Chapitre 3 : Le revenu national, sa production et sa distribution





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date de publication01.11.2018
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Chapitre 3 : Le revenu national, sa production et sa distribution

Dans le cadre du chapitre 2, le chômage keynésien à court terme dépendait de la conjoncture économique. Le chômage est une variable dite contra cyclique : lorsque le PIB augmente, le chômage baisse, et inversement. Par ailleurs, nous avons entraperçu l’interdépendance des marchés : il est important d’étudier les effets croisés entre les marchés. Pour ce faire, le macroéconomiste utilise des modèles. Ces modèles correspondent à des théories, c’est-à-dire qu’ils nécessitent un ensemble d’hypothèses à partir desquelles se construit un raisonnement. Ce raisonnement permet alors de mieux comprendre les relations qui existent entre les différentes variables économiques que l’on souhaite étudier.

Il existe deux sortes de variables : les variable endogènes et les variables exogènes.
Définition : Une variable endogène est une variable que cherche à comprendre le modalisateur et qui va être déterminée par la résolution du modèle. (Variable générée par le modèle)
Définition : Une variable exogène est une variable dont la valeur est connue avant la résolution du modèle. Cette variable sera une donnée à partir de laquelle le modalisateur va travailler. (Variable ayant une origine extérieure au modèle)
Le but d’un modèle est de montrer comment les variables exogènes affectent les variables endogènes.



  1. Une première représentation de l’activité économique : le circuit



En macroéconomie, on considère en général quatre catégories d’agents :

  • les ménages - les entreprises

  • le gouvernement, l’Etat - les institutions financières

Dans les modèles simplifiés, on ne prend généralement pas en compte la dernière catégorie, soient les institutions financières.
Quatre marchés sont pris en considération :

  • le marché des biens et services - le marché du Travail

  • les marchés financiers - les marchés monétaires

Dans les modèles simplifiés, on considère le cadre d’une économie réelle, c’est-à-dire sans monnaie, et donc sans marchés monétaires.
Dans ce chapitre, nous nous intéresserons à une économie réelle (sans monnaie) à 3 agents, dans le cadre d’une économie fermée (pas d’ouverture sur le reste du monde), et avec pour seul facteur de production le travail.



Ce graphique résume deux grands types d’équilibres :

  • les équilibres budgétaires pour chaque type d’agents

  • les équilibres comptables sur les différents marchés

Ces équilibres sont appelés relations comptables, au sens où elles sont a-théorique, c’est-à-dire sans théorie. Ces relations fondamentales sont au cœur de tous les modèles, quelle que soit la théorie.
Lorsque les graphiques se compliquent, ces différents équilibres et ces informations sont représentés sous la forme de tableaux comptables, que l’on appelle en comptabilité nationale TEE (tableau économique d’ensemble) et TOF (tableau des opérations financières).



  1. Les équilibres budgétaires



Ménages : Dépenses = Ressources dont le salaire wL = impôts T + consommation C + épargne S
Etat : Dépenses publiques G = impôts T + financement du déficit public BG
Entreprises : Recette des biens et services vendus Y + financement de l’investissement des entreprises Be

= salaire wL + Investissement I



  1. Les équilibres comptables sur les marchés



    • Offre de travail (des ménages) LS = Demande de travail (des entreprises) Ld




    • Epargne S = financement du déficit public BG + financement de l’investissement des entreprises Be




    • Recette des biens et services vendus Y = consommation des ménages C + Dépenses publiques G

+ investissement des entreprises I
Le circuit décrit uniquement les relations comptables qui relient les agents et les marchés. En ce sens, il a un aspect très mécanique qui ne nous aide pas à comprendre le comportement des agents : par exemple du côté de la demande de biens, il ne nous explique pas comment se forme l’arbitrage consommation-épargne, et du côté de l’offre de biens, pourquoi les entreprises vont plus ou moins embaucher.

Pour comprendre cela, il faut faire appel à une théorie, donc à un ensemble d’hypothèses, dans le but de construire un modèle.

Dans ce chapitre, on choisit un modèle simplifié d’une économie à long terme, avec aucune rigidité des prix et la vérification de tous les équilibres.



  1. Les déterminants de la production de biens et services



  1. La fonction de production



Définition : La fonction de production indique comment les facteurs de production déterminent la quantité produite, en sachant que les facteurs de production sont les éléments utilisés par les entreprises pour produire.
On distingue deux facteurs de production : le travail et le capital. Le capital correspond à tous les équipements utilisés par l’entreprise. Dans le secteur agricole, il existe un troisième facteur : la terre.

La fonction de production indique ainsi la contrainte technologique de l’entreprise : Y = F (K, L)

Où Y désigne la quantité de production, K la quantité de capital et L la quantité de travail.
A rendement d’échelle constant, F (λK, λL) = λ F (K, L) = λ Y

Cela signifie que lorsqu’il y a un accroissement proportionnel de tous les facteurs de production, la production augmente de façon équivalente. Par exemple, si les quantités utilisées du capital K et de travail augmentent de 10%, la production en fera autant.



  1. L’objectif de l’entreprise : maximiser son profit



Définition : Le profit est la recette diminuée des coûts de production.




Profit nominal  = py - wL - RK Profit réel =
py : Recette wL : coût du travail RK : coût du capital avec R : taux de rémunération du capital.
En situation de concurrence pure et parfaite, on considère que l’entreprise est trop petite pour influencer le prix du marché, elle est donc contrainte d’accepter ce prix. On dit qu’elle est « price-taker » ou preneuse de prix :

  • Elle n’a aucune raison de vendre moins cher puisqu’au prix du marché elle écoule toute sa production.

  • Elle ne peut pas vendre plus cher car dans ce cas plus personne n’achèterait sa production, car en situation de concurrence, il y a un grand nombre de producteurs qui produisent exactement le même bien qu’elle, bien qui lui est substituable.


Les entreprises en situation de concurrence vont maximiser leurs profits en prenant les prix comme une donnée. Elles doivent seulement décider des quantités à produire et les facteurs de productions à embaucher.

Pour déterminer sa demande de facteurs optimale, l’entreprise va utiliser les productions marginales des différents facteurs.



  1. La productivité marginale des facteurs



Définition : la productivité marginale du travail mesure la quantité supplémentaire de production réalisée par l’entreprise à l’aide d’une unité supplémentaire de travail, toute chose étant égale par ailleurs.
Cette productivité marginale du travail est mesurée en utilisant la quantité de capital actif (= utilisé) comme une constante.
(En discret) PmL = F (K, L+1) - F (K, L)
(En continu)

Exemple : La fonction de production Cobb-Douglas : y = K1/2 . L1/2
_ A rendement d’échelle constant : (λK)1/2 . (λL)1/2 = λ . K1/2 . L1/2

Avec K = 4





L

y

PmL

0 → 1

√4 × √1 = 2

2

1 → 2

2 × √2 = 2,82

0,82

2 → 3

2 × √3 = 3,46

0,64

3 → 4

2 × √4 = 4

0,54



La PmL est décroissante pour la majeure partie des fonctions de production qu’on utilise en économie. Cela signifie que pour une quantité donnée de K, la productivité marginale du travail baisse à mesure que la quantité de travail (L) augmente. Une autre façon pour détecter la décroissance de la productivité marginale est le fait que la fonction de production s’aplanit à mesure que la quantité de travail utilisée augmente, donnant à la courbe une forme concave.



  1. La demande de facteurs



Pour déterminer sa demande de facteurs optimale, l’entrepreneur effectue l’arbitrage suivant : pour chaque personne supplémentaire, l’entrepreneur se demande combien celle-ci lui coûtera et combien elle lui rapportera.
Arbitrage en nominal : - combien lui coûte ce travailleur ? Son salaire : w

- combien lui rapporte ce travailleur ? La production marginale du travail (c’est-à-dire le supplément de production) multipliée par le prix de vente du bien : PmL × p
L’embauche optimale est telle que : w = p × PmL soit PmL = w/p


Si dans notre exemple, le salaire réel w/p vaut 0.64, l’entrepreneur embauche 3 personnes.
La baisse de la PmL entraîne le fait que la fonction de demande du travail est décroissante par rapport au salaire réel.
On peut effectuer exactement le même type de raisonnement pour le capital, et on peut déterminer qu’à l’optimum du producteur : PmK = R/p avec R : taux de rémunération du capital
A l’optimum du producteur, profit en réel = y - PmL×L - PmK×K
PmL = ½ . K1/2 . L-1/2 = ½ (K/L)1/2 PmL × L = ½ . K1/2 . L1/2

PmK = ½ . K-1/2 . L1/2 = ½ (L/K)1/2 → PmK × K = ½ . K1/2 . L1/2


    • PmL × L + PmK × K = K1/2 . L1/2 = y


Ce résultat correspond au théorème d’Euler : en situation de concurrence pure et parfaite, les profits doivent être nuls lorsque la fonction de production est à rendement d’échelle constant.



  1. Les déterminants de la demande de biens et services



Les 4 grandes composantes du PIB dans l’optique de la demande sont :

  • la consommation

  • l’investissement

  • les dépenses publiques

  • la balance commerciale (ou exportations nettes)

Dans cette section, nous intéresserons exclusivement aux trois premières composantes.



  1. La consommation



Elle correspond au principal déterminant de la demande (environ 60% du PIB). De quoi cette consommation dépend-elle ?

Deux visons s’opposent :

  • L’analyse keynésienne : le revenu courant est le principal déterminant de la consommation

  • L’approche néo-classique menée par Friedman (le revenu permanent) et Modigliani (le cycle de vie).


D’après Modigliani, le profit du revenu d’un ménage au cours de sa vie n’est pas constant, et sa consommation ne dépend pas seulement du revenu courant mais plutôt de la richesse, c’est-à-dire la somme des revenus futurs et du patrimoine. Cela signifie que la consommation présente dépend des anticipations futures, et du taux d’intérêt.

Les deux théories coexistent toujours à l’heure actuelle car les données agrégées ne permettent pas de trancher. Cependant, sur des données individuelles, il semble que les ménages modestes suivent une approche keynésienne, alors que les ménages plus aisés suivent une approche néo-classique.
Dans ce chapitre, nous suivrons l’analyse keynésienne :
Ct = c . y d t + C0
Ct : consommation agrégée : propension marginale à consommer (PmC)

y d t : revenu disponible C0 : consommation incompressible
Définition : La propension marginale à consommer, notée PmC, indique le supplément de consommation réalisé par les ménages à la suite d’une hausse à la marge du revenu disponible.
Selon Keynes, cette PmC est comprise entre 0 et 1 : 0 ≤ PmC ≤ 1  C’est la loi psychologique fondamentale.



  1. L’investissement



Définition : L’investissement mesure les dépenses brutes des entreprises pour augmenter leur stock de capital productif ou immobilier
En comptabilité nationale, les ménages investissent aussi, mais dans le but de simplifier le modèle, nous ferons l’impasse dessus.
Pour les entreprises, l’investissement représente une dépense qu’on effectue aujourd’hui afin de pouvoir bénéficier dans le futur d’une capacité de production plus importante, qui permettra d’engranger des profits supplémentaires. L’investissement est donc inter-temporel.
Quels sont les déterminants de l’investissement ?

  1. Le niveau des ventes anticipées par les entrepreneurs (= comment les entrepreneurs envisagent-ils l’avenir ?)

  2. Le taux d’intérêt.


L’entreprise doit emprunter pour investir, et donc rembourser un taux d’intérêt sur le capital emprunté. Elle choisit de mettre en œuvre le projet d’investissement seulement si le rendement anticipé de ce dernier est supérieur au taux d’intérêt. Dans le cas inverse, elle y renonce. Donc plus le taux d’intérêt est élevé, moins le nombre de projets rentables est important, plus l’investissement est faible. La relation entre le taux d’intérêt et l’investissement est donc une relation décroissante.

De même, une entreprise qui n’a pas besoin d’emprunter parce qu’elle possède ses fonds propres, ne peut mettre en œuvre un projet d’investissement que si son taux de rendement est supérieur au taux d’intérêt du marché, car dans le cas contraire, il serait plus judicieux de placer son argent sur les marchés financiers plutôt que d’investir.

Dans tous les cas, plus le taux d’intérêt est élevé, moins les entreprises investissent.
Dans notre premier modèle très simplifié, on considère le cas particulier d’une fonction d’investissement qui ne dépend que du taux d’intérêt, en sachant que la demande anticipée a aussi un rôle. Cette fonction peut être de la forme :
I = i0 – b.r
I : Investissement i0 : constante b : paramètre positif r : taux d’intérêt réel
Un autre exemple de fonction d’investissement : I = i0/r (Les lettres peuvent changer, ainsi que les fonctions)



  1. Les dépenses gouvernementales


__

Les dépenses gouvernementales G sont des variables exogènes : G = G
G correspond à une variable de politique économique, c’est-à-dire qu’elle représente un des outils de la politique budgétaire. Par conséquent, la valeur que prend cette variable correspond aux choix politiques du gouvernement (totalement arbitraire).

L’autre outil de la politique budgétaire est le choix du montant des impôts prélevés (T). Les impôts (T) peuvent être dans ces modèles principalement de trois sortes :

_

1) l’impôt forfaitaire : T = T (variable exogène)

Pour tout revenu, on paie T fixé en impôts. En France, on n’a pas ce type d’impôts car il est très peu réaliste : il ne représente qu’un cas d’école.

Le forfait n’est pas distorsif car il ne peut pas modifier le comportement.

Exemple : la POL Tax en Grande-Bretagne sous Thatcher. Sous la pression populaire qui la considérait injuste, la taxe a été supprimée.
2) l’impôt proportionnel : T = t × y (variable endogène) avec t : taux de taxe fixé et y : recettes ou revenu

Les impôts dépendent ici du revenu. EN période de forte croissance, les recettes fiscales sont importantes, contrairement aux périodes de crise où les recettes fiscales sont faibles.

Exemple : TVA avec un pourcentage prélevé sur la consommation.
3) l’impôt progressif : T = t(y) × y (variable endogène)

Ici, le taux de taxe dépend du revenu. Cet impôt peut être résumé par l’impôt proportionnel au niveau agrégé, en calculant judicieusement t.

Exemple : impôts sur le revenu
Avec l’impôt proportionnel, le taux de taxe t est considéré comme exogène, tandis qu’avec l’impôt progressif t est considéré comme endogène. Dans notre modèle, on considèrera seulement le cas de l’impôt exogène forfaitaire.



  1. L’équilibre sur le marché des biens et services



  1. Détermination du taux d’intérêt d’équilibre r*



Bloc d’offre : yS = F (K, L)

Où K équilibre le marché des capitaux, L celui du travail et où S représente l’offre (supply).

_ _ _ _ _

Dans le cas où LS = L et KS = K YS = Y = F (K, L)

L’offre de biens est donc déterminée dans un modèle classique de long-terme, par le côté offre du modèle.
Bloc de demande : y = C + I + G (en économie fermée)
C = C0 + c (y-T)

I = i0 – b.r

G = G

T = T

_ _ _

Equation sur les marché des biens : yS = yd => y = F (K, L)

_ _ _ _

<=> y = C0 + c (y-T) + i0 – b.r + G
Il suffit d’isoler r dans cette expression pour trouver le taux d’intérêt r* d’équilibre. Ce taux d’intérêt d’équilibre détermine l’équilibre du marché des biens, et peut être réinterprété sur le marché des fonds prêtables.
y = C + I + G

 y – T + T = C + I + G

 (y – T) + (T-G) = C + I

(y disponible – C) + (T - G) = I
Où (T-G) représente l’excédent public, soit l’épargne publique, et (y disponible – C) désigne l’épargne privée.
On en déduit donc l’équilibre sur le marché des fonds prêtables : S privé + S publique = I

Ou encore : S privé = I + (G-T)

Retenons que l’épargne totale/nationale est égale à l’investissement.
S privé = y - T - C0 – c (y – T)
S privé = (1 – c) (y – T) – C0
Cette dernière formule correspond à la propension marginale à épargner.

Dans ce modèle où la formulation suit une formation keynésienne, on peut se demander si l’épargne dépend du taux d’intérêt. La réponse est non, car note l’absence de r dans les équations.

  1. Impact d’un choc budgétaire expansionniste


Avec ∆G > 0 Avant choc : G1 Après choc : G2 = G1 + ∆G Toute chose étant égale par ailleurs.



Après un choc, on observe une augmentation du taux d’intérêt, mais une baisse de l’épargne totale (T reste constant mais G augmente). Notons que l’épargne totale ne dépend pas de r.
Commentaire :
On retrouve ici un résultat connu des modèles classiques sous le nom d’effet d’éviction totale des dépenses publiques.

Le niveau de la production est entièrement déterminé par le bloc d’offre, et plus précisément par les équilibres sur les marchés du travail et du capital, étant données les dotations de facteurs disponibles. Une variation des dépenses publiques n’a donc aucune incidence sur le niveau de la production. Elle modifie seulement la composition de la demande à niveau de demande inchangé ; on assiste en fait à une baisse de l’investissement privé qui vient exactement compenser l’augmentation des dépenses publiques. On dit que l’investissement privé a été évincé par les dépenses gouvernementales : c’est l’effet d’éviction totale.
Remarque : Cette analyse classique est remise en cause par Keynes qui étudie l’économie à court terme (et non plus à long terme comme précédemment) en prenant en compte des situations où il existe des désajustements, au sens où tous les marchés ne sont pas équilibrés ; dans ce type de situation, Keynes montre qu’un choc budgétaire expansionniste peut entraîner une augmentation de la production. Chez Keynes, l’éviction n’est donc plus totale.



  1. Impact d’une bouffée d’optimisme chez les entrepreneurs



Dans cette variante, les entreprises envisagent l’avenir de façon plus optimiste, ce qui les conduit pour un même niveau de taux d’intérêt à investir davantage. Ce modèle peut être modélisé par exemple sous la forme d’une augmentation de la constante i0 :

Commentaire :
L’augmentation de la demande d’investissement implique une hausse du taux d’intérêt r qui rééquilibre l’offre et la demande de fonds prêtables en ramenant le niveau d’investissement à son niveau initial.
Une hausse de l’investissement correspond à un déséquilibre du marché, d’où l’augmentation du taux d’intérêt.


  1. Même exercice dans le cas où la consommation, et donc l’épargne privée dépend du taux d’intérêt.


Dans le cadre de cette variante, on abandonne l’hypothèse selon laquelle la consommation suit une formation keynésienne et on opte pour une formulation néo-classique où la consommation, et donc l’épargne, dépend du taux d’intérêt. Plus précisément, on suppose que l’épargne privée est une fonction croissante su taux d’intérêt (cela signifie que plus le taux d’intérêt augmente, plus l’épargne privée augmente).




Dans le cas d’une bouffée, l’investissement augmente et le taux d’intérêt aussi.
Commentaire : Par rapport à la situation précédente, si on analyse cette variante en considérant ce qui se passe sur le marché des biens, on constate une modification de la structure ou de la composition de la demande, à demande de biens totale inchangée (parce que le niveau de l’offre est donné par le bloc d’offre imperturbé par cette variante). Mais la composition de la demande varie car on observe une augmentation de l’investissement privé, compensé par une baisse de la consommation privée.

En effet, l’augmentation du taux d’intérêt sur le marché des fonds prêtables a modifié l’arbitrage consommation/épargne des ménages en faveur de l’épargne.

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