Recherche sur la nature et les causes de la Richesse des Nations





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date de publication18.11.2017
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« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir, s’il s’adresse à leur intérêt personnel et s’il leur persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu’il souhaite d’eux. C’est ce que fait celui qui propose à un autre un marché quelconque : le sens de sa proposition est ceci : Donnez-moi ce dont j’ai besoin, et vous aurez de moi ce dont vous avez besoin vous-mêmes ; et la plus grande partie de ces bons offices qui nous sont nécessaires s’obtiennent de cette façon. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme »

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la Richesse des Nations

Par leurs échanges, les agents économiques cherchent à obtenir le niveau de satisfaction maximal en fonction de leurs ressources. Or, selon eux, chacun, en n’agissant que pour son propre intérêt, œuvre sans le savoir, et peut-être même sans le vouloir, au plus grand bonheur du plus grand nombre. Prenons l’exemple d’un boucher. Son objectif est de réaliser le maximum de profits. Pour ce faire, il a intérêt à vendre aux consommateurs la viande de meilleure qualité au meilleur prix. En répondant à leurs besoins, il s’assure une clientèle, et donc des ventes génératrices de profits. Le boucher, en ne pensant qu’à son intérêt personnel, met en oeuvre un comportement qui répond au mieux à l’intérêt des clients. La recherche de l’intérêt personnel est donc compatible avec l’intérêt collectif.

Smith décrit dans son ouvrage le fameux concept de « la main invisible », qui correspond à un mécanisme de régulation automatique de l’économie. Sur des marchés libres, les agents économiques sont comme mus par une « main invisible » qui, telle la providence, fait en sorte que chacun soit à une place et ait un comportement qui correspond à ce qui est le plus efficace pour la collectivité. Ainsi, l’économie de marché est le système d’organisation des activités économiques le plus efficace qui soit, car les prix, résultant du jeu de l’offre et de la demande, sont des signaux pertinents indiquant aux agents économiques vers quel type d’activité ils doivent se diriger. Ainsi, si le prix d’un bien diminue, c’est que la demande adressée à ce bien baisse, et donc que ce bien ne répond plus à des besoins solvables insatisfaits. Un agent économique désirant faire des profits à donc intérêt à se désengager de cette activité, pour se diriger vers une autre activité qui réponde mieux aux besoins de la population, c’est-à-dire vers un bien dont le prix augmente… car la demande augmente. Chacun, en ne pensent qu’à son intérêt égoïste, agit donc bien en fonction du bien-être général. Les prix sont donc des vecteurs d’information permettant une allocation optimale des ressources. Ils véhiculent à eux seuls toute l’information nécessaire aux prises de décisions individuelles de l’ensemble des agents économiques. Smith admet cependant que dans certains cas (infrastructures utiles mais non rentables par exemple), l’Etat doit intervenir car le marché est inefficace. Il n’a donc pas une conception ultralibérale du système économique.

Renaud Chartoire et Sophie Loiseau, « Economie », éditions Nathan, 2010

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