Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri





télécharger 24.65 Kb.
titreEvolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri
date de publication17.11.2017
taille24.65 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > économie > Documentos
Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première RI
Définitions :

  • Taux d’extraversion = (X+M)/2/PIB, on utilise souvent le

  • Taux d’ouverture = X/PIB

  • « Régime commercial international » : expression due à l’économie politique internationale qui distingue : RCI mercantiliste (commerce extérieur au service de la puissance), RCI de protection/prohibition (Japon au XIXe), RCI de libéralisation (qui émerge au XIXe en Angleterre bien qu’il soit contre-intuitif).


Données générales

En 1800, le commerce mondial ne représente que 1% de la production mondiale (Maddison).

Depuis 1800, les EI en volume ont été multipliés par 1000, tandis que le PIB mondial était multiplié par 40.

Taux d’ouverture des EU : 12 %, du Japon 10%, de la zone euro autour de 12% (beaucoup plus pour les pays pris séparément).

Taux d’extraversion mondial : 25%

Commerce mondial aujourd’hui : environ 8000 milliards de dollars ; prévisions américaines : exportations de biens et services dépassant les 11 000 milliards de dollars en 2005

F. Perroux : « Le commerce mondial et le marché mondial inaugurent au XVIème siècle la biographie moderne du capitalisme ».
En 1913, les taux d’ouverture des principaux pays sont :

Grande-Bretagne : 17% (contre 5 à 6% en 1820)

Allemagne : 15%

France : 11%

Etats-Unis : 3% (mais c’est quand même le 2° exportateur mondial)

Japon : 1%

Taux d’ouverture mondiale : 10 %

Le commerce international est fortement polarisé autour de l’Europe : les échanges intra européens représentent en 1913 40 % du commerce mondial ; seuls 22% des échanges vont du reste du monde au reste du monde.
Les biens manufacturés représentent 40% des EI en valeur.

Les vêtements (et le secteur textile) représentent 13% du commerce mondial ; l’exportation concerne 50% de la production anglaise de textile, qui est par ailleurs une branche motrice au sens de Rostow (lien entre EI et CEM).

La GB, premier exportateur mondial, est en déficit structurel, mais compensé par la balance des paiements (excédent des services, notamment financiers : la City est la première place financière et boursière du monde). Modèle du prêteur évolué.
Pour Rainelli, le commerce mondial/tête est multiplié par 25 entre 1800 et 1913, alors que le produit/tête est multiplié par 2,5.
Selon Maddison, le commerce mondial en volume est multiplié par 60 entre 1848 et 1914.

Le taux d’ouverture mondial, de 1% en 1800, est passé à 10% en 1913, un niveau qui ne sera dépassé qu’au début des années 70.
1860 : traité Chevalier-Cobden fondé sur l’idée saint-simonienne de la « douche froide ».
La révolution des transports :

Coûts du transport maritime (4/5 des EI) est divisé par 10 entre 1850 et 1913 (Bairoch).

La première locomotive est introduite en 1825 en Grande-Bretagne. En 1860, avec 200 000 km de voies ferrées, l’Europe est équipée. Puis le chemin du fer s’étend au reste du monde (1 million de km en 1913).
En 1939, l’indice en volume des EI est 100 pour une base 100 en 1913. La production mondiale a crû plus vite que les EI dans les années 20 (indice 100 en 1928) puis les EI se contractent avec la crise de 29.

Entre 1929 et 1932, les EI chutent de 60 % en valeur et 27% en volume – première et pour l’instant dernière fermeture de l’histoire économique moderne.

La géographie des EI en 38 montre un déclin relatif et absolu de l’Europe (29% des échanges sont intra européens, les X du reste du monde vers le RDM représentent 27% du T mondial). Les Etats-Unis représentent en 1919 15 à 20 % des importations mondiales

Les X de produits manufacturés représentent 36% du T mondial en volume en 1913, 38% en 1928, 36% en 1938. Les branches de la première RI déclinent tandis que progressent celles de la deuxième ; même dans les produits primaires, la part de l’alimentaire baisse au profit de celle des matières premières destinées à l’industrialisation (pétrole = 4% du commerce mondial en 1938). La part des biens d’équipement (Mistral, indicateur de hiérarchisation) augmente pour les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon.
Les échanges internationaux après la Seconde guerre mondiale.

Si entre 1980 et 2000, la production mondiale est multipliée par 1,6, le commerce international l’est par 3,3, soit une évolution deux fois plus rapide.

Sur la période 45 – 2000, les EI croissent de 6 % par an, soit un rythme deux fois supérieur à la croissance du PIB mondial (élasticité de 1,6 pour Maddison). On dépasse en 2004 des EI de 8000 milliards de dollars (biens et services).

  • 45-73 : forte croissance (9 % par an)

  • 73-82 : croissance ralentie ; les EI baissent légèrement en volume en 75 et 82, mais sans effondrement

  • depuis 83 : reprise, différente selon les régions, et qui s’accélère dans les années 90.

  • Le Gatt et l’OMC montrent que la décélération de la croissance des EI après 1973 est due au ralentissement de la croissance mondiale.

L’insertion internationale compte plus dans le développement des pays émergents que ce n’était le cas pour les premiers pays industrialisés : le Mexique a un taux d’ouverture de 30 %, la Corée de 35%, la Chine de 25 %. Cette évolution est souvent irréversible.





PDEM

PED

PECO

1945

60 %

25 %

15 %

2003

<70 %

25 %

5 %


L’évolution est plus discontinue qu’il n’y paraît : la part des PED, qui avait baissé durant les années 70, du fait notamment de la détérioration des termes de l’échange des matières premières, est remontée grâce aux pays pétroliers (hausse en valeur) puis grâce à la croissance durable, fondée sur les biens manufacturés, des EI des pays émergents (4 Dragons : 6,4% des X mondiales en 2004). Aujourd’hui, la part des « PED » (qui pour certains n’en sont plus vraiment) dépasse 30% (3,54% pour la seule Chine en 2004). L’Afrique est toujours marginalisée (4% du commerce mondial en 1970, moins de 1% aujourd’hui).

M. Moore (directeur général de l’OMC), 2000 : « Il y a trente ans, la Corée du Sud était aussi pauvre que le Ghana. Aujourd’hui, grâce à une croissance tirée par le commerce extérieur, elle est aussi riche que le Portugal ».
Les trois pôles de la Triade représentent 75 % des X mondiales.

Le commerce international interne a fortement augmenté : >65 % en Europe, 50 % en Asie, 40 % dans l’Alena. Plus généralement, le commerce intrazone représente 49% des EI.
La hiérarchie des pays reste relativement inchangée :

  • Etats-Unis : 11 % des X mondiales de marchandises (18 avec les services) et 15 % des importations mondiales. En tout, l’Amérique du Nord polarise 17% des EI. Les EU sont en déficit structurel (et jumeau), mais seraient excédentaires avec les FMN américaines. Déficit courant américain : 390 milliards de dollars en 2004

  • Allemagne 9 %

  • Japon 7 % avec un taux d’ouverture de 12% (30 à 40% pour les dragons et tigres, plus pour les villes-Etats)

  • France 5-6 %, mais deuxième exportateur de services

  • Royaume-Uni

Leur poids commercial relatif, stable de 45 à 73, décline depuis 73.
O’Rourke et Findlay : la croissance du revenu explique au moins les ⅔ de la croissance du commerce mondial de la fin des années 60 à la fin des années 80, laissant 25 % aux réductions tarifaires et 8 % à la baisse du coût des transports.
Indices Grubel-Lloyd :




1960s

1990s

Etats-Unis

0,5

0,6

Allemagne

0,4

0,7

France

0,7

0,8

Royaume-Uni

0,5

0,8

Japon

0,2

0,2

similaire:

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconSujet : Comment peut-on expliquer les échanges internationaux de marchandises ?
«On s’interrogera sur les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation» dans la partie 1...

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconChapitre 1 : L’évolution et les théories des échanges internationaux...

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconI. le developpement des echanges internationaux de biens et des services

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconPremière partie : Le développement des échanges internationaux

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconL’explosion des échanges internationaux depuis 1945

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconChapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux....
«Quatorze points» de Wilson*. En 1945, ils y parviendront, parce qu’ils sont plus hégémoniques, et parce que les autres pays sont...

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconI. Les principaux mécanismes monétaires
«la monnaie achète les biens, les biens achètent la monnaie, mais les biens n’achètent les biens sur aucun marché organisé». IL doit...

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconLe commerce extérieur d'une nation désigne généralement l'ensemble...

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconI. au niveau mondial depuis le 01/01/1995, les échanges internationaux...

Evolution des échanges internationaux de biens et de services depuis la première ri iconLa mesure des échanges internationaux






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com