Partie 1- la régulation internationale de l’économie





télécharger 78.38 Kb.
titrePartie 1- la régulation internationale de l’économie
date de publication06.01.2017
taille78.38 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > économie > Documentos

Partie 1- La régulation internationale de l’économie 



C’est au lendemain de la 2è guerre mondiale que les Etats ont entrepris sous l’impulsion des USA de se doter d’institutions de coopération stables et durables. En matière économique :

  • Pour la régulation marchande : Le GATT (sigle qui signifie en anglais Général Agreement on Tariffs and Trade, soit Accord général sur les tarifs et le commerce a été signé le 30 octobre 1947 à Genève et est entré en vigueur au 1 janvier 1948. Chargé de promouvoir la liberté du commerce international, c'est-à-dire la liberté de circulation des marchandises, des services et des moyens de paiements, des hommes et enfin des investissements, le GATT a débouché sur la création le 14 / 12 / 1993 de l’O. M. C. à la suite des négociations multilatérales de l'Uruguay.

  • pour la régulation des marchés monétaires Elle résulte des Accords de Bretton-Woods en juillet 1944, qui ont donné naissance à au FMI, fonds monétaire international et la B.I.R.D., banque internationale pour la reconstruction et le développement (banque mondiale la BIRD, chargés de discipliner les relations monétaires et de porter une aide financière aux Etats connaissant des difficultés conjoncturelles ou structurelles.



Chapitre 1- La régulation monétaire : le FMI



Ce système international connaît une crise depuis les années 1970. Avec le développement des marchés privés de devises et de capitaux, il n'exerce plus qu'un contrôle mineur sur la circulation monétaire. Cependant à chaque crise financière, le FMI est requis : crise de l’endettement du Mexique en 1982, crise de l’Asie du Sud-Est en 1997, plus récemment du Brésil et de l’Argentine. Dans la perspective libérale, il existe donc, deux systèmes de conduites des relations monétaires : un système public et un système privé, amené à collaborer pour élaborer des normes prudentielles.


§1- Le système de Bretton Woods


La régulation monétaire résulte des statuts du FMI, des décisions qu’il adopte et des accords entre Etats. L’institution internationale poursuit trois activités centrales : la codification des accords monétaires, un contrôle des politiques macro-économiques et une politique d’aide.


  1. L’organisation


Le FMI institué à l’initiative de HARRY DEXTER ( USA) et John Maynard KEYNES ( RU) a été mis en place effectivement le 1 mai 1946. = Institution coopérative à vocation universelle, à la quelle les Etats adhèrent librement. http://www.imf.org
A l’origine 39 pays. Aujourd’hui 184 pays, la Chine l’ayant réintégré en 1980, les 14 anciennes républiques soviétiques en avril 1991. La Russie fait partie du G8 depuis 1995. Une vague d’adhésion est en préparation pour 2005 (Vietnam). Cuba s’est retiré et ne l’a jamais réintégré.
En contre partie de leur adhésion les Etats versent une quote-part qui est déterminée en fonction de leur taille, de leur richesse de leur part dans les échanges internationaux. Cette quote-part détermine les droits de vote et les capacités de tirer sur les ressources du FMI.

Le total des quotes-parts s’élevait à 213,7 milliards de DTS (316 milliards de dollars) au 31 décembre 2003.

(Voir réforme plus loin)

USA = 18,25% des DTS ( 28 milliards de DTS). Ils détiennent 265 000 voix (18%) du total

All = 5,67 %

Japon = 5,67 %

France = 5, 05 %

La France est l’un des membres fondateurs du Fonds Monétaire International auquel elle a adhéré en 1945.

La France est le quatrième contributeur au FMI avec une quote-part de 10 738,5 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux) soit 5,05 % des quote-parts, à égalité avec le Royaume-Uni, derrière les Etats-Unis (17,46 %), le Japon (6,26 %) et l’Allemagne (6,11 %).

La France se classe également au quatrième rang en termes de droits de vote (4.96%),à égalité avec le Royaume-Uni, derrière les Etats-Unis (17,14 %), le Japon (6,15 %) et l’Allemagne (6,01%).

La France est représentée au Conseil des gouverneurs et au Comité monétaire et financier international (CMFI) par le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, assisté par le Gouverneur de la Banque de France. L’Administrateur de la France au FMI représente la France au Conseil d’administration.
La plus faible est de 0 ,004 les Seychelles .( d’après mes chiffres) Palaos : 0,002% soit 272 voix)

RU = 5,10 %
Des révisions périodiques, tous les cinq ans,amènent le FMI à réclamer des augmentations des quotes-parts en fonction de ses besoins et de la prospérité des pays.


(source FMI)


Pays

Anciens décomptes

Décomptes
au 20/09/2006

Etats-Unis

17,08%

16,79%

Japon

6,13%

6,02%

Allemagne

5,99%

5,89%

France

4,95%

4,86%

Royaume-Uni

4,95%

4,86%

Chine

2,94%

3,67%

Italie

3,25%

3,20%

Canada

2,94%

2,89%

Russie

2,74%

2,70%

Pays-Bas

2,38%

2,34%

Belgique

2,13%

2,09%

Inde

1,92%

1,89%

Espagne

1,41%

1,39%

Brésil

1,41%

1,38%

Mexique

1,20%

1,44%

Corée du Sud

0,76%

1,33%

Turquie

0,45%

0,55%

soit 10 pays industrialisés

56,28%

53,22%


La plus haute autorité du FMI est le conseil des gouverneurs où siège chaque pays membre, représenté par un gouverneur (le ministre des finances ou le gouverneur de la banque centrale). Ce conseil se réunit une fois par an et délègue les affaires courantes au conseil d’administration. Celui-ci comprend 24 administrateurs et se réunit trois fois par semaine ; il est actuellement composé par 8 pays, Allemagne, Arabie saoudite, Chine, USA, France, japon, RU, Russie, les autres étant regroupés en 16 groupes représentés chacun par un administrateur.

Le Directeur général, président du conseil d’administration est par tradition un européen, c’est aujourd’hui Rodrigo de Rato.
Si les droits de vote sont pondérés la plupart des décisions du CA et des comités qui servent de cadre de travail décident par consensus à l’unanimité.
Concrètement les institutions gèrent trois éléments : un code de bonne conduite qui détermine les principes et règles qui régissent les relations monétaires internationales ; un contrôle des économies et des mécanismes de financement des Etats en cas de crise.


  1. La codification des relations monétaires

,

Selon ses Statuts, le FMI a pour buts de promouvoir

l’expansion harmonieuse du commerce mondial

et la stabilité des changes, de décourager le recours

aux dépréciations concurrentielles et de faciliter la

résolution ordonnée des problèmes de balance des

paiements.

Le code de bonne conduite détermine des obligations monétaires.



1. Interdiction des dévaluations compétitives.

En réalité 7 depuis juillet 1997 : Thaïlande, Malaisie , Corée, Indonésie, Colombie, Equateur, Russie.
2 . Les règles de convertibilité des monnaies.

Une monnaie n'est convertible que si l'Etat émetteur a accepté les obligations qui figurent au chapitre VIII des statuts du FMI. Ce chapitre interdit toute restriction et tout arrangement particulier dans les paiements monétaires internationaux. 65 pays ont accepté de se soumettre à ces obligations. Seules leurs monnaies donc sont convertibles. Elles financent 90 % du commerce mondial.
Pour tous les Etats adhérents au FMI, l'élimination des restrictions de change reste une obligation prioritaire. Les statuts posent l'obligation de respecter les réglementations nationales relatives aux taux de change arrêtés par les Etats de l'organisation dans la mesure où leurs décisions sont conformes aux statuts du FMI. Toutes restrictions aux paiements courants ou tout arrangement monétaire discriminatoire à l'égard d'une devise doivent être préalablement approuvés par le FMI.
3. Obligation de stabilité des taux de change.

Au départ, les accords de BW avaient établi un système de parité des monnaies à partir d'un étalon : l'or, auquel s'est substitué le dollar. En août 1971 Nixon décide d’abandonner la convertibilité en or du dollar. La parité est abandonnée en 1973 au profit d'un flottement généralisé des monnaies, entériné par les Accords de la Jamaïque en 1976. Dès lors, les Etats ont recouvré une liberté certaine dans le choix des taux de change. Faute de pourvoir l'empêcher, le FMI a du se résigner à renoncer au contrôle des parité, alors que ceci constituait un aspect essentiel de sa raison d'être. Le retour à un système de parité souple, n'ayant ni l'or ni une monnaie nationale pour étalon reste néanmoins un objectif du FMI. Quoiqu'il en soit toute modification importante des parités doit être préalablement approuvé par le FMI. Qui garde comme mission essentielle le maintien des Etats dans un système de change ordonné.


  1. Le contrôle des politiques monétaires


1. Le FMI impose aux Etats membres une obligation d'information concernant leur activité économique, financière et monétaire. Ses statuts imposent également une obligation générale de collaboration avec les instances du fonds.
2. Le FMI dispose d'abord d’un pouvoir de surveillance, annuel et global. Il consiste à établir un diagnostic officiel de l'économie de chaque pays et à vérifier le respect par les Etats des obligations impliquées par l'adhésion. Au cours de ce contrôle, le FMI formule des recommandations.

À l’issue de son examen annuel de l’économie

japonaise en 2000, le Conseil d’administration

du FMI a engagé les autorités japonaises

à stimuler la croissance en maintenant

les taux d’intérêt à un niveau peu élevé, en

encourageant la restructuration des entreprises

et des banques et en favorisant la

déréglementation et la concurrence.(source FMI)
Ayant vocation à rétablir les équilibres financiers, le FMI s’est acquitté de sa mission en axant les politiques nationales sur la contraction de la demande intérieure, sur la dévaluation et des programmes d’ajustements structurels fondés sur la promotion de l’offre par une libéralisation des marchés intérieurs, le démantèlement des obstacles aux échanges extérieurs et à la réduction du poids de l’Etat dans l’Economie.
3. Le FMI fournit aux administrations publiques et à la banque centrale des États membres une assistance technique et une formation dans les domaines qui relèvent de sa compétence.

Après l'effondrement de l'Union soviétique, le FMI a


aidé les États baltes, la Russie et d'autres pays issus de

l'ex-URSS à doter leur banque centrale d'un système

de trésorerie dans le cadre de la transition de la planification

centrale à l'économie de marché.(source FMI)
Cette assistance technique qui s’est développée dans les années 60 a pris un essor avec l’ouverture au marché des pays de l’est dans les années 90.
4. Le FMI dispose nous l'avons vu d'un pouvoir d'approbation préalable en matière de taux de change.
5. Le FMI dispose ensuite de pouvoir de sanction. Il dispose d'un arsenal de contraintes graduées : pression morale par la publication de rapports spéciaux ; suspension de l'aide monétaire du fonds, expulsion. Le France a été sanctionnée de 1948 à 1955 par la suspension de l'aide. La Tchécoslovaquie a été exclue en 1954, pour avoir modifié les taux de change contre les objections du fonds.

Est-ce suffisant ? L’instauration d’une « procédure de banqueroute souveraine » permettant de traduire devant un tribunal international le pays qui ne pourrait faire face à ses obligations du fait de ses impérities est-elle viable ? Comment les pays responsables de crise monétaire pourraient –ils être mis en accusation alors qu’ils sont les principaux financeurs du fonds ? (ex de la responsabilité du japon dans la crise asiatique).


  1. La coopération financière et la lutte contre la pauvreté


Le FMI dispose de ressources destinées à aider les pays membres en difficulté.
1. L’origine des ressources du FMI

- Les contributions versées par les Etats membres. La souscription au FMI est proportionnelle à la richesse et détermine le nombre de voix dont dispose le pays dans les institutions du FMI, à raison d’une voix par tranches de 100 000 DTS en plus des 250 voix qui reviennent d’office à tout membre du FMI. La quote-part versée par chaque pays souscripteur est exprimée en DTS (droits de tirage spéciaux), unité de compte qui correspond à un panier de 5 monnaies. La valeur du DTS = environ 1.4 $US.

  • Les rémunérations des investissements, commissions ..

  • Les emprunts. Le FMI regorge de monnaies non convertibles. Il emprunte donc, auprès de ses membres ou auprès de la BRI, mais ne s’approvisionne jamais sur le marché des capitaux.


Des Accords Généraux d’Emprunts (AGE) lient depuis 1961 un certain nombre de pays prêteurs qui mettent à disposition du FMI un certain montant en monnaie nationale. Les ressources gagées par cet accord constamment reconduit financent l’aide.
L’AGE concerne 10 pays [Allemagne, Belgique , Canada, E-U, Fce, Italie, Japon, P-Bas, R-U et Suède] + Suisse non membre du FMI. Ceux-ci sont devenus un pôle de décision autonome, éclipsant les autorités officielle du FMI1, dans la mesure où ils se gardent un droit de regard.
Les droits de vote sont pondérés entre les Etats en fonction de leur contribution financière à l’AGE. Dans les dix dernières années, le pouvoir réel est passé du G10 au G7 (après éviction de la Belgique, la Suède et les Pays-Bas) et même au G5 (moins Italie et le Canada). Avec la Russie en 1995 : G82. Lorsqu’un pays devient le plus fort créancier du FMI il a droit à un représentant au sein du conseil d’administration. A ce titre l’Arabie Saoudite détient un siège.
2. Forme et condition de l’aide
L’aide est un prêt de deux à trois ans classiquement accordée sur les lignes de crédits ouvertes par l’AGE. FMI vend à l’Etat en difficulté des devises contre sa monnaie en contrepartie du rachat de cette monnaie à terme.

Ces droits de tirage sur les fonds du FMI sont inconditionnels tant que le pays utilisateur reste dans la limite du ¼ de sa contribution au FMI (tranches de réserve). Tous les tirages au-delà de cette limite sont subordonnés à la conclusion d’un accord portant sur un plan de redressement économique et un plan de stabilisation (assurements de tirage). Aucun Etat ne peut tirer plus de 200% de sa contribution (tranches de crédit). C’est le FMI qui détermine la devise du prêt, qui négocie les conditions d’utilisation des ressources prêtées. Les pays dont les monnaies participent au compte DTS (dollar, mark, yen, francs, livre sterling) ont un quota de DTS qu’ils peuvent utiliser librement contre la monnaie de leur choix. Pour le reste, les DTS sont une liquidité dont l’allocation et l’utilisation sont soumises à des conditions strictes.

Cependant, le FMI peut lever discrétionnairement toutes ces limites. De fait, depuis 1963, il a multiplié les mécanismes d’aides plus souples pour permettre aux Etats de faire face à des problèmes conjoncturels ou structurels qui ne pouvaient être résolus dans le cadre classique.
Le FMI a multiplié ses outils d’intervention :

« accords de confirmation » : ils permettent de répondre à des crises de balance des paiements. Les remboursements ont lieu entre 18 mois et 5 ans après le décaissement

« les accords élargis » : plan à moyen terme de 3 à 4 ans , les prêts sont remboursables dans les 4 à 10 ans après décaissement

le FAS (facilité d’ajustement structurel) et la FASR (facilité d’ajustement structurel renforcé » offrent des prêts aux réformes structurelles dans les pays à très bas revenu. Le remboursement s’étale sur 5 à 10 ans.

La FFCI (facilité de financement compensatoire pour imprévu) et le mécanisme de financement de stocks régulateurs permettent de répondre à des variations des recettes d’exportation ou des coûts d’importation (étain).

§2- L’évolution du FMI




Initialement le FMI dispose d’une compétence étroite. La mondialisation a créé de nouveaux défis pour le FMI. Le plus important, et le difficile à relever, consiste à lutter contre la volatilité des capitaux. Le volume et la vitesse des flux internationaux de capitaux, accroit la précarité des économies nationales . Or, le FMI n’a pas ou peu prise sur ce système financier privé. Face à ce qu’on a appelé, « la faillite de Bretton- Woods », le FMI tente de retrouver une crédibilité sur le terrain de la lutte contre la pauvreté.




  1. Des compétences initiales étroites



1. Le FMI ne règle que les paiements courants. Il ne s'occupe pas des mouvements de capitaux qu'il soit à long terme (investissement) ou à court terme (hot money). Pourtant ces mouvements entraînent des perturbations graves et gênent les mécanismes de pression du fonds. L'afflux de capitaux à court terme, en effet, peut contrecarrer la politique monétaire impulsée par le FMI dans un pays et l'empêcher de lutter efficacement contre l'inflation.
2. Le FMI n'est pas non plus compétent au regard des réserves monétaires détenues par les banques centrales ni au regard des statuts de ces banques centrales.
3. Le FMI ne s'intéresse pas non plus aux taux d'intérêt. Pourtant là encore la variation des taux d'intérêt est le principal moteur des mouvements de capitaux. Elle peut elle aussi être à l'origine de dommages monétaires graves.
La FMI exerce donc une police très partielle de la circulation monétaire internationale.


  1. Une impuissance relative face au développement des marchés financiers


1. De développement des marchés transnationaux de capitaux …
Les marchés de capitaux ont commencé sous la forme d’un marché libre de devises au moment de la guerre froide (les euro-devises) lorsque l’URSS craignant des mesures de rétorsions américaines a déposé ses avoirs en $ dans des banques européennes (d’où l’origine du concept) . Le commerce des avoirs russes en dollars a permis le développement des « euro-marchés » qui se sont diversifiés par la suite avec les « euro-obligations » (placements financiers effectués sur plusieurs pays par un consortium de banques et d’institutions financières, le placement étant libellé dans une monnaie quelconque) puis les « euros-crédits ». Les prêteurs sont généralement des compagnies d’assurances, des fonds de pension. La diversification des produits a provoqué la désintermédiation bancaire, la titrisation des créances et a fait de la couverture des risques de change un élément de spéculation et de commerce lucratif (swaps..).
2. ces marchés sont sous juridiction nationale en principe

Les nouveaux marchés transnationaux n’échappent pas pour autant aux droits nationaux et notamment au droit du pays émetteur de la monnaie utilisée. « Le droit des contrats, des sûretés, des valeurs mobilières reste exclusivement national. Les euro-marchés demeurent soumis aux droits nationaux. C’est la loi choisie par les parties qui régit les opérations ; ce sont les tribunaux d’Etat – et non des arbitres – qui sont chargés de régler les différends. Internationaux pour leurs opérations, les euros-marchés demeurent nationaux pour leur droit » [Carreau, Joly…, 1990, p 542].
Les euro-dépôts sont des opérations internationales qui n’échappent pas au droit du pays dont la monnaie est utilisée. Par exemple un dépôt en $ d’une banque française auprès d’une banque anglaise suppose que la transaction et l’inscription des comptes s’effectuent dans les comptes que ces banques détiennent auprès d’une banque américaine. Les euros- dépôts sont sous la protection du FMI qui théoriquement les garantit précisément contre les risques de souveraineté (blocage des avoirs par exemple pratiqué par le USA contre les avoirs iraniens en 1979 et cubains aujourd’hui) grâce au libéralisme et à la sécurisation des transactions que poursuit en principe le FMI.
On peut évoquer des éléments similaires pour les euros-crédits. Mais on n’a bien conscience de la fragilité et du caractère très théorique de ces propositions, d’autant que se multiplient les voies alternatives de règlement des conflits.
C- Les nouvelles normes d’action du FMI
Le FMI tente d’opérer une relookage de son image et de son rôle à la fois sur le terrain de la régulation monétaire proprement dite et sur le terrain de la coopération avec les pays les moins avancés.


  1. Sur le champ de la régulation monétaire proprement dite

Le FMI reconnaît lui même que les crises financières qui ont secoué des modèles économiques comme le sud est asiatique avait mis en lumière les carences du système financier international.
Le FMI s’attache à deux symptômes : la perte des confiance des investisseurs à l’origine de retrait massif et prompt de capitaux et la propagation d’un pays à l’autre d’une région à l’autre des chaos financier.
Sa réponse est la coopération avec les institutions nationales et internationales , publiques et privées, pour prévenir la vulnérabilité de certains pays aux crises financières :

  • améliorer le contrôle interne des établissements bancaires, accroitre leur capacité d’évaluation et de gestion des risques. Le FMI et la BM se livrent depuis 1999 à des audits du système financier de certains pays et oeuvrent à la mise en œuvre d’une réglementation bancaire, comptable qui va jusqu’aux règles de la gouvernance des entreprises audits financiers, les faillites, le gouvernement d'entreprise, la réglementation des marchés de titres ou les systèmes de paiement et de règlement (le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire). Ces codes facultatifs des bonnes pratiques.


Le deuxième axe d’action est la transparence des données économiques . l’amélioration de l’information des marchés est au cœur de la réforme. C’est au fond un renforcement du contrôle :

« Les crises peuvent en effet être évitées, et la

volatilité des flux de capitaux privés réduite, si l'on évalue

mieux les risques et si un dialogue plus étroit et plus continu

s'instaure entre les pays et les investisseurs privés. Ce dialogue

peut favoriser aussi une participation plus active du secteur

privé à la résolution des crises lorsque celles-ci se déclenchent,

y compris via la restructuration de la dette privée. »
Ensuite une tentative de concertation s’établit entre le système public financier (FMI ? BIRD et BM) et des acteurs du système privé : groupe consultatif sur les marchés de capitaux qui s’est réuni en 2000. la concertation porte sur l’information sur les économies (qui se heurte à des données confidentielles néanmoins) et aux modalités d’intervention du fonds en cas de crise (mais les principes de négociation ici ne sont pas formalisés).

« Le FMI participe aussi au Forum de stabilité financière qui

rassemble les autorités de tutelle des grandes places financières

internationales ainsi que des représentants des organes

de réglementation et de contrôle internationaux, de comités

d'experts des banques centrales et des institutions financières

internationales. »

Enfin, une meilleure coordination entre les institutions de BW est aussi en cours : entre FMI et BM, pour la mise au point de normes de qualité, de la diffusion et de la couverture des données sur la dette extérieure.
2 . La lutte contre la pauvreté

C’est un nouvel axe décidé lors de l'Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale de 1999,
Les pays participants doivent élaborer un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP), avec le concours des deux institutions : La banque mondiale pour les stratégies de réduction de la pauvreté et le FMI pour les politique macro-économiques.
La stratégie repose sur des principes de base qui sont recommandés:
Prise en main du programme par le pays bénéficiaire, le développement

global et une large participation de la population.
Diagnostic des obstacles à la réduction de la pauvreté et à

la croissance.
Suivi. des progrès accomplis et un échange d'informations avec les partenaires du pays pour le développement.
Efficacité de l’Assistance extérieure : une évaluation de l'impact

que ces concours peuvent avoir sur la pauvreté selon leur importance, y

compris les économies effectives dégagées par l'allégement de la dette.
Participation. La stratégie peut décrire les modalités, la fréquence

et le lieu des consultations, de la société civile dans son suivi et sa mise en œuvre.
DOCUMENT / FMI :
Alléger le fardeau de la dette

En 1996, la Banque mondiale et le FMI ont lancé l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).. Un certain nombre de pays ont été admis à bénéficier de cette initiative — en septembre 1999, plus de 6 milliards de dollars d'allégements de dette, en termes nominaux,avaient été engagés en faveur de sept pays .
La nouvelle approche de la lutte contre la pauvreté adoptée en 1999 s'est accompagnée d'un renforcement de l'initiative visant à assurer :
• Un allégement plus substantiel de la dette d'un plus grand nombre de pays en abaissant les seuils pris en compte.

Par exemple, 36 pays peuvent être admis à bénéficier d'un allégement de la dette au titre de l'initiative renforcée

en faveur des PPTE, contre 29 auparavant.
• Un allégement plus rapide de cette dette, en finançant à un stade précoce les programmes économiques mis en

œuvre, afin de libérer des ressources pour la lutte contre la pauvreté, et notamment pour les dépenses de santé

et d'éducation.

Si l'on y ajoute les allégements de dette consentis en dehors de l'initiative, les PPTE bénéficiaires ont vu l'encours de leur dette réduit des deux tiers environ, en moyenne, ce qui a libéré des ressources pour les dépenses sociales.

En novembre 2001, 24 pays à faible revenu — dont 20 pays d’Afrique subsaharienne — avaient commencé à bénéficier d’un allégement de la dette au titre de l’initiative en faveur des PPTE.

Sont admis à bénéficier de cette initiative les pays à faible revenu handicapés par un niveau d’endettement intolérable.
Pour ces pays, africains pour la plupart, même le recours aux mécanismes traditionnels de rééchelonnement et d’allégement de la dette — conjugué à l’aide, aux prêts concessionnels et à une politique économique saine — ne suffirait pas à ramener la dette extérieure à des proportions «viables», c’est-à-dire à un niveau auquel son service puisse être assuré confortablement grâce aux recettes d’exportation, à l’aide et aux entrées de capitaux,

tout en maintenant un niveau d’importations suffisant.

La réduction de la dette accordée au titre de l’initiative en faveur des PPTE vise à étayer une politique économique axée sur la croissance et le recul de la pauvreté. Le rôle du FMI consiste, entre autres, à assurer (avec la Banque mondiale) que les ressources libérées par l’allégement de la dette ne sont pas gaspillées.

Si elle ne s’accompagne pas d’une bonne politique économique, en effet, la réduction de la dette ne suffira pas à faire reculer la pauvreté. Et les politiques anti-pauvreté doivent être

appuyées non seulement par un allégement de la dette, mais aussi par une augmentation des flux d’aide en provenance des pays riches et un meilleur accès des pays en développement aux marchés des pays industriels.

C’est la responsabilité collective de la communauté internationale d’assurer que la croissance est partagée par tous, et de veiller en particulier à ce que les plus pauvres ne soient pas laissés de côté.

http://www.attac.org/fra/list/doc/avermaete.htm.
D- La réforme du FMI (articles de presse du 20 et 21 septembre 2006
Le FIGARO (20 septembre)

Les Etats membres du Fonds monétaire international (FMI) ont largement approuvé une vaste réforme interne qui prévoit notamment de donner davantage de poids aux économies émergentes. En commençant par la Chine, la Corée du Sud, la Turquie et le Mexique.

 

«Cela constituera la plus grande réforme depuis 60 ans dans le fonctionnement du Fonds monétaire international (FMI)», avait annoncé son président, le ministre britannique des Finances, Gordon Brown, dimanche. Le 20 septembre à Singapour, les 184 Etats membres ont donné leur feu vert à un renouveau au sein de l’instance en votant à 90,6% le projet.

 

Au cœur de la réforme figure la modification du système de vote pour prendre en compte l’évolution de l’économie mondiale, et mieux représenter les économies émergentes. Dans un premier temps, la Chine, la Corée du Sud, la Turquie et le Mexique vont voir leurs droits de vote au sein du FMI, et donc leur influence dans les prises de décision, légèrement relevés, en tenant compte de leur essor économique au cours des dernières décennies. Les autres grandes économies émergentes, comme l'Inde, le Brésil ou l'Argentine, devront attendre la deuxième étape du chantier de réformes ouvert à Singapour, au cours de laquelle seront redéfinis les critères retenus pour calculer le poids des 184 Etats membres.

 

L'idée est de mieux prendre en compte leur richesse, via leur produit intérieur brut (PIB). Pour cette étape, une date-butoir a été fixée à l'automne 2008.

 

Les pays en développement qui s'étaient montrés critiques à l'égard de ce projet de réforme en le jugeant insuffisant, l'ont donc finalement approuvé. Se faisant l'écho de leur frustration, l'ONG britannique Oxfam s'est dite déçue. «Le FMI s'est contenté d'élargir leur club de riches». «L'Union européenne et les Etats-Unis, lorsqu'il s'agit de renoncer à des droits (au sein du FMI) se comportent comme des gamins sur un terrain de jeu: aucun n'est prêt à lâcher ses jouets», a renchéri l'ONG ActionAid. Les Etats-Unis jouissent de la plus forte représentation individuelle, avec 17,1% des droits de vote, ce qui leur donne un droit de veto de facto. Les 25 pays de l'Union européenne disposent ensemble de près de 32%.

LIBERATION (21 septembre)
L'échec des négociations pour libéraliser le commerce est présenté comme un risque majeur.

 

ALORS QUE le commerce international ne relève pas directement de la compétence économique, monétaire et financière du FMI ni du G 7, les ministres des Finances s'efforcent désespérément de relancer la flamme des négociations commerciales. Pascal Lamy, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) devrait ainsi participer aujourd'hui à Singapour à la réunion du club des sept pays les plus riches du monde. Il a aussi été invité, le lendemain, à un petit-déjeuner du Comité monétaire et financier international, l'instance de discussion officielle en comité restreint du FMI, chargée de préparer l'assemblée annuelle du Fonds des 19 et 20 septembre.

 

Pascal Lamy a décidé, la mort dans l'âme, de geler le cycle de Doha il y a deux mois, faute d'un accord politique des 149 pays membres de l'OMC pour libérer un peu plus leurs échanges. Ce consensus pourra-t-il renaître à Singapour, alors que certains des responsables des Finances - c'est le cas du secrétaire américain au Trésor - ne sont nullement habilités par leur pays pour traiter ce dossier ? Les responsables du FMI n'ont en tout cas pas hésité à dramatiser l'affaire ces derniers jours. Ainsi, Rodrigo de Rato, le directeur général du FMI, a-t-il présenté hier « l'échec majeur du cycle de Doha » comme étant l'un des principaux risques de l'économie mondiale. Il redoute la montée des comportements protectionnistes.

 

L'invitation du ministre des Finances de la Chine, qui ne fait toujours pas partie du G 7, sera en revanche plus traditionnelle. Même si le protocole, tellement essentiel dans ce genre de sommet, fera qu'il participera au déjeuner mais pas à la séance de travail ; prendront également part aux agapes plusieurs grands argentiers de la région (Inde et Indonésie, entre autres). La question de l'appréciation du yuan sera sur la table.

 

Le yuan, sujet des débats
Comme l'a expliqué Rodrigo de Rato, qui en tant que directeur du FMI participe toujours au G 7: « Nous pensons qu'il est de l'intérêt de la Chine, et pas seulement en matière de taux de change, de laisser les forces du marché déterminer de manière plus efficace l'allocation des ressources de l'économie. » Le pétrole et la reconstruction du Liban feront également partie des sujets traités, mais aussi - ce qui est nouveau - la prolifération des armes nucléaires, cela à la demande de l'Administration américaine. La réforme du FMI sera à l'ordre du jour. Il s'agira d'entériner l'augmentation des quotes-parts au FMI de quatre pays (Chine, Corée, Mexique et Turquie), proposée par la direction du Fonds, un projet qui provoque l'ire de plusieurs grands pays émergents (Brésil, Inde et Argentine) qui s'estiment laissés pour compte.

 

Des pays du G 7, on attend surtout qu'ils se prononcent sur le second volet de la réforme que le patron du FMI s'efforce de mettre sur les rails pour satisfaire l'ensemble des pays émergents. Mais qui pourrait, cette fois, exiger de certains membres du G 7 de voir leur importance quelque peu rognée au FMI.

 

1 Le conseil des gouverneurs

2 Les USA ont même créé un G22 qui regroupe le G8 et une liste de pays émergents dont la composition établie unilatéralement par Washington coïncide avec celle des intérêts américains dans le monde.




similaire:

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconDe l’Economie politique internationale au travail politique mondial
«dimension internationale» de l’économie, et notamment de son changement, cette communication proposera les fondements d’une ontologie...

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconLa régulation financière internationale
«Le blanchiment de capitaux consiste en l’insertion dans le système financier international de capitaux produits illégalement.»

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconLa banque et le système financier : Quelle régulation?
«La banque et le système financier : Quelle régulation?» organise, avec le concours de la Fondation Banque de France pour la recherche...

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconPropositions de partie 1 sur le thème : Mondialisation, finance internationale...

Partie 1- la régulation internationale de l’économie icon«Normalisation et régulation : interactions et enjeux» 8 e Entretiens de l’Autorité
«Normalisation et régulation : interaction et enjeux». La régulation s’efforce d’agir sur le marché à assez court terme pour le bien...

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconDocuments sur la regulation des marches par des instances de regulation
L’arjel est une autorité administrative indépendante (aai) créée par la loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation...

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconNécessaire intervention de l’Etat
«re-régulation». Coopération dans le cadre du G20 et création de nouvelles règles (timides et en cours) confiées en partie à des...

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconProfesseur d’economie à L’universite paris-dauphine (Classe Exceptionnelle 1)
«Changement technique et division internationale du travail : relocalisation et recomposition internationale des processus productifs»,...

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconEconomie generale la regulation par le marche

Partie 1- la régulation internationale de l’économie iconLa régulation de l’économie en situation de marché concurrentiel






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com