Chapitre 1 : Premier âge du capitalisme industriel





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2. La révolution des transports.


  • Avec le développement économique suscité par ces progrès techniques, il faut distribuer plus efficacement les produits et transporter les hommes plus rapidement.

  • Le capitalisme va utiliser 2 vecteurs de développement.

    • Les moyens de communication traditionnels qu’il va rénover.

    • Les nouveautés : le rail qui symbolise le développement industriel du XIXe siècle.

  • Le réseau routier est très médiocre, les routes sont des routes empierrées (cailloux qu’on entasse). Mais, il va devenir peu à peu plus dense ; il est à péage (on paie un octroi pour amener nos marchandises).

  • Le roulage sur ces routes et très lent ; il avance au pas pour les marchandises. Les voyages sont plus rapides soit pour les hommes soit pour la Poste.

  • On commença voir apparaître des diligences plus rapides (en Angleterre) = à peu près 20 Km/h. Entre Londres et Edinburgh, 1000 Km faits à 20 Km/h (=>relais de chevaux fréquents).

  • Aux Etats-Unis, les diligences joignent le Mississippi à la Californie en 25 jours.

  • Les chemins secondaires sont inutilisables ou inexistants => marché des campagnes inaccessibles.

  • Le réseau des voix d’eau est le seul réseau qui soit dense, qui a été systématiquement élargi. De 1780 à 1830, c'est le réseau des rivières des canaux qui sont utilisés. Rarement les voies d’eau sont utilisées pour les gens. Mais, parfois, il existe des coches d’eau (2 ou 3 personnes à 5 Km/h).

  • => L’eau est le moyen privilégié pour les marchandises lourdes : charbon, denrées non périssables, bois transportés par flottage.

  • Les fermiers prélèvent des taxes pour le passage sur leurs eaux, ce qui n’empêche pas les mariniers de faire de très beaux bénéfices.

  • Toutes les régions industrielles, Angleterre, France, Belgique, sont quadrillées par des voies d’eau.

  • Dès 1780, Manchester, Liverpool, et la France a un réseau navigable important par les canaux et les rivières naturelles navigables (Loire, Seine, Rhône).

  • Vers 1830, la vapeur commence à arriver sur les rivières et les canaux, tirée sur les chevaux par un chemin de halage.

  • C’est surtout dans le transport maritime que ces navires à vapeur vont se développer => navires à vapeur et en fer => modification du commerce maritime.

  • Sur les rivières, seulement aux Etats-Unis sur le Mississipi se développent les bateaux à vapeur (« Steamers »).

  • Les bateaux qui traversaient l'Atlantique mettaient un mois. Face à ces lourds voiliers de bois, les gros bateaux américains (« Clippers ») font la jonction Londres - New York en 14 jours.

  • En 1860, le principe de l’hélice va se généraliser => bateaux à vapeur résistants par gros temps, beaucoup plus maniables dans les ports => plus gros transporteurs => premiers paquebots à tenage beaucoup plus importants.

  • Cette navigation moderne permet de mieux maîtriser le marché (Les ports s’étendent le long du littoral), de se spécialiser (ex. Rouen spécialisé dans le blé).

  • Voyages internationaux facilités par des innovations techniques => réduit de moitié les trajets entre l’Europe et l’Extrême-Orient.

  • Partout les taxes de transport diminuent.

  • Ce sont les assurances qui coûtent cher. Désormais, on trouve partout des assurances plus sûres qu’auparavant.

  • Le rail a assez vite été critiqué et vers 1830 (en France, en Angleterre) ce moyen de transport n'a aucun avenir.

  • Il faut la mise au point d’une machine à vapeur plus efficace et d’un poids plus faible.

  • Les premières locomotives à vapeur sont construites par l'anglais Stephenson en 1815.

  • Les premières lignes sont des lignes construites dans le cadre de l’extraction des mines vers les villes (=> transporter le charbon).

  • Les premières « vraies » lignes :

    • Lyon - St Etienne (1826)

    • Liverpool – Manchester (1830)

  • La ligne anglaise a beaucoup de succès et une fièvre ferroviaire va s’emparer de toute l’Europe de l’ouest.

  • En Angleterre, dans l'anarchie, des tronçons rentables se développent sans forcément être reliés.

  • Le rail débloque des marchés inaccessibles => crée des débouchés. Il diminue le coût du transport => baisse du prix de revient => vendre davantage et plus rapidement. Les industries de la métallurgie investissent dedans car la construction des rails, l’infrastructure, les locomotives, l’ensemble du matériel roulant représente des commandes gigantesques qui vont développer la métallurgie => en 10 ans elle va rattraper le textile.

  • Motivation essentielle capitaliste => énormes masses de capitaux mobilisés.

  • Tous les profits du textile ne sont plus réinvestis dans le textile mais dans le rail. Tous les capitaux qui cherchent à s’investir dans du rentable vont s’investir dans le rail avec de vraies fièvres spéculatives. => premières paniques boursières qui vont révéler l’inadaptation du système bancaire.

  • Ce sont les banques qui vont repérer l’intérêt du rail. Les compagnies ferroviaires ont besoin d’énormes fonds pour fonctionner. Elles se financent par le lancement d’actions, et plus tard se financent par des emprunts d’obligations. Toutes les banques modernes vont naître à partir de l’expérience ferroviaire. De Rothschild va financer la jonction entre Paris et Lille (société de 200 millions de francs avec 20 000 actionnaires). Les frères Pereire vont créer le « Crédit Immobilier ». Les Schneider vont créer la « Société Générale ».

  • Aux Etats-Unis on se lance dans la conquête de l’ouest. (Première liaison New York – San Francisco en 1869).

  • Le rail sera exporté sur tous les continents (Asie, Amérique Latine, Afrique) => mise en place d’un nouvel ordre économique.

  • => Conséquences immenses :

    • 1850 : 23 500 Km de rails

    • 1870 : 104 000 Km de rails


C) La révolution des mentalités.


  • Les conditions économiques ne suffisent pas pour expliquer le développement du capitalisme. Nécessité d’un changement de mentalité profond à l’égard de l’argent.


1. Le rôle de l’éducation.


  • On observe que la Révolution industrielle intervient dans les pays où le pourcentage d’adultes illettrés a fortement baissé (=> développement plus rapide).

  • Au début du XVIIIe siècle, c’est l’Angleterre qui a le taux d’illettrés le plus faible.

  • Italie, Espagne, Russie => fin XIXe siècle.

  • France => début XIXe siècle : recul du nombre d’analphabètes.

  • Depuis 1995, 8% des jeunes ne sortent sans aucun diplôme. Progrès relativement rapides à partir de 1820 (notamment chez les femmes).

  • Les travailleurs agricoles restent en-dehors => reproduit les inégalités sociales.

  • Au XXe siècle, la notion de capital éducatif = clé de l’ascension sociale.

  • En 2020-2030, le niveau de qualification expliquera à 50% le niveau de la croissance.


2. L’attitude face à l’argent et la naissance des systèmes financiers.


  • Lien entre protestantisme et capitalisme (Max Weber).

  • Au XVIIIe siècle, l’église catholique va assouplir son attitude méfiante vis-à-vis du profit, du taux d’intérêt.

  • L’église protestante développe l’idée de valeur travail.

  • Avant le XIXe siècle, les fonctions bancaires sont limitées à l’émission de billets contre des dépôts d’argent, le change des monnaies entre elles, le crédit commercial et le financement des gouvernements. (car les investissements sont peu coûteux).

  • A partir de 1820 en Angleterre, on a recours à des équipements plus coûteux (intensité capitaliste plus importante) => K/L augmente dans les entreprises.

  • Peu à peu, le pouvoir d’émission de la monnaie va se concentrer entre les mains d’une Banque Centrale qui va disposer du monopole de la monnaie.

  • Elles vont peu à peu changer de rôle => lieu de refinancement des banques.

  • L’Angleterre réalise une spécialisation de son système bancaire (2 types de banques dès les années 40) :

    • Merchant Banks : spécialisées dans le monde des affaires et le développement des entreprises.

    • Commercial Banks : collecte des dépôts (surtout des particuliers), et accorde des crédits commerciaux.

  • En Allemagne, les banques sont généralistes. Elles ont un objectif très précis qui est celui du financement de l’industrie allemande (= la banque au service de l’industrie). La banque allemande fait du crédit à court terme et du financement à long terme.

  • 2 étapes du système bancaire français :

    • La banque française est peu spécialisée (= banques à tout faire), qui collecte des dépôts et assurent des financements de long terme (rail, industrie, immobilier).

    • Après 1840-1850, faillites retentissantes => spécialisation à l’anglaise :

      • Banques d’affaires (entreprises, investisseurs)

      • Banques de dépôts (grand public)

  • Loi de 1867 => accorde la liberté entière de fondation de la société anonyme => développement d’une épargne populaire par action.

  • Les obligations ont plutôt la préférence des couches populaires.

  • A la veille de 1914, les français sont les « champions de l’épargne » : taux d’épargne entre 15 et 20%.


3. Le renouveau de la pensée économique avec une hausse de régime des doctrines libérales.


  • 1752 (Angleterre) : David Hume va être un des premiers à vanter le libre-échange. Il s’oppose à la thésaurisation stérile de la monnaie et prône la division internationale du travail.

  • On a en France le développement de l’école physiocrate (tableau économique de Quesnay en 1767). C’est le premier « circuitiste ».

  • Selon Smith (dans La Richesse des Nations), l’Etat ne doit pas intervenir, le facteur travail doit être libre => « De toutes les marchandises, le travail est la marchandise la moins mobile » (A. Smith). La division du travail crée la richesse (manufacture d’épingles). Elle crée la valeur, la richesse et l’utilité. Les salaires doivent être payés au prix minimum (salaire de subsistance) => investissement rentable => profit élevé. Individualisme prôné.

  • J. Bentham parle d’intérêt personnel. Ce serait le système dominant. (=> intérêt collectif = main invisible d’Adam Smith).

  • D’autres économistes pensent que l’industrie est dangereuse (économistes chrétiens).

  • Emergence des socialistes :

    • Idée de la loi des débouchés critiquée.

    • 1817 : Sismondi observe des crises dues d’après lui au capitalisme sauvage et la concurrence se passe entre les ouvriers eux-mêmes.

    • St Simon = système économique qui donnerait une place majeure aux élites productives. Il prône une politique industrialisante qui se rapproche de la planification.

    • Approche anarchiste = Proudhon ou Bakounine (« philosophie de la misère »).

    • Utopistes (gens qui imaginent une nouvelle organisation économique et sociale) = Fourrier et Owen.

    • Marx va défendre un socialisme scientifique où l’histoire joue un rôle prépondérant, il faut planifier et collectiviser les moyens de production.


4. Les facteurs politiques.


  • Le marginalisme de Menger (Vienne) et Walras (Lausanne) = observation microéconomique des faits, introduction de l’Homo oeconomicus.

  • Analyse détaillée des comportements du producteur et du consommateur.

  • Chaque individu a des besoins spécifiques.

  • Raisonnement à la marge (calcul infinitésimal) => élasticités, dérivées, propension à consommer.

  • Introduction des maths en 1870 = science économique.

  • Keynes : « No bridge » => ce qui est vrai au niveau microéconomique n’est pas vrai au niveau macroéconomique.

    • Baisse des salaires => hausse des profits => hausse des investissements => hausse des emplois (classiques, microéconomie).

    • Baisse des salaires => baisse de la consommation => baisse de la production => baisse des investissements => baisse de l’emploi (Keynes, macroéconomie).

  • En Angleterre, France, Etats-Unis, Allemagne, ce sont les bourgeois qui s’imposent politiquement et vont donc lancer la croissance dans un environnement économique et politique favorable.

  • Débat :

    • Malthus : Les propriétaires font du protectionnisme pour augmenter le prix du blé et maintenir la rente foncière.

    • Ricardo : La bourgeoisie industrielle est contre un prix du blé élevé ( salaire élevé ≠ salaire de subsistance).

  • L’économie est protectionniste jusqu’en 1815 (=> libre-échange).

  • En Angleterre, l’aventure capitaliste est possible et donc la promotion individuelle devient un mot d’ordre.

  • En France, l’activité économique est complètement libérée des anciens textes royaux.

  • => « Liberté du travail » : le facteur travail doit être libéré de toute entrave.

  • Période révolutionnaire, phases troubles, révoltes.

  • => Production 1799 = 60% production 1789 (= perte de 40%).

  • L’Espagne (fin XVIIIe), connaît d’excellentes conditions pour aborder l’industrialisation moderne, le commerce colonial est fleurissant.

  • Mais les conséquences des défaites militaires et politiques sont désastreuses => stagnation économique.

  • Bataille navale de Trafalgar :

    • Au XVIIe siècle, les anglais se débarrassent de l’Espagne.

    • Au XVIIIe siècle, les anglais se débarrassent des hollandais.

    • Et au XIXe siècles, les anglais se débarrassent des français.

  • Les anglais deviennent les maîtres de l’océan.

  • => L’Espagne se trouve donc coupée de ses colonies.


2°) Les conséquences de la Révolution Industrielle.

A) L’émergence des économies dominantes.

1. L’Angleterre (= berceau de cette Révolution Industrielle).


  • Mécanisation du travail assez précoce.

  • Concentration des zones industrielles sur les zones de charbon.

  • Diffusion de produits manufacturés de qualité moyenne.

  • Hausse des exportations (coton, fer, acier….)

  • La France va perturber cette force commerciale et elle a failli tout remettre en cause (guerre Napoléonienne).

  • Entre 1810 et 1812, Napoléon fait le blocus continental (tous les produits ne peuvent plus arriver en Angleterre) => première crise économique.

  • A partir de 1815, l’Angleterre retrouve ses grands marchés mondiaux. Elle va délaisser l’Europe comme débouché et se tourne surtout vers les Etats-Unis et l’Amérique Latine.

  • Le tiers du marché mondial se draine avec l’Angleterre.

  • Elle vend aux 4 coins du monde.

  • Elle possède les meilleurs ingénieurs.

  • Leur monnaie est la première monnaie mondiale (jusqu’à la 1ère Guerre Mondiale).

  • Londres est la première place boursière du monde.


2. La France.


  • L’économie française mise surtout sur sa main-d’œuvre (bon marché) et son savoir-faire.

  • 1810-1815 : Démarrage grâce aux innovations techniques, à des investissements importants, et à la spécialisation de zones industrielles (Nord : textile, Est : mines et métallurgie, Bassin Parisien : industrie mécanique, Massif Central : métallurgie).

  • => La France ne rattrape pas l’Angleterre mais ne perd plus de terrain.

  • La France aussi va développer des articles courants.

  • Il n’y a pas vraiment de décollage comme en Angleterre (pas de « take-off »).

  • Elle va se spécialiser dans les produits de luxe car elle ne peut pas lutter contre l’Angleterre sur les produits de qualité moyenne.


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