Bibliographie : F. Duboeuf «Introduction aux théories économiques»





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ECONOMIE POLITIQUE

4 GRANDS COURANTS THEORIQUES :
LE COURANT CLASSIQUE :

  • SMITH : fin 18e « La richesse des nations. Il donne naissance a posteriori au courant classique.

  • D. RICARDO

  • J.B. SAY

  • MALTHUS


Il y a cohérence entre eux car même interrogation.

Comment accroître la richesse des nations, et donc la richesse des biens - être ?

Une même réponse : le libéralisme économique, le «laisser - faire »


LE COURANT DE MARX

.Son objet d’étude est le capitalisme. C’est de caractériser le capitalisme par le salariat.

Le système de marché capitaliste est un système qui accroît les richesses par rapport aux autres systèmes antérieurs mais même s’il est progressif, il n’est pas le meilleur.

Il génère des crises. Le capitalisme a besoin de crises pour rebondir.

Pour Marx, on peut concevoir un système plus efficace qui reposerait sur la coopération.


LE COURANT NEO - CLASSIQUE (fin 19e)

La firme auto - gestionnaire n’est -elle pas plus performante que la firme capitaliste ?

Comment se forme les prix d’équilibre sur les marchés ? (offre et demande)

Pour Marx, cette question est sans intérêt.
Les classiques raisonnent en terme de classes.

Aujourd’hui, le néo - classique est dominant. Ce sont les économistes de Milan.
Dans le courant néo - classique, il y a un modèle de référence, de base. (modèle de concurrence parfaite)

C’est la théorie dominante mais très éclatée. Les néo - classiques raisonnent en terme d’imperfection.

Et comme il y a intervention de l’état, c’est dû aux imperfections.

LE COURANT DE KEYNES :

Formé par les néo - classiques, mais il n’est pas un libéral.

Pour lui, le système de marché laissé à lui - même n’est pas le système le plus efficace. Il ne peut y avoir de chômage involontaire.
Il existe du chômage involontaire en concurrence parfaite. Le système laissé à lui - même conduit à un chômage de masse.
BIBLIOGRAPHIE :

F. DUBOEUF « Introduction aux théories économiques » (Coll. Repère de la découverte)
Rq : il est important de comprendre la cohérence de chaque théorie.

I LA REPRESENTATION CLASSIQUE DE L’ECONOMIE

INTRODUCTION :

La question centrale des classiques est : « comment accroître la richesse des nations ? »
Pendant longtemps, la croissance des richesses a été condamnée. Chez les philosophes grecs, l’accumulation des richesses est condamnée. (Platon, Aristote)

Pour Aristote, l’importance de l’être humain est de penser, de dialoguer. Mais il faut aussi s’occuper des tâches domestiques => existence des esclaves.
Comment concevoir un temps plus long pour la pensée au détriment des tâches domestiques ?

Un des moyens, c’est le marché car les individus vont pouvoir travailler là où ils excellent. (spécialisation de l’être humain)

Donc puisqu’il y a division du travail, cela entraîne un échange et donc la monnaie apparaît.

Avec le développement des relations marchandes, il va se développer la « chrématistique » (Aristote)
Déf. : « chrématistique », c’est l’accumulation de richesses, la recherche sans fin de l’accumulation de richesses.

Donc condamnation de l’accumulation de richesses, pratique condamnée par Aristote.

Dans la Bible, le travail, c’est le rachat du pêché d’Adam et Eve. L’accumulation des richesses est condamnée.

La richesse est confiée à des personnes non chrétiennes => antisémitisme.
Le protestantisme réhabilite l’accumulation des richesses. La religion est individuelle et donc ne justifie pas l’accumulation des richesses. L’acte de foi ne justifie pas la richesse.

SMITH :
Sur quels principes peut - on s’appuyer pour construire une société où vivent les hommes ?

« Théorie des sentiments moraux » : dans le dialogue, on peut dire ce qui est faux ou vrai, mais dire ce qui est juste ou injuste est impossible à dire car c’est du ressort des sentiments.

« La richesse des nations »

SMITH : « on ne sait pas ce qui est juste ou non. La solution est strictement économique. La division du travail et le marché vont permettre de construire une société qui va progresser. »
Chaque individu est seul à même de juger ce qui est bon pour lui. Nul autre ne peut savoir ce qui est bon pour lui.

La division du travail permet les spécialisations là où ils sont les meilleurs.
Le marché et la division du travail vont permettre de poursuivre son propre intérêt pour accroître ses richesses.

Le marché et la division du travail sont des instruments merveilleux pour construire la paix sociale.

Dons l’accumulation des richesses est réhabilitée.
Pour Smith, il y a un besoin commun, c’est l’accumulation des richesses.
SECTION 1 : TRAVAIL IMPRODUCTIF ET THEORIE DE LA VALEUR SELON SMITH.
Pour les classiques, la richesse est définit comme le flux des produits obtenus par le travail au cours d’une année. (la notion de flux s’oppose à la notion de stock)

Richesse : flux de production obtenus par le travail. Comment est obtenue cette richesse, cette production ?
Smith et Ricardo : la production suppose de la terre et des moyens de production.

Si la terre et les moyens sont nécessaires, en eux - même ils ne produisent rien. Seul le travail est créateur de richesse.

La création de valeur provient du travail.

Il faut distinguer la production simple et l’accumulation.

La production simple : c’est l’idée que le potentiel productif d’une période à l’autre n’augmente pas. La production reste stable et ne va pas augmenter d’une période à l’autre.

Par opposition à l’accumulation qui est que le potentiel productif augmente, ce qui permet d’augmenter le flux de production annuelle. Le potentiel productif est le stock productif qui permet de produire. (les travailleurs et les moyens de production)

Comment faire pour que ce potentiel augmente de façon à accroître la richesse des nations ?

Quelle est la notion de surplus ?
La croissance du stock que constitue le potentiel productif est rendue possible dès lors qu’existe un surplus. (c’est un flux qui génère l’organisation du stock )

Le surplus permet d’augmenter un stock, soit le potentiel productif.

Le surplus est le flux de richesse qui est en excédent et qui s’ajoute au flux de richesse qui est nécessaire pour reproduire à l’identique le potentiel productif.

A - LA DIVISION DU TRAVAIL

Qu’est - ce qui augmente le flux de richesse ?

C’est l’accumulation du potentiel productif. Son augmentation est possible par le surplus.

La division du travail permet aussi d’augmenter la richesse.

SMITH dit que la division du travail permet d’augmenter la richesse par 3 biais :

augmentation de l’habileté de l’ouvrier : plus un ouvrier est spécialisé sur une tâche, plus il excelle sur la tâche.

Réduction des délais d’une tâche à une autre : c’est la réduction du temps de déplacement.

L’ouvrier peut inventer de nouvelles techniques pour améliorer la productivité.

Qu’est ce qui limite la division du travail ?

La division du travail dépend de l’étendue du marché. Plus le marché est étendu, plus la division du travail peut se déployer.

B - TRAVAIL PRODUCTIF / TRAVAIL IMPRODUCTIF
Selon Smith, seul le travail est créateur de richesses.

Il y a différents types de travail :

Le travail improductif : c’est le travail des religieux, des domestiques et des enseignants. Il ne crée pas de valeur.

Le travail improductif ne donne pas lieu à la création de marchandises pouvant être vendu ensuite. Il renvoie à des consommations improductives c’est - à - dire des consommations d’un revenu qui n’enclenche pas un processus de création de richesse et de valeur.
Le travail productif : c’est le travail qui s’applique à des marchandises qui vont être vendues. Travail qui crée de la richesse ou un surplus donc il y a accumulation et accroissement de la richesse.

Le profit pour Smith, n’est pas une rémunération du travail du capitaliste

C - LA THEORIE DE LA VALEUR
Qu’est - ce qui détermine la valeur d’un bien ?

La valeur marchande est le prix naturel. C’est la théorie additive de la valeur.

Pour produire des biens, il faut de la terre, des moyens de productions et des travailleurs.
Il existe 3 classes sociales :

  • propriétaires fonciers (propriétaires de la terre)

  • les capitalistes (qui sont propriétaires des moyens de production et qui font les avances en capital : acheter les matières premières, achats de machines et des avances de salaires

  • les travailleurs ( les ouvriers) vivent de leur salaire



Pour produire, il faut utiliser de la terre, du travail et du capital.

Ce qui détermine la valeur d’une marchandise, c’e††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††dépend du prix du blé. (si un prix augmente, le salaire augmente car avec le blé, on fait du pain, donc on se nourrit)


  • Taux naturel rente / profit

Prix naturel = salaire + rente + profit
Le taux naturel des salaires est déterminé par le minimum de subsistances. Tous les classiques considèrent qu’en moyenne tous les ouvriers touchent un salaire qui leur permettent de survivre.



  • La rente : c’est le revenu des propriétaires fonciers. C’est une rémunération du monopole.




  • Le profit : rémunération du capitaliste. Il ne rémunère pas le travail du capitaliste mais c’est la rémunération des avances en capital qui sont fait par le capitaliste.

Pour Smith, Ricardo et Marx, le capital n’est pas seulement l’investissement dans les machines, c’est aussi les avances salariales.

Smith décrit la nature du profit. Les capitalistes sont rémunérés des avances qu’ils font.

L’enjeu posé est comment les capitalistes utilisent - ils leur profit ?

2 façons :

- Dans des consommations improductives (embauche de domestiques) : le revenu est dilapidé.

- De façon productive en transformant leur profit en avance en capital (achat de machines)

L’épargne pour Smith, c’est l’utilisation du profit comme avance en capital.
Consommation improductive

PROFIT moyens productifs

Epargne => capital = STOCK

Travailleurs productifs

Consommation improductive

Moyens de production

Profit épargne capital production

Avance travail




Revenu

LA QUESTION DE LA GRAVITATION :

Smith dit qu’en fonction du jeu de l’offre et de la demande sur le marché, le prix du marché va osciller.

Si l’offre est supérieure à la demande, le prix du marché va être en dessous du prix naturel ; (et inversement)
Pour la concurrence et par la mobilité du capital, le prix du marché va osciller, va graviter autour du prix naturel.

Offre < demande offre > demande

(production de biens)
Prix marché > prix naturel prix marché < prix naturel

Taux de profit > taux du prix naturel taux profit < taux profit naturel

=> afflux de capital retrait du capital

=> augmentation d’offre => offre

O = D

Le prix du marché oscille autour du prix naturel.




Prix du marché

Prix naturel

Comment est déterminé le prix naturel ?

La théorie de la gravitation oppose le prix naturel et le prix du marché. Le prix naturel est déterminé par la théorie additive de la valeur. Le prix du marché est déterminé par l’offre et la demande.

Ex : une montre vaut 10 agendas.

Comment est déterminée la valeur ?

Quelle est la bonne mesure de la valeur ?

On connaît le prix monétaire. La monnaie est une valeur qui varie (pour les classiques) mais la monnaie est neutre. C’est une mauvaise valeur de mesure.

La bonne mesure est le travail commandé (= « prix réel » pour Smith). Le travail ne varie jamais de valeur. Il a une valeur fixe.

Ex : combien de quantité de travail je peux acheter avec ma montre ?
Le taux de salaire ne varie pas car dépend du taux naturel (du blé) qui lui ne varie pas.

  1. SMITH distingue les notions de prix naturel et de prix du marché (= prix courant). Il distingue aussi les notions de prix réel et prix monétaire.



SECTION 2 : VALEUR ET REPARTITION SELON SMITH
A - CRITIQUE DE LA VALEUR DE TRAVAIL SELON SMITH
La 1e distinction est : comment se détermine le prix des marchandises ?

La 2e distinction est : comment se mesurent les valeurs ?
Ricardo, à travers les notions de travail incorporé, apporte la même réponse aux 2 questions.

Ce qui détermine la valeur d’une marchandise, c’est la quantité de travail incorporé nécessaire pour la produire.

Travail incorporé = c’est - à - dire le travail direct et le travail indirect.
Ricardo considère que la quantité de travail incorporé est une bonne mesure des valeurs de marchandises. L’enjeu derrière est la question de la répartition.

  • Chez Smith, la valeur est déterminée par la somme des valeurs, des profits et des rentes qu’il a fallu payer au taux naturel.

Si l’une des composantes augmente, le prix naturel augmente.
PRIX NATUREL = SALAIRE + PROFIT + RENTE

  • Pour Ricardo, ce qui détermine la valeur, c’est la quantité de travail incorporé.




Quand le salaire , le profit




Quand le profit , le salaire


Prix naturel = quantité de travail incorporé




Rente salaire

=>

profit



B - SALAIRE / RENTE / PROFIT

Pour Ricardo, la formation des profits, rente et salaire se fait après la détermination du prix naturel des valeurs de marchandises.

Ce n’est pas la hausse de la rente qui est responsable de la baisse du taux de profit.
Ricardo expose la théorie de la rente différentielle. Les terres existent en quantité limitée. Si la population , il faut mettre en culture de plus en plus de terres et les moins fertiles.

Le prix du blé est le même que les autres marchandises.

Il est fixé à la quantité de travail incorporé. Le prix du blé sera fixé par la quantité de travail nécessaire pour produire sur les terres les moins fertiles.
La rente est la différence entre la quantité de travail incorporé sur les terres les moins fertiles et la quantité de travail incorporé sur les terres les plus fertiles.

TERRE A TERRE B TERRE C

Quantité de travail

Incorporé 10 h 15 h 20 h

Rente 10 h 5 h 0 h

Le profit est ce qui reste quand on a payé les salaires et les rentes.

+ la terre est fertile, + il y a de rente.

Sur la terre la moins fertile, celle qui détermine le prix naturel, il n’y a pas de rente.
Les salaires sont déterminés par le prix naturel du blé. Quand le prix naturel du blé augmente, les salaires augmentent.

Si les salaires augmentent, des profits.
Propriétaires => rente

Capitalistes => profit

Travailleurs => salaire

Accumulation du de la pop.

revenu national



prix naturel du blé


salaire rente





profit

Par le jeu de la concurrence, le taux de profit tend à être identique dans l’ensemble des secteurs d’activité. C’est la théorie de la gravitation.
Ce qui change entre Smith et Ricardo, c’est que pour Ricardo, le taux naturel du profit varie en fonction du taux naturel du salaire.


II LE LIBERALISME ECONOMIQUE

Le système de marché laissé à lui-même est le plus efficace.
SECTION I : THEORIE DE LA MAIN INVISIBLE D’A. SMITH

Aujourd’hui, on entend par main invisible, que sur le marché, et par la confrontation de l’offre et de la demande, on arrive à un prix d’équilibre.

Chez Smith, la main invisible renvoie à l’idée que la poursuite par chacun de ses intérêts égoïstes conduit dans un système de marché, à accroître l’intérêt général et donc la satisfaction de tous.
Comment s’opère le processus ?

Pour vendre les marchandises, le capitaliste doit trouver les moyens les plus efficaces pour les produire. Par la pression de la concurrence, chacun se spécialise là où il excelle. La production de chaque bien par cette division du travail va augmenter, et donc augmentation de la richesse des nations.

SECTION 2 : LE STATUT DE L’ETAT

Smith fait l’éloge du capitalisme contre les capitalistes !!! il dit qu’il existe 3 classes sociales :

  • les propriétaires fonciers

  • les capitalistes (qui se développent en ville). Ainsi, ils peuvent se coaliser contre les ouvriers et pour porter conseil au roi.

  • Les ouvriers écrasés par la misère.



Les capitalistes sont les plus demandeurs pour garder leur monopole, « pour l’intérêt général ». ( !) Le principal danger de la concurrence vient des capitalistes car ils veulent garder leur rente de monopole.
=> « Nul ne connaît mieux qu’autrui, ce qui est bon pour lui ».
Il condamne donc l’intervention de l’état car il ne peut pas savoir ce qui est bon pour les autres. Mais l’état doit intervenir dans certains domaines tel que la construction des infrastructures (routes…)

ACCUMULATION DU CAPITAL

SECTION 1 : EPARGNE ET ACCUMULATION DU CAPITAL
Le capital est défini par les classiques comme l’ensemble des avances réalisés par le capitaliste en terme d’achats de machines, de matières premières ou en terme d’embauche de travailleurs productifs.
Les classiques distinguent 2 capital :

  • le capital fixe : achat de machines qui ne s’épuisent pas dans le cercle de production

  • le capital circulant : les matières 1e et les avances faites pour embaucher les travailleurs productifs.

LES CLASSIQUES MARX
capital fixe machines capital constant (travail mort)

matières 1e

capital circulant force de travail capital variable (travail vivant)

travail

Dans le capital, une fraction des revenus va être dépensée en machines, matières 1e mais de façon productive. Ces dépenses vont générer non pas seulement une production mais un surplus, c’est à dire ††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††††improductive
Comment utiliser les profits ?

Comment le capitaliste peut utiliser ses revenus ?
Pour Smith, on distingue 2 façons :

  • consommation improductive

  • épargne et donc accumulation du capital

L’une des justifications de l’épargne : l’accumulation du capital est dire que la monnaie ne peut pas être détenue pour elle, indépendamment pour un motif de transaction. Elle n’est pas demandée pour elle même. La monnaie est neutre et inessentielle.


SECTION 2 : LIMITE DE L’ACCUMULATION DU CAPITAL SELON SMITH ET RICARDO
La variable clé est le profit. Mais ils divergent sur les causes de la baisse du taux de profit.


  • LA LIMITATION DES DEBOUCHES SELON A. SMITH

Quand il présente de façon générale les caractéristiques du capital, il indique qu’il ne peut y avoir de surproduction générale.

La production va générer des marchandises et des revenus (profit, rente, salaire). Les revenus permettent d’acheter les marchandises produites.

La production génère sa propre demande. C’est la loi des débouchés. (J.B. SAY)
Il peut y avoir crise de sur - production partielle.

Au fur et à mesure que la richesse des nations, les revenus augmentent, le bien - être de la population s’accroît. on arrive à une saturation des besoins. La production ne va plus s’écouler sur le marché national.

Alors il va y avoir sur - production. Les capitalistes vont se faire une concurrence acharnée pour évacuer le surplus.

=> prix du marché < prix naturel

Le taux de profit est inférieur au taux de profit naturel, et donc blocage de l’accumulation.

La solution pour Smith est le commerce vers les colonies. Le capitalisme est un système sans fin.


  • DEFENSE DE LA LOI DES DEBOUCHES DE SAY ET ANALYSE DE LA BAISSE DU TAUX DE PROFIT (RICARDO)


La loi des débouchés : « l’offre crée sa propre demande ».

Ricardo est le défenseur de la loi des débouches. Il donne une autre explication de l’état stationnaire.

Ricardo reprend certaine thèse de MALTHUS.

LA LOI DE POPULATION :

Cette loi stipule que la population suit une loi de progression géométrique alors que la production (la richesse) a tendance à suivre une loi de progression arithmétique (progression linéaire).

Ricardo reformule cette loi : quand la richesse des nations s’accroît, la population s’accroît.
Ricardo sous - estime la possession de biens de productivité. Il faudra mettre en culture des terres de moins en moins fertiles. (donc quantité de travail différents)

Or, il y a un seul prix naturel. Donc le prix naturel du blé est fixé sur la quantité de travail sur les terres les moins fertiles.

Ricardo va (comme Smith) envisager quels sont les moyens pour reculer cette crise : c’est le commerce avec les colonies. ( même moyens pour des raisons différentes)

Pour Smith, c’est pour écouler le surplus

Pour Ricardo, c’est pour importer des denrées alimentaires moins chères.


On a une explication endogène (Smith et Ricardo)

Smith : les besoins des humains sont saturés

Ricardo : les terres fertiles sont en quantité limitées.
Le capitalisme de façon endogène a besoin de crises. C’est un système qui nécessairement génère la crise. (pour Marx, la crise est endogène au capitalisme.

MARX ET L’ANALYSE DU CAPITAL :
1/ POURQUOI ETUDIER MARX ? (19e s.)

Il n’est pas le penseur de l’économie du socialisme. Marx critique les utopistes, ceux qui construisent dans leur tête, la société parfaite.

Il faut rendre compte du système dans lequel on vit, le critiquer de son point de vue et concevoir quelques éléments pour penser à un autre système.
2/ Marx livre quelques pistes sur ce que pourrait être une société communiste. Il dit qu’il faut se battre pour un dépérissement de l’état.

les pistes sont éloignées de ce qui s’est passé dans les pays communistes.

3/ Les travaux de Marx sont très stimulants pour étudier le capitalisme. Cela a du sens.
4/ Sa méthode pour étudier le capitalisme a été critique et importance des conflits de classes sociales. (peuvent être appliqués au système d’exploitation des pays capitalistes)
Ce qui manque chez Marx, c’est une pensée du politique. Marx pense la pensée du capitaliste, la transformation sociale à partir des rapports de production.

La réalité sociale ne se résume pas aux rapports de production. Les logiques d’accumulation ne sont pas que des logiques d’accumulation monétaires rythmées.
Marx critique l’économie politique des classiques. Il a une vision de l’histoire en accordant l’histoire à la lutte des classes sociales. Il accorde un rôle aux individus.

On va lui reproché une vision mécaniste (vision uniforme) de l’histoire car l’histoire n’évolue pas toujours dans le sens du progrès.
Méthode de Marx : le matérialisme historique.

« Le matérialisme » : ce qui donne le matériau sue lequel on doit fonder une analyse. Ce sont les rapports entre des hommes qui sont masqués, réduits aux choses.

« historique » : pour les marxistes vulgaires, l’histoire fait tout. Mais pour Marx, l’histoire ne fait rien. Ce sont les hommes qui font tout.
CHAPITRE 1 :

MARCHANDISES ET MONNAIE
Les formes sont importantes, l’analyse des formes et apparences sont importantes.

L’activité scientifique consiste à rechercher l’essence par delà les choses et les apparences. Pour saisir la substance des choses, il faut se demander « pourquoi ont - elles pris cette forme ?

Le mode de production capitaliste se présente comme une immense accumulation de marchandises. C’est le facteur de progrès par rapport aux modes de production antérieurs. Il permet un développement technique (vision sur l’efficacité du capitalisme et non de son efficacité)

Le capitalisme est un système progressiste et on peut envisager un mode de production plus efficace.

Pour comprendre le capitalisme, il faut partir de la marchandise.

Qu’est - ce que la marchandise ?

SECTION 1 :

LA DOUBLE DETERMINATION DE LA MARCHANDISE ET DU TRAVAIL
Il y a une double dimension de la marchandise et une double dimension du travail. Il y a 2 dimensions qui s’opposent, sont contradictoires.

La marchandise est l’unité de 2 dimensions qui s’opposent.

A - LA DOUBLE DETERMINATION DE LA MARCHANDISE :
Valeur d’usage / valeur d’échange

La valeur d’usage renvoie aux propriétés physiques de la marchandise. Elle permet de différencier les marchandises entre elles. (par rapport à leur utilité)
La valeur d’échange.

B- LA DOUBLE DETREMINATION TRAVAIL CONCRET ET TRAVAIL ABSTRAIT
Le travail a une double dimension : le travail est un travail concret. Il est spécifique, particulier. Le travail concret est celui qui crée la valeur d’usage.


Valeur d’usage travail concret (quantité)

Marchandise travail

Valeur d’échange travail abstrait (qualité)


Par l’échange, des travaux radicalement distincts du point de vue du travail concret vont être élevés au rang d’équivalent. On va pouvoir les comparer.
Exemple :

Un pâtissier : 100 gâteaux d’une valeur de 10 F => 1000F

Un fleuriste : 10 bouquets à 100 F => 1000 F

Donc d’une valeur d’échange, les 100 gâteaux = 10 bouquets.
Par l’échange des marchandises, le travail qui est toujours du travail concret, va être élevé au rang du travail abstrait.

Le travail abstrait, c’est le travail reconnu comme socialement nécessaire. Cette reconnaissance sociale se fait grâce à l’échange de la marchandise.


SECTION 2 : TRAVAIL ABSTRAIT ET MONNAIE

Marx pense les choses différemment de Smith et Ricardo.

Pour Marx, la bonne mesure de la valeur, c’est la monnaie. (d’où importance de la forme des choses)

Ce qui détermine la valeur de la marchandise, c’est la quantité de travail abstrait. Pour comprendre la valeur, il ne faut pas négliger le pôle de l’échange. La quantité de travail abstrait repose en partie sur la valeur de l’échange.

II THEORIE DU CAPITAL

L’objectif de Marx est de rendre compte d’une nouvelle lecture de ce qui caractérise le capitalisme.
Pour Marx, le capitalisme est un système de production historiquement daté, spécifique. Cela signifie qu’il s’oppose aux classiques quand ceux - ci utilisent des catégories générales pour étudier le capitalisme.

Le capitalisme émerge vers le 16e s. , dominant au 19e mais ne fait pas l’histoire.


QU’EST CE QUI FAIT LA SPECIFICITE DU CAPITALISME ?

SECTION 1 : LA FORMULE GENERALE DU CAPITAL ET SES CONTRADICTIONS :

A - L’EXPOSE DE LA FORMULE GENERALE DU CAPITALISME

Pour comprendre le capitalisme, il faut séparer les relations marchandes du capitalisme. Le marché existait avant.

A ce niveau, Marx distingue la circulation simple et la circulation de l’argent comme capital.


  • LA CIRCULATION SIMPLE :

M1 - A - M2 on a une marchandise pour en acheter une autre. (M1 =/= M2)
On vend pour acheter

L’argent n’est qu’un moyen, un intermédiaire (qui disparaît au terme de ce cycle)

La finalité est la valeur d’usage de M2

La limite est la satisfaction, la consommation.
Pour les classiques, le capitalisme, c’est les relations marchandes.



  • LA CIRCLATION DE L’ARGENT EN TANT QUE CAPITAL

A - M - A’ A’ > A

A’ - A = PLUS - VALUE
L’argent n’est plus un moyen mais une finalité.

On achète pour vendre

L’argent se transforme en capital

Ce processus n’a plus de fin

Mais comment passe - t - on de A à A’ ?

Car il y a 2 formes primitives de capital :

  • capital commercial au long court (exploiter les esclaves, sans les payer et vendre le café…)

  • capital mesuraire (le prêt par intérêt)


Le capitalisme se caractérise par le fait qu’il est enserré dans des valeurs d’échanges de même équivalence.

A - M - A’


B - LES CONTRADICTIONS DE LA FORMULE GENERALE DU CAPITAL ( A - M - A’)
La contradiction ne peut pas être résolue dans la sphère de la circulation. Donc il faut trouver une marchandise particulière qui en la consommant, crée de la valeur.

Cette marchandise, c’est la force de travail.
SECTION 2 : LA THEORIE DE LA PLUS - VALUE :

A - TRAVAIL, PRODUIT DU TRAVAIL ET FORCE DE TRAVAIL
Le capitaliste avec l’argent, achète la force de travail qui crée une marchandise pour être vendue.
A - Ft - M Ft - A’

La plus - value, c’est la différence la valeur créée par la force de travail (M Ft) et la valeur de la force de travail (Ft)

Le capitalisme est l’unité de 2 rapport d’échange qui s’opposent entre eux.

Echange (1) échange (3)



A - Ft - M Ft - A’







Production (2)

Les capitalistes ont trouver une valeur qui crée plus de valeur qu’elle n’en coûte.

La plus - value est créée dans la sphère de production (2). Elle n’est pas créée par les échanges. Elle suppose qu’elle soit créée en force de travail et que le capitaliste trouve cette force de travail.

En tout cas, rien n’assure qu’on ait A’ à la fin.

Cela suppose l’existence de travailleurs libres.

Le travailleur est libre car « libre », propose leur force de travail à qui ils veulent.

« libre de tout » : pas de machines. Il n’est pas propriétaire des moyens de travail. Il n’a que sa force de travail.
Il n’y aurait pas de capitalisme sans salariat qui repose sur l’exploitation de la force de travail.

DISTINCTION ENTRE FORCE DE TRAVAIL, TRAVAIL, PRODUIT DE TRAVAIL
L’objet de l’échange salariale, c’est la force de travail.

La force de travail, c’est les capacités physiques et intellectuelles du prolétaire. (celui qui a le seul pouvoir de vendre sa force de travail pour vivre)
Le travail est l’usage de la force de travail. Ainsi, le salaire rémunère le travail.

Pour Marx, il faut préciser ce travail. Le salaire ne rémunère pas à proprement parlé le travail. Le travail n’existe pas au moment de l’embauche du salarié. Il va vendre la disponibilité de sa capacité de la force de travail.

Le capitaliste utilise, consomme cette force de travail. Il est dans son bon droit.

Le travail, c’est l’usage de la force de travail.

Le produit du travail : il appartient aux capitalistes. Il nait de la plus - value, sous réserve que le produit du travail soit bien vendu, se transforme en marchandise.
La plus - value, c’est la différence de la valeur créée par la force de travail et la valeur de la force de travail.

Il y a 2 dimensions qui rentrent en compte. On utilise les moyens de productions (les matières 1e et les machines). C’est le capital constant.


Marx distingue 2 types de capital :

Le capital variable (V) : valeur de Ft (salaire) = c’est du travail vivant.

Le capital constant (C ) : valeur des machines et matières 1e (moyens de production nécessaire pour produire la marchandise) => renvoie à l’idée du travail mort car cristallisation du travail antérieur.
Pour Marx, la Ft, c’est du capital. La valeur de Ft (salaire, cotisations) fait partie du capital

Exemple :

Un magnétoscope à 1800F

Un travailleur = 800 F / jours

Le capital constant = matériel nécessaire pour produire le magnétoscope.
Travail non payé

travail payé
4 h 4 h 1 h




capital variable plus - value 200f



8 h


taux de profit = 800 = 0,8= 80 %

1000

marchandise = capital constant + capital variable + plus - value

1800 = 200f + 800f + 800f




capital vivant

1600 = 8 h

200 f ? = 1 h
Il y a exploitation car il y a du travail non payé.

L’exploitation s’inscrit dans les rapports marchands. L’exploité lui - même est une marchandise. La force du capitalisme, c’est que le salarié a l’impression d’être dans des relations égalitaires avec le capitaliste.

Il y a aliénation car le travailleur a l’impression d’être payé pour son travail.

L’aliénation vient :

  • le travailleur a l’impression de vendre sa Ft. Son travail est payé à sa valeur.

  • Le travailleur a le sentiment que la création de valeur, c’est son travail et les machines elles - même.



Le travailleur est soumis aux rythmes de la machine. L’aliénation, c’est le prolétaire qui attribut au capitaliste des vertus qu’il n’a pas.

L’exploitation n’est pas du vol.
Les prolétaires ont le sentiment que le capitaliste produit lui - même.


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