Cadre de définition de l’économie circulaire dans la construction





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L’économie circulaire tremplin du bâtiment durable pour tous

Sobriété – Allongement de la durée de vie

– Optimisation territoriale des flux –

Création de ressource pour limiter les déchets

Cadre de définition de l’économie circulaire dans la construction


Version du 9 octobre 2017

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Jusqu’au 30 octobre 2017

Vos contributions a nsement@hqegbc.org

Sommaire




Introduction  2

L’Economie Circulaire un sujet transverse aux bâtiments HQE 3

Le cadre de définition 7

Ambition n°1 - Optimisation territoriale des flux 8

Ambition n°2 : Sobriété 10

Ambition n°3 : Allongement de la durée de vie 12

Ambition n°4 : Création de ressource pour limiter les déchets 15

Ambition transversale : Management des parties prenantes 18


Introduction 


Changeons de paradigme grâce à l’économie circulaire : de la limitation des impacts environnementaux à la construction durable positive !
Les bâtiments, tant pour leur construction que leur fonctionnement, représentent actuellement 40% de la consommation européenne en énergie et plus 50% des matières premières extraites sont à destination du secteur de la construction.
En France, le secteur du bâtiment génère environ 40 millions de tonnes de déchets par an, soit plus que les ménages (30 millions de tonnes) et cinq fois moins que les travaux publics (220 millions de tonnes). Les déchets du bâtiment proviennent pour plus de 90% des travaux de déconstruction et de réhabilitation et pour le reste de la construction neuve (7%).1 Le coût de leur élimination par an était estimé en 1999 à 2,54 milliards d’€ soit 3,5 % du chiffre d’affaires du bâtiment ou encore 1 à 8 % du montant des lots, selon les corps d’état.2
Les enjeux sont donc à la fois aussi bien environnementaux qu’économiques. Mais l’économie circulaire change le paradigme : il ne suffit plus d’avoir pour seule ambition de réduire les impacts environnementaux dans une approche linéaire. L’Economie circulaire constitue une nouvelle approche de réflexion pour le bâtiment. Elle ne se résume d’ailleurs pas au réemploi et au recyclage comme beaucoup le pensent encore. C’est une façon globale de transformer le triptyque production – distribution – consommation, avec à la clé de nouveaux modèles d’affaires, certes plus économes en ressources mais surtout porteurs d’activités, de nouveaux services et ressources.


« L’économie circulaire concrétise l’objectif de passer d’un modèle de réduction d’impact à un modèle de création de valeur, positive sur un plan social, économique et environnemental. » (Institut de l’économie circulaire)


L’Economie Circulaire un sujet transverse aux bâtiments HQE



Le bâtiment durable se définit dans la démarche HQE comme un ouvrage qui, en interaction avec son territoire, offre une bonne qualité de vie, respecte l’environnement et apporte performance énergétique et économique. L’exigence de développement durable renvoie en effet à la nécessite de réduction des impacts négatifs sur l’environnement. 
L’économie circulaire recouvre donc le développement durable dans l’idée de réduire les impacts sur l’environnement (ressources et déchets) avec aussi la création de valeur positive sur le plan social (emplois et modes de vie et de consommation) et économique (coopération et développement territorial).
Toutefois si la notion d’économie circulaire est un nouveau paradigme qui doit réinterroger les pratiques, elle ne remplace pas celle du Développement Durable mais s’en montre complémentaire. En effet, il ne faut pas oublier la qualité de vie à travers les thèmes de confort et de santé notamment ou la biodiversité, demeurent des engagements forts du bâtiment durable.



Schéma du bâtiment durable pour tous


Dans la perspective du bâtiment durable, l’économie circulaire représente donc une voie de progrès. Elle nécessite elle aussi, comme y invite le cadre de référence du bâtiment durable, un travail collaboratif et interdisciplinaire, anticipation et réflexion sur toute la durée de vie d'un bâtiment, depuis sa conception puis sa construction, pendant son exploitation, et jusqu'à sa démolition.
S’engager dans l’économie circulaire c’est aussi favoriser le développement de nouvelles pratiques concourant à l’amélioration des actifs immobiliers. C’est donc tous les acteurs du secteur de l’immobilier que bénéficieront à terme de ces investissements concourant à l’émergence d’une économie responsable.
Rappel des objectifs chiffrés et des échéances définis dans la loi
La gestion des déchets est un enjeu majeur qui concerne et mobilise l’ensemble des acteurs de la filière construction : maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, entreprises, gestionnaires de déchets, etc.

Au niveau législatif, des engagements chiffrés de résultats ont été définis à court et moyen termes.

En application de la hiérarchie des modes de traitement des déchets, la prévention est la première voie à privilégier. C’est le cas du réemploi sur un chantier des déblais qui ne prennent pas le statut de déchet ou encore d’éléments du patrimoine d’un bâtiment qui seront réutilisés dans un projet architectural ou paysager les mettant en valeur.
La Directive cadre européenne sur les déchets de 2008 – reprise dans la Loi pour la Transition Energétique et la croissance verte du 17 août 2015 prévoit ainsi le recyclage et la valorisation matière de plus de 70% des déchets de construction et démolition en 2020 (il représentait de 40 à 50% des déchets en 2015)
Elle prévoit aussi d’autres dispositions en faveur du recyclage des déchets du BTP :

- c’est ainsi que 50 % des matériaux utilisés par l’État et les collectivités pour les chantiers de construction routiers doivent être issus de la réutilisation ou du recyclage de déchets du BTP en 2017, le taux s’élèvera à 60 % en 2020 ;

- la mise en place d’un réseau de déchèteries professionnelles du BTP via une obligation, pour les distributeurs de matériaux, produits et équipements de construction, d’organiser auprès des professionnels la reprise des déchets issus des mêmes types de matériaux qu’ils vendent ;

- l’encadrement des aménagements réalisés à l’aide de déchets.
Des efforts ont d’ores et déjà été produits pour améliorer les filières de traitement notamment en termes de :

- tri à la source des déchets pour les orienter vers la filière la plus adaptée puisque depuis le 1er mars 2012, les maîtres d’ouvrages ont pour obligation de réaliser un diagnostic portant sur les déchets issus des travaux de démolition, pour les bâtiments ayant une surface de plancher supérieure à 1000 m² ou ayant hébergé une ou plusieurs substances dangereuses ;

- développement du maillage territorial des installations de collecte, de tri et de préparation au plus près des chantiers générateurs de déchets et de ceux susceptibles de les valoriser.

Les définitions de l'économie circulaire
L'économie circulaire regroupe un ensemble de pratiques, hiérarchisées selon leurs impacts, visant à optimiser l'utilisation des matières et énergies.
Plusieurs tentatives de définition de l’économie circulaire sont disponibles, toutefois elles restent génériques et peu opérantes pour les acteurs de la construction et de l’aménagement durable. Ce cadre ambitionne donc de la spécifier pour le bâtiment.
Par les Nations Unies : « L’économie circulaire est un système de production, d’échanges et de partage permettant le progrès social, la préservation du capital naturel et développement économique tel que défini par la commission de Brundtland. Son objectif ultime est de parvenir à découpler la croissance économique de l'épuisement des ressources naturelles par la création de produits, services, modèles d’affaire et politiques publiques, innovants prenant en compte l’ensemble des flux tout au long de la vie du produit ou service.»

Source : https://www.economiecirculaire.org/economie-circulaire/h/du-concept-a-la-pratique.html#page1:local

http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/images/economie_circulaire_schema_ademe.gif

Par l’Ademe : « L'économie circulaire peut se définir comme un système économique d'échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (bien et services), vise à augmenter l'efficacité de l'utilisation des ressources et à diminuer l'impact sur l'environnement. Il s'agit de faire plus et mieux avec moins, en prenant en compte trois domaines d’action et sept piliers. » © ADEME


Par l’Institut de l’Economie Circulaire : « L’économie circulaire rompt avec le schéma traditionnel de production linéaire, qui va directement de l’utilisation d’un produit à sa destruction, auquel il substitut une logique de “boucle”, où l’on recherche la création de valeur positive à chaque étape en évitant le gaspillage des ressources tout en assurant la satisfaction du consommateur. […] Si les produits sont conçus pour être déconstruits et non pas pour être simplement détruits… alors l’utilisation des ressources et composants non toxiques pourraient avoir plusieurs vies dans un processus économiquement viable. 







Le cadre de définition



Le cadre de définition de l’Economie circulaire dans la construction de l’Alliance HQE-GBC s’applique à tous les types de bâtiments neufs, en rénovation ou en exploitation. Il propose une vision structurante, afin d’accompagner les acteurs et de leur faciliter la mise en œuvre opérationnelle de l’économie circulaire dans le secteur du bâtiment.
Par ces repères partagés, vocabulaires communs et compréhensibles par tous, il facilite la transversalité et incite les différents acteurs - professionnels, habitants ou utilisateurs - à travailler ensemble, condition sinequanone à l’économie circulaire.
L'économie circulaire nécessite cependant, pour que la boucle soit réellement bouclée, l'implication de tous les acteurs : depuis le concepteur du produit pour qu'il en allonge la durée d'usage et qu'il en prévoie d'emblée un démantèlement aisé, jusqu'au gestionnaire de déchets chargé du recyclage des matériaux.
Ce cadre de définition fait le lien avec le cadre de référence du bâtiment durable, fondé sur les trois engagements du développement durable et sur la gouvernance de manière transversale. Il n’est pas calé sur le déroulé type d’une opération (programme, conception, chantier, exploitation…) car toutes les ambitions et leviers sont transversaux aux différentes phases de l’opération.


Ambition n°1 - Optimisation territoriale des flux


L’espace et la localisation sont au cœur de cette ambition pour des territoires plus inclusifs.

Pour participer à réduire les pressions sur un territoire donné et contribuer à son développement économique et social, trois leviers :

  • La connaissance des gisements et potentialités

  • La connectivité et l’éco-mobilité

  • L’approvisionnement durable



  • Levier n° 1 : Connaissance des gisements et potentialités

La connaissance du tissu territorial tant en termes de gisements que de potentialités est un préalable essentiel à la mise en place d’optimisation territoriale. Cette connaissance de l’état des stocks, des flux entrants et des flux sortants, des pressions sur les ressources mais aussi des entreprises et des savoir-faire locaux (anciens ou récents), permet de rechercher des synergies et des coopérations entre acteurs économiques.

Si les bourses aux matériaux se multiplient et les filières de recyclage se développent, concernant les produits et équipements du bâtiment, le problème de leur fin de vie reste leur traçabilité et leur récupération : mémoire des produits installés, organisation de leur collecte, ... Le développement du numérique dans le secteur devrait faciliter les inventaires et les connaissances relatives aux gisements de matière premières secondaires par exemple.

Exemples d’actions :

  • Bourses aux matériaux ;

  • Points de collecte ;



Focus :

Passeport matériaux en lien avec la maquette numérique

ou le bâti comme stock de matières premières secondaires



  • Levier n°2 : Connectivité

La matière, les fluides (eau, énergie, …) et les transports constituent les trois catégories de flux, pour lesquelles avec l’emploi, la recherche de synergies et de coopération entre acteurs économiques est à mettre en place au sein des territoires.

La proximité facilitera ces synergies et les conditions logistiques de leur mise en œuvre doivent être bien anticipées.

Exemples d’actions ou d’exigences :

  • récupération des eaux pluviales,

  • valorisation des eaux grises,

  • boucles de matières,

  • …,

Focus : smart grid ?

  • Levier n° 3 : Approvisionnement durable

Les logiques d’approvisionnement durable et d’achats responsables poussent à interroger la provenance et le mode de transport, le conditionnement (suremballage par exemple) et les conditions le production (éthique, ou équitable, …).

Exemples d’actions ou d’exigences :

  • Label FSC, PEFC

  • Circuits-courts, AMAP,



Focus : Un distributeur Raboni ?


Ambition n°2 : Sobriété



La préservation des ressources naturelles et la limitation des tensions sur ces dernières sont au cœur de cette ambition vers une « innovation frugale » qui vise à créer plus de valeur avec moins de ressource.

Pour mettre en œuvre la sobriété et minimiser l’impact d’un projet sur l’environnement, trois leviers sont identifiés :

- Optimisation des besoins

- Eco-conception

- Economie de la fonctionnalité



  • Levier n°4 : Optimisation des besoins

L’optimisation des besoins, visant à diminuer la consommation par la demande plutôt que par l'offre, est le premier levier pour réduire son impact environnemental.

Cet objectif permet d’obtenir des projets au plus près des besoins. Dans le secteur de la construction cette notion implique en premier lieu de réinterroger ses besoins d’un point de vue fonctionnel, technique puis de les optimiser en travaillant notamment sur l’intensification des usages.

Exemples d’actions :

  • Dimensionnement des lots techniques, des espaces

  • Démarche bioclimatique

  • Intensification des usages



Focus ou témoignage : Enjeux en phase Programme : à rédiger


  • Levier n°5 : Eco-conception

De sa construction à sa fin de vie (ou nouvelle vie) en passant par son exploitation, le bâtiment génère des impacts sur l'environnement. Toutefois, au travers de l’éco-conception il est possible de les réduire efficacement en utilisant l’analyse de cycle de vie, pratique scientifiquement basée et reconnue.
Utilisée aujourd’hui notamment pour la connaissance des impacts sur le changement climatique, l’ACV compte parmi ses indicateurs de sortie notamment les déchets et l’épuisement des ressources.

Exemples d’actions :

  • Indicateurs ACV – Déchets, énergie primaire et eau

Focus ou témoignage à rédiger : Construction neuve vs rénovation, telle est la question ? au cas par cas, toutefois la diffusion des méthodes ACV pour les bâtiments et leur multiplication tend à montrer l’importance de terrassement, fondation et structure.

  • Leviers n°6 - Economie de la fonctionnalité

Vendre l’usage, pas le bâtiment ! Au-delà de ce slogan simplifié, l’économie de fonctionnalité est un modèle économique qui repose sur la mise en place de solutions qui associent des garanties de services ou les fonctionnalités d’usage de biens matériels restant propriété du producteur, ce qui entraîne le découplage de la valeur ajoutée et de la consommation d’énergie et de matières premières.

Appliquée dans le bâtiment elle offre des potentialités de mutualisation et d’intensification des usages qui favorisent aussi le renforcement des échanges entre individus et entités participant ainsi à la cohésion sociale.

Exemples d’actions:

  • Mise à disposition de parkings communs, locaux partagés, jardins partagés, laveries collectives, …



Focus : Mutualisation et chronotopie 

La mutualisation des espaces ou encore la « chronotopie urbaine », ou le bâtiment / la ville pour tous mais pas en même temps, envisage de partager des lieux dont la spécialisation limiterait l'usage à quelques heures par jour. Les parkings, les restaurants d'entreprise, les auditoriums, les cinémas peuvent ainsi connaître une deuxième, voire une troisième vie au service du plus grand nombre.

Le constat est en effet que des m² des bâtiments sont en sous-utilisation du fait de leur usage unique. Aujourd’hui, les espaces de bureaux sont utilisés 20% du temps sur une semaine et sur ces 20%, seuls 60% des surfaces sont utilisées. Passer d’une sous-utilisation des m² à un usage maximisé en offrant d’avantage de services et plus de confort aux utilisateurs de l’immeuble.

Ambition n°3 : Allongement de la durée de vie


La notion de temps est au cœur de cette ambition pour une consommation durable. Pour limiter l’impact environnemental des bâtiments, y compris ceux déjà existants, il est nécessaire d’augmenter leur durée d’usage, trois leviers :

- Pérennité des composants et matériaux

- Evolutivité des espaces et des usages

- Approche en coût global

  • Levier n°7 – Pérennité des produits et équipements

Pour influer sur la durée d’usage d’un bâtiment et limiter son obsolescence technique, il s’agit d’apporter une attention particulière notamment à sa durabilité physique liée à la qualité et la mise en œuvre des produits et équipements employés, et à leur entretien.

Exemples d’actions :

  • Choix qualitatifs ;

  • Utilisation de protections ;

  • Réparation, entretien, maintenance (accessibilité, disponibilité des pièces détachées, …)



Focus : à rédiger

L’obsolescence qui définit le caractère dépassé, désuet ou démodé d’un produit et qui est surtout utilisé pour qualifier des produits de consommation courante peut aussi s’appliquer aux bâtiments. Pour le secteur elle peut-être :

- soit technique si elle concerne les performances de l’ouvrage, que ce soit d’un point de vue structurelle, thermique ou technologique ;

- soit commerciale ou patrimoniale, si l’ouvrage ne correspond plus à la demande du marché et qu’une offre plus adaptée existe.

Pour influer sur la durée de vie (d’usage) d’un bâtiment et limiter son obsolescence technique il s’agit d’apporter une attention particulière notamment à sa durabilité physique (performance de la structure) liée à la qualité et la mise en œuvre des matériaux et composants employés, et à son entretien. La prévention de l’obsolescence commerciale passe davantage par l’évolutivité des espaces et des usages permettant à l’ouvrage de répondre à de nouvelles fonctions.

Ces considérations concernent aussi de l’aménagement et des équipements qui peuvent souffrir des deux types d’obsolescence.

  • Levier n°8 : Evolutivité des espaces et des usages

L’obsolescence commerciale ou patrimoniale, intervient lorsque l’ouvrage ne correspond plus à la demande du marché et qu’une offre plus adaptée existe. Sa prévention passe davantage par l’évolutivité des espaces et des usages permettant à l’ouvrage de répondre à de nouvelles fonctions.

L’adaptabilité d’un bâtiment est sa capacité d’accommoder plusieurs usages dans le temps et de pouvoir éventuellement changer de fonction. Il s’agit donc d’anticiper l’évolution des usages, de permettre la modularité et la réversibilité des lieux pour favoriser le changement de fonction répondant à de nouveaux besoins, mais aussi l’anticipation de la déconstruction, contribuent également à réduire l’impact du bâtiment.

Ces capacités d’adaptation permettent également d’intensifier l’utilisation des espaces existants à travers le partage par exemple.

Exemples d’actions:

  • Cloisons adaptables ;



Focus : Anticipation et adaptation aux changements climatiques : à rédiger

  • Levier n°9 - Approche en coût global

La logique de favoriser plus d’investissement pour des choix qualitatifs qui pourront limiter les coûts de maintenance et de remplacement est bénéfique. En effet, la notion d’amortissement sera d’autant plus intéressante, y compris d’un point de vue environnemental que la durée d’usage sera allongée.

L’exigence de réparabilité et toute disposition favorisant un entretien-maintenance efficace peut conduire à une meilleure rentabilité participant de la viabilité économique du projet.

Exemples d’actions :

  • Durabilité de l’enveloppe ;

  • Evaluation des coûts de maintenance ;



Focus à rédiger:

Ambition n°4 : Création de ressource pour limiter les déchets


La prévention et la gestion des déchets est au cœur de cette ambition vers une approche circulaire de la construction. Pour les réduire et générer de nouvelles ressources, trois leviers :

- Démontabilité et déconstruction sélective

- Réutilisation et réemploi

- Recyclage des matériaux et produits
Directive cadre relative aux déchets propose hiérarchisation des modes de traitement : Prévention, Réutilisation et réemploi, Recyclage, Valorisation énergétique


  • Leviers n°10 : Démontabilité et déconstruction sélective

La démontabilité est la capacité de séparer et retirer les différents composants d’un bâtiment pour les entretenir, les réutiliser ou les recycler. Une conception visant cet objectif doit être particulièrement sensible aux méthodes d’assemblage des différents matériaux. Limiter l’utilisation de matières complexes (alliage, colles…) facilite la déconstruction, le réemploi et le recyclage de matière.

La déconstruction sélective peut quant à elle être mise en œuvre même lorsque la démontabilité n’a pas été pensée en conception mais elle demeure plus complexe à mettre en œuvre. Elle consiste à une dépose d’éléments, sans porter atteinte à leur intégrité et qui pourront ainsi être réemployé dans un nouveau projet ou réinjecté dans un circuit de recyclage.

Exemples d’actions ou d’exigences :

  • Diagnostic ressources

  • ….

Focus : Démodulor

  • Levier n°11 : Réutilisation et réemploi

Le réemploi est une action de prévention permettant de donner une seconde vie au produit. La notion de réutilisation inclut un passage sur le statut de déchet avec une notion de collecte, à l’inverse du réemploi. Malgré la différence de nature juridique, le réemploi et la réutilisation concerne souvent les mêmes acteurs et peuvent se renforcer mutuellement.

Exemples d’actions :

  • Bourses aux matériaux ;

  • Recyclerie ;

  • Réemploi de fenêtres et de tuiles,

  • Utilisation de panneaux e bardage extérieur en verre pour réaliser des cloisons intérieures,



Focus : « Le réemploi est une alternative à l’extraction de matière première et à l’enfouissement de déchets. Il permet de limiter les temps de transports et de favoriser une meilleure répartition de la valeur ajoutée d’un chantier. Il s’agit à l’inverse du recyclage, de travailler avec des matériaux de seconde vie sans leur faire subir une transformation trop importante. Garder l’intégrité de leur forme pour garder leur mémoire comme trace de l’histoire. » (Bellastock)

  • Levier n° 12 : Recyclage

Le recyclage permet d’éviter le gaspillage de ressources naturelles et d’énergie, de sécuriser l’approvisionnement en matières premières et de diminuer ses impacts environnementaux. Il vise à transformer les déchets en matière réutilisable, aussi appelée Matière première secondaire ou Matière recyclée.
Exemples d’actions :

  • Valorisation des gravats en des matériaux recyclés ;

  • Filière de recyclage du plâtre,

  • Ferrailleurs,



Focus : Le projet Démoclès, initié fin 2014 à l’initiative de Récylum et mené par un réseau d’une quarantaine d’organismes, entreprises et administrations, dont le ministère de l’Écologie, le ministère de l’Économie et l’ADEME (principal financeur) démontre qu’il est possible de recycler jusqu’à 80 % des déchets du second œuvre sans surcoût. Une perspective encourageante alors que des objectifs ambitieux ont été fixés par la loi de transition énergétique en matière de gestion des déchets issus du bâtiment : 70 % devront être valorisés sous forme matière dès 2020.

Ambition transversale : Management des parties prenantes


Les formes et les modalités de conduite de projet sont au cœur de cet engagement transversale vers un management responsable. Pour une organisation adaptée aux objectifs de l’économie circulaire tout au long des projets, trois leviers, de l’amont à l’aval :

  • Sensibilisation

  • Planification

  • Evaluation



  • Levier n°13 : Sensibilisation pour tous

Mettre en place des actions de sensibilisation spécifique, à destination de tous et en particulier des maîtres d’ouvrage et des autres acteurs du BTP est essentiel. L’ensemble des acteurs s’accorde sur le rôle-clé que jouent les maîtres d’ouvrage dans l’impulsion ou non d’actions de prévention.

Ils restent toutefois à ce jour trop peu informés par la problématique. Cela peut notamment concerner la maîtrise d’ouvrage publique au titre de l’éco-exemplarité de la commande publique mais concerne aussi tous les acteurs du bâtiment (maîtres d’œuvre, chefs de chantier, …) qui doivent être sensibilisés afin de connaître et diffuser les bonnes pratiques.

Au même titre que la gestion des déchets, leur prévention doit nécessairement être intégrée le plus en amont possible dans la réflexion liée à une opération envisagée. Elle peut aussi bénéficier, comme dans les exemples d’écologie territoriale, d’une meilleure coopération entre acteurs économiques.

Exemples d’actions :

  • Communication sur les potentialités que recouvre la prévention notamment ses avantages économiques,



Focus :

A rédiger

  • Levier n°14 : Planification

Prendre les bonnes décisions aux bons moments permet de gérer les coûts, les délais et de s’assurer l’atteinte des résultats attendus tout au long des projets. C’est pourquoi la planification de l’opération, depuis la contractualisation en passant par l’exécution et le suivi de la réalisation, doit aussi être une ambition pour mieux intégrer l’économie circulaire dans les projets de construction.

Cette exigence de suivi de la réalisation est d’autant plus vraie en ce qui concerne la gestion de chantier, qui peut se révéler un moment critique pour l’atteinte ou non des performances en termes de gestion des déchets de chantier, notamment en fonction de la mise à disposition d’équipements pour le tri de valorisation ou à la mise en place de planning opérationnel.

La gestion des déchets repose sur une responsabilité partagée qui nécessite la coordination de tous les acteurs et il est nécessaire de faire en sorte que la maîtrise d’ouvrage se considère comme le 1er maillon de la chaîne.

Exemples d’actions :

  • Mise à disposition d’équipements pour le tri de valorisation



Focus : Gestion de chantier

  • Levier n° 15 : RSE et évaluation

Tout projet, toute action, toute politique doit pouvoir être analysé et évalué à l’aune de ses objectifs et de ses conséquences. Il en est ainsi de l’économie circulaire qui vise en premier lieu la gestion efficace des matières premières mais est aussi porteuse de promesses ou d’espérances en termes de croissance d’emploi et de faible impact sur l’environnement.

L’une des difficultés de l’évaluation de l’économie circulaire vient de son large spectre qui peut conduire à vouloir évaluer tous les aspects. Mais il apparaît nécessaire de choisir quelques indicateurs pour réaliser des tableaux de bord d’évaluation.

Exemples d’actions : …

Focus : L’Ademe, s’appuyant sur les travaux de la Commission Européenne, dégage trois axes structurants de développement d’indicateurs3 :
La circularité des ressources autour du taux de recours à des ressources recyclées ou renouvelables ou du taux de recyclage des déchets,

Les impacts induits par l’économie circulaire avec la création de valeur que sont notamment l’emploi, la croissance,

Les changements structurels favorisant l’économie circulaire avec l’évolution des modèles d’affaires et des comportements ou les niveaux de coopération entre acteurs.

Glossaire (à rédiger)

Valorisation en boucle fermée (même usage)
Matière première secondaire
Réemploi
Recyclage
Matière recyclée


3 Source : https://www.economiecirculaire.org/articles/e/grand-temoin-les-enjeux-de-l-evaluation-des-projets-d-economie-circulaire.html


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