Question 47 : Consommation, épargne et investissement constituent les composantes fondamentales de l’activité économique. Selon vous, quels facteurs influencent la répartition du revenu entre consommation et épargne ? Quelles relations existent entre épargne et investissement ?





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date de publication17.11.2017
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LES CONNAISSANCES ECONOMIQUES

Question 47 : Consommation, épargne et investissement constituent les composantes fondamentales de l’activité économique. Selon vous, quels facteurs influencent la répartition du revenu entre consommation et épargne ? Quelles relations existent entre épargne et investissement  ?
Introduction:
Le revenu d’un agent économique se partage en deux variables clés de l’activité économique que sont la consommation et l’épargne.

La consommation est un acte d’acquisition de bien et service pour satisfaire des besoins, alors que l’épargne est la partie du revenu qui n’est pas consommé.

Une autre composante de l’activité est l’investissement, qui est la formation de capital matériel ou immatériel, par investissement nouveau ou par amortissement.
Les 3 notions de l’activité économique que sont la consommation, l’épargne et l’investissement, peuvent être de nature différente que l’on se place du coté des entreprises ou du côté des ménages, surtout en ce qui concerne l’investissement.

La consommation représente l’acquisition de biens et services utilisés pour la satisfaction directe,

L’épargne est elle la fraction des revenus (ménages ou entreps) qui n’est pas consacrée à une conso immédiate,

L’investissement est quant à lui l’acquisition par une entreprise de biens de production, et pour les ménages l’acquisition de la résidence principale.
L’activité éco d’un pays repose sur 3 fonctions éco : la consommation, l’épargne et l’investissement.

Ces 3 fonctions interagissent les unes sur les autres.

Consommation et épargne sont particulièrement liées, et la répartition du revenu entre l’une ou l’autre, dépend de plusieurs facteurs que nous verrons dans une 1ère partie.

De même, il est évident que la conso influence directement l’invest.

Mais l’épargne joue également un rôle dans la décision d’investir, ce que nous verrons dans 2ème partie.
1) Les facteurs influençant la répartition du revenu entre consommation et épargne
a) définitions et théories
La conso et l’épargne sont étroitement liées puisque l’épargne est définie par rapport à la conso.
La consommation peut être définie comme l’acquisition de biens et/ou de services afin de satisfaire des besoins.

L’épargne est considérée comme la partie des revenus d’un agent économique qui n’est pas consacrée à une consommation immédiate.

Ainsi nous pouvons établir la relation suivante: R = C + E.

La propension moyenne à épargner E/R et la propension moyenne à consommer C/R dépendent de différents facteurs :

(classements: influence conso/épargne ; économique & politique /sociaux & culturels...)
Analyse macroéconomique

Dans l’approche keynésienne, la consommation résulte de la différence entre le revenu et l’épargne : R = C+E.

La part moyenne du revenu consacré à la consommation (la propension moyenne à consommer) est globalement constante et augmente lorsque le revenu augmente (propension marginale), mais la propension marginale est décroissante, c’est à dire que le revenu supplémentaire n’est pas transformé en consommation (effet de satiété).

Pour Keynes : épargne = conso gaspillée.

L’arbitrage entre conso et épargne se fait donc par

  • l’importance du revenu qui détermine la part de l’épargne,

  • le taux d’intérêt n’intervenant, en second lieu, que pour la répartition des formes d’épargne entre placements et détention de monnaie (hypothèse de préférence pour la liquidité).

Théorie qui complètent l’approche keynesienne :

- La théorie du cycle de vie, de F. Modigiani (1954) :

Au-delà du revenu, la consommation d’un agent est aussi liée à sa position dans son cycle de vie.

Pendant la période d’activité le niveau de consommation des agents est inférieur à leur revenu (préparation de la retraite). Pendant la retraite, l’épargne constituée pendant la période d’activité sera consommée. Epargne = conso différée dans le temps.

Ex ; taux d’épargne des Japonais peut s’expliquer par la faiblesse du système de retraite

- Milton Friedman (1957) : théorie du revenu permanent :

les individus effectuent des anticipations rationnelles en adaptant leur consommation, non pas au revenu immédiat, mais au revenu futur anticipé.

Ainsi la consommation peut s’écarter du niveau de revenu actuel, en fonction d’une prévision d’accroissement (ou de réduction) des ressources.
Vision micro-économique

Dans l’analyse néo classique, le consommateur est un être parfaitement rationnel (homo oeconomicus)

qui cherche à maximiser l’utilité de son budget.

La conso augmente donc lorsque les prix baissent (loi de l’offre de la demande.

C’est donc l’arbitrage par le taux d’intérêt qui réparti le revenu entre consommation et épargne.

Epargne = conso future

La conso dépend de plusieurs facteurs : revenu, prix du produit et prix des autres produits. 

L’élasticité-prix montre la sensibilité de la demande d’un bien X par rapport à l’évolution de son prix (tabac,pain);

L’élasticité-revenu : une augmentation durable des revenus entraîne un déplacement de la demande vers des biens supérieurs (effet Veblen de distinction - loi d’Engel : part du revenu attribué aux produits de 1ère nécessité diminue avec la hausse du revenu) ;

Les élasticités croisées mesurent les effets de la hausse du prix d’un bien X sur la demande d’un autre bien Y, dans la mesure ou ces biens sont substituables ; effet mode 
Les différentes théories en sont pas exclusives les unes des autres, d’autant que le niveau des taux d’intérêts influencent également la décision d’épargne ou de conso. De plus, le taux d’épargne en France sur les 30 dernières années remet en cause la stabilité de la propension à consommer (de 12 à 23 %).

b) Facteurs à Court Terme


  • effet/niveau revenu (des ménages) , y compris les revenus de transfert (allocations familiales): incitation à réduire l’épargne par une hausse des tx d’intérêt, qui signifie un surcroît de revenu futur

  • inflation : ou niveau des prix des biens de consommation

qui réduit le pouvoir d’achat des ménages (ces dernières épargnes pour compenser).

ménages augmentent l’épargne pour maintenir leur valeur réel du patrimoine, et compenser la dépréciation qu’ils subissent

  • (politiques éco de) redistribution des revenus : comme le SMIC accroît la consommation

  • patrimoine: importance et composition (immobilisations, actifs liquides favorise la conso)

  • capacité d’endettement et l’endettement antérieur des ménages, ainsi que les facilités de crédits.

  • produits bancaires et leurs avantages.



c) Facteurs à Long Terme


  • perspective économique: si incertitude, augmentation de l’épargne de précaution (peur chomage...)

ménages optimiste : ils consomment / pessimiste : ils épargnent

Les attitudes, motivat°, anticipat° des ménages sur l’évolution des prix, des marchés, de l’emploi…

  • taux d’intérêts (politique monétaire) qui changent le prix de l’argent et influencent sur la recherche de rendement financier (élevé, ils stimule l’épargne liquide mais on un effet dépressif sur l’épargne).

Détermine les arbitrages: plus taux élevés plus décourage l’investissement, et finalement entraine effet dépressif sur l’épargne

  • fiscalité : modifie le rendement de l’épargne; favoriser la transmission de patrimoine qui relance la consommation des jeunes. (épargne de précaution pour ses impôts, sa retraite…).

Double impact car modifie revenu disponible et le rendement des emplois.

Elle agit plus sur la structure que sur volume

  • démographie (changements) : enfants, géographique, professionnel

(vieillissement de la population …) peuvent influencer la structure e la consommation et de l’épargne

  • les ménages lissent leur consommation avec le revenu passé/actuel/futur

  • Le niveau des biens et services collectifs réparti sur les ménages via les impôts.


Ces différents facteurs influencent la répartition du revenu entre C et E.

Keynes dans sa théorie générale a mis en avant la loi psychologique fondamentale :

  • la consommation augmente avec le revenu,

  • la hausse de la consommation est moins rapide que celle du revenu,

  • la propension marginale est décroissante (saturation de la consommation).



2) Les relations entre épargne et investissement


  1. 2 théories:


Le schéma le plus retenu est celui de l’école classique
* Vision Classique et néo-classique :

Pour les classiques, l’épargne est nécessairement égale à l’invest.

Pour Adam Smith, « l’industrie de la société ne peut augmenter qu’autant que son capital augmente et ce capital ne peut augmenter qu’a proportion de ce qui peut être épargné ».

L’épargne de l’un permet à l’autre d’investir, il y a identité entre l’épargne et l’investissement.

Les néo-classiques ne reprennent pas l’identité entre les deux notions mais font une analyse en termes d'égalité entre l’épargne et l’investissement. La variable clé des néo-classiques est le taux d’intérêt qui permet d’ajuster les deux niveaux.

L’épargne égale l’investissement et la relation causale qui s’établit entre eux, va de l’épargne vers l’investissement. C’est l’épargne qui détermine le montant de l’investissement.

4 phases clés :

  1. épargne négative (pays en voie de dvlpt éco avec de gros besoins de financement qui font appel à l’épargne extérieure) ;

  2. épargne positive (revenu augmente + vite que la conso – remboursement de la dette et constitution d’une épargne nationale) ;

  3. stade de maturité (revenu progressent moins vite mais moins que la capacité de financement d’où accroissement de l’épargne nat ;

  4. désépargne (vieillissement de la pop avec plus de retraité donc moins de prod et moins de revenus d’où ponction sur les stocks d’épargne).

Phases d’un cycle long de l’éco dans lequel le déficit/excédent budgétaire va de pair avec le niveau de l’épargne.
Mais les keynésiens ont une autre vision :

Pour lui, la relation causale est inverse, c’est l’investissement qui détermine le revenu, et celui-ci permet, en fonction du partage que font les ménages entre la consommation et l’épargne, de déterminer le niveau de l’épargne. C’est l’investissement qui détermine l’épargne et la variable d’ajustement est le revenu.

Avec l’effet multiplicateur de l’invest, l’invest supplémentaire augmente le revenu qui lui-même permet un accroissement de l’épargne équivalent à l’investissement initial.

Le Schéma classique théorique, vu plus haut, implique que normalement, les PED seraient en déficit d’épargne, alors que le pays industrialisés auraient une épargne positive, et donc on devrait observer un flux de capitaux du Nord vers le Sud.

Or, on s’aperçoit que le moteur de la croissance éco mondiale, les USA, sont en situation d’épargne négative,

et que l’ensemble des PED (Chine 48 % PIB ou 25 % du revenu nat) ont une épargne structurellement positive.

Le déficit structurel d’épargne des américains (-1% du revenu nat) s’accompagne d’un déficit budgétaire qui ne cesse de se creuser.

L’épargne positive des PED s’explique par: fort taux d’épargne de la Chine, hausse du prix des matières 1ères, et désengagement des pays industrialisés suite à la crise asiatique de la fin des années 90, qui les a contraint à une plus forte autonomie dans le financement de leur croissance, + structure de protection sociales collectives insuffisante obligeant les ménages à épargner.

L’insuffisance d’épargne des USA et le déficit budgétaire structurel sont pour le moment compensée par la forte attractivité de ses marchés de capitaux et la forte conso des ménages américains.

Mais cette situation de déséquilibre ne saurait perdurer et le renversement risque d’être brutal pour les USA, et par ricochet pour l’ensemble de l’économie internat.



  1. Rôle des Banques


La collecte de fonds organisée par les institutions financières sert pour le financement des investissements, tout en étant complétée par le refinancement des banques sur le marché monétaire.

Les banques interviennent donc dans le circuit économique en collectant les fonds à court terme des ménages, qu’elles utilisent en prêts à moyen long terme pour ceux qui ont des besoins de financement (Etat, Entreprises, voire ménages)

Ce système éco est valable lorsqu’un pays à un taux d’épargne suffisant et un système financier structuré.


c) Entreprises :
- L’investissement relève plus des entreprises et de l’Etat. Il peut être défini comme l’ensemble des dépenses destinées à accroître les revenus futurs de l’entreprise. Pour pouvoir réaliser des investissements de renouvellement, de capacité ou de productivité, l’entreprise peut avoir recours à :

  • l’autofinancement : il représente la source de financement interne que l’entreprise se constitue afin d’assurer tout ou partie de ses projets. C’est à dire utiliser son épargne. Cependant cette ressources est insuffisante, l’entreprise doit faire appel aux établissements de crédit ou directement appel public à l’épargne,

  • l’intermédiation bancaire : recyclage de l’épargne en crédit,

  • l’intermédiation financière : émission d’actions, d’obligations, de titres de créances sur les marchés.

Investir dans le capital technique, après avoir épargné en renonçant à une consommation immédiate, c’est utiliser cette épargne de façon directement productive.
Selon chancelier allemand Schmidt « les profits d’aujourd’hui (épargne) sont les investissements de demain et les emplois d’après demain », donc épargne en vue d’investir ultérieurement.

L’épargne pour une entreprise peut être bénéfique, car liquidité tout comme l’investissement, car prouve volonté de créer richesse

Existe plusieurs différents types d’épargne

  • autofinancement (entreprise)

  • épargne financière (ménages)

  • dépense d’investissement (administrations).



Conclusion:
Les agents économiques, de par leurs fonctions, permettent le fonctionnement du circuit économique.

Ils s’influencent les uns et les autres quant à leurs choix stratégiques (en matière de consommation et d'épargne) et contribuent au développement de la société.

On s’aperçoit donc que la consommation, l’épargne et l’investissement sont étroitement liés, ces composantes fondamentales de l’activité économique sont nécessaires pour la croissance d’un pays.
Plusieurs paramètres externes peuvent donc influencer cette répartition, une répartition qui peut être dicté par des décisions politiques et économiques afin de relancer la croissance ou de freiner l’inflation.

Il est clair que le taux de l'intérêt est le facteur qui amène à équilibrer la demande d'invest et le consentement à épargner, mais la population actuelle pourra t’elle épargner comme nos aînés et continuer ce cycle ?

ANNEXES:
Mais quelle politique peut être menée pour accompagner cette croissance ?
PARTIE 1 : CONSOMMATION ET EPARGNE, LES THEORIES ECONOMIQUES

La micro économie et l’élasticité (prix, revenu et croisée)

La théorie Keynésienne et la propension (la consommation : fonction croissante du revenu, à taux décroissant)

PARTIE 2 : EPARGNE ET INVESTISSEMENT, UNE DOUBLE RELATION

La conséquence des taux d’intérêt

Une relation positive : L’épargne, financement de l’investissement

Une relation négative : L’épargne ou consommation (générateur d’investissement et de croissance)





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