Journal de Bruna Basso, bibliothécaire, congressiste au 56e congrès de l'abf





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BIBLIOTHÈQUES ET SI ON PARLAIT D'ARGENT ?»

Journal de Bruna Basso, bibliothécaire, congressiste au 56e congrès de l'ABF

du 20 au 23 mai 2010 à Tours
ASSOCIATION DES BIBLIOTHECAIRES DE FRANCE  (ABF)
L'ABF a réalisé durant 4 jours son 56è congrès et colloque international et proposé 7 SESSIONS plénières, 8 ATELIERS, 2 CONFERENCES, 1 RENDEZ-VOUS INTERNATIONAL, 3 RENCONTRES avec l'écrivain Martine LE COZ, l'universitaire Samuel LETURC également directeur des Éditions Presse Universitaire François RABELAIS et le groupe professionnel d'expérimentateurs NTIC « BIBLIOLAB »
Avec le thème du Congrès « Si on parlait d'argent », l'ABF invite à regarder la réalité en face : une manière de pointer les enjeux, risques et stratégies d'adaptations à l'?uvre dans un contexte de société en cours de recomposition ; qu'il s'agisse de concentration de la chaîne du livre, de l'avenir des autres supports, du rapport au travail salarié, de masse salariale et de ressources documentaires, de ré-interrogation des pratiques du métier ou encore d'acquisitions de documents numériques.
JEUDI 20 MAI


  • Allocutions d'ouverture et conférence inaugurale

Les élus de Ville de TOURS, Département INDRE ET LOIRE et Région CENTRE ont fait fait état du potentiel littéraire (de très nombreuses présences d'écrivains parmi lesquels BALZAC, PROUST, SAND...) et de l'ambition des actions culturelles fédérées en propre et en partenariat par l'agence de coopération régionale « LIVRE AU CENTRE ». Soutien du DRAC, Jean-Claude VAN DAM.

La ville de TOURS programme 14 millions d'euro à la réhabilitation de la centrale du réseau BM classée à l'inventaire. www.livreaucentre.fr



  • L'ARGENT ET LES MOTS par André SHIFFRIN 

Entrée directe dans la thématique du Congrès : éditeur et auteur de « l'argent et les mots » paru à La Fabrique en mars 2010, André Schiffrin a rappelé le paysage éditorial mondial. La recherche de rentabilité immédiate menace la vitalité même de l'expression de la pensée, de la création et leur diversité.

  • Les grands groupes occupent les ¾ du marché éditorial. Rentabilité de 3 à 4 %

  • Gallimard par exemple : 1 à 2 %

Le nombre de livres publiés a doublé ces dernières années mais le choix s'est restreint

Le livre n'est pas immédiatement rentable, exemple : FOUCAULT, rentable 10 ans après. Aujourd'hui, le changement, c'est la rentabilité immédiate (voir La Martinière). Les auteurs à vente lente quittent Le Seuil.

Les achats et reventes de maisons d'éditions font faire de juteux profits : l'État français a soutenu le rachat de Vivendi Editis par Hachette au motif de conserver l'édition française. Mais Bruxelles est intervenu pour éviter le monopole total. Déjà, les actionnaires étrangers possèdent 60 % d'Editis, les 40 % français sont des leaders de l'armement. Flammarion a été racheté par IPSODI (FIAT) et cela a un impact sur le catalogue et les prix. Wendel a racheté Editis et la revendu à Planeta (ESP) avec un profit de 300 %
Concentration multimédia dans les pays anglo-saxon. Actions pour maintenir l'édition indépendante : aux USA, création de NEW PRESS, maison d'édition à but non-lucratif : ni propriétaire, ni actionnaire. Modèle d'alternative important. En France, utiliser les COOP ? Utiliser les subventions déguisées (exemple BOURDIEU, éd. Raison d'Agir réalisée dans son poste au Collège de France) – Créer de nouveaux publics Jeunes et livres pas chers Floraison de petites maisons d'éditions, une 100 en Italie, en France : La Fabrique, Amsterdam, Agone... Structures faibles. Les financements CNL vont en grande partie aux grands groupes. Ces petites maisons ont été aidées par des régions. Part des budgets d'achat Bibliothèques pour acheter les petits tirages. En Norvège, l'État garantit l'existence de la Petite Édition : achat public systématique de 2 exemplaires.

Ouverture des publics : les segmentations marketing en termes de publics se trompent. Aux USA, étude sur les manuels scolaire prévue à 5000 ex. En réalité, public inattendu : 1 million d'ex vendus. Idem avec succès public auprès des populations noires d'un livre universitaire sur le contenu des lettres de familles esclaves.

La censure des marchés est aussi importante que la censure d'État

Les villes et les régions sont bien placées pour soutenir des projets éditoriaux livre

Éditeur et fils de Jacques Schiffrin, fondateur de La Pléiade, a été pendant trente ans à la tête d’une des plus prestigieuses maisons d’édition américaines, Panthéon Books. Il y a notamment publié Foucault, Sartre, Duras. Depuis 1991, il dirige The New Press, maison d’édition indépendante qu’il a fondée à New York.

Fervent défenseur de l’édition indépendante, il analyse les menaces qui pèsent sur le monde éditorial et dénonce dans ses ouvrages les phénomènes de globalisation qui touchent le monde de l’édition et des médias (L’Édition sans éditeurs et Le Contrôle de la parole à La Fabrique)



  • LIBRAIRIE, ACHATS PUBLICS ET BIBLIOTHEQUES (atelier)


Récit d'expérience de la mise en marché public de l'achat de livre en 2005 par Dominique POTARD, directrice des bibliothèques de Châteauroux. Appel d'offre trop complexe pour chacun des 3 libraires de la ville dont le service est satisfaisant. La directrice BM et la Région aident les libraires à se constituer en groupement solidaire temporaire (risques, avantages) suite à l'impact des marchés sur les librairies de Rouen (Livres Hebdo Nov. 2004)
Le directeur des achats du Département du CHER, Christophe CARLES témoigne de la mise en ?uvre des marchés par familles d'achat (BDP, Documentation, Archives) avec pour objectifs : anticiper sur les besoins et améliorer l'exécution des dépenses. IlSon rôle : former, coordonner et rationaliser.

Mise en place progressive de la CARTE ACHAT tend à se généraliser :

  • passer commande comme avec une carte bancaire (vente en ligne)

  • paramétrage des plafonds par fournisseurs et types de transaction

  • paiement à 5 jours

  • la banque agrège les commandes sur l'ensemble des marchés : c'est la facture

  • Cet agrégat est répercuté directement sur les comptes du service = mandat et paiement accélérés

Le mandatement a été divisé par 8 ; la Reprographie divisée par 3

LA CARTE :

  • elle est elle-même l'objet d'un marché public (la TP est OK) mais n'est pas un critère de jugement des offres (cela va changer)

  • ne peut être imposée à un fournisseur

  • peut être paramétrée pour plusieurs fournisseurs

La banque fait l'avance du paiement. Service bancaire de niveau 3 : 50 cent. la facture électronique par acte d'achat. Coût bancaire pour les fournisseurs : 0,5 %. Pour Olivier L'OSTHIS, librairie Esperluette à Chartres « C'est mieux que les agios bancaires pour cause de trésorerie défaillante »
Pour le responsable des achats à la ville d'Orléans, la mise en place de la CARTE va de PAIR avec l'organisation interne des achats et SA REFORME. C'est faute de cela que le paiement par carte à la ville de d'Orléans n'a pas aboutit.

Pour les appels d'offres : 80 % consultés en ligne mais 5% des réponses en lignes
Le libraire Olivier L'OSTHIS (Esperluette à Chartres) témoigne : Dans le cadre des marchés des bibliothèques, la manière un peu complexe de constituer les lots permet de retenir les libraires locaux.

La séparation en lots (un lot régional, un lot littérature étrangère) permet de pouvoir répartir les fournisseurs.

Hors-Marché : 1% du budget d'acquisition non soumis au marché (obligatoire et limité)

Achats non-concurrentiels : livres d'artistes, livres non-distribués etc ( livres anciens en Investissement)

Les libraires proposent de nombreux services : offices, conseils, formations, animations, gestion et suivis de commandes. En théorie, ces services sont objet de marché.

La loi sur le prix du livre favorise la territorialisation de l'offre

La loi sur les marchés interdit le critère du local

Les professionnels sont d'accord pour souhaiter l'exception livres à la loi sur les marchés
Dans les grandes équipes (BM de LILLE, 500 000 € budget acquisitions) objectif de réduire le nombre de lots car trop forte mobilisation d'équipes (examen des échantillons comparatifs demandés sur un thème)
Le Conseil d'État vient d'annuler la réforme 2008 des marchés  et rétablit à 4000 € (au lieu de 20 000 €) le plafond en dessous duquel la publicité pour la mise en concurrence n'est pas obligatoire.



  • LA GRATUITE EST-ELLE PAYANTE ? (Session)



Si l'accès aux bibliothèques municipales reste d'entrée libre et gratuite, le principe de gratuité pour ce qui concerne les services (et notamment le prêt de documents) à nettement reculé : en 2000, 80 % d'entre elles appliquaient des tarifs à l'inscription contre 20 % avant les années 80.

Depuis 2006, on assiste à un retour de la gratuité à l'inscription comme par exemple dans les villes de LILLE ; LE HAVRE ; ROUEN ; SAINT-BRIEUX et d'autres...
Dans les années 90, une première étude d'impact sur les coût de gestion des droits d'inscription avait permis à J.L. LEREBOURS, Conservateur en chef et directeur de la Médiathèque d'Arles, d'obtenir la gratuité totale pour tous les usagers, résidents et extérieurs.

L'étude à ce sujet réalisée à ce sujet en 2009 par Olivier PLOUX dans le cadre de l' ENSSIB a permis d'approfondir la question avec les constats suivants :

  • le coût caché des frais de gestion (régie de recettes + relances usagers) représente 60 % du montant des recettes réalisées

  • la gratuité d'inscription modifie la composition sociale des usagers

  • l'inscription payante est un frein à la diversification des publics : la charge symbolique est très lourde pour des personnes non-familiarisées au lieu. Une somme de 10 € est dite « modique » alors que les prix commerciaux raisonnent aux centimes

  • la présentation de justificatifs n'est pas neutre (facteur de discrimination)


En outre :

  • les sciences sociales (anthropologie, sociologie..) montrent un rapport spécifique des bibliothèques françaises à la gratuité : ce n'est pas le cas dans la culture anglo-saxonne et Internet modifie également les représentations, le niveau de consentement du prix à payer.

  • La gratuité impacte à la baisse le volume des prêts (on ne cherche plus à « rentabiliser » l'inscription)


La gratuité a tendance à se banaliser : elle est aussi un outil parmi d'autres de plus-value, de performance...

Les alternances de politique tarifaire à la médiathèque du Carré d'Art à Nîmes (145 000 hab., avec l'agglo, 230 000 hab.)  :

  • 1995 : gratuité totale pour les nîmois et extérieurs

  • 2005 : chute des inscriptions de 19 % suite au retour du paiement à l'inscription dans le cadre de la politique de maîtrise budgétaire

  • 54 000 € de recettes mais 67 % des adultes sont exonérés

  • tarif à 12 € passe à 13,30 cts d'€  avec l'inflation : le coût de gestion estimé pour la régie de recette équivaut à 10 % du temps de travail d'un attaché.


A Limoges, 135 000 hab., la gratuité est un héritage de la culture ouvrière. Autour des ateliers de porcelaine, classe ouvrière « éclairée » autour de la culture avec le Théâtre de l'Union, héritage des coopératives et bibliothèques de CE.

Les élus revendiquent et portent le discours populaire sur la gratuité qui n'a jamais été remise en cause. La BM compte 50 000 inscrits (37 %)

Pour le directeur Daniel LE GOFF, la gratuité permet :

  • de se libérer des tâches « d'épicerie »

  • une intégration directe de l'accès au service :

  • la carte VILLE concentre les accès PISCINE, CANTINE, BIBLIOTHEQUE

  • l'inscription BM pour les étudiants est faite via l'import des fichiers BU



Mais la gratuité seule ne suffit pas : le discours des élus, les équipements et les budgets suivent : 145 agents, budget de 6 millions d'€ soit 45 € de dépenses par habitant.

LA BIBLIOTHEQUE EST INSCRITE DANS UN PROJET ECONOMIQUE GLOBAL

VENDREDI 21 MAI 2010


  • VALEURS DU SERVICE PUBLIC / MODERNISATION DU SECTEUR PRIVÉ : Un périlleux chassé-croisé (conférence)


Danièle LINHART, directrice de recherches CNRS 
Dans le secteur privé, depuis 1968 et la revendication à plus d'autonomie (cf. métro-boulot-dodo), les assises du CNPF à Marseille en 1973 ont amorcé l'atomisation de la classe ouvrière par l'individualisation et l'hybridation des valeurs.

- Le TAYLORISME n'est pas seulement une technique : la contrainte et le contrôle sont institutionnalisés au c?ur même du processus de travail

- Efficiente en matière de production, cette méthode trouve des limites dans les société à dominante de services.
Pour amener les salariés à coopérer, le management moderne introduit dans le privé l' idéologie du salarié vertueux : - engagé à fond – dépassement – mobilité – loyal - réceptif

et met en avant sur le terrain psycho-social la quête d'un idéal du moi : découverte de potentiel caché, de ressources ignorées...

IIl y a développement de l'autonomie avec définition de Moyens- Objectifs – Contraintes, des incitations fortes avec évaluations systématiques. Et cela à tous les niveaux, de l'agent d'exécution au cadre.

Résultats : cela ne marche pas bien, développement du « mercenariat », absence de mise en appartenance avec la Société et surtout, système de frustration permanente : « Vous êtes le meilleur ! Vous avez fait ça, vous pouvez faire mieux »

Ce modèle vise les jeunes. C'est un modèle prédateur : le changement permanent casse les réseaux, fragilise, insécurise. La pyramide démographique se restreint (pression maxi sur les 30-50 ans).

L'OBSERVATOIRE DU STRESS ET DE LA MOBILITE FORCEE atteste des phénomènes d'épuisement, « Burn Out », dépressions, déception/frustration.
Dans le Secteur Public, les enquêtes réalisées dans des Rectorats montrent un modèle infantilisant accablé de procédures. Dans les autres Service publics (La Poste, La SNCF, les Impôts etc.) les valeurs républicaines sont le vecteur de socialisation, de l'ingénieur à l'ouvrier autour du triptyque :

1- égalité des usagers : pas de clientèle segmentée

2- égalité des agents entre eux : pas de passe-droit, concours, pas CDD

3- égalité des agents et usagers : on ne travaille pas pour des individus en particulier, on travaille pour un projet de Société.

La vie au travail a du sens : malgré les horaires et les salaires, elle est considérée comme très riche. Il y a une responsabilisation et un engagement autonome dans les activités citoyennes.

Ces postures recherchées par le secteur privé sont remises en cause par les politiques publiques actuelles (LOLF, RGPP, contractualisations) qui désagrègent ces formes d'engagement par :

  • la coexistence des statuts

  • la segmentation de la clientèle (à la Poste, priorité aux gros comptes)

Avec la LOLF, introduction de la rentabilité des activités, comparaisons avec la sous-traitance : les logiques sont détruites

  • A La Poste, équipes entières en plein désarroi

  • Dans les Hôpitaux, les métiers sont attaqués : les médecins ne décident plus de la durée d'hospitalisation : à chaque diagnostic correspond un quota de jours.


L'adhésion personnelle est fondamentale : la souffrance naît de la position en porte-à-faux

Le client a des droits : la prestation interne autorise l'ingérence entre salariés.

Les usagers sont à égalité : le fonctionnaire sait ce qu'il a à faire.
Les indicateurs liés à l'évaluation sont le Cheval de Troyes qui brise l'égalité des agents entre eux et: les critères constituent une véritable boîte de Pandore.
Il faut considérer le poids des indicateurs et le rôle des cabinets de consultants dans la rupture des collectifs de travail et la question des missions de Service Public.

Les techniques de management mettent en ?œuvre le changement permanent : la tension, l'inquiétude et l'angoisse désarment les salariés.
Le changement est la vertu qui remplace le progrès.


  • ETAT DES LIEUX ET RECONSTRUCTION DES BIBLIOTHÈQUES EN HAÏTI


Elizabeth PIERRE-LOUIS est directrice des programmes de la Fondation Connaissance et Liberté d'Haïti. (Fondation Georges Soros)

Des missions de développement en zones rurales et en zones urbaines. Actions de proximité.

- De 400 à 5000 livres dans les bibliothèques de proximité : 16 dans la capitale Port-au-Prince, 14 en zone rurale. La plupart endommagées ou entièrement détruites.

- Bibliothèque des Pères du Saint-Esprit : fonds patrimonial important/ 20000 docts. Sécurisés avec l'aide de la Bibliothèque Nationale d'Haïti (mise en cartons et projet de numérisation)

- Bibliothèque Saint-Louis de Gonzague : 20000 documents. Sécurisés. Problème de personnel qualifié

Sur les bibliothèques de proximité :

A court terme : desservir les populations, pourquoi pas à scooter, travail de commémoration et de deuil et rôle des artistes.

A long terme : jumelage de bibliothèques via l'ABF section Caraïbes /Béa BAZILE et formations.

Reconstructions

Projets de bibliothèques mobiles et d'une bibliothèque universitaire numérique.
Pour les formations : cycle court + plate-forme de formation à distance. L'informatisation des bibliothèques est assurée avec le logiciel libre PNB. Recherche actuelle de solutions alternatives pour l'alimentation électrique
La stratégie de LECTURE PUBLIQUE est commune à toutes les instances publiques et privées



  • LA PART DES DÉPENSES DE PERSONNEL DANS LES BUDGETS DES BIBLIOTHÈQUES (session)


Introduction par Benoît LECOQ, inspecteur général des bibliothèques (IGB). Recherche, enseignement, bibliothèques : la masse salariale (MS)est importante dans ces métiers intellectuels.

- Sa visibilité a été mise en évidence par les lois de décentralisation + LRU.

- La culture de l'évaluation se développe depuis 1982 (ALB, planification et contrôle). Entre 1990, 1998 et 2007 l'IFLA (International Fédération of Librarian Association) met au point la norme ISO 11620 : 11 indicateurs financiers, 6 indicateurs de processus.

- le BBF (Bulletin des Bibliothèque de France) n° 3 / 2008 titre sur Évaluations et Prospectives.

- En France, on dispose via les rapports à la DLL, des statistiques des personnels employés depuis 1966 pour les BM et depuis 1974 pour les BU.
Passage d'une culture de moyens à une culture de résultats. Passage d'indicateurs d'activité à indicateurs d'efficience.

La masse salariale représente 80 % des budgets des BMVR (Bibliothèques Municipales à Vocation Régionale) (Étude 2008)

Étude internationale comparative sur les masses salariales des BU par l'IGB/ 2009.

Les BU françaises : 8 ont une MS > 60 % du budget, 3 BU ont une MS entre 52 et 60 %, 2 ont une MS < 50 %. En fait, en France, les pourcentages recouvrent des réalités : plus la MS est importante, plus cela signifie que le budget documentaire est faible (moins de 28€/an/ par étudiant à la BU de GRENOBLE) - Pyramide des emplois = sur représentation des cadres - Une faible qualification du personnel accroît le nombre d'agents - Dépenses de personnel sur des charges spécifiques : fonds patrimoniaux, Action culturelle.

Les variables d'ajustement de la MS : organisation et réorganisation du travail

En fonction des contraintes propres :

- Bib avec équipement unique ou multisite

- Organigramme adapté en fonction : Vertical, horizontal, mixte des 2

- Commandes/réceptions centralisées

- Récupération de notices

- redistribution des formations en fonctions d'objectifs : pour quoi faire ? Qualité de service = meilleure accessibilité ? Efficience de gestion = moindre coût ? Choix politiques.

Analyse des besoins et des publics. Nécessité des études comparatives
Colette GIRARD adjointe au Maire de TOURS La BM absorbe 12 % du budget DAC. La Masse Salariale représente 90 % du budget

Mylène Jacquot, permanente CFDT Service Public, a pointé l'absence au niveau de l'État et souligné la nécessité à tous les niveaux du dialogue sur l'organisation, les conditions et les rémunérations



  • L'ÉCONOMIE DANS LES COLLECTIONS : QUELLES MISES EN VALEUR ?


Les bibliothèques se questionnent sur le domaine ECONOMIE (impacté par les docts électroniques)

- A la BM de Lyon La Part-Dieu :

Constat : entre 2004/2009, - 40 % de prêts. Fonds trop important, vieilli. En volume de docts, c'est 12 % du Département Sciences et Société. En volume de prêts seulement 4 %. Deux sous-domaines : Économie (théories, manuels de base + Actualité) et Gestion (entreprises) présentés séparément

Objectifs : revaloriser le fonds. Réussir à l'instar des BU, la mutation notamment électronique. Installation de la WIFI pour les étudiants.

Solutions : Désherbage et rafraichissement du fonds - Abandon de la Dewey (indices trop long) - Accent mis sur la Banque et la Finance (suite à enquête de public...) - Hausse des crédits d'acquisition sur des livres vendeurs/éphémères mais demandés (subprime etc.) - Nouvelle division intellectuelle en 6 classes ECO + présentations nouveautés sur table accompagnés de critiques magazines.

ECO 1 : Actualités (vie courte durée, forte rotation)

ECO 2 : Travail, Emploi, Sociologie du travail

ECO 3 : Monnaie et Finances

ECO 4 : Économie de la production / par secteurs

ECO 5 : Économie dans le monde ( abandon des aspects en Géographie)

Résultat : amaigrissement drastique des collections - Le taux de rotation est à la hausse mais toujours des difficultés pour canaliser le flot de nouveautés éditoriales. La presse économique (15 titres) a toujours un grand succès
- A la BNF site François Mitterrand : l'économie occupe 2 niveaux : le dépôt légal éditeur (fonds patrimonial) et les acquisitions, nouveautés etc.

Domaine structuré en 2 approches : Science Économique-Finances-Gestion d'une part et Économie Business d'autre part. Dans chacune, aspects méthodologiques, faits, actualités.

Création de 2 pôles d'excellence : Histoire économique et International (gestion, système financier)

Base d'accès en ligne aux revues et autres ressources électroniques

Publics d'étudiants, spécialistes : production de bibliographies sur l'actualité
Dans le cadre du ré - aménagement du Haut de jardin, volonté de toucher de nouveaux publics : création de PRISME pour études et tous publics : mise à disposition de documents difficiles essentiels pour répondre à des problématiques de carrière concernant des publics très diversifiés

- études de marché, par exemple Les Métiers de bouche, La Mode... avec vision sur les débouchés

- Informations sur les Entreprises : annuaires en ligne

- Presse professionnelle

Distinction des publics apprenants, individuels, étudiants, professionnels entrepreneurs

Définition des besoins

Partenariat avec les relais Pôle Emploi, les boutiques de gestion, les associations, la CCI de Paris

Pour l'accès aux collections, création d'une carte professionnelle, formations, en ateliers à la recherche documentaire sur les bases en ligne
- au SCD d'Orléans : 5 BU, 55 personnes, 30000 docts et 3500 titres de revues

Coût des titres de revues électroniques : + 19% entre 2002 et 2008

Division du domaine Économie en trois approche : Économie générale, Économie et Finances, Micro-économie

Niveau d'acquisition : licence/Master - Fournisseurs d'abonnement : LAVOISIER, ELSEVIER (21 titres), EBSCO (3 abonnements Base de données regroupant 2000 revues, 106 francophones, dépouillement des revues depuis 1966).

Constat : L'édition électronique modifie l'offre. Faible rotation des livres. Difficulté à légitimer l'offre documentaire. L'accès haut débit est permissif : consultation de site de réseaux sociaux type Twitter, Face Book etc.

En outre, constituer les collections électroniques est soumis à de fortes contraintes de mise à jour, de formats

Projet/actions  : mise en ligne des sujets d'examen - Formation à la Recherche Documentaire, atelier Base de données, création d'évènements type rencontre éditeurs - Enrichir les cours en ligne par des liens.


  • Point de vue de Philippe FREMEAUX, rédacteur en chef d'Alternatives économiques ???


ASSEMBLEE GENERALE DE L'ASSOCIATION

Examen puis adoption du rapport moral et du rapport financier

Divers : contribution des groupes régionaux aux orientations, projet de création de commissions : vie de l'association, communication

Discussion sur le projet de loi de réforme des collectivités territoriales et de la perte de la compétence générale (art 35) pour les régions et les départements. Dans cette loi cadre, les bibliothèques sont une compétence de la commune : encadrement des financements croisés.

En 1er lieu, dans le débat = garder les compétences culturelles à tous les échelons territoriaux

En second lieu = conserver les compétences de Lecture Publique à tous les échelons des territoires - Quid des Départements ? Le financement des bibliothèques se fait toujours par des financements croisés

Convention ABF // Lire et faire lire signée lors du dernier salon Livre Jeunesse de Montreuil : questionnement sur la présence d'objectif(s).

Le plan Lecture du MCC : présentation/discussion des 14 points (100 millions d'€)

Sur l'extension des horaires d'ouverture :

Méthodologie d'approche de la question à 2 niveaux : les principes - Les moyens

Considérer : - volume – fréquence – rythme/jour/variabilité - pause midi - pause soirée - ouverture toutes sections - saisonnalité

Sur la Fête du Livre "A vous de lire" et pour une mobilisation accrue : 1ère édition du 27 au 30 Mai 2010

SAMEDI 22 MAI


  • RENCONTRE AVEC LES REPRESENTANTS DES INSTITUTIONS ET DES COLLECTIVITES


L'ensemble des 14 propositions du plan Lecture annoncé en mars 12010 par le Ministre Frédéric Mitterrand sera approfondi par un travail collectif qui sera restitué à l'automne 2010, à Nancy, lors des premières "Assises nationales de la lecture publique", organisées avec la ville de Nancy et le Centre national de la fonction publique territoriale.

La Fédération Nationale des Collectivités territoriales pour la Culture (FNCC), organisée en commissions dont une Lecture publique, est associée aux travaux de réflexion du Service Livre et Lecture (SLL) du Ministère.

Les 3/4 des dépenses de culture sont effectués par les Collectivités locales. Selon Karine LE GLOANNEC-MAURIN, première adjointe à la culture et aux finances de Saint-Agil (Loir-et-Cher)

, les collectivités locales ont atteint la maturité pour coordonner les compétences : contractualisations, mutualisation avec l'État.

La situation des SCD dans le cadre de l'autonomie des universités (loi LRU) exposée par le chargée de mission à l'IST du réseau documentaire Michel MARION. Rappel du rapport MIQUEL et des travaux d'AM BERTRAND : rattrapage énorme pour revenir au niveau des pays européens suivis d'un plan immobilier et d'une nouvelle conception de la BU en libre accès.

Rapport de la Cour des Comptes sur la période 1980 - 2000 : la perte de vitesse est stabilisée mais pas de rattrapage de niveau.

La doc électronique : = budgets + 250 % -

Impact sur le métier et positionnements dans les équipes : à un bibliothécaire ne correspond plus secteur documentaire. Travail intégré dans un environnement + large, voie coopérative. Intégrer les missions de documentation, de formation, de communication.

Entrée des BU dans l'économie de la connaissance. Former des étudiants qualifiés en fonction du marché de l'emploi - Allocation de moyens soumis au critère d'utilité. Bibliométrie (exploitation de données statistiques à visées marketing pour la gestion des bibliothèques, les classements d’universités et le management scientifique.) avec classement de Shanghai. Compétition entre chercheurs - Création de l'ANR (Agence Nationale Recherche = financement projets) et de

l'AERES (Agence de la Recherche et de l’Évaluation de l’Enseignement Supérieur)

La LRU : changement des relations État - Universités. Globalisation de la Masse Salariale en fonction de la stratégie et d'objectifs d'excellence. Liberté de choix des dépenses au niveau de l'établissement. Paradoxe : la documentation numérique appelle à plus de coopération alors que l'environnement est à la compétition.

Plan renouveau des bibliothèques :

1) Re positionnement relations État - établissements Universitaires : recommandations et perspectives pour la documentation et le recherche dans les universités :

- nouveau modèle des BU du XXIe siècle suite au rapport IGB sur les Learning Center : insiste sur le lien documentation-enseignements - livres en libre accès, moins de magasins et plus d'espaces lecteurs - Conservation partagée (projet de Silo à Paris, Lyon, Strasbourg) - Ouverture des bibliothèques ente elles et des universités.

2) Initiatives inter-ministérielles : Plan Campus obtient des résultats mitigés sur plan documentaire - Il faudrait étoffer le diagnostic de l’Agence documentaire avec d'autres indicateurs spécifiques à la documentation et autres que les horaires d'ouverture

Politique renforcée sur les horaires d'ouverture : cible 65h/hebdo en 2012-2013. Dans les grandes villes, au moins 1 site BU à 80h/hebdo ou +. C'est la clef de compensation salariale.

3) Reconstruction des moyens de mutualisation : SCD réaffirmé dans rôle pilote

- encouragement à la coopération numérique :achat licences nationales + comité de pilotage des acquisitions numériques

- chantier juridique pour créer des engagements et objectifs inter-universitaires

- aspect politique : stratégie autonome ET mutualisation des ressources documentaires

Actualités des rapports d'études de l'Inspection Générale des Bibliothèques (IGB) par le doyen Daniel RENOUX

Bibliothèques municipales : 10 - Bibliothèques Universitaires : 10 - + 1 CNC + 7 études thématiques (voir site de l'IGB) dont 1 très demandée sur la formation documentaire

1) La formation documentaire pour le secondaire

-l'offre de formation continue : ENSSIB, Agence Régionales, BN, BPI, BDP, ABF, CNFPT Ecole supérieure nationale (management)

- stagiaires : 10500 en 2008 sur 25000 à 28000

- 40 % de l'offre = MEDIADIX et MEDIAT

- 1/5 des directeurs n'ont pas suivi de formation

- qualité des plans de formation : approximative et routinière par exemple sur la formation à l'image

Dans cadre du DIF et formation tout au long de la vie, sujet important- contenus : trop axés sur l'adaptation à un poste de travail - Réorienter vers l'axe transversal / mobilité (exemple : formation au récit d'expérience)

- recommandations : Conventions de type CRFCB/Universités - Assises de la Formation Continue en Janvier 2011 : plateforme ENSSIB - URFIST - CRFCB et CNFPT

2) Étude comparative sur la Masse Salariale (MS) dans les BU en Europe : attention car le comparatif anglo-saxon écrase les réalités. Sur la part des dépenses de MS, variations facteur 5 à 6 mais l'ensemble des moyens devrai être comparables (comparer des établissements de niveau de dotation globale identique) - Travail à poursuivre et homogénéiser l'échantillon - Autres projets d'étude :

- sur l'ensemble des bibliothèques des Territoires d'Outre Mer

- la BPI

- la formation patrimoniale

- les catalogues collectifs

- promotion et mobilité

  • coûts et bénéfices de la mutualisation de la documentation électronique (les consortiums dans le monde)



  • LE MÉTIER DE BIBLIOTHÉCAIRE / ABF - Ed. Cercle de Librairie, 2010

Cette 12è parution (565 p.) est augmentée de 125 pages - 27 contributeurs

Construit en 7 parties : - Histoire - Bibliothèques dans la société - Les bibliothèques françaises aujourd'hui - Documents, collections et accès - Les services de la bibliothèque - La gestion au quotidien - Formation, informatique et réseaux professionnels.

Les chapitres sur lesquels il y a des accents de nouveauté :

- Fonctions des bibliothécaires et Missions des bibliothèques - BU / BM : mêmes métiers ? - le numérique et la langue anglaise - la fonction formateur, qualification instituée - appuis documentaires : mise en ligne et indexation des cours : archives ouvertes, gestion des thèses, gestion des données

  • LA DÉMATÉRIALISATION DES DOCUMENTS SONORES : QUELS COÛTS, QUELS SERVICES ?

Sonniel : équivalent de courriel pour le son en ligne numérique

Numérisation des CD, écoute sur place et à distance à la BM d'Orléans sur le nouveau site de La Source, plateau ouvert de 1200 m² dans un quartier difficile à dominante "numérique", autonomie des usagers (écoute sur place, automates) + décloisonnement des collections)

Projet :

- cahier des charges Cabinet DAZIBAO

- Choix des outils EAC (gratuits)

- numérisation du fonds CD

- 8 postes d'écoute : CD numérisés + accès à distance + web radio + Bibliomédia en streaming chrono-dégradable + films BPI

- Portail Archimède

Coûts : Consultant 8500 €

1 chef de projet DSI portail Archimède

1 pilote projet bibliothécaire

1 vacataire 3 mois (numérisation 8500 CD) 6271,30 €

1 abonnement Bibliomédia 5000 € annuels

Un courrier à la SACEM sur la question des droits a été envoyé : pas de réponse à ce sujet - Facturation forfaitaire annuelle par poste multimédia - La municipalité a entérine le projet.

Le service est utilisé par les jeunes sur place sur des nouveautés et des genres limités. L'abonnement Bibliomédia a été abandonné : les usages ne l'ont pas légitimé.

  • Écoute musicale en ligne à la BM de VIROFLAY
    Projet d'équipe. Numérisation des CD + abonnements Numilog, Bibliomédias. Accès à distance + écoute sur place. L'équipe a fait de la communication, le public s'est montré intéressé mais a peu confirmé les usages. Les consultations se concentrent sur les nouveautés

Constat à ORLÉANS et VIROFLAY : l'autonomie des usagers favorise la relation d'échange avec les personnels de la bibliothèque. Le contenu NTIC du service proposé a le soutien des élus.

  • Musique en ligne à la BDP du Haut-Rhin (68)

Le portail CALICE 68 héberge 40 bibliothèques des grandes villes du Département. Proposition d'écoute en ligne pour les usagers du Département : écoute en streaming avec la société musicMe, la seule parmi les 3 plateformes de téléchargement consultées habilitée à céder des droits.

Organisation de l'offre numérique en réseau : accès à la bibliothèque et à domicile. Mais les contenus ne sont pas maîtrisés (extrait ou totalité, palette des titres)

Coûts : - licence musicMe : 5400 € par site

- Abonnement : 2300 €

- forfait radio : 300 €/an toutes radios

- coût par écoute : 4,7 centimes d'€

La mission ZELNICK : améliorer l'offre de téléchargement sous licence légale

Bilan : c'est un très bon produit d'appel qui permet de ne pas acheter les nouveautés. Mis en œuvre en avril 2010 : trop tôt pour évaluer. Poursuivre avec liens sur les documents en collection)


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