I –Conso et Epargne





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date de publication28.01.2018
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«  Consommation, Epargne et investissement constituent les composantes fondamentales de l’activité économique. Selon vous, quels facteurs influencent la répartition du revenu entre consommation et épargne ? Quelles relations existent entre épargne et investissement ? »

Introduction


L’activité eco d’un pays repose sur 3 fonctions éco : la consommation, l’épargne et l’investissement. Ces 3 fonctions interagissent les unes sur les autres. Consommation et épargne sont particulièrement liées et la répartition du revenu entre l’une ou l’autre dépend de plusieurs facteurs que nous verrons dans une 1ère partie. De même, il est évident que la conso influence directement l’invest. Mais l’épargne joue également un rôle dans la décision d’invest. C’est ce que nous verrons dans une 2ème partie.

I –Conso et Epargne

La conso et l’épargne sont étroitement liée puisque l’épargne est définie par rapport à la conso. En effet, la conso est l’acquisition d’un bien ou d’un service utilisé pour la satisfaction directe des besoins ; l’épargne est la part du revenu non consommée. Mais quels sont les facteurs qui déterminent la répartition entre conso et épargne. Conso ne concerne que la conso finale et autoconso (conso intermédiaire exclue)

A) Analyse macroéconomique

Dans l’approche keynésienne, la consommation résulte de la différence entre le revenu et l’épargne : R = C+E. La part moyenne du revenu consacré à la consommation (la propension moyenne à consommer) est globalement constante e augmente lorsque le revenu augmente (propension marginale) mais la propension marginale est décroissante c’est à dire que le revenu supplémentaire n’est pas transformé en consommation (effet de satiété). Pour Keynes : épargne = conso gaspillée. L’arbitrage entre conso et épargne se fait donc par l’importance du revenu qui détermine la part de l’épargne, le taux d’intérêt n’intervenant, en second lieu, que pour la répartition des formes d’épargne entre placements et détention de monnaie (hypothèse de préférence pour la liquidité).


Théorie qui complètent l’approche keynesienne :

- La théorie du cycle de vie, de F. Modigiani (1954) : Au-delà du revenu, la consommation d’un agent est aussi liée à sa position dans son cycle de vie. Pendant la période d’activité le niveau de consommation des agents est inférieur à leur revenu (préparation de la retraite). Pendant la retraite, l’épargne constituée pendant la période d’activité sera consommée. Epargne = conso différée dans le temps. Ex ; taux d’épargne des Japonais peut s’expliquer par la faiblesse du système de retraite

- M. Friedman (1957) : théorie du revenu permanent : les individus effectuent des anticipations rationnelles en adaptant leur consommation non pas au revenu immédiat, mais au revenu futur anticipé. Ainsi la consommation peut s’écarter du niveau de revenu actuel en fonction d’une prévision d’accroissement (ou de réduction) des ressources.

B) Vision micro-économique

Dans l’analyse néo classique, le consommateur est un être parfaitement rationnel (homo oeconomicus) qui cherche à maximiser l’utilité de son budget. La conso augmente donc lorsque les prix baissent (loi de l’offre de la demande. C’est donc l’arbitrage par le taux d’intérêt qui réparti le revenu entre consommation et épargne. Epargne = conso future

La conso dépend de plusieurs facteurs : revenu, prix du produit et prix des autres produits. : L’élasticité-prix montre la sensibilité de la demande d’un bien X par rapport à l’évolution de son prix (tabac – pain) ; L’élasticité-revenu : une augmentation durable des revenus entraîne un déplacement de la demande vers des biens supérieurs (effet Veblen de distinction - loi d’Engel : part du revenu attribué aux produits de 1ère nécessité diminue avec la hausse du revenu)) ; Les élasticités croisées mesurent les effets de la hausse du prix d’un bien X sur la demande d’un autre bien Y, dans la mesure ou ces biens sont substituables ; effet mode 

Les différentes théories en sont pas exclusives les unes des autres, d’autant que le niveau des taux d’intérêts influencent également la décision d’épargne ou de conso. De plus, le taux d’épargne en France sur les 30 dernières années remet en cause la stabilité de la propension à consommer (de 12 à 23 %).

On a vu que quelles que soit la théorie éco sur laquelle on s’appuie, conso et épargne sont indissociables. La conso influence également directement l’invest en ce qu’elle se traduit par une augmentation de l’offre et donc par de l’offre proposé par les entreprises Mais qu’en est-il de l’épargne ?

II – relations épargne et invest


L’invest est défini comme l’acquisition par une entreprise de biens de prod. C’est le flux qui alimente le stock de capital cad l’augmentation du capital prod. En cpta nat : invest = FBCF. Pour les ménages : invest ; = achat d’immobilier et dépenses lourdes de travaux..

S’’interroger sur les relations entre épargne et invest revient à se demander si l’épargne est un préalable à l’invest ou si c’est une conséquence de l’invest. Ici encore 2 visions s’opposent. Dans l’un comme dans l’autre cas, le rôle des banques est essentiel.
  1. 2 théories : Vision Classique et néo-classique et Vision Keynésienne


le shéma le plus retenu est celui de l’école classique

* Vision Classique et néo-classique : Pour les classiques, l’épargne est nécessairement égale à l’invest. Pour Adam Smith, « l’industrie de la société ne peut augmenter qu’autant que son capital augmente et ce capital ne peut augmenter qu’a proportion de ce qui peut être épargné ». L’épargne de l’un permet à l’autre d’investir, il y a identité entre l’épargne et l’investissement. Les néo-classiques ne reprennent pas l’identité entre les deux notions mais font une analyse en termes d'égalité entre l’épargne et l’investissement. La variable clé des néo-classiques est le taux d’intérêt qui permet d’ajuster les deux niveaux. L’épargne égale l’investissement et la relation causale qui s’établit entre eux, va de l’épargne vers l’investissement. C’est l’épargne qui détermine le montant de l’investissement.

4 phases clés : épargne négative (pays en voie de dvlpt éco avec de gros besoins de financement qui font appel à l’épargne extérieure) ; épargne positive (revenu augmente + vite que la conso – remboursement de la dette et constitution d’une épargne nationale) ; stade de maturité (revenu progressent moins vite mais moins que la capacité de financement d’où accroissement de l’épargne nat ; désépargne (vieillissement de la pop avec plus de retraité donc moins de prod et moins de revenus d’où ponction sur les stocks d’épargne). Phases d’un cycle long de l’éco dans lequel le déficit/excédent budgétaire va de pair avec le niveau de l’épargne.

Mais les keynésiens ont une autre vision : Pour lui, la relation causale est inverse, c’est l’investissement qui détermine le revenu, et celui-ci permet, en fonction du partage que font les ménages entre la consommation et l’épargne, de déterminer le niveau de l’épargne. c’est l’investissement qui détermine l’épargne et la variable d’ajustement est le revenu. Avec l’effet multiplicateur de l’invest, l’invest supplémentaire augmente le revenu qui lui-même permet un accroissement de l’épargne équivalent à l’investissement initial.

B) Réalité


Le schéma classique théorique implique que normalement les PED seraient en déficit d’épargne alors que le pays industrialisés auraient une épargne positive et donc on devrait observer un flux de capitaux du Nord vers le Sud. Or, on s’aperçoit que le moteur de la croissance éco mondiale, les USA, sont en situation d’épargne négative et que l’ensemble des PED (Chine 48 % PIB ou 25 % du revenu nat) ont une épargne structurellement positive. Le déficit structurel d’épargne des américains (-1% du revenu nat) s’accompagne d’un déficit budgétaire qui ne cesse de se creuser. L’épargne positive des PED s’explique par : ort taux d’épargne de la Chine, hausse du prix des matières 1ères et désengagement des pays industrialisés suite à la crise asiatique de la fin des années 90 qui les a contraint à une plus forte autonomie dans le financement de leur croissance + structure de protection sociales collectives insuffisante obligeant les ménages à épargner.

L’insuffisance d’épargne des USA et le déficit budgétaire structurel sont pour le moment compensée par la forte attractivité de ses marchés de capitaux et la forte conso des ménages américains. Mais cette situation de déséquilibre ne saurait perdurer et le renversement risque d’être brutal pour les USA et par ricochet pour l’ensemble de l’économie internat.

Conclusion


En conclusion, on peut affirmer que les 3 composantes de l’activité éco que sont la conso, l’épargne et l’invest. sont étroitement liées. Le circuit éco peut être lu et analysé à partir de l’une ou l’autre, le résultat sera le même, l’évolution (en + ou en -) de l’une des composante aura un impact sur les autres. Les banques sont au cœur de ce circuit en ce qu’elles mettent en relation les ménages et les entreprises, l’épargne des uns servant à financer les invest ; des autres.

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