Deuxième partie : mécanismes économiques et outils d’analyse





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ECONOMIE GENERALE
Introduction :
-divers objets d’étude

-des niveaux d’analyse
Première partie : la richesse économique
I-Analyse théorique de la richesse économique

  1. l’objet de l’économie politique ( texte A. Smith)

  2. Nature et source de la richesse

  3. Accroissement de la richesse ( texte A. Smith sur la division du travail)

  4. Détermination théorique de la valeur chez Ricardo


Deuxième partie : mécanismes économiques et outils d’analyse
I-Evaluation de la croissance économique

  1. le système comme circuit

  2. le PIB, indicateur, indice et limite


II- Opérations sur biens et services

  1. la nature de la firme

  2. l’investissement

  3. la consommation et l’épargne


III- Opérations de répartition : les fonctions des agents

  1. les comptes PERUC

  2. la répartition salaire /profits, partage de la VA.

  3. Rôle de l’état et redistribution


IV- dynamique de la croissance et chômage

  1. les régimes de croissance

  2. le chômage, un symptôme de crise


Troisième partie : monnaie et financement de l’économie


  1. Les fonctions de la monnaie

  1. les trois fonctions

  2. la monnaie comme institution




  1. Analyses théoriques de la monnaie

  1. théorie quantitative : la neutralité de la monnaie

  2. théorie keynésienne : liquidité et demande de monnaie




  1. La création monétaire

  1. le système bancaire

  2. création monétaire et contrôle du processus

  1. Les modèles de financement de l’économie

  1. l’économie des marchés financiers

  2. l’économie d’endettement


Introduction :
-diversité des objets d’étude : pas d’unanimité entre les économistes
Historiquement, l’objet de l’économie politique est de s’intéresser à la nature et aux causes de la richesse. Donc à son accroissement. Cette théorie de la science de la richesse correspond au mouvement Classique avec Smith ( 1776) et Ricardo (1800’s), l’économie n’était avant pas perçue comme une science. ( Sentiments moraux, philosophie).

Auparavant l’objet d’étude était déjà l’enrichissement, mais avec une richesse différente.

L’agriculture pour les physiocrates et l’abondance de monnaie (accumulation d’or) pour les mercantilistes.

Milieu 19è, Marx ouvre une nouvelle controverse en montrant la nature d’un lien d’exploitation spécifique à l’économie d’enrichissement (capitaliste) dont le fondement est l’exploitation d’une classe par rapport à une autre. Marx a pensé la crise, la dynamique de croissance est interrompue et les causes ne sont pas toujours exogènes, le capitalisme ne peut selon lui perdurer.
Fin 19è apparaît le courant néo-classique ou marginaliste. Il a en commun la place et le rôle du marché avec les Classiques, mais porte moins d’intérêt à la richesse. Walras, Jevons, Menger se sont intéressés aux grandeurs marginales (coût marginal, productivité marginale) qui traduisent l’importance de la petite variation à la marge (théorie du verre d’eau, utilité marginale décroissante).

L’individu se livre en permanence à un calcul à la marge dans ses décisions de consommation, production…Il est rationnel, doté de préférences, et cherche à maximiser son profit en fonction du prix, du revenu.

L’économie devient la science de la rareté et non plus de la richesse.

La grandeur perd de son intérêt au profit de l’individu (de macro à microéconomie).

Le marché est l’instance de coordination où est déterminé le prix d’équilibre (O=D). Les prix sont des variables exogènes et émergent d’une confrontation de l’offre et de la demande sur le marché. Celui-ci s’autorégule et corrige les déséquilibres, à condition que les prix soient flexibles. Le salaire minimum constitue une rigidité à la baisse par exemple, si les salaires sont totalement flexibles il ne peut y avoir de chômage. Tout chômage est volontaire.
Keynes s’oppose à cette idée. En 36, dans un contexte historique de crise, le chômage est élevé. L’emploi n’est pas déterminé sur le marché du travail par le niveau des salaires, mais à partir des anticipations des ventes futures des entrepreneurs. Keynes parle de demande effective et étudie les déterminants du niveau d’emploi.

Le producteur anticipe une demande et un chiffre d’affaires donc il engage des coûts. Face à un choc aléatoire (ou une info donnée qui entraîne une anticipation pessimiste) il doit s’ajuster et réduire sa demande de salariés. (Keynes raisonne en grandeurs globales). Moins d’emplois, moins de salaires, moins de consommation. Les achats de biens durables par exemple sont repoussés par les ménages, les entrepreneurs perçoivent les ralentissements de la demande de biens et s’adaptent. On a un processus auto-entretenu de croissance vertueux. On parle d’économies d’incertitude dans lesquelles la monnaie a un rôle à jouer (cf. cours monnaie).

Keynes légitime l’intervention de l’état pour maintenir un haut niveau d’activité et assurer le plein-emploi. Politique interventionniste de relance comme en France en 81,82 (investissements publics, budget de l’état) en opposition aux politiques libérales comme sous Thatcher.
-diversité des niveaux d’analyse : approche micro/macro


  • nouvelles hypothèses :

Lorsque les deux courants de développent dans les années 70-80, l’hypothèse de maximisation de profit est critiquée. La rationalité parfaite du consommateur implique qu’il connaît ses préférences mais ne tient pas compte des biens innovants par exemple. Comment juger des biens qui n’existent pas encore ?

Dans les années 50, Simon parle de rationalité limitée : le consommateur connaît ses préférences mais a des limites cognitives et n’a pas la capacité de tout calculer.

Dans les années 70, il parle de rationalité procédurale quand le consommateur ne connaît pas bien toutes ses préférences, vouées à évoluer avec des biens innovants. (recherches qui lui valent un prix Nobel)

Une autre critique du marché néo-c concerne l’information ; elle peut être imparfaite et asymétrique (distribution inégale), laissant place à des comportements opportunistes et stratégiques.



  • nouveaux mécanismes de coordination (70-90) : le contrat et la firme

Le contrat est une relation de coopération entre deux unités économiques qui se reconnaissent des engagements.

L’identité des parties devient importante, le prix résulte d’un processus-la négociation- et la durée de l’engagement compte. Le prix devient une variable endogène, les individus sont faiseurs de prix. C’est dans ce contexte que le firme prend tout son sens.

Depuis les années 70 le champ se spécialise avec une plus forte diversité d’objets.

L’économie/ théorie de l’information, de l’agence, des contrats, des conventions, évolutionniste.
Si une loi naturelle (physicien) est vraie en tout lieu, en tout temps, une loi relative (historique) est vraie à un moment donné du temps pour un espace défini. (opposition sciences naturelles/ sciences sociales). Dans le cas des sciences économiques, les comportements des agents changent, ce qui rend les lois économiques vérifiées uniquement dans le contexte qui les a produites. Pendant la crise des 30’, les cours de la bourse chutent, il s’agit d’une situation de crise. En 87 les cours baissent mais comme les agents ont appris à placer en diversifiant et que l’état a joué son rôle d’agent économique, la crise ne s’est pas reproduite. L’objet étudié a changé.

Derrière l’idée de loi naturelle il y a l’idée que toute intervention viendrait contrarier la réalisation des ajustements nécessaires. Au contraire, l’économie est au service du décideur politique, la communauté a pour but d’atteindre des objectifs (maintien fiscal, lutte contre chômage).
La distinction entre l’économie et les autres sciences sociales :

1er niveau : produire un discours théorique (nécessité d’abstraction)

2ème niveau : ne garder que les éléments pertinents du fait identifié pour produire ce modèle théorique.

L’économiste n’a d’intérêt que pour une variable, les autres restent constantes. Cette représentation simplifiée de la réalité implique une distanciation de cette réalité (pas la prétention de reproduire le monde en grandeur réelle).

Explication de texte N°1 : La richesse
Identification des problématiques :


  • Qu’est-ce que la richesse ? (concept et contenu)

  • D’où vient-elle ? (origine et causes)

  • Comment l’accroître ? (dynamique de la richesse de la nation).


§1 : A l’époque de l’économie politique, l’enrichissement de la nation est l’objet de l’économie. Il n’y a pas de contradiction entre l’intérêt collectif et individuel. L’état assure la mise en place des services publics.
§2 : 2 théories précédant ses propos : le système du commerce (mercantilistes) et celui de l’agriculture (physiocrates).
§3 : Un pays est d’autant plus riche qu’il dispose de cette richesse. Chez les mercantilistes la richesse est l’argent (justification : idée courante, synonymes). Définit la monnaie dans sa fonction, non pas dans sa nature. A quoi ça sert ?


  • Monnaie comme intermédiaire des échanges. Dans l ‘économie capitaliste, l’ensemble de la satisfaction des individus passe par l’acte monétaire.

  • Monnaie comme unité de compte, en exprimant de façon homogène la valeur de l’ensemble des marchandises.

  • Etre riche c’est disposer d’une quantité de biens susceptibles de satisfaire les besoins.


Pour Smith l’unique source de richesse est le travail.

L’enrichissement d’un pays se confirme quand il est susceptible de satisfaire de plus en plus de besoins.

Consommer/ thésauriser (conserver des liquidités) 
Accroissement de la richesse :

division du travail, innovation organisationnelle et technologique
La richesse est un ensemble de choses utiles. Une chose utile devient une richesse économique si elle détient une valeur d’échange (= capacité d’une marchandise à s’échanger contre une autre). Le prix n’est qu’expression de sa valeur, sa valeur d’usage est déterminée en fonction de la satisfaction d’un besoin.

Toute marchandise est issue d’un travail humain, elle a donc une propriété reproductive.
 Distinction entre travail productif et improductif :
La richesse selon Smith a une conception matérielle ; les fonctionnaires, militaires, prostituées, artistes, domestiques ne contribuent pas à accroître cette richesse. Les services purs (produits au moment où ils sont consommés) sont exclus. Ne sont retenus que les services rattachés aux marchandises (transport, distribution, commercialisation).

L’unique source de travail pour Smith est le travail humain, donc industriel. L’organisation du travail implique la qualité, la dextérité et donc une meilleure productivité.

Aujourd’hui, avec 70% de services, l’activité productive s’est modifiée (loi historique/ loi naturelle). Les pays riches peuvent entretenir une plus grande part de travail improductif, la réglementation de l’âge du travail rend cette charge bien plus lourde aujourd’hui.


Explication de texte N°2 : La division du travail
1er effet : spécialisation accrue (effets d’apprentissage)

2ème effet : intensité au travail, gain de temps (réduction temps morts)

3ème effet : pénibilité du travail réduite (apparition machines)
Que décrit la productivité ?

 Ratio qui mesure l’output par rapport aux facteurs de production utilisés (input).
Pourquoi recherche t-on à l’accroître ?

  • Productivité du travail : quantité mesure l’enrichissement de la nation.

effectif


  • Productivité horaire : quantité ne fait pas apparaître la qualité du L

effectif * heures effectives


  • Productivité du capital : quantité

volume du capital


  • Productivité globale des facteurs : quantité

L + K
Quelles sont les conditions pour accroître la richesse ?

Keynes met en évidence la croissance de la richesse. Taylor en 1919 ajoute le chronomètre. Ford met en place la chaîne en 1920 et augmente les salaires pour fidéliser la main d’œuvre (car fort taux de T.O).

 perte d’autonomie dans le travail.

A la fin des 60’, cette innovation organisationnelle est considérée comme contre-productive. Avec une demande qui se personnalise, l’offre doit se diversifier.

Au Japon, la productivité est bien plus élevée, l’incertitude du marché pousse à la souplesse et à l’adaptation (FIFO, cercles qualités, petits groupes).
Conséquence : la satisfaction des besoins se fait par l’échange du surplus du produit de son travail, un échange marchand.

A- le système économique comme un circuit :
Avances  production de richesse reconstitution d’avances (W, matières 1ère, amortissement)

 surplus (Investissement, consommation, profit, rentes)
 accumulation, enrichissement
Dynamique de l’accumulation du capital chez Smith
Le capital est l’ensemble des moyens de production hétérogènes ou somme d’argent.

(outils, matières 1ère, biens de subsistance)

Le revenu est consommé ou épargné. Si l’épargne n’est pas thésaurisé mais placée ou investie, elle constitue le moteur de la croissance.

Tout ce qu’une personne épargne est transformé en capital (motivation du profit nécessaire). Le capital produit la richesse, n’avoir que du revenu c’est satisfaire ses besoins mais ne pas s’enrichir.
Loi des débouchés, J.B. Say, 1810 : la production de masse suit la consommation de masse.
L’offre globale = demande globale. Cette loi permet aux Classiques (Ricardo et d’autres) de refuser les crises de surproduction issues des décalages entre l’offre et la demande. Keynes, à la fin du XIXmè , débloquera le système.
Y = ensemble des R

R = C°+ S = C°+ I

R = S+ I l’épargne doit être réinvestie, il ne peut pas y avoir de crise généralisée
 hypothèses de non thésaurisation et non appât du gain.
Les produits s’échangent contre des produits. Pour Say la monnaie est un voile, elle est neutre. L’investissement est la formation brute de capital fixe (10 ans) ou circulant (marchandises disparaissent dans le processus de production).
Détermination de la valeur d’une marchandise, Ricardo :



L’utilité : condition insuffisante (eau/diamant)

Pour les Classiques, le fondement de la valeur est la quantité de travail nécessaire à la production de marchandises. Le travail direct et indirect, c’est à dire le travail incorporé dans tout le processus de production. A l’exception d’une catégorie de marchandises dont la valeur est déterminée par la rareté (marchandises non reproductibles comme les œuvres d’art).

Selon la théorie du travail incorporé, le prix est fixé avant l’arrivée même sur le marché.

Le prix naturel est l’expression de la valeur des heures de travail direct et indirect.

Le prix de marché est le prix effectivement payé.

On recherche PM = PN, expression de la valeur du coût de production.

Quel mécanisme peut corriger les écarts ? Ricardo met en évidence un principe de gravitation :

Si PM ) PN, D)O . Alors de nombreux offreurs arrivent et vont égaliser la demande. Le PM a convergé vers le PN.

Toujours chez les Classiques on parle de concurrence entre les capitalistes pour rechercher le meilleur emploi de leur fond (offreur/offreur, chez les néoclassiques offreur/demandeur).

Si les marchandises sont échangées à leur prix naturel, il n’y a pas de déséquilibre durable possible.
Le salaire est l’expression monétaire de la valeur marchande. De même, il y a une situation d’équilibre où le WN = WM, il n’y a pas de chômage.

Pour Ricardo, la marchandise travail est vendue contre un salaire. Marx critique cette approche en disant qu’on vend une force de travail, dont la mise en œuvre produit un travail. Le travailleur n’est pas propriétaire de l’usage de sa force de travail.

Le salaire est l’expression de la valeur d’un panier de biens, nécessaire à l’existence et à la reproduction de la classe ouvrière. Cette idée de niveau de vie ne correspond pas au minimum vital.

Le salaire naturel échappe en grande partie à toute logique économique dans la mesure où le panier de biens relève de variables culturelles, économiques, politiques…Il varie en fonction des innovations, des gains de productivité. A l’époque de Ricardo, le prix du blé augmente, les salaires aussi.

Le salaire de marché : tout déséquilibre entre l’offre et la demande de travail est provisoire et accidentel.

Si O(D, WM augmente, WM)WN. Avec plus d’argent, les travailleurs se reproduisent.

Si O)D, WM(WN, ils meurent plus facilement ou se reproduisent peu.

L’entrée et la sortie des travailleurs se fait selon une logique démographique. (Historiquement, le contraire se produit avec plus d’enfants dans les pays pauvres).

Le seul écart durable entre WM et WN s’explique lors d’une croissance économique forte (30 glorieuses) lorsque la demande des entreprises croît, les salaires augmentent, on fait appel à la population étrangère.

Si le WM est inférieur au WN durablement, se produisent des poches de pauvreté.
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