II/ les principaux courants de la pensee economique traditionnelle





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Productivité du travail :
volume P/volume L

  • Productivité totale :
    Volume de la production/f (L + capital utilisé) (Où K reste inchangé)

  • Productivité moyenne :
    Productivité totale/quantité de L (Où L = f (L + capital utilisé)/L)

  • Productivité marginale (moyenne) :
    Productivité marginale : accroissement de la production produite par une unité supplémentaire d'une unité de production :
    DeltaX/DeltaL (variation Q sur variation L)

    Les productivités moyenne et marginale augmentent, sauf à un certain seuil où elles diminuent

    Productivité moyenne = variation de la productivité totale induite par une hausse unitaire de la quantité incorporée du facteur.

    Cas pratique :




    Productivité totale

    Productivité moyenne (marginale)

    Productivité du travail

    1

    43

    43




    2

    160

    80

    112

    3

    330

    110

    190

    4

    600

    150

    270

    5

    900

    180

    300

    L
    orsque la productivité marginale est à son maximum, c'est que nous sommes dans la phase des rendements croissants (phase 1).

    A partir du point B, il y a un changement dans le rythme de rendement.

    Il faut modifier le rapport entre le travail et le capital pour pouvoir moduler cette loi des rendements décroissants.

    La loi des rapports décroissants est une loi qui détermine deux phases principale :

    • quand on augmente la quantité de travail en phase de rendement croissant, la production augmente de manière plus que proportionnellement

    • quand on augmente la quantité de travail en phase de rendement décroissant, la production augmente de manière moins proportionnelle

    Tant que la productivité marginale est supérieure, on constate que la productivité moyenne augmente.

    Quand elle passe en dessous, la productivité moyenne commence à diminuer.

    2) La notion d’iso produit (ou Isoquant)

    P = f(K, L) veut dire que le capital et le travail sont des facteurs de la production.




    Isoquant = niveau de production permettant de combiner du travail et du capital dans des proportions variables.

    Pour ce niveau de production, les combinaisons de capital et de travail sont de possibilités infinies.

    (Si on voulait une plus forte production, on devrait augmenter le capital ET le travail.


    1. Le taux marginal de substitution technique

    C'est le taux qui permet de calculer le rapport selon lequel on peut substituer du capital au travail (ou l'inverse) pour obtenir le même niveau de production.

    Par définition, ce taux est négatif puisqu'on doit diminuer un facteur pour en augmenter un autre.

    Taux (TMS) = - (différence K / différence L) (CF : TMS)

    Si les résultats sont différents, c'est que le facteur travail n'a pas la même efficacité à tous les endroits (à cause de la loi des rendements décroissants).

    La substitution entre les facteurs s'effectue en fonction de leur productivité marginale, hors, la productivité marginale n'est pas constante, elle décroit au fur et à mesure qu'on utilise ce facteur de production.

    Le TMS est donc égal au rapport des productivités marginales des deux facteurs.

    dY = f`de K * dK+f` de L = 0 (où dY = dP (pour moi))

    f` de K * dK + f`de L * dL = 0

    f` de K * dK = -f`de L * dL

    (f` de K)/(f`de L) = dL/dK = TMS

    f` de K = productivité marginale du K / dK

    f` de L = productivité marginale du L / dL

    1. Les différentes formes de la fonction de production



    • Les fonctions dites homogènes :

    Lorsque nous multiplions chacun des facteurs de production par un coefficient (petit t),
    alors la fonction est multipliée par t puissance a.

    Il y a divers degrés d'homogénéité.

    Quand les facteurs sont multipliés par t, les rendements sont croissants.

    • Les fonctions dites substituables et complémentaires.

    • Fonction substituables : fonctions où l'on peut remplacer un facteur par un autre

    • Fonction complémentaires : fonctions où on ne peut pas remplacer un facteur de production par un autre.



    1. Les coûts

    L'activité de production est caractérisée par des coûts qui sont composés d'éléments fixes et d'éléments variables.

    Les coûts fixes sont indépendants du niveau de production.

    Les coûts variables dépendent du niveau de production.

    Coût total = coût fixe + coût variable

    Coût moyen (ou coût unitaire)= Coût total / Q

    Coût marginal = variation coût total / variation Q

    Lorsque le coût marginal est au plus bas dans le graphique 2, il y a un changement de rythme dans le graphique 1.

    Les coûts totaux progressent d'une manière modérée par rapport à la quantité produite.

    La phase des coûts décroissants s'explique par le faible poids croissant des coûts fixes et par le fait que nous sommes dans une phase de rendements croissants (faible coût de production).

    La phase des coûts croissants s'explique par les rendements croissants (la modération des coûts fixes ne joue pratiquement plus).

    Tant que le coût marginal se situe en dessous du coût moyen, le coût moyen diminue.

    Dés qu'il se situe au dessus, le coût moyen augmente.

    B) Quels sont les déterminants des coûts?

    Les coûts de production sont constitués par :

    • Des coûts en capital

    • Des coûts en Ci

    • Des coûts en MP

    • Des coûts en L

    Ces coûts subissent des variations pouvant être liées à des tendances de long terme, aux fluctuations de l'activité économique (le niveau taux d'intérêt joue sur les coûts de P, le taux de change), modalités d'organisation du travail et du PT.

    J. Schumpeter (théoricien de l'innovation) : le rôle du PT.

    Il détermine deux concepts :

    • L'invention : découverte d'un principe nouveaux ou d'un produit nouveau

    • L'innovation : mise en application de l'invention

    5 catégories d'innovation :

    • Fabrication d'un bien nouveau

    • Introduction d'une nouvelle méthode de production

    • L'ouverture de nouveaux débouchés pour un produit

    • La découverte d'une nouvelle source de MP

    • Réalisation d'une nouvelle organisation

     Innovation de produit et de procédé :

          • De produit : se traduit par le lancement d'un nouveau produit -> apparition d'un nouveau marché.
            (Dépend souvent du GOÛT DU RISQUE des chefs d'entreprises, c'est l'entrepreneur qui est le recteur du PT)

          • De procédé : se qui conduit à la baisse du cout de production obtenue avec ou sans modification du rapport K/L.



    C) Les autres variables qui influencent les coûts

    _ La courbe d'expérience (courbe d'apprentissage, courbe d'XP).

    Cette courbe traduit la baisse de coût qu'entraine l'expérience accumulée.

    _ L'économie d'échelle (Alfred Marshall) : réductions de coût permises par une augmentation de la taille des installations de production.
    L'accroissement de la taille d'une entreprise permet de réaliser des économies.

    L'industrie est soumise à deux types d'économie d'échelle :

    • Les économies internes : dépendent des ressources des firmes individuelles, de leur organisation et de leur efficacité dans la gestion.

    • les économies externes : favorisent la croissance des rendements.
      A. Marshall donne 3 raisons à cela :

        • les améliorations des méthodes et des moyens de transports qui deviennent accessibles à de nombreuses entreprises

        • les entreprises s'assistent mutuellement (ex : concentrées dans les mêmes lieux)

        • formation d'une main d'œuvre qualifiée qui profite à toutes les entreprises

    Externalité : effet positif ou négatif qu'entraine l'activité d'un agent économique à l'extérieur de ses activités ou que subi cet agent en provenance de l'extérieur.

    Une déséconomie d'échelle signifie qu'une trop grande organisation devient de plus en plus difficile à gérer (bureaucratisation).

    La théorie contemporaine voit surtout l'effet d'entrainement (concept : tout phénomène de croissance économique prend naissance dans un point précis et se propage dans l'ensemble de l'économie de manière plus ou moins illégale).

    Il y a des effets en amont et en aval (ex : barrage en amont et industries de collecte d'eau en aval).

    De BERNIES : Concept d'Industrie Industrialisante

    Il existe des séquences d'industrialisation qui enclenchent des véritable processus d'industrialisation.

    D'ou industries industrialisantes... qui mettent en place une cohésion industrielles cohérente, endogène etc. et entraine une multiplication des échanges.

    Mais ces industries ne sont pas les mêmes dans le temps et dans l'espace (ex : une entreprise industrialisante en France n'est pas la même qu'une entreprises industrialisantes en Algérie).

    Notion de filière production : ensemble articulé de l'activité économique intégrée, intégration consécutive à des articulations en termes de marché de technologie.

    Organisation du travail : étudier l'articulation des tâches mise en œuvre dans le cadre d'un processus de production. Tout processus du travail se traduit par une combinaison spécifique d'hommes et de machines.

    • Taylorisme : double division du travail :

    • Division verticale : séparation entre le travail manuel et intellectuel, appropriation par la direction des entreprises du savoir-faire des ouvriers par l'analyse scientifique des temps et des mouvements de travail

    • division horizontale : partialisation des tâches

    Tout en faisant évoluer la production, il faut faire évoluer les salaires des ouvriers car on s'adresse à une plus grande partie de la population.

    • Fordisme :

    • Triple procès de la production : travail à la chaine

    • Consommation de masse : 5$/jour

    Le travail à la chaine est de Ford : processus d e partialisation des tâches, de mécanisation (on remplace les individus par les machines) et de circulation des pièces (principe du convoyeur).

    1. avantages techniques :

    • Les pièces circulent automatiquement

    • Économies en temps de travail

    • Contrôle du rythme de travail de l'ouvrier

    Contrairement à Taylor, Ford va accorder une importance primordiale au problème des salaires :

    Pour que les ouvriers puissent acheter les produits (voitures Ford) il faut leur payer des salaires plus élevés (5$/jour).
    On lutte donc également contre l'absentéisme (arrêts maladie...).

    Ce développement du fordisme et du taylorisme a permis d'importants gains de productivité.

    Entre 1896 et 1965, la productivité du travail a augmenté de 2.1% en moyenne.

    Cela a provoqué finalement une véritable crise du travail dont les conséquences ont été négatives sur la rentabilité des entreprises (=> grèves pour améliorer les conditions de travail, => absentéisme, => malfaçons).

    On doit donc passer à un nouvel ordre de production :

    L’INFORMATISATION.

    Depuis la crise des années 70 on a donc cherché de nouveaux modes de travail.

    -> Relance des gains de productivité

    -> Emergence de nouvelles normes de consommation (tel portables...)

    -> Développement de nouvelles fonctions

    En particulier la fonction de contrôle/surveillance :

    • Augmentation du travail de nuit

    • Augmentation du travail d'équipe

    Ces nouvelles technologies ont fait baisser la productivité.

    L'introduction de la technologie pose plus souvent des problèmes qu'elle n'apporte de solution.

    Avec l'informatisation, les économies se sont recentrées autour du service personnalisé.

    L'entreprise va s'organiser autour de l'information.

    • Meilleure adaptation de l'offre à la demande.

    C'est la nature humaine du travail qui est modifiée.
    Travail à flux tendus (éviter au max le stockage des produits).
    On peut suivre en temps réels les flux d'un magasin.
    On peut donc prévoir des grilles de travail adaptées.

    Ces nouvelles technologies ont, au final, contribué à améliorer la productivité horaire du travail (since 1995).

    Le taux de croissance annuel moyen de la productivité horaire du travail est évalué à 1.7% /an.

    La contribution de ces nouvelles technologies à cette amélioration de la productivité du travail est évaluée en moyenne à 0.3 pts/an et récemment à 0.7 pts/an.

    On peut donc considérer qu'1/4 de la croissance économique est due à l'application de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication.

    CH3 : L'investissement

    L'investissement est d'abord un composant de la demande (avec la C, les G et les X).

    L'investissement est une opération économique qui se traduit par l'acquisition et la constitution d'éléments nouveaux de capital technique.

    2 types d'investissement :

    • L'investissement de remplacement : destiné à compenser l'usure ou l'évolution technologique (amortissement, on remplace à l'identique)

    • L'investissement net/brut : pour augmenter le stock de capital d'une entreprise (investissement de capacité/productivité)

    Ils constituent la formation brute de capital fixe.

    S1 : Les mobiles de l'investissement

    On investi pour des raisons de rentabilité et pour ensuite mettre en jeu des techniques d'actualisation.
    Il existe aussi des variables (like taux d'intérêt, le Y, le niveau des prix).

    1. La rentabilité de l'investissement et les techniques d'actualisation

    3 techniques : (petits a, b, c).

    1. Le délai de récupération

    Technique consistant à calculer le nombre d'années nécessaire à la récupération de la mise de fond initiale.

    Temps avant que l'entreprise devienne rentable (après avoir investi).

    L'entrepreneur se donne un délai maximal de rentabilité (3, 4, 5 ans...) puis il va ensuite sélectionner tous les investissements dont le délai de récupération est inférieur ou égal à 5 ans.

    Il n'est toutefois pas tenu compte de deux choses :

    • Recettes obtenues après la fin du délai de récupération

    • Les profits actualisés



    1. La valeur actualisée du bénéfice

    Avant d'investir, le chef d'entreprise anticipe son rendement.

    Il doit tenir compte de la dépréciation du futur : il va devoir comptabiliser ses recettes en fonction de la valeur actualisée (dont la valeur est calculée sur la base d'aujourd'hui).

    La valeur actualisée nette représente le profit (ou non) après la date maximale du délai de récupération.
    Si elle est positive, c'est good, sinon, c’est pas good 
    Il faudra faire un classement selon leur taux de rentabilité des différents investissements.

    Le taux d'actualisation est ici un taux non déterminé à l'avance.
    Les valeurs actualisées sont liées au taux d'actualisation.
    Le choix du taux d'actualisation affecte directement la rentabilité de l'investissement.
    Plus il sera haut, moins les investissements seront rentables.

    Plus l'investissement est risqué, plus l'entrepreneur va choisir des taux d'actualisation élevés.

    1. Le taux de rendement interne

    Taux de rendement interne d'un projet d'investissement : c'est le taux d'intérêt pour lequel la valeur actualisée des bénéfices est égale au montant de l'investissement initial.
    Ce taux abouti au résultat nul (ni pertes, ni bénéfices).

    2) Les déterminants de l'investissement

    a) Le taux d'intérêt

    Le taux d'intérêt constitue une charge financière importante.
    C'est une charge financière qui va peser sur le résultat.
    Plus il est faible, plus les entreprises vont vouloir emprunter.
    Il doit être comparé au taux de rentabilité interne.

    Ce taux de rentabilité interne est ce que l'on appelle dans le langage Keynésien : le taux d'efficacité marginal du capital.
    Tant que le taux de rentabilité interne est supérieur au taux d'intérêt l'entreprise va réaliser ses projets d'investissement.
    S'il est inférieur, l'entreprise peut faire des placements financiers plutôt que d'investir.

    L'investissement est une fonction décroissante du taux d'intérêt.
    C'est une fonction dont la variable joue en sens inverse.

    b) Le revenu

    La relation précédente supposait que l'investissement soit autonome...

    Les investissements autonomes existent, mais il y a aussi des investissements sucités par l'évolution de la demande (variation du goût des agents économiques, évolution démographique, PT).

    Il s'en suit une relation positive entre le niveau de revenu et le niveau d'investissement.

    Un niveau élevé de revenu, d'activité exige un niveau élevé d'investissement.

    2 formes d'investissement :

    • Investissement autonome

    • Investissement induit (est fonction du revenu (revenu étant la propension à investir))

    L'investissement global est fonction de 2 variables : l'intérêt et le revenu.
    Il y a donc une relation entre intérêt et revenu.

    La relation entre l'investissement et le revenu conduit à une autre analyse : l'influence du revenu sur le volume d'investissement.
    Principe d'accélération (voire plus tard).

    c) Les autres variables explicatives

    • La situation concurrentielle.
      Dans le cas ou une entreprise doit faire face à des concurrents, pour sauver sa part de marché, va être obligée de procéder à des investissements de rationalisation (investissements de productivité : indépendants du taux d'intérêt).

    • Rôle d'anticipation des entrepreneurs : variable essentielle (ils prévoient ou non d'investir selon leur estimation d'une évolution favorable ou non).
      L'attitude à l'égard du risque étant très forte, les investissements en dépendent beaucoup.

    • Keynes considère que l'Etat peut jouer un rôle complémentaire dans la mesure où il peut se substituer aux entreprises et investir lui-même, il peut aussi mettre en place une politique industrielle, il peut, dans le cadre d'une politique conjoncturelle favoriser l'investissement par le biais de la fiscalité.

    S2 : Le principe d'accélération

    1. Le mécanisme

    C'est par l'intermédiaire de la demande en biens de consommation que les variations de revenu vont affecter l'investissement.
    Ainsi, une variation du revenu est généralement à l'origine d'une augmentation de la demande de biens de consommation.
    Cette demande de biens de consommation devra nécessiter une augmentation de l'investissement.

    Le principe de l'accélérateur : une variation de la demande de biens de consommation entraine une variation plus que proportionnelle de la demande de biens d'investissement.
    L'investissement est proportionnel à la demande selon un coefficient appelé l'accélérateur.

    (Cela fonctionne aussi bien en sens inverse)

    Conditions :

    • Le coefficient moyen de capital doit être constant

    • Le coefficient d'accélération doit être égal au coefficient marginal de capital

    • Le mécanisme d'accélérateur ne s'applique qu'à l'investissement net et non à l'investissement de remplacement

    • L'appareil productif doit fonctionner à pleine capacité (pas de capital oisif)

    Cas pratique :

    Périodes

    Demande (D)

    Capital (K)

    Investissement supplémentaire

    Investissement de remplacement

    Investissement TOTAL

    1

    200

    400

    /

    40

    40

    2

    210

    420

    20

    40

    60

    3

    230

    460

    40

    40

    80

    4

    230

    460

    0

    40

    40

    5

    220

    440

    -20

    40

    20

    Sion veut produire pour une demande de 200, il nous faudra un capital de 420.
    A une hausse de la demande de 200 à 210, l’effet accélérateur connait une hausse de 40 à 60 :
    on augmente de 5% dans la demande alors qu’on augmente de 50% dans l’investissement total.

    2) Conséquences et limites de la relation d'accélération.

    Grande instabilité.

    Beaucoup de limites :

    • Les entrepreneurs font des prévisions (seulement censées se réaliser, rien de certain)

    • Trop global du fait de l'absence de différenciation sectorielle mesurant le degré d'accélération dans chacun des secteurs

    • L'accélérateur prend en compte l'investissement induit par la demande, or, cette hypothèse est irréaliste dans le mesure où il faut également tenir compte du PT qui est source d'investissement

    On à donc recours à l'accélérateur flexible :

    Il répond aux insuffisances de l'accélérateur simple: à savoir celles où le capital s'adapte parfaitement à la production.

    A savoir que l'investissement augmenterait proportionnellement à la production.

    S'il y a ralentissement de la demande, les entrepreneurs ne désinvestissent pas forcément, ils vont se constituer un "capital oisif" ; en cas de reprise de la demande, les entrepreneurs font appel à ce capital oisif.

    S3 : Incertitude et tendance récente de l'investissement

    1) Les incertitudes

    Le comportement de l'investissement n'est pas toujours prévisible (motifs d'investissement apparaissant de manière aléatoire (ex : new produits)) et investir représente un risque pour les entrepreneurs. D'autant plus que nous sommes dans un contexte de concurrence.

    4 types d'incertitude limitant la fiabilité des rendements anticipés :

    • Incertitude sur la durée d'utilisation des biens d'équipement (machines productives etc.)

    • Incertitude sur les perspectives de vente (liées à l'évolution de la conjoncture, de la demande, à l'introduction de nouveaux concurrents...)

    • Incertitude sur les coûts de production (évolution des prix, des MP, des salaires...)

    • Incertitude sur les taux d'intérêts futurs (emprunts à taux variables)

    En raison de ces incertitudes, la rentabilité effective d'un investissement ne peut être connue, au final, qu'à posteriori (après).
    Les décisions d'investissement doivent tout de même être prises dans le temps présent.

    C'est l'ETAT DE CONFIANCE.

    Concept élaboré par Keynes :
    La décision de l'investissement repose sur l'état de confiance.

    Ces prévisions se font en fonction des conditions économiques présentes.
    Les conditions économiques font l'objet de prévisions, l'entrepreneur va projeter dans le futur la situation présente (extrapolation des variables de rendement).
    L'investissement dépend de l'état de confiance présent déterminant les probabilités de risques à venir.
    Les facteurs psychologiques et subjectifs sont plus importants lors de la décision d'investissement que les déterminants mathématiques.

    L'état de confiance est déterminé par l'état historique du capitalisme.

    Au 19ème siècle, le capitalisme est fondé sur des entreprises de taille modeste (caractère familial), les décisions d'investissement vont s'appuyer sur le goût du risque, recherche d'une satisfaction personnelle.

    Au 20ème siècle, c'est le marché boursier qui va devenir le principal déterminant de l'investissement.

    2) Les tendances récentes de l'investissement

    La crise financière de 2001 a touché beaucoup d'entreprises, des groupes importants...

    Elle a déstabilisé les structures financières.

    Elle a rendu les conditions de financement de plus en plus difficiles (réduction des dettes).

    La baisse des investissements observée en 2001 a été effective jusqu'à fin 2002.

    Parallèlement, les entreprises françaises industrielles ont été confrontées en 2002 à une chute de leur carnet de commande et donc à une perte de leur profitabilité.

    Cette période a été très stagnante.

    Ce n'est qu'à partir de 2003 qu'il y a eu une reprise sur le marché boursier et une poursuite de la baisse des taux d'intérêt à long terme.

    Amélioration des conditions de financement externe des entreprises.

    Les chiffres :

    • 2002, les investissements réduits de 3.6%

    • 2003, réduits des 1.3%

    Cette baisse a été observée dans l'industrie, mais aussi dans le secteur tertiaire.

    CH4 : La consommation

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    © Julien Bouttier

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