Résumé Afin de pouvoir restructurer une entreprise en déclin, IL est primordial de définir les sources de cette crise et d’avoir une palette très diverse des outils et méthodes de restructuration.





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méthodes intrinsèques : patrimoniale, rentabilité et Flux de trésorerie.


          • Patrimoniale


L’objectif de cette méthode est de répertorier et de chiffrer les actifs / biens de la compagnie.
Valeur patrimoniale1 = actif net comptable + goodwill2
Goodwill = nombre d’année * (résultat net – taux d’intérêt*actif net comptable)
Dans cette formule, l’actif net comptable représente les capitaux propres. Le « taux d’intérêt*actif net comptable » illustre la rémunération des capitaux propres / des actionnaires.

Il est fort probable que certains actifs devront être réévalués si la valeur de marché est trop éloignée de la valeur comptable.

Toutefois, cette valorisation a ses limites dues à la non prise en compte d’éléments prévisionnels ou à la difficulté de déterminer le nombre d’années à prendre en considération dans le calcul du goodwill.
Comment, ensuite, calculer la valeur de rentabilité de la société ?



          • Valeur de Rentabilité3


Dans ce cas, il s’agit de déterminer la valeur d’une entreprise par rapport aux bénéfices nets et par rapport à la rémunération des capitaux investis au taux recherché par un investisseur.
Valeur de rentabilité = capacité bénéficiaire / taux de rémunération recherché par un investisseur.
Dans cette situation, la difficulté réside dans la détermination du taux d’actualisation.
Maintenant passons à la méthode la plus usitée dans cette catégorie : Cash-Flows.



          • Actualisation des flux de trésorerie futurs (discounted cash-flows) 1


Cette méthode, Marge brut d’autofinancement2, repose sur l’évaluation au plus juste de la capacité de l’entreprise à les atteindre, de la rentabilité d’exploitation et des capitaux. Ce calcul dépend des normes du secteur d’activité. La rentabilité d’exploitation s’illustre par la marge sur les coûts directs, par les frais de structure, par le niveau et par le taux de croissance du Chiffre d’Affaire. La rentabilité des capitaux se décline par le niveau des capitaux employés, les actifs immobilisés et le besoin en fonds de roulement (BFR).
La formule de calcul peut se présenter de la manière suivante :
Valeur de l’entreprise = (flux de trésorerie annuel + valeur terminale) actualisé
Il semblerait opportun d’expliciter quelques points de cette formule :
- Flux de Trésorerie :
Flux de trésorerie annuel = Capacité d’autofinancement dans les 5 à 7 années à venir – investissements du cycle d’exploitation +/- variation de BFR3.

Ou

Flux de trésorerie = Résultat d’exploitation – impôts + dotations aux amortissements – investissements – variations de BFR net.
- Valeur terminale :
Valeur terminale = Multiple de résultat de la dernière année de prévision.
L’inconvénient : Ces calculs nécessitent des prévisions à 5 ou 7 ans en matière d’exploitation et de trésorerie.
Il est bien évident qu’il existe d’autres critères à prendre en considération, comme le cours de bourse de l’action de l’entreprise, et d’autres aspects non financiers (management, marketing, engagements hors bilan…).

D’où l’approche à présent de méthodes comparatives :



          • Méthodes comparatives


La principale méthode comparative se base sur la valorisation de l’entreprise sur les marchés boursiers1.
Valeur de l’entreprise = Capitalisation Boursière2 = résultat * PER3.
PER = Capitalisation boursière / Résultat = Cours de l’action / bénéfice par action.
Toutefois, les sociétés peuvent être très difficilement comparées par le PER car lorsque l’on parle de résultat, nous avons diverses solutions : résultat net comptable, résultat courant net d’impôt ou encore résultat d’exploitation net d’impôt. La comparaison se fait généralement uniquement pour des sociétés d’un même secteur d’activité.

L’importance est donc d’identifier un panel de société (transaction récente ou comparable) et de déterminer les principaux ratios de valorisation.

Afin de rendre des entreprises comparables, il faut retraiter les états financiers prévisionnels.
Bien évidemment, les précédentes valorisations sont valables pour des entreprises saines ou en déclin. Mais, s’il s’avère que la société est très gravement atteinte, la valorisation de l’entreprise doit se faire en tenant compte des coûts de la restructuration à envisager pour la redresser.



          • Evaluation d’entreprise en très grande difficulté


En effet, dans ce type de situation, la valeur de l’entreprise peut s’avérer être négative parce que le résultat et/ou le cash-flow est négatif. La société est incapable de rembourser ses dettes. Elle ne distribue pas de dividende et son ratio d’endettement sur fonds propres est élevé. L’évaluation financière de différents scénarios de « sortie » de la crise rationalise l’investissement en prenant en compte les risques de cette situation. Lors d’une liquidation, la marge de manœuvre pour négocier avec un repreneur éventuel est très mince. L’autre possibilité, qui reste acceptable du point de vue des risques juridiques et financiers, serait soit la liquidation amiable soit le redressement judiciaire.
Dans ce genre de situation, l’évaluation d’une telle entreprise passe par divers diagnostics tels qu’opérationnel, financier, stratégique (positionnement sur son marché). Plus en avant, nous aborderons en détail ce thème.
Valeur Société1 (VS) = Valeur de l’actif Economique (VE) – Valeur des dettes financières (VD) – Coûts de Restructuration (CR)
Les dettes financières sont des coûts fixes incontournables.

La valeur des dettes financières est composée des dettes bancaires à Moyen et Long Terme, dettes obligataires, découverts bancaires et d’autres dettes comme comptes courants d’associés, dettes fournisseurs intragroupe si dépassement chronique des délais.
Maintenant, il est grand temps de passer à l’analyse de données plus précises.



        • Analyse


L’analyse peut se composer d’études de Ratios et d’autres points plus spécifiques tel que le taux de croissance soutenable.



          • Ratios1


Je vais ici faire ressortir uniquement 3 ratios pouvant compléter l’analyse du bilan.
Ratio de rotation des stocks = (stock début exercice + stock fin exercice) * 365 j / (2 * Achats consommés de l’exercice)
Cela permet de calculer la durée moyenne de stockage d’un produit avant sa vente.
Les ratios de délai de règlement suivants permettent d’évaluer la durée moyenne de règlement :
Délai clients ou fournisseurs = (solde clients ou fournisseurs début exercice + solde clients ou fournisseurs fin exercice) * 365 j / (2 * Chiffre d’Affaires TTC2)
L’analyse de leur évolution permet de détecter les dérapages pouvant avoir des incidences plus ou moins importantes sur l’équilibre financier de l’entreprise.
En plus du bon management de l’équilibre financier, il faut surtout maîtriser la croissance de l’entreprise pour en assurer le contrôle constant de son évolution.



          • Taux de Croissance Soutenable1


Lorsque l’on a abordé les raisons mettant une entreprise en difficulté, il semble important d’éclaircir un point concernant l’impact de la croissance sur une entreprise ainsi que les multiples motifs mettant en péril une entreprise ayant trop de « cash ».
Durant une croissance trop importante (Figure n°1, Phase 2), il est primordial d’avoir la possibilité de financer la croissance de l’activité tout en restant économiquement équilibré : ne pas se surendetter et rester vigilant afin de prévenir tout retournement de tendance du marché (Phase 3 de la Figure n°1). L’intérêt de l’entreprise est de calculer le taux de croissance que elle peut soutenir sans risque.
Hypothèses de la formule ci-dessous :

  • Croissance de l’entreprise identique à la croissance du marché

  • Incapacité ou refus de vendre de nouvelles actions

  • Objectif maintenu d’une structure de capital et de politique de dividende.


Taux de croissance soutenable (TCS) = taux de croissance du capital
TCS2 = R * profits / capital en début de période = R * Bénéfice * Ratio actif sur Chiffre d’affaires* Ratio actif sur Capital
R : ratio de rétention de dividendes
Si la croissance de la société est au-dessus de ce taux de croissance soutenable c’est qu’elle est dans une phase (généralement situation Figure n°1 Phase 2) pour laquelle elle manque crucialement de trésorerie afin de soutenir cette croissance. Dans ces conditions, il est opportun d’avoir une politique de management adaptée.

Si, à l’inverse, elle se trouve en dessous de ce seuil (souvent situation Figure n°1 Phase 4 & 5), cela signifie que l’entreprise a de l’argent « en trop ». L’activité est donc rentable. Par contre, l’argent attire des convoitises s’il n’est pas immédiatement réinvesti. En effet, Les investisseurs interprètent le surplus d’argent comme un manquement à un management à long terme. Il s’agit donc d’un signe de faiblesse. Ces disponibilités sont une véritable cagnotte réduisant le coût d’achat de cette société devenant, par la même occasion, une cible potentielle d’acquisition très attrayante.
Une société doit donc avoir une politique de gestion de la croissance adéquate !
Avec l’ensemble de ces éléments, il est maintenant possible de se focaliser sur le sujet du Mémoire.



    • Problématique


Comment peut-on redresser / sauver une entreprise en déclin de manière durable ?
Afin de répondre à cette question, il faut établir une méthode de réflexion afin de ne pas se perdre dans les méandres de la réflexion.



    • Méthodologie


J’ai utilisé la méthode déductive afin de fournir ce travail de recherche. Je me suis basé sur l’ensemble de mes lectures, données, discussions, échanges d’idées avec divers interlocuteurs et réflexions personnelles. La source des informations est principalement théorique.
Dans un premier temps, je me suis borné à lister les différentes théories pouvant résoudre les difficultés abordées par ces entreprises en déclin. Puis, dans un second temps, j’ai essayé de répertorier durant mon analyse : les limites des différentes méthodes de restructurations, les conséquences à courts et longs termes. Et enfin, j’ai déterminé si l’entreprise est sauvable et quelle combinaison « restructurante » serait, suivant le type de situation, la meilleure réponse.
Mais cette méthodologie a en elle-même des limitations.



    • Limitations


En effet, je n’ai utilisé que la technique déductive sur des théories dans leurs généralités. Un pan entier pourrait très facilement compléter ce mémoire. Afin de mieux comprendre l’ensemble et le rendre plus explicite, il serait opportun d’utiliser la méthode inductive dans le but de prendre des cas concrets et voir comment utiliser les méthodes déduites en argumentant par des exemples des situations réelles d’analyse de société.

De plus, je me suis focalisé principalement sur la partie financière de cette étude. Il existe bien d’autres formes de déclin qui pourraient agrémenter ce document.
Maintenant que le contexte est posé, je vais vous présenter la structure de mon mémoire.



    • Plan


Tout d’abord, j’aborderais de multiples théories de restructurations disponibles pour redresser une entreprise en déclin. Ensuite, j’essayerais d’établir une méthode qui permet de choisir la forme de réorganisation selon les problèmes spécifiques de l’entreprise étudiée.

Maintenant que les présentations sont faites, attaquons donc la présentation des différents outils à notre disposition. Bien entendu, tout ne sera pas abordé mais j’espère que je vous donnerai un aperçu de la palette qui est à la portée de chacun.



  1. Les restructurations possibles pour une entreprise en déclin


Parmi les restructurations possibles pour redresser une entreprise en déclin, il existe deux grandes familles de restructurations : internes et externes.
La première boîte à outils la plus usitée concerne les formes de restructurations internes.



    1. Les formes de restructurations internes envisageables


Les restructurations internes sont, en général, des réponses appropriées aux situations d’entreprises ayant des problèmes de trésorerie.

Les restructurations internes se déclinent en effets de levier, en politiques de management et en dépôts de bilan.



      1. Les effets de levier à la disposition d’entreprise en déclin


Les effets de levier permettent de jouer sur différents facteurs pouvant principalement influencer le résultat de la société.
Les effets de levier peuvent se décliner de la manière suivante :

  • levier opérationnel : réduction des coûts.

  • levier financier : endettement.

  • levier fiscal : optimisation de la fiscalité.

  • levier juridique : contrôler la société sans détenir la majorité du capital.


Il se peut que certaines restructurations bien spécifiques comme la succession ou l’expatriation, puissent être l’illustration cumulée de plusieurs leviers, tout dépend de son utilisation.



        1. Levier opérationnel


Voyant une difficulté de trésorerie, le réflexe voudrait une réduction de coûts - principalement des coûts fixes puis des coûts variables - .

Quels sont les postes pouvant répondre à ce critère ?

Frais de personnel, Entretien / Maintenance, Publicité, Téléphone…, Logistique (Transport, stock…), Matières Premières …
Certaines modifications sont temporairement irréversibles comme la réduction du personnel. Cela peut engranger de très lourdes conséquences aussi bien financières dues aux frais de licenciements que certains autres engagements. En effet, il serait impossible de réembaucher durant une certaine période une personne qui ferait un travail similaire, sauf si on utilise le licenciement pour faute grave (pas d’indemnité de licenciement)1.
Plus particulièrement, l’utilisation de la sous-traitance est une manière de favoriser les coûts variables et de soulager les coûts fixes.

Mais il existe aussi un autre avantage à ce mécanisme. En effet, afin de ne pas devoir investir dans le système de production et de rester plus flexible, la société peut faire appel à la
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