique de la concurrence 5

La politique extérieure 7

La politique de formation 7

La politique de l'environnement 7

D.La politique économique de l'Union 9

E.L'Europe et les entreprises 10

Notes 11

Pour en savoir plus… 12


Les performances et l'influence de l'économie de l'Union européenne sont le résultat de la mise en œuvre de politiques économiques coordonnées, soit au niveau sectoriel (agriculture, échanges, environnement, monnaie) soit en termes structurels (politique de la concurrence, Europe sociale, économie de l'intelligence).

Cependant l'Union peine à mettre en place une politique économique européenne compte tenu de l'articulation communautaire nécessaire entre l'autonomie nationale des politiques budgétaires (soumises cependant aux contraintes du pacte de stabilité et de croissance d'Amsterdam 1997. Ce dernier ayant été révisé en mars 2005 afin d’assouplir les conditions du pacte) et de la politique monétaire, gérée au niveau supranational par la BCE.

Au total, la construction de l'Union ouvre à long terme de nouvelles opportunités pour les entreprises, bien que les processus d'élargissement et la gestion de l'Euro soient aussi porteurs de menaces à court terme.

A.Les acquis macro économiques de la construction européenne


La politique économique de l'Union se construit autour de réalisations concrètes (les politiques sectorielles) encadrées, ou guidées, par des politiques structurelles.

B.Les réalisations conjoncturelles


On distinguera principalement ici la politique agricole commune, la politique des échanges (le marché unique) et la politique monétaire.

La politique agricole commune (PAC) [ 1]


Première réalisation européenne (lancée en 1960 et consacrée par le marché commun agricole dès 1968) la PAC avait pour objectif de permettre à l'Europe d'assurer son indépendance alimentaire (en favorisant la modernisation de l'agriculture et les gains de productivité) et d'assurer un revenu croissant et régulier aux exploitants agricoles.

Pour atteindre ces objectifs, la PAC fixait un prix d'intervention par campagne (annuelle) garantissant le rachat des productions agricoles, incitant ainsi les exploitants à investir pour accroître leurs productions. Par ailleurs, pour se protéger des importations, le principe des montants compensatoires imposait une taxe à l'importation (destinée à renchérir le coût des produits importés), compensée par une aide à l'exportation, versée au producteur européen, et destinée à ramener le prix des produits agricoles de l'Europe au niveau des prix mondiaux.

Jusqu'à la fin des années 1970, cette politique a favorisé la modernisation de l'agriculture européenne (et particulièrement de l'agriculture française) par la mécanisation, les remembrements, la concentration des terres (et la disparition progressive des petits exploitants). Cependant, cette politique se révèle vite très onéreuse (la PAC représentait 60% du budget européen en 1980), incitant à une surproduction sans débouchés (donc partiellement détruite), favorisant la surexploitation des ressources naturelles. Enfin, le financement de la PAC a fait l'objet de vives critiques de la part des grands producteurs mondiaux, dont les USA.

A partir de 1983, la compétitivité de l'agriculture européenne étant assurée, la PAC s'engage dans une série de réformes visant d'une part, à assurer un système de prix compatible avec les règles du GATT puis de l'OMC (abandon du principe des montants compensatoires), et destiné à réduire, d'autre part, les coûts de la politique agricole (instauration progressive de quotas laitiers par exemple), et enfin à assurer une agriculture moins intensive et plus respectueuse de l'environnement national (aide à l'élevage en montagne) et du développement durable des pays pauvres, quitte à valoriser la mise en jachère.

Le Conseil européen de Berlin de mars 1999 a décidé de compléter la dimension de la PAC portant sur le soutien des marchés et des prix agricoles (le « 1er pilier » de la PAC) par un « 2e pilier » consacré au développement rural , et centré sur :

  • l'amélioration de la compétitivité de l'agriculture et de sa multifonctionnalité ;

  • la promotion de la protection de l'environnement en agriculture ainsi que des mesures forestières contribuant au développement durable ;

  • la participation au développement des territoires ruraux.

L'accord de Luxembourg (26 juin 2003), trace des perspectives jusqu'en 2013 et réforme la PAC en profondeur. La plus grande partie des aides est désormais versée indépendamment des volumes de production et les nouveaux «paiements uniques par exploitation» sont subordonnés au respect de normes en matière d'environnement, de sécurité alimentaire et de protection animale [2] Enfin cet accord prévoit un « bilan annuel de santé de la PAC » dont le budget représente aujourd'hui environ 40% des dépenses du budget européen.

Réforme de 2013


Le 12 octobre 2011, la Commission a fait ses premières propositions législatives pour une nouvelle PAC après 2013 : elles ont pour but de développer la compétitivité de l’agriculture européenne, ainsi que sa durabilité ; elles visent également à ancrer les activités agricoles dans l’ensemble des régions, afin que ce secteur contribue effectivement à l’aménagement harmonieux du territoire européen ; enfin, elles souhaitent garantir aux citoyens une alimentation saine, promouvoir le respect de l’environnement et le développement rural.

Ces différentes propositions seront examinées par le Conseil et le Parlement dans le courant de l’année 2013 pour entrer en vigueur en 2014. Cependant, le contenu de cette nouvelle PAC sera aussi très dépendant de la teneur des perspectives financières 2014-2020.

Un doute existe déjà sur la réelle volonté des gouvernements des 27 de mettre en œuvre une véritable réforme en profondeur de la PAC afin qu’elle réponde davantage aux problèmes du développement rural et puisse ainsi regagner une légitimité contestée depuis plusieurs décennies. Il en va pourtant de l’avenir de cette politique symbolique de l’intégration européenne.

Or, après deux réformes majeures (1992 et 1999), le poids de la PAC dans le budget européen est passé de près de 70% dans les années 1980 à moins de 50 % depuis 2000.

– Pourquoi alors encore réformer la PAC ? Celle-ci continue au début des années 2000 à faire l’objet de vives critiques de la part de plusieurs acteurs.

Tout d’abord, nos partenaires commerciaux maintiennent alors leur condamnation d’une politique trop largement fondée sur des prix élevés et sur des subventions aux exportations constituant des distorsions de concurrence. Les États-Unis en sont les premiers porte-parole, mais les pays en voie de développement lancent aussi une campagne contre cette politique qui, de leur point de vue, nuit à leurs exportations.

De plus, cette politique profite essentiellement aux grosses exploitations, puisque les aides sont à l’époque en majeure partie liées à la production, engendrant par ailleurs une surproduction importante.

Les écologistes lui reprochent de ne pas avoir réellement rompu avec la logique productiviste nuisible à l’environnement et à la sécurité alimentaire.

Il devient par ailleurs difficile de justifier auprès des consommateurs contribuables que de telles sommes soient dépensées au niveau européen pour une si petite partie de la population active, alors même que les produits offerts pouvaient mettre en danger leur santé.

Enfin, l’élargissement à des pays encore très agricoles risque de faire croître le budget de la PAC si celle-ci restait inchangée.

D’où la nécessité d’une nouvelle réforme beaucoup plus radicale.

La politique des échanges (le marché unique)


Préparé par « l'acte unique » de Luxembourg (1986) le marché unique voit le jour au 1er janvier 1993 et constitue un préalable indispensable à la mise en place d'une monnaie unique (31 décembre 1999).

La transformation du marché commun (la CEE) en un marché unique (l'U.E.) regroupant des états indépendants suppose de réunir quatre conditions :

  • La liberté de circulation des biens, c'est-à-dire l'abandon de tout obstacle tarifaire ou non tarifaire (administratif, sanitaire etc..) entre États, ce qui implique par exemple la nécessité de normes techniques européennes mutuellement reconnues.

  • La liberté de circulation des services (bancaires et financiers par exemples) qui implique (comme pour les biens) une convergence relative des taux de TVA en vigueur entre les différents états membres et pose à terme, le problème de la définition des services publics dans l'univers concurrentiel européen.

  • La liberté de circulation des capitaux qui implique l'abandon du contrôle des changes (effectif en France depuis le 1er janvier 1990) et une réflexion de la fiscalité sur l'épargne par exemple.

  • La liberté de circulation des hommes, qui implique, outre des modifications constitutionnelles (liberté d'installation et d'exercice d'un métier, accès à la fonction publique nationale, accès à certaines fonctions électives…), une harmonisation des métiers et des compétences professionnelles.

L'objectif de la mise en place du marché unique, en faisant disparaître tous les obstacles à la circulation des biens et des facteurs de production, est d'assurer une meilleur répartition des emplois et des ressources au niveau européen, de favoriser la concurrence et la diffusion du progrès technique, donc de renforcer le potentiel de croissance non inflationniste de l'Union [3]. La mise en place de l'Euro apparaît alors comme le complément du grand marché : une monnaie unique doit correspondre au marché unique.

Zoom : Les bénéfices du marché unique

La Commission estime que le Marché unique a créé 2,5 millions d'emplois depuis 1993 et généré plus de 800 milliards d'euros de richesse supplémentaire. L'ouverture des marchés nationaux de l'Union à la concurrence s'est le plus souvent accompagnée d'une importante, baisse des prix. C'est le cas par exemple des appels téléphoniques ou du transport aérien. En même temps, les consommateurs ont pu bénéficier d'une plus grande diversité de produits.

Les entreprises profitent d'un marché intérieur de 500 millions de consommateurs environ, supérieur en taille à celui des États-Unis ou du Japon, ce qui leur permet de réaliser des économies d'échelle et des gains de productivité et contribue à la baisse des prix.

Les particuliers peuvent travailler plus facilement dans un autre pays de l'Union européenne car les États membres reconnaissent en grande partie les qualifications professionnelles et titres universitaires acquis dans un autre pays de l'Union.

Le marché intégré des services financiers, achevé et en cours d'application, permettra de réduire les coûts de l'emprunt pour les entreprises et les consommateurs et proposera aux épargnants un éventail plus large de produits d'investissements. Les frais bancaires pour les virements transfrontaliers ont été réduits.

La vigilance de l'Union dans sa politique de lutte contre les cartels, les concentrations d'entreprises dominantes ou les aides d'État vise à maintenir une égalité des conditions d'accès au marché pour toutes les entreprises. Vis-à-vis de l'extérieur, le marché unique protège plus efficacement les entreprises contre les pratiques de dumping sauvage, de piratage et de contrefaçon, grâce à la coordination des services spécialisés de l'Union avec les structures douanières et policières nationales.

Source [4] : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/traite-rome-50e-anniversaire/marche.shtml

http://ec.europa.eu/internal_market/economic-reports/docs/single_fr.pdf

La politique monétaire (l'Euro et la monnaie unique)


[Remarque : La mise en place d'une monnaie unique, relève par nature de la politique structurelle, non réversible à court terme. Cependant la gestion de la politique monétaire est de nature conjoncturelle, susceptible d'évolution à court terme (par la variation des taux d'intérêt, par exemple)]

Troisième pilier de la construction européenne, la monnaie unique a été précédée de la mise en place du système monétaire européen (le SME) dès 1979. Basé sur une unité de compte l'ECU (Unité de Compte Européenne) ce processus de coopération entre banques centrales avait pour but de limiter les fluctuations des principales monnaies européennes entre elles, dans un univers encore marqué par les fluctuations monétaires du début des années 1970 et l'abandon du système de change fixe par les accords de la Jamaïque de 1976. Mais les dévaluations françaises de 1982 – 83, et la réévaluation du DM de 1985 montrent vite les limites de cette première expérience.

Préparé par le plan Delors de 1989, puis formalisé par les accords de Maastricht (décembre 1991) la mise en place d'une monnaie unique constitue un processus destiné à faire converger les économies.

La mise en place d'une monnaie unique suppose, au préalable la disparition des causes des fluctuations du cours des monnaies entre elles. Or ces fluctuations, dans le domaine strictement économique [5], sont liées aux divergences (relatives) des résultats macro économiques (différentiels des taux de croissance, des taux d'inflation, de déficits budgétaires…). Faire disparaître durablement les causes de ces fluctuations permet alors d'envisager la mise en place d'une monnaie unique. Il convient donc de fixer des objectifs communs (les critères de Maastricht) pour conduire les États à adopter la politique économique permettant des les atteindre.

L'abandon du contrôle des changes, et l'indépendance formelle des banques centrales prive l'État de la tentation du financement inflationniste du déficit budgétaire. Le marché unique, en intensifiant la concurrence conduit à des politiques dites de rigueur, destinées à modifier le partage de la VA au profit du capital (source d'investissement et de modernisation, facteur de compétitivité-produit), et en défaveur du travail par une politique de modération salariale (source de retour à la compétitivité-prix).

Cette politique commune est inscrite dans le traité de Maastricht, sous la forme d'objectifs ou de conditions d'égibilité à l'euro[6].

Celui-ci prévoit en effet, après l'ouverture du marché unique de 1993, la coopération des banques centrales et des États, afin de rendre éligibles les monnaies nationales à l'euro avant 1999, sur le respect de cinq critères.

Zoom : Les critères de Maastricht

Les critères de convergence doivent être respectés par les États pour être sélectionnés pour participer à l'UEM. Chaque pays doit faire la démonstration que son économie et sa gestion financière sont saines de façon durable au travers de cinq critères :

  • le rapport entre déficit public et produit intérieur brut doit être inférieur à 3 % ;

  • le rapport entre dette publique et produit intérieur brut doit être inférieur à 60 % ;

  • le taux d'inflation ne doit pas dépasser de plus de 1,5 % celui des 3 pays ayant la plus faible inflation ;

  • le taux d'intérêt à long terme ne doit pas dépasser de plus de 2 % celui des 3 pays les plus stables ;

  • les marges normales de fluctuation doivent être respectées sans connaître de tensions graves pendant au moins les 2 dernières années.

Le respect des quatre premiers critères oblige donc les États à suivre le même type de politique économique. Les résultats convergents induisent la disparition de fluctuations significatives entre les taux de change des principales devises européennes. La disparition des monnaies nationales et leur remplacement par une nouvelle monnaie unique devient dès lors possible au 1er janvier 2002.

La politique monétaire, mise en œuvre par la BCE [7], vise à assurer la stabilité de la monnaie et assurer les besoins en liquidité du marché, via le refinancement des banques. La banque centrale est responsable de la définition et de la conduite de la politique monétaire de la zone €, des opérations de change, et la BCE doit assurer les fonctions d'un système de paiement. La BCE fait ,de la stabilité des prix, son objectif unique, sans préjudice de l'impact de cette mission sur la croissance économique Elle utilise l'arme des taux d'intérêt, la politique d'open market (réescompte par appels d'offres et prises en pension) et le jeu des réserves obligatoires. Il faut noter que la politique monétaire de l'Union échappe à l'action directe des États et ne peut accompagner directement des politiques volontaristes de relance de types budgétaires.

Dix-sept pays de l'Union européenne, représentant près de 322 millions d'habitants font partie de la zone euro au 1er janvier 2011.

Elle a été créée en 1999 par onze pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, rejoints par la Grèce en 2001, par la Slovénie en 2007, par Chypre et Malte en 2008, par la Slovaquie en 2009 et l'Estonie en 2011.

La Lettonie a rejoint la zone euro le 1er janvier 2014.

Zoom : Les bilans de l'Euro

Les effets attendus [8]

L'Euro permet de réduire les coûts de transactions (abandon des opérations de change), favorise la transparence du marché (comparaison des prix immédiate) et donc la concurrence, et simplifie la comptabilité des entreprises européennes, opérant sans risque de change et avec une seule unité de compte sur un vaste marché. Les États bénéficient de l'avantage de la stabilité monétaire. Les réserves de change à la disposition de la Banque centrale européenne sont suffisantes pour dissuader efficacement toute velléité de spéculation contre l'euro.

Les effets perçus

Pour les consommateurs le passage à l'Euro est synonyme d'inflation, suite à la conversion des prix. D'autre part le cours élevé de l'Euro, s'il protège l'Union Européenne de l'envolée des prix des hydrocarbures (libelles en dollars) favorise les importations des pays étrangers et pénalise les exportations européennes (Airbus). Cependant l'exemple allemand (contrairement à la France) montre qu'un État de la zone Euro, dépourvu de ressources en hydrocarbures peut engranger des records d'excédents commerciaux.
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